Cialis accept btc
MOI2

Le point de vue de Léonce Lebrun 

  

La Race

 

En pleine déferlante mondiale sur la problématique raciale,  le contexte ne pouvait pas être meilleur pour évoquer le concept de Race  que la France seu lpays des 193 membres  de l’Organisation des Nations Unies (L’ONU) veut voir disparaitre dans les échanges au quotidien, mais le remplacer par quel  stratagème….

 

Car c’est une prétention outrancière, un acte politique, qui veut avoir des conséquences sur le mode de pensée des Africains et autres  Afro descendants, des populations naïves et fragiles écrasées par leur passé d’esclave et de colonisé.

 

Et pour bien cerner la mentalité des Français de l’Europe du 21è siècle il faut avoir en mémoire quelques figures de l’Histoire qui valent mieux qu’un long discours…

 

… nos sommes en 1814 avec le retour de la  Monarchie sensée avoir disparu depuis Janvier 1793 et Louis XVIII est acclamé par un vibrant…Vive le Roi…

 

…mai un an après, 1815 avec le come-back de Napoléon pour  son retour des 100 jours c’est ce même peuple qui le reçoit au cri délirant de  … Vive l’Empereur…

 

Dès cette époque, on relève donc    une population incohérente dans ses choix, versatile, imprévisible et donc faible.

 

Plus de deux siècles  se sont écoulés, on peut multiplier les contorsions les explications saugrenues venant de tout l’échiquier politique pour obsever que ce mode de pensée relevé en 1815 n’a pas changé d’un yotta…

 

Car comment expliquer qu’en, pleine déferlant raciale au 21è siècle on relève des propos hors sol que sont…

 

Racisme, Noir, Blanc, racisme anti blanc, privilège blanc.

Pour mémoire, le vocabulaire « racisme » scandé de nos jours dans toutes les suces est inapproprié, car aucune communauté humaine dans ce pays n’est menacée de destruction en raison de ses caractéristiques physiques ou religieuses.

 

Par contre ce slogan cache une réalité plus méprisable qui est la discrimination raciale, propre à toutes les couches de la société française (les souchistes) dont sont victimes principalement les Africains les Afro descendants et les populations du Maghreb résidant en France…

 

Et donc revisitons l’Histoire du Monde Nègre et sa descente dans l’enfer de l’humiliation.

 

Nous sommes à la fin du XVe siècle, c’est le début de la découverte de nouveaux territoires, Espagnols , Portugais,  Français,  Britanniques s’installent en pays conquis après avoir massacré les premiers occupants, les Indiens, peuples  indociles et rebelles  au travail de terre.

 

 

Et voilà ces Européens partis à la recherche de remplaçants trouvés dans les populations de la côte occidentale africaine, fragiles naïves inaptes à toute résistance armée, qui feront la traversée de l’Atlantique pour être vendus dans les marchés d’esclaves des Amériques et la Caraïbe.

 

Mais l’apparition du concept de Race verra le jour au XVIII è siècle par les écrits et la pensée de certains écrivains et philosophes français qui établiront un dispositif  tendant  à démontrer    la supériorité du monde occidental et la justification de la traite négrière concernant les Africaines de race Nègre et l’établissement de L’Esclave.

 

Espagnols, Portugais , Britanniques pratiquant une stricte surexploitation des territoires colonisés, les Français iront plus loin en se plaçant dans une domestication ( Code Noir )des esclaves afro descendants, par une politique d’assimilation, au résultat catastrophique pour les personnes tombées dans ce piège infernal du big bang cérébral dont les effets désastreux perdurent de nos jours…

 

… dont les  premiers résultats se présenteront en Mai 1802 avec le rétablissement de L’esclavage à la Guadeloupe, une absente totale de résistance de la population du territoire de 90000 âmes à l’époque, malgré les efforts désespérés d’un  certain Colonel Louis Delgres, d’origine martiniquaise pour s’opposer  au Corps. Expéditionnaire de Napoléon Bonaparte…

 

…Alors  qu’à Saint Domingue (devenu Haïti) les troupes armées sous la conduite d’un Toussaint Louverture et de Jean Jacques Dessalines, arrachaient la victoire et la création de l’Etat haïtien, permière Nation  Nègre à conquérir son indépendance les armes à la main, à compter du Premier Janvier 1804;

 

La suite prochainement.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IMKe6QVjT84

La "question noire" française au miroir américain

 

Au début du XXe siècle, des écrivains noirs américains voyaient dans la France un exemple en matière de lutte contre les discriminations.

Comment expliquer qu'aujourd'hui Barack Obama soit en position d'être élu président, alors que, dans notre pays, hors DOM-ROM, il n'y a qu'une seule députée noire ?

C'est certain, les Etats-Unis donnent l'impression d'avoir beaucoup plus avancé que la France en cinquante ans. Hier, il y avait la ségrégation, aujourd'hui il y a Barack Obama.

Cela s'explique par une politique volontariste qui s'appelle" l'affirmative action" ,discrimination positive, qui a donné des résultats certes insuffisants, mais importants.

Au-delà du cas Obama, deux chiffres donnent un peu la mesure de cette évolution sociale : en 1960, 13 % des Afro-Américains appartenaient aux classes moyennes, ils sont 66 % en 2000.

Là-bas, on a pris la question noire à bras le corps, alors qu'en France elle est restée longtemps ignorée. Ignorée de tous : à la fois des mouvements racistes et des mouvements antiracistes.

Les premiers ne parlent guère de la question noire ; ce qui est fondamental à leurs yeux, c'est la question nationale : le Front national est national. Il invoque "la préférence nationale", pas la suprématie blanche.

Il s'intéresse à l'identité nationale et aux immigrés, qui sont souvent noirs, mais ce n'est pas en tant que tels qu'il s'intéresse à eux (ce qui ne veut pas dire que le FN ne soit pas raciste, évidemment).

Or les antiracistes ne parlent pas davantage de la question noire, puisque, comme ils le disent, il n'y a pas de race noire. Donc pour des raisons tout à fait différentes, cette question a été délaissée en France à la fois par les mouvements racistes et les mouvements antiracistes.

Vous dites que la France devrait s'inspirer des politiques d'"affirmative action". Pourtant, aux Etats-Unis même, ces dispositifs suscitent de plus en plus la perplexité. Barack Obama lui-même ne s'en réclame guère...

Oui, parce que s'en réclamer ce serait se positionner exclusivement comme le candidat des Noirs. Or Obama a eu l'habileté de choisir une ligne qui est à mi-chemin entre celle des candidats noirs démocrates et celle des candidats noirs républicains (car il y en a eu plusieurs de part et d'autre). Les premiers parlaient principalement de la question raciale ; ils faisaient des scores élevés dans la communauté noire, mais très faibles en dehors.

Les seconds évacuaient complètement la question noire et faisaient des scores ridicules partout. Obama a choisi une ligne intermédiaire : il n'évacue pas la question noire (et il critique même ceux qui voudraient se servir de sa carrière fulgurante pour accréditer l'idée qu'elle n'est plus d'actualité), mais il entend parler aussi de tous les autres sujets importants.

Et puis, il intervient dans un contexte où l'"affirmative action" provoque la suspicion. D'un côté, les Républicains l'ont violemment attaquée. De l'autre, beaucoup de démocrates se disent déçus : cela fait des décennies que cette politique dure, et pourtant les ghettos demeurent.

Or si on a l'impression que cette politique plafonne, c'est qu'aux Etats-Unis la question raciale a souvent été privilégiée au détriment de la question sociale : comme le dit Obama, le problème majeur dont souffrent aujourd'hui les Noirs, c'est d'avoir une couverture sociale et une situation économique médiocres.

En France, c'est plutôt l'inverse : la politique sociale a souvent été menée au détriment de la lutte contre la discrimination raciale, qui jusqu'à récemment était ignorée.

Certains considèrent précisément que, pour lutter contre les discriminations, il serait temps de réintroduire la notion de "race" dans le vocabulaire politique français. Qu'en pensez-vous ?

On peut répondre d'abord d'un point de vue épistémologique. Il faut rappeler que le terme a beaucoup évolué dans l'histoire. Sous l'Ancien Régime, par exemple, la race est une question de lignage : on est de "race" noble quand on est issu de la noblesse, tout simplement.

Au XIXe siècle, le mot a pris la connotation biologique que l'on sait, et a été repris par les nazis au XXe siècle, qui l'ont utilisé pour structurer leur idéologie.

Cependant, aujourd'hui encore, le terme "race" demeure très présent dans le monde entier, aux Etats-Unis, mais aussi en Europe. Il se retrouve dans les travaux universitaires, et dans les traités juridiques internationaux.

On peut citer la directive 2000/43/EC, dite "directive race", votée par l'Union européenne en juin 2000 afin de mieux lutter contre les discriminations.

La plupart de ces textes définissent la "race" comme une construction sociale, une catégorie qui distingue grosso modo les Blancs, les Noirs, les Arabes, etc. Voilà ce que l'analyse épistémologique peut apporter comme éclairage.

Maintenant, il faut répondre aussi d'un point de vue politique. En France, depuis la seconde guerre mondiale, on est convenu de chasser ce mot du discours public. Aujourd'hui, dans notre contexte, ce terme risque d'apporter plus d'inconvénients que d'avantages.

Il est source de malentendus. Parler de la "race noire" risque de donner l'impression que l'on accrédite les théories racistes issues du XIXe siècle. Pour ma part, je préfère éviter ce mot.

Quelle est la représentativité des élites noires en France ? Aux Etats- Unis, on a le sentiment qu'elles ont émergé peu à peu d'un mouvement de fond, ancien et puissant. En France, on a le sentiment de quelque chose de plus improvisé, de moins structuré.

Cette impression tient au fait que le mouvement noir en France est beaucoup plus marqué par la discontinuité que son homologue américain. Cette discontinuité est d'abord géographique.

On n'y pense pas toujours, mais, longtemps, les Noirs de France ont été dispersés sur trois continents, et à des milliers de kilomètres de Paris. Les Noirs aux Etats-Unis pouvaient physiquement se retrouver pour organiser une marche à Washington. Mais comment réunir des gens qui habitent Dakar et Fort- de-France pour marcher à Paris ?

Par ailleurs, l'histoire du mouvement noir en France est aussi marquée par la discontinuité historique. En Afrique, la problématique raciale, qui avait tout son sens pendant la colonisation, est devenue moins pertinente après la décolonisation, et a été supplantée par la problématique nationale : comment construire l'identité malienne, sénégalaise ou congolaise ?

Pour ce qui est des Antilles, de la Guyane et de la Réunion, la question noire, qui avait été portée avec brio par Aimé Césaire ou Léon-Gontran Damas, par exemple, a été reléguée au second plan par la problématique de la créolité et du métissage culturel.

Du coup, la question noire a progressivement disparu des discours politiques dans les DOM-ROM et en Afrique, pour des raisons différentes. Aux Etats-Unis, les mouvements noirs n'ont pas été soumis à ces contraintes géographiques et historiques, ce qui explique qu'ils soient plus visibles, plus puissants et plus structurés qu'en France.

i En France, peut-on parler d'un "vote noir", comme c'est l'usage aux Etats-Unis ?

Aux Etats-Unis, le vote noir est une réalité, prouvée et documentée. En France, cela demeure encore une hypothèse.

Les zones où la population noire est nombreuse ont plutôt voté à gauche lors des dernières élections. Pourtant, c'est la droite qui met en avant les "minorités visibles" au gouvernement...

La gauche a longtemps cru qu'elle avait là un électorat captif. Elle estimait que sa conscience et ses positions antiracistes la dispensaient de tirer les conséquences pratiques de ses engagements moraux.

A l'inverse, la droite se savait en retard sur ce point. La politique de reconquête s'est faite par les nominations ministérielles que l'on sait. Mais il faut se demander si c'est de l'affichage ou si c'est un levier pour un progrès social généralisé.

La gauche est globalement en retard, c'est vrai, mais lors des dernières élections municipales, selon une enquête que nous avons menée parmi les formations politiques présentes à l'Assemblée nationale, l'UMP a été lanterne rouge en matière de diversité.

Selon un sondage réalisé en France, 82 % des personnes interrogées affirment qu'elles voteraient Barack Obama si elles étaient américaines. Mais choisiraient-elles un candidat noir lors d'une élection présidentielle ici ?

D'une manière générale, en France, on aime beaucoup les Noirs d'Amérique... Si vous prenez un discours de Barack Obama, de Martin Luther King ou de Jessie Jackson, et que vous le montrez à un Français, il le jugera formidable.

Si vous lui dites qu'il a été prononcé par un Noir français, il vous dira : "Attention au communautarisme !" En France, critiquer le racisme des autres, on sait faire, surtout s'il s'agit des Américains. Mais balayer devant sa porte, c'est plus difficile.

Alors, peut-on imaginer un(e) candidat(e) noir(e) à l'Elysée ?

Pourquoi pas ? En réalité, l'obstacle majeur, ce n'est pas tant l'électorat : les études montrent que les candidats noirs présentés par les partis politiques ici ou là font des scores tout à fait honorables.

Le problème réside plutôt dans les partis politiques, peu enclins à accorder sa vraie place à la diversité, qu'il s'agisse d'ailleurs des femmes, des Noirs ou des Arabes, par exemple. C'est là que se trouve le verrou principal. Mais si j'étais pessimiste, je ne serais pas ici à me battre pour défendre ces idées.

Louis-Georges Tin

Maître de conférences à l'IUFM d'Orléans, porte-parole du Conseil représentatif des associations noires (CRAN)

Informations supplémentaires

viagra bitcoin buy