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MOI2

Le point de vue de Léonce Lebrun 

  

La Race,notre patrimoine

 

L’Etat major des forces armées françaises en Afrique, communique à grand renfort de publicité, avec le soutien de médias médicres, la mort de 50 djihadistes au Sahel dans le cadre de l’Opération Barkhane.

 

Voilà le type d’information  qui relève d’une parfaite manipulation  en direction des citoyens pour  assoir cette conviction , que la présence française en Afrique, est justifiée dans la lutte qu’elle conduit contre un mystérieux terrorisme….

 

…Mais il s’avère que ces « terroristes »  sont des combattants Maliens,  Burkinabés, Thadiens, Nigériens,  Mauritaniens, tous en lutte contre des dirigeants de leur pays, incompétents, corrompus, au service de l’Occident et bien entendu à la solde de l’ex-puissance colonialiste…

 

D’autre part comment peut-on expliquer que dans cette soi-disant  guerre,  50  hommes sont tués d’un coté, que dans les rangs de l’Armée française il n'est signalé aucune victime (tués ou blessés…

 

…Bizarre de bizarrre, en face nous avions  des robots et comme je l’ai affirmé dans cette rubrique, les soldats français ne sont pas au combat au Sahel...

 

...mais bel et bien pour siroter le thé avec les Touaregs du Nord du Mali  et maintenir en  Afrique une présence française bien  colonialiste et impérialiste

 

… en somme des dépenses inutiles, mais avec un «  nouveau monde » qui a donné de la vigueur à la monarchie républicaine

 

...on peut gaspiller sans compter ni contrôle, les impôts des contribuables, en vertu du « domaine réservé » de L’Etat… pourtant la guerre algérienne est loin derrière nous…

 

Mais alors si le Gouvernent français  trompe les citoyens sur la réalité de la situation au SAHEL... 

 

...en vertu de quel pouvoir il peut d’une façon unilatérale supprimer l’expression Race  dans la pratique languistique…

 

…Oui mais le  qualificatif «  NOIR », pour désigner une personne non indoeuropéenne, qui est incontestablement un signe d’infériorité raciale, fait les beaux jours  des médias et des identitaires...

 

...alors la France par cette manœuvre douteuse, cherche t’elle  à amadouer les Africains et autres afro descendants...

 

...des communautés fragiles et naïves, avalant toutes les couleuvres venanti de «  buana » personne de race indoeuropéenne...

 

...  malgré leur combat au titre de  la Réparationpour les conséquences d’une histoire humiliante imposée à nos ancêtres...

 

..mais au fait que pensent les Asiatiques, autres Latinos.. et l’ensemble de notre Humanité

 

Prochainement

 

La fête des cuisinières à la Guadeloupe

 

https://www.youtube.com/watch?v=xwmtBeWPHeE&t=281s

 

La République de Madagascar

La République de Madagascar  est un État indépendant situé dans la partie occidentale de l'océan Indien, séparé de l'Afrique par le canal du Mozambique large de 415 km. Sa capitale est Antananarivo

Durant la majeure partie du XIXe siècle, l'île est administrée par le Royaume de Madagascar que l'invasion coloniale française de 1895 abolit.

 Le premier Gouvernement Malgache voit le jour le 10 octobre 1958 et en 1960, Madagascar retrouve son indépendance après une lutte nationaliste incessante contre la France. Le pays est ainsi parmi les premiers qui gagnent son indépendance dans la zone de l'Océan Indien et de l'Afrique.

La langue malgache est la plus occidentale dans la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes ou langues nusantariennes. Plus précisément, elle se rattache aux langues du centre de l'Indonésie et des Philippines.

 Ses plus proches parentes sont les langues de la branche orientale du sous-groupe dit du Barito, comprenant notamment le ma'anyan, le samihim, le dusun deyah.

 Ce qui permet de penser que son habitat d'origine est l'actuelle région de Banjarmasin d'où elle disparut il y a à peine quelques siècles, remplacée par le malais.

Géographie

Au sud de l’Équateur, dans l’océan Indien, la cinquième île du monde 587 000 km² après l'Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo, est séparée du continent africain par le canal du Mozambique. La distance entre la façade ouest de Madagascar et les côtes du Mozambique est estimée à plus de 700 km.

 La Grande île, parfois appelée l’Île rouge  en référence à la latérite qui colore ses plateaux, s’étire sur 1 580 km du nord au sud et 500 km dans le sens est-ouest. Elle a pour voisines l'archipel des Comores 300 km au nord-ouest, La Réunion 800 km à l’est, puis l'Île Maurice à l’est et les Seychelles au nord-ouest.

 Une chaîne montagneuse parsemée de massifs coupe la Grande Île dans le sens nord-sud à une altitude moyenne de 1000 à 1 500 mètres les Hautes Terres représentent 70% de la superficie du pays.

 La moitié ouest, la plus large et la plus étalée, est occupée par des plaines alluvionnaires à faible déclivité, depuis les hautes terres du centre jusqu’au canal du Mozambique, tandis qu’à l’est une étroite bande de falaises s’aplanit brusquement en une mince plaine côtière bordée par l’océan Indien.

 La région nord, volcanique, est isolée par le massif le plus élevé de l’île où culmine le Tsaratanana de 2 876 m.

 Le grand sud semi-aride est partagé entre plateaux calcaire sud-ouest, plaine sèche pointe sud et chaînes anosyennes sud-est. L’Alaotra 182 km² est le plus vaste des cinq grands lacs de Madagascar.

 L’originalité de Madagascar, qui a pour emblème l’arbre du voyageur ravinala, réside dans son extrême diversité  la variété du relief et du climat a favorisé la biodiversité d’une flore et d’une faune caractérisées par un important taux d’endémisme.

Relief

Le relief divise le pays en trois bandes, du nord au sud , une bande côtière étroite à l'est, des hauts plateaux au centre et une zone de plateaux plus bas et de plaines à l'ouest.

Les hauts plateaux centraux ont une altitude oscillant entre 800 et 1 500 m et couvrent 60 % de l'île , ils s'élèvent brusquement lorsqu'on approche le pays par la côte est et descendent beaucoup plus doucement vers les vastes plaines de l'ouest.

 Les hauts plateaux comptent trois principaux massifs , au nord, le Tsaratanana qui possède le plus haut sommet de l'île un pic volcanique de 2 876 m d'altitude, au centre l'Ankaratra et au sud l'Andringitra. La côte orientale est bordée de lagons abrités par une barrière de corail.

Climat

Madagascar est découpée en cinq zones climatiques /

  1. Au nord et nord-ouest, la région reçoit des pluies annuelles abondantes pendant la mousson, période qui dure de décembre à avril. Le climat est de type équatorial et les températures varient de 15 à 37 °C.

  2. Sur la côte est, du nord-est au sud-est, règne un climat équatorial très humide et la côte rectiligne est exposée annuellement aux alizés et aux cyclones dévastateurs, entre les mois de janvier et mars.

  3. La grande région de l’ouest de Madagascar est moins pluvieuse que la précédente et se caractérise par des savanes. Les températures y varient de 10 à 37  °C.

  4. Au centre de l’île, les Hautes Terres se trouvent à une altitude qui varie de 1 200 à 1 500 m. Le climat peut-être assimilé à un climat de type subtropical à pluies estivales dominantes, avec des températures annuelles moyennes de l’ordre de 20 °C.

  5. L’extrême sud de la Grande Île est très sec et les pluies sont rares. L’amplitude thermique est très élevée allant de -6 °C à 40 °C. Le climat est de type subdésertique.

L’île subit l’influence des alizés et de la mousson. Il existe deux saisons ,la saison des pluies saison chaude, de novembre à avril, et la saison sèche saison fraîche, de mai à octobre.

Géologie

La dérive des continents montre que l’Inde, l’Australie, l’Antarctique, Madagascar, le sud de l’Afrique et de l’Amérique étaient réunies en une terre appelée Gondwana.

 Voici 240 millions d’années, ce continent s'est disloqué pour former les continents. Dès la période Quaternaire, Madagascar se trouvait à peu près à l'endroit où elle se situe actuellement.

Cette origine permet d’expliquer l’existence d’une faune et d’une flore communes à Madagascar et au sud des continents africain et américain, ainsi que des profils géologiques très proches. Néanmoins, l'isolement de Madagascar au cours des temps géologiques a fait évoluer la faune et la flore de façon unique.

 On trouve donc sur la Grande Île des espèces particulières qui n'existent nulle part ailleurs endémiques, dont les lémuriens sont un exemple célèbre.

 D'un point de vue géologique, on retrouve dans la structure de la Grande Île toutes les périodes de l’histoire de la planète. Le point culminant de l’île est le Maromokotro dans le massif du Tsaratanana à 2 876 m d’altitude.

Du fait de son relief, Madagascar réunit une véritable mosaïque de paysages. L’île est faite de contrastes entre le bush du grand Sud, les forêts humides de l’est, les hauts plateaux granitiques du centre, parfois surmontés de massifs volcaniques et les savanes des collines sédimentaires de l’ouest.

L'île de Madagascar est généralement considérée comme faisant partie de l'Afrique, mais a déjà été décrite comme le huitième continent .

Milieu naturel

Très étirée entre l'équateur et le tropique du Capricorne, Madagascar présente une palette de paysages d'une diversité prodigieuse. Récifs de corail, plages de sable fin, arbres du voyageur, allées de baobabs, jungle aquatique, savanes.

 La côte nord-ouest est protégée par une barrière corallienne comme un atoll. Le littoral oriental est une chaîne de falaises couronnées d'arbres géants. A l'intérieur, au nord, des cuvettes fertiles; au sud, une brousse d'épineux; au centre, des montagnes.

L'île n’abrite plus qu’une partie de sa forêt primaire, mais elle reste un des endroits les plus riches en termes de biodiversité sur la planète, avec de nombreuses espèces de faune et de flore endémiques.

En 2003, Marc Ravalomanana a annoncé qu’il triplerait la superficie des aires protégées de l’île pour atteindre six millions d’hectares. En décembre 2005, le pays a créé un million d’hectares d’aires protégées nouvelles. En 2007, plus d’un million d’hectares supplémentaires (soit un total de 3,7 millions d’hectares incluant /

·le corridor biologique / corridor forestier « Fandriana- Vondrozo ,

·e complexe de lacs, rivières et forêts des zones humides de Mahavavy-Kinkony côte nord-ouest dans le District de Mitsinjo , Sud-est, et incluant le second lac le plus grand du pays, à environ 80 km de Mahajanga.

     Bien qu'abritant l’industrie sucrière Sirama, ce complexe reste d'une extrême richesse en biodiversité et associe la rivière de Mahavavy, le lac Kinkony, la forêt de Tsiombikibo, la baie de Boeny Aranta et les mangroves littorales.

     Sur 30 espèces de poissons, cinq sont endémiques,  sur 18 espèces de reptiles, 12 sont endémiques,  sur 133 espèces d’oiseaux, 57 sont terrestres dont 45 endémiques et 76 sont aquatiques dont 23 sont endémiques , quatre lémuriens, un rongeur et un carnivore bénéficient aussi de protection,

·         la forêt sèche centrale du Menabe , Sud-Ouest de l'île.

Faune, flore et biodiversité

Madagascar était déjà séparée du continent africain il y a 65 millions d'années, lors de la grande extinction de la fin du secondaire, et la vie y reprit donc de façon locale.

L'isolement biogéographique de Madagascar et la variété des climats et reliefs y ont favorisé le développement d'une faune et d'une flore uniques au monde, en partie endémique dont par exemple l’hapalémur gris du Lac Alaotra Hapalemur alaotrensis, unique primate au monde à vivre dans des roseaux.

Cette biodiversité est très fragilisée par le développement de l'agriculture et par la déforestation en partie illégale. Les Malgaches pratiquent beaucoup la culture sur brûlis. La faune marine est également très riche, bien qu'encore mal connue.

L'avifaune de Madagascar comprend 294 espèces dont 107 endémiques : voir la liste des espèces d'oiseaux de Madagascar.

Les amphibiens de Madagascar comprend 247 espèces dont 245 endémiques. 

Histoire

Époque précoloniale

Selon la légende populaire, les premiers occupants étaient les Vazimba , furtifs, agiles et trapus. Les Vazimba furent ensuite combattus par des vagues plus récentes d'Indonésiens et de Malayo-polynésiens ,venues de Bornéo, des Philippines et d'Indonésie, et à la fin de l'île du Tonga

Des études récentes affirment même actuellement que le peuple malgache est originaire de l'Indonésie et d'Afrique. Ce sont eux qui sont à l'origine de la langue malgache actuelle ainsi que du fond culturel malgache La langue malgache fait partie du rameau barito de la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes.

 Elle montre une influence importantes des langues malaise et javanaise. Les populations de Bornéo ne sont pas traditionnellement des marins, alors que les Javanais et les Malais le sont. Certains chercheurs avancent donc l'hypothèse que les Malgaches auraient été amenés dans l'île par des Malais.

Rafandrana, un des ancêtres de la dynastie royale Hova, par exemple, est connu pour avoir été un Vazimba Callet, 1908. Les deux reines Hova fondatrices de la royauté Merina, Rafohy et Rangita, étaient Vazimba.

 Ces princes Vazimba chez les Hova des hauts plateaux avaient pour coutume de placer les corps de leurs défunts dans des pirogues en argent et de les enfouir dans des lacs artificiels. Les Vazimba mêlés à différents degrés avec des Bantous selon les régions furent les seuls habitants de l'île avant l'ère chrétienne.

 Les habitants de l'île faisaient dès lors du commerce avec les Arabes, qui, pendant le moyen-âge, commençaient également à s'implanter petit à petit sur l'île.

Des Persans atteignirent Madagascar avant les années 1200 comme en atteste le cimetière iranien de Vohémar C. Montaud, ouvrage en cours de publication. Puis, à partir de 1200, Madagascar connaît d'autres vagues d'immigrations, autant néo-austronésiennes malaises, javanaises, célèbienne qu'indiennes, arabes ou européennes.

Époque coloniale

De Louis XIV à la Révolution française, l'administration coloniale malgache dépend très indirectement des rois de France. L'évangélisation est assurée tout d'abord par les Anglais protestants, premiers occupants, puis par les Français, catholiques.

Ce n'est véritablement qu'au XIXe siècle, lors du partage de l'Afrique par les Européens à la conférence de Berlin , 1884-1885, que sonne le glas de l'expansion et de l'indépendance du Royaume de Madagascar.

 Les politiciens malgaches jouaient jusqu'alors sur les rivalités des puissances occidentales pour conserver leur souveraineté.

 Le traité de Berlin attribue l'île à la France , sa seule position stratégique face aux Anglais, dans l'Océan Indien.

La France signe alors un traité avec le Royaume de Madagascar qui repose sur l'ambiguïté de la langue malgache et qui ne donne théoriquement aucun droit à la République Française sur le Royaume de Madagascar.

 Mais, au fil des incidents diplomatiques, la France mène une politique de plus en plus agressive , puis entreprend la conquête de l'île.

La conquête française

La conquête de l'île par la France se déroule sans difficultés et presque sans combat. Le premier ministre malgache de l'époque avait vainement tenté de préparer la guerre, ou plutôt la défense, en cherchant un instructeur européen pour former une nouvelle armée professionnelle.

 Mais, en 1896, au début du conflit, le chef du gouvernement malgache ne se fait pas d'illusions sur l'issue des combats face à une armée occidentale, qu'il suppose moderne et entraînée. En fait, il comptait davantage sur l'insurrection populaire.

Le débarquement se fait sans encombre. Le Premier ministre envoie alors dans des forts militaires les 60 000 hommes de l'armée de réserve malgache, encadrés par des officiers, seuls professionnels de cette armée.

 Les nombreuses désertions affaiblissent l'armée malgache. De son côté, le gouvernement français envoie une armée de conscrits mal préparés qui progresse très lentement, la maladie faisant des ravages. On parle de 30% de pertes liées aux maladies tropicales.

Finalement, au premier coup de canon sur la capitale Antananarivo, la reine Ranavalona III fait hisser le drapeau blanc.

Les débuts de l'administration française

La fin de l'Indépendance est suivie de dix ans de guerre civile larvée.

Le maréchal Joseph Galliéni, à l'époque gouverneur général de Madagascar 1896-1905, contribue à pacifier l'île.

 Il confie aux Merinas les postes les plus importants des services publics, s'appuyant en particulier sur la caste des Andrianas, les nobles, et celle des Hovas, les bourgeois, qui, pendant des lustres, avaient dominé le pays en créant un État qui avait acquis une inconstestable notoriéte.

Selon ce dernier, l'action militaire devait être accompagnée d'une aide aux peuples colonisés dans différents domaines, comme l'administration, l'économie et l'enseignement.

 Elle nécessitait un contact permanent avec les habitants ainsi qu'une parfaite connaissance du pays et de ses langues. Sous l'impulsion de Galliéni, de nombreuses infrastructures sont mises en place chemin de fer, Institut Pasteur, écoles.

Pendant la colonisation française, un enrichissement de la population malgache est constaté, reflété à travers un achat croissant de tissus. En 1907, pour la première fois, les exportations sont supérieures aux importations

L'indépendance et l'expérience socialiste

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Empire britannique prend possession de l'île de Madagascar pendant l'opération Ironclad, avant de la remettre aux Français libres en décembre 1942.

En mars 1947, l'Insurrection malgache éclate, qui entraîne une répression sanglante par l'armée française ayant fait plusieurs dizaines de milliers de morts, les chiffres oscillant, selon les sources, entre une dizaine de milliers et 89 000 d'après Jacques Tronchon

 Cependant, c'est la presse française qui avança souvent le chiffre de quatre-vingt mille morts. Jean Frémigacci, maître de conférence à Paris I et Madame Rabearimanana, professeur à l’Université de Tananarive montre qu'il y eut /

Cent quarante 140 Français et deux mille 2000 Malgaches tués par les insurgés , Entre mille 1000 et deux mille 2000 Malgaches tués par les autodéfenses européennes , Enfin, entre cinq mille 5000 et six mille 6000 insurgés malgaches tués par l'armée française.

Territoire d'outre-mer de 1946 à 1958, Madagascar obtient un premier niveau d'autonomie le 10 octobre 1958, en tant que République Malagasy au sein de la Communauté française. Puis elle accède à l'indépendance le 26 juin 1960.

Le 14 octobre 1960, Philibert Tsiranana est élu premier président de la République autonome malgache. La première République de Madagascar reste très étroitement liée à la France par les accords de coopération.

 Le président Tsiranana, critiqué par la population pour son soutien aux intérêts français, fait face à une contestation grandissante en particulier la grève des étudiants menée de la capitale vers les provinces et quitte le pouvoir en 1972.

Il donne les pleins pouvoirs au général Gabriel Ramanantsoa qui décide d'organiser un référendum afin d'officialiser son pouvoir pour une période transitoire.

 Le référendum l'ayant plébiscité, il crée un gouvernement d'union nationale, qu'il dirige jusqu'en 1975, avant de passer le flambeau au populaire colonel de gendarmerie Richard Ratsimandrava.

 Ce dernier est assassiné au bout d'une semaine, le 11 février 1975 à 20 heures. Après l'assassinat du général Ratsimandrava, Madagascar a été dirigé par un Comité national de direction militaire présidé par le général Andriamahazo.

Le 14 juin 1975, Didier Ratsiraka est nommé chef de l'État et du gouvernement. Le Comité national de direction militaire est alors remplacé par un Comité national de la révolution.

 Le 21 décembre 1975, les Malgaches ont approuvé par vote référendaire la Charte de la Révolution socialiste et la nouvelle Constitution instituant la Deuxième République avec Didier Ratsiraka comme président.

 Le 30 décembre 1975, le capitaine de frégate Didier Ratsiraka proclama la République démocratique de Madagascar. En mars 1976, il créa le parti Avant-Garde de la Révolution malgache AREMA.

 Par la suite, il entreprend de s'aligner sur la position du bloc soviétique, tout en étant l'un des militants actifs du non-alignement. En 1976, le gouvernement termine l’expulsion de l'armée française et ferme les ambassades et consulats.

 Ratsiraka instaure le franc malgache FMG et délaisse le Franc CFA. L'État contrôle tous les échanges avec l'extérieur. Vers la fin des années 1980, après plus de 10 ans d'expérience socialiste, il est contraint d'engager le pays sur la voie d'un libéralisme prudent.

L'après-socialisme et la Troisième République

1991

L'opposition à Didier Ratsiraka s'amplifie. Des manifestations populaires sont réprimées par l'armée, faisant de nombreuses victimes. Il s'est avéré nécessaire de rapprocher les protagonistes.

 Le Premier Ministre Guy Razanamasy a fait adopter la Convention du 31 octobre 1991. C'est sur la base de cette convention que les autres solutions de sortie de crise se fondaient.

1992

Après une brève période transitoire où le président Ratsiraka n'assurera qu'une fonction symbolique au profit de Zafy Albert qui dirigera la Haute Autorité de l'Etat, une nouvelle Constitution est adoptée par référendum, et Albert Zafy, candidat de l'opposition, est élu à la présidence en 1993.

1993

Instauration d'un régime parlementaire. L'Assemblée nationale élit Me Francisque Ravony, au poste de Premier ministre. Début d'un libéralisme économique et politique sans précédent. La démocratie est devenue le leitmotiv du régime de Zafy, soucieux de se distinguer de son prédécesseur.

 Il instaure aussi un nouveau style de gouvernement voulant selon lui se rapprocher et être au contact du peuple. Il multiplie les tournées en province et dans les campagnes les plus reculées le fameux Mada Raid, délaissant ainsi la capitale où se joue un jeu politique des plus mouvementés.

 Il s'ensuit une certaine instabilité politique caractérisée par les multiples motions de censure et changements de gouvernement, situation dont le Président Zafy n'a de toute façon pas le pouvoir de maîtriser.

Par ailleurs, l'ajustement structurel de l'économie est au point mort, la croissance tant attendue et promise n'est pas au rendez-vous, les dirigeants malgaches s'étant de plus aventurés et égarés dans les financements parallèles.

 Le torchon a fini par brûler entre le Pr. Zafy Albert et son Premier ministre soutenu par les députés de la majorité. Le président a dû faire appel à un référendum constitutionnel donnant le pouvoir au président de la République de nommer le Premier ministre afin de destituer Me Ravony, remplacé par le Dr Emmanuel Rakotovahiny.

1996

Cet amendement de la Constitution sonna quelque peu le glas du parlementarisme, ce qui provoqua une guerre ouverte entre le président et les députés laquelle se soldera d'abord par une nouvelle motion de censure du gouvernement et surtout par le vote en juin 1996 de la motion d'empêchement définitif du président par 93 députés sur 135.

 Le Premier ministre Norbert Ratsirahonana devient chef de l'Etat par intérim en attendant les nouvelles élections. L'Amiral Didier Ratsiraka, rentré quelques mois plus tôt de son exil en France, est réélu au 2è tour de l’élection présidentielle contre Zafy. Madagascar connaît une période de stabilité économique jusqu'en 2001 avec 4,3% de croissance annuelle moyenne.

2001

Le maire de la capitale, Marc Ravalomanana arrive en tête de l'élection présidentielle de décembre 2001.

 Un second tour est prévu mais celui-ci revendique la victoire dès le premier tour sur la base des résultats publiés par son propre quartier général à Ankorondrano quartier de Tananarive. Ravalomanana dénonce une fraude électorale massive et décide d'acculer ainsi le régime Ratsiraka.

 Le président Didier Ratsiraka tente de reprendre la main en modifiant les membres de la Haute Cour Constitutionnelle, chargée de proclamer les résultats électoraux à Madagascar. Le candidat Ravalomanana réclame la confrontation des procès-verbaux en sa possession et les procès-verbaux officiels.

 Le régime refuse une telle méthode jugée illégale mais exhorte les opposants à participer au second tour.

2002

Sous la pression de la rue, Marc Ravalomanana s'autoproclame président de la République le 21 février 2002 au stade de Mahamasina et nomme plus tard Me Jacques Sylla, Premier ministre. La capitale étant acquise à la cause de l'ancien Maire, Didier Ratsiraka décide de délocaliser le siège du gouvernement à Toamasina, son fief et principal port de l'île situé dans l'est.

 Le régime érige des barrages routiers pour paralyser et asphyxier la capitale, ce qui finit par paralyser tout le pays.

 A l'invitation de l'Union Africaine et du président du Sénégal Abdoulaye Wade, les 2 parties protagonistes se réunissent à Dakar et signent des accords en avril 2002 qui prévoit notamment un nouveau décompte des voix.

 L'organisation d'un référendum à la place d'un second tour si la majorité absolue n'était pas obtenue et l'instauration d'un gouvernement d'union nationale dirigé par M. Ravalomanana.

 Ces accords ne seront pas respectés par les 2 parties qui camperont sur leur position une fois rentrés au pays.

 Ravalomanana ne relâche pas la pression et finit par obtenir l'annulation de la nomination de la nouvelle Haute Cour Constitutionnelle en raison d'un vice de forme, la Cour précédente, reconduite dans ses fonctions, se charge de procéder à la publication des résultats des élections.

 En mai 2002, Marc Ravalomanana est déclaré vainqueur dès le premier tour avec plus de 51 % des voix. Il est investi dans ses fonctions de président de la République une semaine plus tard. Il confirme Jacques Sylla au poste de Premier ministre.

 Il décide de faire appel aux réservistes de l'armée pour lancer des expéditions contre les troupes fidèles à Didier Ratsiraka et pour libérer les provinces des barrages.

 Les deux camps s'affrontent désormais militairement. En juillet 2002, Toamasina, la dernière province où le camp Ratsiraka s'est retranché est tombé entre les mains de Ravalomanana. Didier Ratsiraka prend la fuite avec ses fidèles à bord d'un avion à destination de la France.

Les pays occidentaux, les États-Unis en tête, et la France en dernier, reconnaissent la victoire de Ravalomanana.

 Cependant, l'Union africaine, l'ONU et les bailleurs de fonds ne reconnaissent le régime de Marc Ravalomanana qu'en janvier 2003, suite aux élections législatives remportées par son parti.

À la fin de son premier mandat, le président Marc Ravalomanana élabore sa vision Madagascar Naturellement et met en œuvre le MAP , Madagascar Action Plan, un nouveau programme de développement pour 5 ans

2006

En décembre, le président Marc Ravalomanana est réélu pour un second mandat de 5 ans. avec comme principal objectif la réalisation du MAP

2007

En avril 2007, Marc Ravalomanana fait modifier par voie référendaire la Constitution dans un sens qui renforce les pouvoirs présidentiels en permettant les ordonnances en cas d’urgence et de catastrophe .

Cette révision introduit en outre l’anglais comme troisième langue officielle, modifie la structure administrative en remplaçant les six provinces autonomes par 22 régions et supprime le caractère laïc de l’État malgache

L’opposition voit dans cette révision des risques de dérive autocratique tandis que l’Église catholique malgache critique sévèrement l’organisation du référendum, et pointe le pouvoir exorbitant  accordé au président.

Les autorités épiscopales catholiques craignent que le président Ravalomanana, qui est vice-président de la puissante Église réformée de Madagascar, interfère directement dans les activités religieuses

2008

Au fil des années, les partis d'opposition accusent le régime de paralyser les entreprises locales comme la Savonnerie tropicale, la société le Quartz.

 Le gouvernement ne serait pas neutre vis-à-vis des diverses concurrences entre entreprises, qui devraient ne compter que sur elles-mêmes pour assurer leur gestion.

 Marc Ravalomanana est également pointé du doigt par l'opposition pour avoir éliminé les entrepreneurs malgaches performants, accaparé leurs affaires pour se placer lui-même dans tous les secteurs économiques bénéficiaires

Le problème principal est que des luttes intestines incessantes conjuguées à l'âge de la majorité des élites négligeant leur succession a creusé un vide politique et amené un cruel défaut d'émulation.

Le processus électoral est également fortement décrié par les opposants, qui voudraient lui apporter de fortes améliorations afin d'éviter les troubles lors de chaque élection présidentielle

Août 2008

Le régime Ravalomanana mène un bras de fer intense avec la commune urbaine d'Antananarivo dirigé par le maire révolté de la capitale Andry Rajoelina.

 Depuis l'accession de ce dernier à ce poste, se sont succédé la confiscation des recettes de la commune par le trésor, le retrait à la commune de la gestion de la gare routière d'Ampasapito, le retrait de la gestion de l'assainissement de la capitale,  on a constaté d'autre part l'absence de travaux sérieux de la part de la mairie et la dégradation flagrante de la ville.

Novembre 2008

En juillet 2008, le président malgache cède une licence d'exploitation de 1,3 million d'hectares de terres - la moitié des terres arables malgaches - pour une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans à la une multinationale sud-coréenne Daewoo Logistics dans le but d'apporvisionner la Corée du Sud notamment en maïs.

 L'information est dévoilée en novembre suite à la publication dans le Financial Times relayé par d'autres médias du monde et sème la panique du peuple dans la capitale ainsi que la colère et la peur de l'envahisseur contribuant à porter au pouvoir Andry Rajoelina qui dénonce l'accord comme anticonstitutionnel en mars 2009

Décembre 2008

Le ministre de la Communication de Marc Ravalomanana ferme la TV Viva du maire de Tananarive - Andry Rajoalina ayant diffusé un reportage sur l'ancien président Ratsiraka ,acte interdit par les lois sur les médias et n'ayant pas eu l'autorisation du ministère de la télécommunication. S'en suivent protestations et manifestations.

2009

Janvier et février 2009

En janvier 2009, de violentes émeutes secouent la capitale, les partisans du maire de la ville multiplient rassemblements et manifestations.

Le 26 janvier 2009, Andry Rajoelina ammène ses partisans dans les rues de la capitale, pillages, incendies, vols et saccages sont commis par ses supporters.

 Les partisans du mouvement orange s'en prennent à la télévision publique, la radio nationale et ciblent les biens du Président Ravalomanana. Plusieurs commerces sont par ailleurs mis à sac et incendiés. Le 31 janvier 2009, Andry Rajoelina s'autoproclame en charge de la République de Madagascar.

Le 7 février, Andry Rajoelina désigne sur la place du 13 mai son Premier Ministre Monja Roindefo et lui donne le Palais d'Etat d'Ambohitsorohitra. Ce dernier guide le mouvement orange pour prendre le palais.

 Les forces de l'ordre ont quadrillé les alentours du palais zone rouge. Une délégation du mouvement orange, conduite par le Général Dolin, entame des pourparlers avec les responsables du palais.

 Les gardes leur déclarent que le palais ne pouvait être envahi et qu'ils devraient tirer si jamais la foule forçait l'entrée.

La délégation revenant vers la foule l'informe que les gardes allaient tirer mais un dirigeant du mouvement invite la foule à venir et celle-ci se rue sur le palais, la garde présidentielle ouvre le feu, tuant 28 manifestants et en blessant 212 autres.

Mars 2009

Andry Rajoelina, poursuivi par la justice après sa tentative de coup d'État, se réfugie à l'ambassade de France le 6 mars 2009Le 16 mars 2009, dans la soirée, les militaires mutins prennent de force le Palais d'Ambohitsorohitra, usant de blindé et de lance rocket.

Le 17 mars 2009, 10 000 Andry Rajoelina avec quelques militaires mutins font un putsch militaire. Même l'allié d'Andry Rajoelina, la France condamne ce putsch quelques militaires mutins pro-Rajoelina manifestent et envahissent le palais présidentiel d'Antananarivo.

 Marc Ravalomanana, voulant éviter une guerre civile, a voulu transférer une partie de son pouvoir à un directoire militaire.

 Quelques heures auparavant, le chef des mutins, Andry Rajoelina, était entré de force dans les bureaux de la présidence au centreLe pays est dirigé pendant quelques heures par le vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson, doyen du directoire militaire.

 Ce dernier est contraint de transmettre le pouvoir à Andry Rajoelina autoproclamé président de la Haute Autorité de transition , HAT,  en attendant la tenue de nouvelles élections qu'il annonce dans les vingt-quatre mois à venir. Il prête serment le 21 mars 2009.

En retour, le 23 mars 2009, plusieurs milliers de personnes, se rassemblent dans le centre de la capitale malgache pour dénoncer la prise de pouvoir illégale d'Andry Rajoelina et réclamer le retour du président Marc Ravalomanana en l'appelant affectueusement dadanay.

 Cette manifestation est volemment reprimé par l'armée de Mr. Andry RajoelinaVendredi 27 mars, Andry Rajoelina accorde la grâce présidentielle à une partie des prisonniers criminels politiques

Avril 2009

Début avril, les assises nationales sous la présidence de la Haute Autorité de Transition , HAT,  fixent la tenue d'un référendum constitutionnel en septembre 2009, des élections législatives en mars 2010 et une élection présidentielle en octobre 2010, en l'absence des représentants du TIM tenant des assises séparées tandis que des tentatives de conciliations diplomatiques sont engagées.

 Auparavant, le premier ministre par interim du régime de transition dirigé par Andry Rajoelina, le général Charles Rabemananjara, transfère son pouvoir à Roindefo Monja.

Le 14 avril, Marc Ravalomanana en exil au Swaziland nomme à son tour un Premier ministre légal , Manandafy Rakotonirina,et revient sur sa démission présidentielle du 17 mars.

 Cette nomination, est aussitôt dénoncée par le pouvoir en place et le ministre de la justice de la HAT lance un mandat d'arrêt contre le président déchu et son ministre des finances. L' ONU et les officiels étrangers sont ballottés.

 Le lendemain, la HAT nomme 11 nouveaux ministres qui rejoignent le gouvernement le 31 mars.

 Mercredi 29 avril, arrestation du Premier ministre désigné de l'ex-président en réunion politique avec Ihanta Randriamandranto tête du parti TEZA, des femmes tananariviennes se désignant légalistes.

 Jeudi 30 avril, le président de l'Assemblée nationale, Jacques Sylla, assisté de parlementaires, renouvelle son serment de continuer à servir la nation malgache.

Mai 2009

Le président de l'Union africaineaffrète un avion spécial pour le président de la HAT, pour un séjour non officiel de concertation , de 3 jours en Libye

 Des représentants de l'UA, de la SADC, de l'OIF et de l'ONU organisent à l'hotel Carlton de la capitale une table de négociation avec les quatre principales partis politiques malgaches actuelles.

Marc Ravalomanana s'est exilé en Afrique du Sud et accuse le gouvernement français de se comporter en colonisateur inassouvi.

Le vol Air Madagascar du 27 mai 2009 à destination directe de la France est réquisitionné par Andry Rajoelina sans que les passagers ne soient prévenus et fait un détour par Dakar où la HAT se concertera aussi avec le président sénégalais Abdoulaye Wade.

Un parti vert hasin'i madagasikara nait en faveur d'une politique écologique.

Juin 2009

La COMESA reconnait la présence de Ravalomanana comme chef d'état à sa conférence annuelle.

 Pour la première fois depuis la dernière guerre mondiale, les forces armées malgaches installent un périmètre d'alerte dans la défense préventive des frontières du pays, suite à des rumeurs d'intervention militaire de la COMESA.

Le Koweït octroie plusieurs millions de dollars des États-Unis à investir dans les infrastructures routières. Orange , France Telecom achève la liaison de Madagascar au monde par la fibre optique.

Le lundi 15 juin, une bombe artisanaleexplose sans faire de victime dans un supermarché Price de la capitale , c'est la première fois depuis la révolution de 1976.
L'exécution de commerçants par des expéditions de gangs armés s'amplifient.

Juillet 2009

Des rumeurs d'un coup d'État par des mercenaires étrangers à la solde du parti Ravalomanana. Plusieurs attentats à la bombe artisanale sont signalés dans la capitaleLa Croix Rouge de Madagascar ouvre les premiers Restos du Coeur malgaches avec le soutien initial de l'ambassade de France

Septembre 2009

La 64e session de l'assemblée générale de l' ONU intègre Andry Rajoelina président de la HAT de la république de Madagascar mais la SADC par son représentant s'y oppose à sa prise de parole comme veut la tradition onusienne.

Octobre 2009

Le Groupe international de contact propose l'application partielle des accords de Maputo, au Carlton hôtel d'Antananarivo le 6 octobre.

 Eugène Mangalaza devient Premier ministre le 10 octobre 2009. Mais cette proposition est incomplete car les chefs des 4 mouvances n'ont pas signé le texte. La réunion des 4 mouvances va se dérouler à Addis Ababa en Ethiopie du 3 au 6 novembre 2009

Novembre 2009

L'accord de cohabitation politique pour la période de transition a été confirmé et consolidé par de nouvelles signatures à l'issu de cette derniére rencontre concrétisée, qui interrompt in extremis la sanction internationale en phase d'activation au lundi 9.

Subdivisions

Depuis avril 2007, Madagascar est officiellement découpée en 22 régions. Ces régions proviennent d'un redécoupage de six anciennes provinces, nommées en fonction de leur capitale 

Répartition des centres universitaires nationaux et des écoles internationales

Depuis 1972, l'enseignement national à Madagascar se dissocie du programme de la France. D'où la distinction entre statuts national et international.

 Deux classes d'écoles apparaissent , les écoles malgaches, état, et les écoles françaises diplomatiques . Le malgache devient la langue officielle dans toutes les écoles et les administrations.

 Le français devient la première langue enseignée et l'anglais la deuxième. Cette révolution intellectuelle n'a pu bénéficier d'aucune année préparatoire. Aucun programme de création du vivier professoral n'a été prévu.

 Des bacheliers sont recrutés par différents corps de l'armée, avec discipline et patrie , avant de devenir des professeurs contractuels durant une année scolaire maximum.

 Au début des années 1990, des écoles primaires privées fleurissent ici et là, revendiquant le modèle français d'enseignement.

Cela constitue un espoir de se projeter vers l'Europe, pour des parents prêts à se sacrifier dans le paiement de frais de scolarité exorbitants. En 2008 ces écoles se sont multipliées dans beaucoup de villes.

Antsiranana

1972

  • Lycée mixte avec demi-pension filles devient en 1993 Lycée Albert- Zafy, professeurs nationaux et coopérants français.

  • Lycée Sadi-Carnot devient lycée français , privé sous tutelle consulaire et payant, sauf pour les ressortissants français boursiers, avec des professeurs de l'Éducation nationale français. En 1990 des contractuels nationaux prennent le relais.

1979

  • Centre universitaire régional ,  CUR , spécialités ,  mécanique, nucléaire 1999, informatique, lettres françaises et malgaches.

Antananarivo

1972

  • Bâtiment – travaux publics.

  • Géologie.

  • Médecine.

1981

  • Institut National des Sciences Comptables et de l'Administration d'Entreprises , Business School made in Madagascar Toamasina

Économie

Système des banques

En 1889, nait la première Banque de MadagascarLa création de l'euro favorise la vigueur de la monnaie malgache maintenue indépendante par rapport à l'ancienne devise coloniale ,le franc français, face au monopole du dollar américain de référence, auparavant fort.

Mandats postaux

Une minorité reçoit des revenus périodiques mensuels de l'extérieur de la part d'un membre de la famille. La somme est évaluée à 50-100 € nets en moyenne par famille.

En mai 2003, l'Ariary a remplacé le Franc malgache , FMG comme monnaie à Madagascar. À partir de cette date, un double étiquetage est appliqué dans les commerces et sur les marchés jusqu'au basculement officiel, le 1er janvier 2005. Depuis cette date, seul l'Ariary a cours dans le pays ,1 Ariary / 5 FMG.

Exportation

  • 1950, riz de luxe, café, cacao, poivre, tapioca, pierres précieuses bijoux, pierres semi- précieuses, uranium 1 000 tonnes de 1950 à 2008 et exploité par la France, or (exploité par la France, bauxite industries, cobalt.

  • 1975, pétrole exploité par la société Amocco ,États-Unis. Abandon en raison du manque de rentabilité.

  • 1975-1990, période marxiste, économie au ralenti tournée vers le bloc de l'est.

  • 1990-2002, vanillegousse ,1er pays producteur en qualité, début de l'exploitation industrielle intensive de la mer par l'UE, tentative d'exportation de la viande du Zébu malgache. Exportation de crevettes d'élevage par des Malgaches d'origines française et indo-pakistanaise , premières créations d'emploi dans l'industrie de la crevette.

  • 2002-2008, reprise de l'exploitation /

du pétrole, cette fois-ci par la Texaco,favorisé par la hausse du prix du baril,donc le retour à la rentabilité des gisements de Madagascar, de l'uranium par la société Areva, de l'ilménite par la société anonymeRio Tinto, du nickel par Dynatec et Arcelor.

  • 2009 Madagascar devient producteur du niobium métal de transition qui permit le vol Apollo 11.

Importation

De riz depuis /

  • 1978 de Chine,

  • 1998 du Pakistan, de l'Inde, de la farine de blé de France,

  • 1980 début avec la Chine de la provendepour bétail,

  • 2004 d'Asie.

Ressources en exploitation

  • 1980, l'uranium est découvert dans le sous-sol de Madagascar1995, le pétrole offshore sous-marin au large de Fort- Dauphin.

  • 2008, le pétrole onshore souterrain livre le 1er baril.

Aéroports et ports maritimes

Madagascar peut louer quatre aéroports internationaux de transit, en plus des services d'Air Madagascar en déficit. Avec trois grands ports maritimes commerciaux et touristique  en dégradation qui assurent les 80% des importations et exportations de biens.

 Antserana le premier bassin de maintenance dans l'océan indien est aussi en voie de disparaitre faute d'entretient couteux.

Économie parallèle

Elle échappe au évaluation nationale du PIB. Cette classification vient du fait que les revenus financiers fiduciaires produits, sont friables et sans traçabilité. Pourtant ce sont des devises monnayables à l'international mais de sources non vérifiables, donc non comptabilisée comme indice de croissance du pays, en l'absence de contrôle imposé par l'état.

 Cette manne fait vivre un peu plus de 30 % de la population mais la valeur de la monnaie nationale s'en retrouve lourdement affectée auprès des organisations de valorisation économique, comme le FMI.

Tourisme

Démuni de sérieux contrôle fiscal, les hôtels, les discothèques, les casinos, les agences de voyages, les supermarchés, les importateurs-exportateurs de services sont les éléments de ce secteur très prospère, ouvert sur le monde extérieur.

Marché local

Privé de comptabilité officielle, la production rurale écoulée ne laissent aucun indice économique. Ce secteur englobe l'élevage bovin, la culture du riz, la pêche artisanale.

Main d'oeuvre locale

Elle inclut les ouvriers du bâtiment , du tailleurs de pierre au maçon, les domestiques, les chauffeurs de taxis.

Démographie

La population malagasy est principalement originaire d'Asie au centre, et sur toutes les côtes et le Nord d'Afrique, le sud d'Inde. Selon une étude récente, l'île serait probablement restée inhabitée jusqu'au Xe siècle , c'est à ce moment que des indonésiens auraient débarqué.

 La population malgache est la source des peuples des îles alentours comme l'Archipel des Comores Grande Comore, Anjouan, Mohéli, Mayotte et La Réunion.

La fin du XXème siècle assiste à l'immigration de vagues de nouvelles populations, en quête de 'terre neuve' La perméabilité des contrôles administratifs facilite le flux migratoire issus de différents pays  favorisée par des outils de gestion très archaïques pour des effectifs humains limités.
 

Berceaux provinciaux des ethnies

Les 18 principales ethnies de Madagascar

  1. Antaifasy

  2. Antaimoro

  3. Antaisaka

  4. Antakarana

  5. Antambahoaka

  6. Antandroy

  7. Antanosy

  8. Bara

  9. Betsileo

  10. Betsimisaraka

  11. Bezanozano

  12. Mahafaly

  13. Merina

  14. Sakalava

  15. Sihanaka

  16. Tanala

  17. Tsimihety

  18. Vezo

Société

Diversité ethnique

S'il est vrai que l'on compte 18 tribus traditionnelles à Madagascar, la diversité ethnique n'y est pas pour autant de type racial mais bien plutôt d'ordre géographique, politique ou économique.

 L'amalgame des peuples d'Orient, d'Afrique et d'Arabie se retrouve en chaque groupe, du nord au sud. Tous ces peuples ont en commun le même culte des ancêtres.

La famille

La première définition de la famille malgache est un cercle très large, par rapport à la notion de famille européenne moderne.

 Si la lignée génétique est définie jusqu'aux arrière-arrière-grands-parents, la famille débute à ce point connu. Et le mariage devient difficile entre neveux, nièces. D'où la notion importante , Être de la même Razana , ancêtre, lieu d'enterrement.

La deuxième définition est la famille par consentement mutuel, suite à des liens d'entraide très sérieux renforcés par la confiance réciproque éprouvée. Comme le lien sanguin est inexistant, le mariage est possible.

La troisième définition est le lien historique vécu. Par exemple, une haie de plantes a servi ,autrefois de cache contre l'ennemi, un animal incarne les ancêtres ou le contraire, alors ces espèces d'êtres vivants sont adorés masina ou ne peuvent être utilisés ni tués ni mangés , Fady ,Interdit ou tabou.

Mariage

Le mariage dans le grand cercle familial est considéré comme un inceste, c'est un tabou.

Il est toujours défini par la procréation du couple, que les procréateurs vivent ensemble ou chacun de leur côté, le plus souvent près des parents.

L'âge de la procréation est aujourd'hui, en 2008, évalué encore à 15 anschez les filles comme chez les garçons, en moyenne. Les relations se créent avec les proches de la famille ou de connaissance d'enfance.

Une fille ayant déjà accouché, même mineure, sera considérée comme adulte responsable. La formule de courtoisie la maman de  lui est attribuée. Elle est considérée alors libre sexuellement aux yeux de la société.

Sexualité

Le viol est réprimé socialement, et les responsables d'un viol sont considérés comme étant atteints d'une maladie psychiatrique. L'inceste est considéré comme une malédiction. La mise à l'écart de la vie sociale est automatique.

La jeune fille n'a pas d'âge minimum pour avoir des relations sexuelles, d'où l'expression Mbola tsy mahasaky lehilahy n'est pas d'âge à dominer sexuellement un homme, n'est pas prête à oser passer à l'acte. Madagascar a signé de multiples conventions de protection de l'enfance.

Depuis 2005, aucune fille ne peut sortir du territoire malgache avec un étranger, même s'ils sont mariés, si la fille n'a pas 21 ans révolus.

Depuis 2007, aucune fille ne peut se marier avant l'âge de 18 ans.

La première relation sexuelle est un critère de jugement familial et social. Pour toute jeune fille non indépendante et mineure, une première relation sexuelle est une honte qui peut la pousser vers la prostitution occasionnelle.

 Le tourisme sexuel est en partie la conséquence de ces phénomènes échos de la pauvreté sociale. L'homosexualité n'est pas admise dans la société et il s'agit bien du sujet le plus tabou dans ce pays. Bien que déjà, beaucoup de personnes peuvent se déclarer tolérantes, peu de Malgaches acceptent cette facette pourtant bien existante du pays.

Prostitution infantile

De plus en plus de jeunes, parfois d'âges mineurs, se prostituent, appâtés vraisemblablement par les devises étrangèresà forte valeur localement. Difficile de parler de survie quand ils s'équipent en électroménagers importés.

 Leur client, le touriste sexuel qui met en jeu des mineurs déscolarisés et démunis. Ce qui favorise la hausse de la contamination par le virus du Sida. Des ONG alertés luttent contre les maladies sexuellement transmissibles , MST, prennent leur poids et gagnent en importance dans la sensibilisation active de ces jeunes de toutes les catégories sociales.

Santé

Famine et paludisme, deux menaces en suspens

  • Famines, épidémies ,  les grands fléaux qui déciment certaines régions de l'Afrique ne frappent pas Madagascar avec la même fréquence ni la même ampleur catastrophiques. Mais l'équilibre y reste précaire.

  •  Si la pluie tant attendue au début de l'été ne tombe pas, les maigres réserves sont vite épuisées. Le sud est toujours la région la plus menacée par la sécheresse. La zone critique se situe aux environs d'Ambovambo.

  • Autre mal endémique ,  le paludisme. On parle d'une recrudescence alarmante de la maladie et on en attribue la cause à une résistance des plasmodiums à la chloroquine, ce qui ferait échec à la prise classique de quinine ou de nivaquine.

Culture

Quand le devin en donne le signal, le clan familial décide de commencer la cérémonie dite du Famadihana , retournement des morts .

 Exhumé quelques années après le décès, le défunt momifié est d'abord porté en procession avec un cortège de musiciens, puis, les ossements, après une toilette rituelle, sont enveloppés dans des lambas traditionnellement en soie naturelle.

La fête marque le retour définitif des ancêtres , les razana  parmi leurs descendants dont ils deviendront les protecteurs.

 Il s'agit bien d'une fête , la liesse est de règle, les pleurs et les lamentations sont proscrites, par contre, on mange, on boit du rhum et on danse.

 Le repas traditionnel à cette fête est le ,  vary be menaka , du riz avec de la viande grasse avec beaucoup de graisse, parfois on ajoute de la viande de porc à la viande de zébu.

 La famille organisatrice peut même préparer des tenues spéciales pour bien marquer la fête.

Cette coutume n'est propre qu'à certaines tribus de Madagascar et est aussi une occasion de rassembler la grande famille et une occasion de voir qui sont les personnes qui préservent leur relation avec cette grande famille , ayant répondu à l'invitation et apporté une contribution habituellement financière.

La vie des vivants est régie par les ,  fadys ,  interdits instaurés par les ancêtres.

Misao

Sur le plan de la cuisine, c'est une base asiatique avec des influences indiennes, arabes et africaines. Les bases de la nourriture sont le riz, les bananes, la noix de coco, les fruits de mer, les poissons, le zébu et la tomate. Le plat principal est souvent accompagné du Romazava, sorte de soupe de Bredes.

Exemple ,  Le misao, un plat chinois , mian:pates-chao:sauté ou mine-sao, recette à base de nouilles, champignons émincés, gambas entières, viande émincée, carottes émincées, haricots émincés et sauce de soja.

Sinon, il existe d'autres plats typiques, tels les sambosa , des beignets à forme triangulaire samoussa, crevettes chinoises, le rogay qui est une préparation à base de tomate et d'oignons qui peut accompagner n'importe quel plat.

Beignets de bananes , mofo akondro, le ravitoto qui est une préparation à base de feuilles de manioc pilés accompagné de viande de porc, le sakay, piment.

 De manière générale, aucun plat n'est servi épicé. En revanche, une petit plat de sakay, piment est présent à chaque repas et permet à chacun d'ajuster la saveur de son repas à sa guise.

Langue

La langue de Madagascar, c'est-à-dire la langue parlée par la population autochtone, est le malgache. En outre, le français est langue officielle à Madagascar et jouit d'un usage plus ou moins répandu du fait de la période française.

L'anglais est également langue officielledepuis 2007À la suite des migrations de populations exil politique, échanges commerciaux et conquêtes, la langue malgache s'enrichit de vocabulaire provenant d'Indonésie, d'Afrique, d'Inde, d'Australie et enfin, de France.

Variétés musicales malgaches du Sud au Nord

  • Beko

  • Vakodrazana

  • Salegy

  • Kilalaky

Chanteurs et chanteuses traditionnels malgaches

  • Antsiranana

  • Mme Volzara, chante le titre Magnavaratra lalagna tomobile traduit par , Ils roulent vers le Nord .

  • Atsimo

  • beko , Salala ,  Senge ,  le groupe

  • Merina

  • Feo gasy, chante le titre Mifohaza Rabetorimaso, traduit par ,  Réveille-toi le paresseux ,  où Ra / Monsieur, be / beaucoup, torimaso / sommeil).

Chanteurs et chanteuses traditionnels et modernes

  • Antsiranana

  • JaoJoby Eusèbe , légionnaire et marin français de 1970 à 1976, revendique le titre , roi du Salégy ,  comme héritage ancestral.

  •  Il participe à des actions de promotion de l'éducation scolaire des plus jeunes, ouvrant la voix vers les pays développés de rêve comme la France, les États-Unis, le Japon, la Chine,  dans les paysages reculés du Nord malgache. Il se produit le 20 septembre 2008 à l'Olympia de Paris.

  • Nini Doniah - née Virginie Bezara - petite fille de Mme Volzara, s'approprie la couronne de la reine du Salegy .

  • Hanitra Ranaivo Haut plateau-Antananarivo

  • Mahaleo, le groupe

  • Erick Manana, chanteur malgache fut l'un des membres du groupe Lolo sy ny tariny.

  • Rossy

  • Abdou Day

  • Mirado

  • Melky

  • Jeannot

  • Ambondrona

Tourisme

En 1984, le gouvernement de Madagascar a décidé d'élargir l'ouverture du pays au tourisme. Malgré des difficultés tenant au système administratif local et une infrastructure encore peu développée, le nombre de visiteurs augmente régulièrement chaque année.

 Tout indique que Madagascar peut devenir une destination touristique importante, à condition que les autorités de l'île consacrent à cette activité les efforts d'équipement nécessaires.

Art malgache

L'art malgache est toujours vivant mais une certaine standardisation gagne l'artisanat qui devient un produit de consommation et perd donc beaucoup de sa naïveté créatrice.

  • Le bois

Encore aujourd'hui, le Malgache se singularise avec talent dans l'art du bois, qui s'enracine dans les traditions des peuples de la forêt.

 Ébène, bois de rose, palissandre, espèces connues et inconnues ont fourni le matériau principal à l'architecture jusqu'au XIXe siècle, aux sculptures ornant les tombeaux, dans le sud, au pays mahafaly, au bois de lit taillé aux ciseaux dans la région d'Antananarivo ou à la marqueterie d'Ambositra.

 Les masques sculptés dans le palissandre massif ou le bois de rose sont introuvables maintenant. Ils représentaient les différents types morphologiques des clans et des tribus. Cet art a disparu.

 On trouve encore des masques mahafalys dans le sud mais ils se rapprochent plus de l'art africain , ils sont creux et peints.

 Les boîtes à miel en forme de zébu ou les boîtes en bois vieilli aux dessins géométriques ont également presque disparu.

 Les motifs géométriques employés dans tout l'artisanat malgache , bois ou orfèvrerie se réfèrent à un langage de signes dont la signification est malheureusement perdue.

 Si on ne compte plus de sculptures de masques, des artisans exposent encore des personnages en bois peint, habillés de tissus colorés et qui représentent différentes activités de la vie quotidienne. De jolies boîtes en bois de rose sont décorées de marqueterie naïve.

  • Le lamba

Cette pièce de tissu est incontestablement le produit artisanal malgache le plus original. Il est partie intégrante de la civilisation de l'île.

 Le lamba simple recouvre les épaules des femmes des hauts plateaux, il est en coton blanc ou tissé de soie sauvage d'andibe , une araignée qui confectionne des toiles géantes et dont la soie rappelle celle de nos vers européens.

 Le lamba plus large et bordé de rayures de couleurs sert de nappe de fête, dans la région des hauts plateaux.

On le trouve décoré de broderies naïves. Le lambamena, c'est-à-dire linceul, en soie grège, est le plus solide pour résister à l'humidité des tombeaux. Mais il peut être aussi utilisé comme tentures ou tapisseries.

  • Les pierres

Madagascar abonde en gemmes semi- précieuses très variées. On les trouve facilement au zoma , marché d'Antananarivo, polies en ,  œufs , ou en , boules .

 Les pierres les plus belles sont le béryl, l'améthyste, l'aigue-marine. Ces pierres semi-précieuses sont utilisées pour la fabrication de jeux de solitaire.

Cuisine malgache

Du petit déjeuner au diner, le riz est l'aliment de base de la cuisine malgache. Il est cuit la plupart du temps à l'eau , on le sert en premier et on y mélange, selon son goût, les autres préparations.

 Un repas typiquement malgache se présente sous la forme d'un plat unique.

Traditionnel, le romazava, une sorte de ragoût à base de viande de porc ou de zébu, cuit avec des herbes aromatiques appelées brèdes et du gingembre , ou encore le ravitoto, composé de viande de porc et de morceaux de gras, mijoté avec des feuilles de manioc pilées et relevé avec un zeste de pulpe de coco.

 Les achards, légumes macérés dans de l'huile, du vinaigre et du curry, et le piment, très fort, sont toujours servis à part.

 Le tout peut être arrosé de vin malgache rouge, rosé ou blanc. Moelleux, il se boit facilement.

 Les poissons d'eau douce , brochets, carpes, truites et de mer , requins, thons, espadons,  tiennent également une bonne place dans la cuisine mais c'est la langouste qui reste un des aliments privilégiés de Madagascar.

 De goût différent selon la région où elle est pêchée, on l'apprécie de préférence grillée et arrosée de jus de citron vert.

Tous les fruits et légumes d'Europe poussent à Madagascar, à l'exception de la cerise, et les fruits tropicaux tels que bananes, mangues, grenadilles ou fruits de la Passion y abondent.

 On déguste aussi un foie gras, de bonne qualité, produit sur place de façon tout à fait artisanale.

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