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Le point de vue de Léonce Lebrun 

 

Religion et Race

 

Elles sont presque jumelles sauf que l’une relève de la virtualité et l’autre de la réalité…

 

… deux rituelles qui remontent  dans la nuit des temps et ont causé tant de désagréments à l’espèce humaine suivant les époques…

 

mais au fait pourquoi avoir mené croisade pour la suppression du mot « race » dans le langage et sur certains documents officiels alors que celui « religion » a toujours droit  de citer ne faisant l’objet d’aucune attaque virtuelle…

 

Pour la petite histoire aucune nation  et d' institution internationale n’ont repris à leur compte ce schéma…

 

…IL y a certainement un flou qui cache le loup ;

 

Sans entrer dans les détails l’auteur va évoquer quelques faits qui marquent l’Histoire de la Religion et la Race…

 

de la Religion

 

Quand Pierre (Simon) l’un des apôtres préférés de l’Homme de Bethléem arrive à Rome, nous savons qu’il  est chargé d’une  mission apostolique…

 

…tu es pierre et c'est sur cette pierre que je bâtirai mon Eglise…

 

 Aissi est né le Christianisme qui allait se développer  en terre de paganisme, car n’oublions pas qu’à cette époque l’empire romain est placé sous la domination absolue des empereurs à qui tous se considèrent comme des dieux sur terre adorés par leurs sujets.

 

Dans ce cas, les Romains  qui  se sont convertis à cette doctrine nouvelle, vont payer de leur vie cet outrage à l’Empereur à l’occasion d’horribles persécutions, Saint  Pierre, premier pape de l’Eglise, ayant été lui même un martyr du système en 64, sous le règne de Néron,

 

 Cette macabre tragédie aura duré jusqu’au passage de l’Empereur Constantin (272-337) qui s’étant converti  au Christianisme mit fin au martyr de chrétiens.

 

Toutefois, cette religion aura connu par la suite bien des attaques et  des remous, dont au passage…

 

 L’arrivée de l’Islam généré en 624 par le prophète Mahomet divisé en  deux branches, chiites et sunnites;

 

 En 1517  l’autorité du Pape et les fondements de l’Eglise sont contestés en Allemagne par le pasteur Martin Luther, c’est le schisme avec la création de l’Eglise protestante

 

En 1543 le Roi Henri VIII se sépare de Rome en créant l’Eglise anglicane indépendante

 

Avec l’arrivée du Protestantisme en France le pays aura été traversé par une longue période  d’intolérance vis à vis des protestants (huguenots), dont l’Histoire aura retenu le massacre de la Saint Barthélemy qu’au cours de la nuit du 24 Aout 1572 et des jours suivants, plus de 30000 adeptes de cette doctrine  ont  été assassinés.

 

Et plus tard  en 1663 Louis XIV  instituait la Religion Catholique comme seule religion d’Etat en multipliant les embûches et les humiliations envers des sujets protestants, provoquant un exode massif de ceux-ci en direction de la Grande Bretagne notamment

 

De nos jours bien de conflits ont une connotation religieuse, c’était le cas de la crise de l’Irlande du Nord (1960 -2007) opposant catholiques et Protestants

 

Par ailleurs dans le conflit yougoslave ( 1991-2001) il est difficile de ne pas observer un soupçon de guerre de religion entre orthodoxes (Serbie) et musulmans (Bosnie Croisie)

 

D’autre part comment ne pas relever l'implication de certaines Nations de l’Occident dans la destuction de ce pays après la disparition de son emblématique dirigeant le Maréchal  Tito

 

Car ce territore que j’ai visité dans les années 1980, formant une Fédération de six régions, avait un avenir très prometteur qui n'a pas fait que des heureux.

 

L’Histoire nous le dira, la mer rejetant toujours ses cadavres.

 

Par contre en Palestine le conflit opposant le Hamas et l’Etat hébreu ne décèle à priori aucune connotation religieuse.

 

En conclusion la religion est une construction humaine qui avec le temps aura disparu

 

Prochainement…la Race..

 

https://www.youtube.com/watch?v=TIU9A8ZTeyI

 

Tunis

 

Tunis est la principale ville de la Tunisie Capitale du pays sans interruption depuis le 20 septembre 1159 ,5 ramadan 554 du calendrier musulman sous l’impulsion des Almohades, confirmée dans son statut sous la dynastie des Hafsides en 1228, elle est également le chef-lieu du gouvernorat du même nom depuis sa création en 1956.

Située au nord du pays, au fond du golfe de Tunis dont elle est séparée par le lac de Tunis, la cité s’étend sur la plaine côtière et les collines avoisinantes.

Peuplée de 728 453 habitants- appelés les Tunisois -, elle est englobée dans une agglomération très étendue jusqu’à 30 kilomètres pour atteindre la banlieue nord de La Marsa et peuplée , 2 000 242 pour l’ensemble de l’agglomération Le saint patron de Tunis est Sidi Mahrez qui a donné son nom à une mosquée de la ville.

Géographie

Site

La ville de Tunis est construite sur un ensemble de collines descendant en pente douce vers le lac de Tunis mais présentant un versant abrupt dans la direction opposée , au dessus de la sebkha Séjoumi. Ces collines, qui font suite aux coteaux de l’Ariana et correspondant aux lieux dits Notre-Dame de Tunis, Ras Tabia, La Rabta, La Kasbah, Montfleury et La Manoubia, ont des altitudes qui dépassent à peine 50 mètres.

La ville naît, à une époque reculée, au carrefour de routes qui se constituent naturellement à travers l’étroite bande de terre resserrée entre les vastes cuvettes du lac de Tunis et du Séjoumi.

 L’isthme qui les sépare constitue ce que les géologues appellent le  dôme de Tunis , lequel comprend des collines de roches calcaires et de sédiments d’origine éolienne et lacustre. C’est une sorte de pont naturel par où passent, dès l’Antiquité, plusieurs routes importantes reliant la Berbérie à l’Égypte et dont le tronçon tunisien passe par Utique et Hadrumète.

La deuxième route est celle de Béja qui longe la Medjerda et rejoint à Tunis la route d’Utique. La troisième est la route de Sicca qui met la Numidie en communication avec Hadrumète.

 Ces routes sont évidemment tributaires de Carthage quand celle-ci affirme sa primauté politique et économique en Afrique. Sur ces parcours routiers, les courants de trafic ont favorisé la naissance de relais et d’étapes parmi lesquelles Tunis.

Sur une superficie de 300 000 hectares, 30 000 sont urbanisés, le restant se partageant entre des plans d’eau ,20 000 hectares de lagunes ou de sebkhas dont les plus importantes sont le lac de Tunis, la sebkha Ariana et la sebkha Sejoumi et des espaces agricoles ou naturels , 250 000 hectares.

Toutefois, la croissance urbaine, qui est évaluée à 500 hectares par an, se fait au détriment de cet espace. Elle est d’autant plus coûteuse qu’elle consomme les terres de plaines les plus intéressantes pour les cultures.

Climat

Le climat tunisois appartient au climat méditerranéen caractérisé par une saison fraîche et pluvieuse et une saison chaude et sèche. Il doit ses traits essentiels à la latitude de la ville, à l’influence modératrice de la Méditerranée et au relief du Tell septentrional.

L’hiver est la saison la plus humide de l’année , il tombe ainsi plus du tiers des précipitations annuelles au cours de cette période, ce qui représente un jour de pluie tous les deux ou trois jours. L’ensoleillement entretient tout de même une certaine douceur ,  les températures évoluent en moyenne entre 7 °C le matin et 16 °C l’après-midi.

Les gelées sont donc très rares voire inexistantes. Au printemps, il tombe moins de pluie ,  le cumul des précipitations diminue ainsi de moitié. L’ensoleillement devient prépondérant au fil des mois pour atteindre 10 heures en moyenne par jour au mois de mai. Les températures s’en ressentent, variant en mars entre 8 et 18 °C, en mai entre 13 et 24 °C.

Cette saison peut également connaître des chaleurs caniculaires, Tunis ayant déjà enregistré des températures record de 40 °C en avril et mai. En été, la pluie se fait totalement absente et l’ensoleillement maximum. Les valeurs moyennes des températures sont très élevées. Les brises marines atténuent la chaleur mais le sirocco renverse parfois la tendance.

En automne, il se remet à pleuvoir, souvent à l’occasion d’orages brefs, ce qui peut parfois favoriser de rapides crues voire des inondations dans certains quartiers de la ville. Le mois de novembre marque en général une coupure thermique avec des températures qui évoluent en moyenne entre 11 et 20 °C.

Géographie administrative

La métropole de Tunis, dont la superficie a beaucoup augmenté au cours de la seconde moitié du XXe siècle, s’étend maintenant sur plusieurs gouvernorats , le gouvernorat de Tunis accueille une minorité de la population de l’agglomération tandis que la banlieue s’étend sur les gouvernorats de Ben Arous, de l’Ariana et de La Manouba.

La municipalité de Tunis est divisée en 15 arrondissements municipaux , Bab El Bhar, Bab Souika, Cité El Khadra, Djebel Jelloud, El Kabaria, El Menzah, El Ouardia, Ettahrir, Ezzouhour, Hraïria, Médina, El Omrane, El Omrane supérieur, Séjoumi, Sidi El Béchir et Sidi Hassine.

Histoire

Antiquité

L’existence de la localité est attestée dès le début du IVe siècle av. J.-C. Perchée sur sa colline, Tunis est un excellent observatoire d’où les Libyens peuvent suivre aisément les manifestations extérieures de la vie de Carthage , allées et venues des navires ou des caravanes vers l’intérieur du pays.

Tunis est l’une des premières cités libyennes à passer sous la domination carthaginoise étant donné son voisinage avec la grande cité et sa position stratégique. Plus d’une fois, dans les siècles qui suivent, il est fait mention de Tunes dans l’histoire militaire de Carthage.

Ainsi, durant l’expédition d’Agathocle de Syracuse, qui débarque en 310 av. J.-C. au cap Bon, Tunis change de main à plusieurs reprises. Par ailleurs, son rôle durant la guerre des Mercenaires laisse penser qu’elle est alors  un des principaux centres de la race aborigène .

 Selon toute vraisemblance, le gros de sa population est alors constitué de paysans, de pêcheurs et d’artisans. Toutefois, en regard de la Carthage punique, l’antique Tunes reste d’une taille très modeste.

Détruite selon Strabon par les Romains pendant la Troisième Guerre punique, elle aurait été reconstruite avant Carthage. Elle ne fait toutefois l’objet que de rares témoignages dont la Table de Peutinger qui mentionne Thuni. Dans le système de voies de la province d’Afrique, Tunes n’a que le titre de mutatio , relais de poste.

 La ville latinisée est progressivement christianisée et devient le siège d’un évêché. Toutefois, Tunes reste sans doute une modeste bourgade tant que Carthage existe.

Conquête arabe

La région est conquise par les troupes arabes menées par le général ghassanide Hassan Ibn Numan au VIIe siècle. En effet, la cité est pourvue d’une position privilégiée au fond du golfe et au carrefour des flux commerciaux avec l’Europe et son arrière-pays. Très tôt, Tunis joue le rôle militaire pour lesquelles les Arabes l’ont choisi car elle est désormais la seule cité importante dans les parages du détroit de Sicile.

Dès les premières années du VIIIe siècle, le chef-lieu de district qu’est alors Tunis se voit renforcer dans son rôle militaire , devenue la base navale des Arabes en Méditerranée occidentale, elle prend une importance militaire considérable Sous le règne des Aghlabides, les Tunisois se révoltent à maintes reprises mais Tunis profite de l’embellie économique et devient rapidement la deuxième cité du royaume.

Devenue la capitale du pays à la fin du règne d’Ibrahim II 902, elle le demeure jusqu’en 909 date à laquelle des Berbères chiites prennent l’Ifriqiya et fondent la dynastie des Fatimides, puis redevient chef-lieu de district.

 Son rôle d’opposition au pouvoir en place s’intensifie, dès septembre 945, lorsque des insurgés kharidjistes occupent Tunis et la livrent au pillage. Avec l’avènement de la dynastie des Zirides, Tunis gagne en importance mais la population sunnite supporte de plus en plus mal le règne chiite et perpétue des massacres contre cette communauté

C’est pourquoi, en 1048, le Ziride Muizz ibn Badis rejette l’obédience fatimide et rétablit dans toute l’Ifriqiya le rite sunnite. Cette décision provoque la colère du calife chiite Al-Mustansir Billah. Pour punir les Zirides, il lâche sur l’Ifriqiya des tribus arabes dont les Hilaliens.

 Une grande partie de l’Ifriqiya est mise à feu et à sang, la capitale ziride Kairouan est détruite en 1057 et seules quelques villes côtières dont Tunis et Mahdia échappent à la destruction.

Néanmoins, exposée aux exactions des tribus hostiles qui campent aux environs de la ville, la population de Tunis, qui ne reconnaît plus l’autorité des Zirides repliés à Mahdia, prête allégeance au prince hammadide El Nacer ibn Alennas, basé à Bougie, en 1059.

Le gouverneur nommé par ce dernier, ayant rétabli l’ordre dans le pays, ne tarde pas à s’affranchir des Hammadides et fonde la dynastie des Khourassanides avec Tunis pour capitale. Le petit royaume indépendant renoue alors avec le commerce extérieur et retrouve la paix et la prospérité.

Capitale nouvelle

En 1159, l’Almohade Abd al-Mumin s’empare de Tunis, destitue le dernier souverain khourassanide et installe à sa place un gouvernement en charge de l’administration de toute l’Ifriqiya qui siège dans la kasbah construite pour l’occasion. La conquête almohade ouvre une nouvelle période dans l’histoire de Tunis.

La ville, qui jouait jusque-là un rôle de second plan derrière Kairouan et Mahdia, se trouve promue au rang de capitale de province. En 1228, le gouverneur Abû Zakariyâ Yahyâ s’empare du pouvoir et, un an plus tard, s’affranchit du pouvoir almohade, prend le titre d’émir et fonde la dynastie des Hafsides.

Avec l’avènement de cette dynastie, la cité devient la capitale d’un royaume s’étendant progressivement vers Tripoli et Fès. À la ville primitive s’ajoutent au nord et au sud d’importants faubourgs enserrés par une deuxième enceinte entourant la médina, la kasbah et ces nouveaux faubourgs.

En 1270, Tunis se retrouve prise dans la huitième croisade , Louis IX de France, espérant convertir le souverain hafside au christianisme et le dresser contre le sultan d’Égypte, s’empare facilement de Carthage mais son armée est rapidement victime d’une épidémie de dysenterie. Louis IX lui-même en meurt le 25 août 1270 devant les remparts de la capitale.

Dans le même temps, chassés par la reconquête espagnole, les premiers Andalous musulmans et juifs arrivent à Tunis et vont participer activement à la prospérité économique et à l’essor de la vie intellectuelle dans la capitale hafside.

Développement sous le protectorat

L’année 1881, qui est celle de l’instauration du protectorat français, marque un tournant dans l’histoire de Tunis. La ville entre dans une ère de mutations rapides qui la transforment profondément en deux ou trois décennies. Restée pendant des siècles contenue derrière ses fortifications, la ville s’étend donc rapidement , elle se dédouble en une ville ancienne peuplée par la population arabe et une ville nouvelle peuplée par les nouveaux arrivants et différente de par sa structure avec la ville arabe.

Tunis fait également l’objet d’importants travaux qui la dotent d’adductions d’eau, de gaz naturel et d’électricité, de transports publics et d’équipements sociaux. À l’économie traditionnelle s’ajoute une économie capitaliste de type colonial

La Première Guerre mondiale marque un temps d’arrêt dans l’histoire de Tunis. Après la guerre, la cité connaît de nouvelles transformations ,  la ville moderne gagne en importance et étend son réseau de rues quadrillées dans toutes les directions possibles.

De plus, un ensemble de cités satellites font leur apparition et repoussent encore les limites de l’aire urbaine tunisoise. Au niveau économique, les activités se développent et se diversifient , les industries modernes voient leurs opérations commerciales prendre de l’ampleur alors que l’industrie traditionnelle poursuit son déclin.

Au cours de la période qui s’ouvre avec la Seconde Guerre mondiale, Tunis connaît un ensemble de mutations qui lui donnent un nouveau visage. C’est dans ce contexte qu’apparaît une ceinture de  faubourgs spontanés  , appelés ,  gourbivilles , qui entourent rapidement la capitale.

Après la guerre, l’industrialisation de la capitale s’accélère mais ne permet pas de subvenir aux besoins d’une population en pleine croissance. Du même coup, les contrastes au sein de la ville s’accentuent.

Agglomération en expansion

Lors de l’indépendance du pays en 1956, Tunis est confirmée dans son rôle de capitale, la constitution du 1er juin 1959 disposant que la Chambre des députés et la présidence de la république doivent avoir leurs sièges à Tunis ou sa banlieue. Dans un laps de temps très court, les changements se succèdent et transforment la ville coloniale.

Les Européens qui voient leurs conditions de vie bouleversées se résolvent progressivement au départ. Au fur et à mesure, les Tunisiens les remplacent et la population de l’agglomération continue de croître. L’opposition entre la ville arabe et la ville européenne s’atténue progressivement avec l’arabisation de la population.

Sous la pression démographique, la ville s’étend encore avec la création de nouveaux quartiers qui englobent peu à peu les banlieues les plus proches. Les équipements hérités du protectorat sont progressivement renouvelés et modernisés et de nouvelles constructions enrichissent le paysage urbain.

Dans le même temps, une politique active d’industrialisation développe l’économie municipale. Le 12 juin 1979, Tunis devient le siège de la Ligue arabe après la signature par l’Égypte des accords de Camp David avec Israël. Elle le restera jusqu’au 31 octobre 1990.

Architecture et urbanisme

Paysage urbain

Médina

Avec une superficie de 270 hectares , plus 29 hectares pour le quartier de la kasbah)et plus de 100 000 habitants, la médina représente le dixième de la population tunisoise et le sixième de la surface urbanisée de l’agglomération. L’urbanisme de la médina de Tunis a la particularité de ne pas obéir à des tracés géométriques ni à des compositions formelles , quadrillage, alignements.

L’organisation complexe du tissu urbain a alimenté toute une littérature coloniale où la médina dangereuse, anarchique et chaotique semblait le territoire du guet-apens.

Pourtant, des études entamées dans les années 1930 avec l’arrivée des premiers ethnologues a permis de démontrer que l’articulation des espaces de la médina n’est pas aléatoire , les maisons s’articulent de manière socioculturelle, codifiée selon les types complexes des rapports humains.

 Le domaine bâti est caractérisé en général par l’accolement de grandes parcelles , 600 m2 environ et la mitoyenneté.

Architectures domestiques , palais et maisons bourgeoises, officielles et civiles , bibliothèques et administrations, religieuses , mosquées, tourbas et zaouïas et de services , commerces et fondouks présentent une grande porosité malgré un zonage clair entre les commerces et l’habitation. La notion d’espace public est donc ambiguë dans le cas de la médina où les rues sont considérées comme le prolongement des maisons et soumises aux balises sociales.

La notion de propriété individuelle est faible et les étalages des souks débordent souvent sur la voie publique. Cette idée est renforcée par la superficie d’une boutique environ 3 m2, et des chambres à coucher 10 m2 environ). Aujourd’hui, chaque quartier conserve sa culture et les rivalités peuvent être fortes.

Ainsi, le faubourg nord supporte le club de football de l’Espérance sportive de Tunis alors que, à l’autre extrémité, c’est le quartier du grand club rival du Club africain.

 La médina connaît aussi une sectorisation sociale , le quartier du Tourbet El Bey et le quartier de la kasbah sont les deux quartiers aristocratiques, avec une population de juges et de politiciens, tandis que la rue du Pacha est celui des militaires et des bourgeois , commerçants et notables.

Fondée en 698 autour du noyau initial de la mosquée Zitouna, elle développe son tissu urbain tout au long du Moyen Âge, vers le nord et vers le sud, se divisant ainsi en une médina principale et en deux faubourgs au nord , Bab Souika et au sud , Bab El Jazira.

Devenue capitale d’un puissant royaume à l’époque hafside, foyer religieux et intellectuel et grand centre économique ouvert sur le Proche-Orient, le Maghreb, l’Afrique et l’Europe, elle se dote de nombreux monuments où se mêlent les styles de l’Ifriqiya aux influences andalouses et orientales mais qui empruntent également certaines de leurs colonnes ou leurs chapiteaux aux monuments romains ou byzantins, l’architecture arabe n’étant caractérisé que par l’emploi de l’arc brisé et légèrement outrepassé.

Ce patrimoine architectural est également omniprésent dans les maisons de particuliers et les petits palais des personnalités officielles aussi bien que dans le palais du souverain à la kasbah.

Toutefois, rares sont les palais et demeures qui remontent au Moyen Âge, contrairement aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles qui ont légué des maisons prestigieuses telles que le Dar Othman , début du XVIIe siècle, le Dar Ben Abdallah , XVIIIe siècle, le Dar Hussein, le Dar Chérif ainsi que d’autres maisons plus ou moins vastes et richement décorées dont l’inventaire des années 1970 n’en compte pas moins d’une centaine.

On dénombre également plusieurs palais élevés par les beys ou des membres de leur entourage dans la banlieue de Tunis et ce depuis le XIIIe siècle. Les principaux palais des beys sont ceux de La Marsa, du Bardo et de Ksar Saïd.

Si l’on ajoute les mosquées et oratoires , environ 200, les médersas El Bachia, Slimania, El Achouria, Bir El Ahjar, El Nakhla, , les zaouïas , Sidi Mahrez, Sidi Brahim Riahi, Sidi Ali Azouz, Sidi Abdel Kader, les kouttabs, les tourbas , Tourbet El Fellari, Tourbet Aziza Othmana et Tourbet El Bey et les portes, le nombre des monuments de Tunis approche les 600dont 98 ont été classés depuis 1912 .

Car, au contraire d’Alger, Palerme ou Naples, son cœur historique n’a en effet jamais souffert de grandes catastrophes naturelles ou d’interventions urbanistiques radicales.

Les principaux outrages qu’a subi la médina remontent à l’époque suivant l’indépendance du pays avec la destruction de l’enceinte et la précarisation de l’habitat.

 C’est la raison pour laquelle la médina est inscrite en 1979 au patrimoine mondial de l’Unesco. Au début du XXIe siècle, la médina est ainsi l’un des ensembles urbains traditionnels les mieux préservés du monde arabe.

Par ailleurs, le long des boulevards crées sur l’emplacement des anciens remparts, l’apport architectural de la période 1850–1950 se fait sentir dans les bâtiments officiels, la médina accueillant neuf ministères et le siège de la municipalité de Tunis.

Banlieue

Depuis la Seconde Guerre mondiale, une progression rapide mais inégale de la banlieue s’effectue selon les secteurs géographiques concernés. La banlieue prend ainsi une part de plus en plus importante dans la population de l’agglomération tunisoise. Représentant 27 % du total des habitants en 1956, elle passe à 37 % en 1975 puis à près de 50 % de ce total en 2006

Au nord-ouest, dans le prolongement du Bardo, centre politique du pays après l’indépendance et quartier des ministères et de l’Assemblée nationale, le bâti progresse par des occupations puis des constructions illégales ou par la construction d’habitats collectifs bon marché , Ksar Saïd, Den Den, La Manouba.

 Au nord, le Belvédère, El Menzah et l’Ariana se structurent par des lotissements pavillonnaires de part et d’autre des nouvelles voies de communication reliant le centre-ville à l’aéroport.

Ici vivent les classes moyennes et se sont implantées de nombreux équipements universitaires et organismes de recherche étatiques. Le sud de l’agglomération souffre encore de ses activités industrielles, minières et portuaires. À Ben Arous se multiplient toutefois les lotissements résidentiels ou les occupations illégales de terrains le long des axes routiers.

Cet espace urbain dilué génère toute une série de problèmes qui acquièrent dans le contexte tunisois une gravité particulière , exiguïté des terres agricoles, autosuffisance alimentaire non assurée, aridité et pénurie d’eau à terme, pauvreté et précarité des couches urbaines populaires potentiellement sensibles aux discours protestataires, etc.

Dans les ann ées qui suivent l’indépendance, la population de l’agglomération continue de s’accroître ,l’accroissement est de 21,1 % de 1956 à 1966 puis de 28,5 % de 1966 à 1975 , 55,6 % entre 1956 et 1975. Cette croissance régulière des effectifs s’accompagne de mutations qui modifient d’une façon radicale le peuplement de la capitale.

La décolonisation s’est traduite par l’exode de toutes les minorités confessionnelles dont les effectifs s’amenuisent d’année en année. Mais les vides créés par leur départ sont surabondamment comblés par des Tunisiens qui affluent de l’arrière- pays.

Au début du XXIe siècle, la métropole de Tunis dépasse les 2 000 000 d’habitants. La multiplication par quatorze de la population depuis le début du XXe siècle est d’abord le résultat de migrations extérieures.

 À partir de 1975, la croissance de la population se fait de façon endogène ou par transferts des villes moyennes— la croissance démographique se ralentissant progressivement tout comme l’exode rural , en raison du développement économique et de l’attractivité de la capitale.

 C’est dans les années suivant la Seconde Guerre mondiale que le taux de croissance de la population de Tunis connaît son paroxysme.

Après l’indépendance, le gouvernement tunisien met en œuvre, pour faire face à la croissance de la population du pays, un système de planning familial, ce qui permet de faire descendre le taux de croissance démographique. Entre 1994 et 2004, la population du gouvernorat de Tunis ne s’accroît plus que de 1,03 % par an. Elle représente, lors du recensement 2004, 9,9 % de l’ensemble de la population tunisienne.

Comme dans le reste de la Tunisie, l’alphabétisation de la région de Tunis a connu une évolution rapide au cours de la deuxième moitié du XXe siècle et atteint même un niveau légèrement supérieur par rapport à la moyenne nationale ,  le gouvernorat de Tunis connaît le niveau d’instruction supérieure le plus élevé du pays , 14,8 % des plus de 10 ans et se trouve même dépassé par le gouvernorat voisin de l’Ariana , 15,3 % qui accueille de nombreuses institutions d’études dans les NTIC.

 Celui de Ben Arous fait un peu moins bien , 12,3 % alors que celui de La Manouba , 7,3 %, est en dessous de la moyenne nationale. Ces différences témoignent ainsi des disparités sociales au sein de la grande banlieue tunisoise.

Culture

Musées

Logé dans un ancien palais beylical depuis la fin du XIXe siècle, le Musée national du Bardo est le plus important des musées archéologiques du Maghreb et l’un des plus riches du monde en mosaïques romaines. Ses collections se sont rapidement développées grâce aux nombreuses découvertes archéologiques faites à travers le territoire.

Le Dar Ben Abdallah, palais datant probablement du XVIIIe siècle, devient en 1964 le siège du Musée des arts et traditions populaires de la capitale. Il renferme dans ses salles d’exposition de nombreux éléments traditionnels, témoins de la vie quotidienne d’une famille de la médina.

Le Musée du mouvement national se situe dans le Dar Maâkal Az-Zaïm, demeure du nationaliste Habib Bourguiba tout au long de la période de la lutte pour l’indépendance. Après l’avènement de cette dernière, un musée y est aménagé afin de relater les péripéties de la lutte nationale entre 1938 et 1952.

Le Musée militaire national, ouvert dans la banlieue ouest de la ville le 24 juin 1989, possède une collection de 23 000 pièces dont 13 000 armes datant du XIXe siècle, une partie ayant été utilisée par les troupes tunisiennes lors de la guerre de Crimée.

Musique

Tunis abrite des institutions musicales parmi les plus prestigieuses du pays. La troupe de La Rachidia y est fondée en 1934 pour sauvegarder la musique arabe originale et valoriser particulièrement la musique tunisienne à travers de nouvelles créations inspirées des règles de la musique ifriquienne. Elle se compose de 22 membres , joueurs d’instruments et chorale.

La Troupe musicale de la ville de Tunis est créée en 1954 par Salah El Mahdi. Il charge en 1955 son disciple Mohamed Saâda de diriger cette troupe qui rassemble à cette époque les meilleurs artistes de la place qui intègrent par la suite la troupe de la radio nationale.

Elle contribue à la promotion de plusieurs noms de la chanson tunisienne dont Oulaya.
L’Association de l’orchestre arabe de la ville de Tunis débute ses activités à la fin du mois d’avril 1982 en tant qu’atelier lié au centre culturel municipal.

 Il s’attache à la promotion de la musique arabe, à la formation musicale ainsi qu’à la coopération avec divers partenaires en Tunisie et à l’étranger. L’Orchestre symphonique tunisien, créé en 1969 par le ministère de la culture, produit par ailleurs des concerts mensuels au Théâtre municipal ou dans l’un des espaces culturels de la capitale.

Arts du spectacle

La ville de Tunis constitue un pôle majeur de la vie culturelle tunisienne. Le Théâtre municipal de Tunis, dès son inauguration le 20 novembre 1902, ouvre la voie à la diffusion de la création artistique dans la cité ,  opéra, ballet, concerts symphoniques, art dramatique. Sur la scène de ce théâtre, de nombreuses représentations sont régulièrement données par de nombreux comédiens tunisiens, arabes et internationaux.

Dans ce contexte, le théâtre joue un rôle d’importance. Le Théâtre national tunisien, entreprise publique à caractère culturel, est installée depuis 1988 au palais Khaznadar , datant du milieu du XIXe siècle et situé à Halfaouine rebaptisé  palais du théâtre .

 En 1993, il prend également possession de l’ancienne salle de cinéma Le Paris, d’une capacité de 350 places, rebaptisée Quatrième art. Elle abrite chaque saison culturelle  du 1er octobre au 30 juin, plus de 80 représentations théâtrales.

Le théâtre El Hamra est un espace culturel situé à la rue El Jazira. Deuxième salle de cinéma ouverte à Tunis, Al Hambra , comme elle est appelée alors est l’une des salles les plus célèbres de la capitale pendant les années 1930 et 1940.

Après quinze ans de fermeture, elle est transformée en théâtre de poche en 1986 et abrite le premier centre arabo-africain de formation et de recherches théâtrales depuis mars 2001. On peut citer également l’existence des troupes d’El Teatro et de l’Étoile du Nord.

D’autres arts sont également représentés dans la capitale. Le Centre national des arts de la marionnette est créé le 27 mars 1993. Sa création vient couronner les efforts de la Troupe de théâtre de la marionnette de Tunis fondée en 1976.

 L’École nationale des arts du cirque est fondée le 1er octobre 2003 au sein du Théâtre national suite à une rencontre entre le directeur de ce dernier et le directeur général du Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne , France,  en 1998.

L’École nationale des arts du cirque de Rosny-sous-Bois et l’Institut français de coopération concourt également à l’élaboration des programmes de l’école. Par ailleurs, des maisons de la culture sont disséminées à travers la ville et permettent diverses représentations artistiques.

La ville de Tunis offre par ses décors un paysage très tôt convoité par les producteurs de cinéma. En effet, le premier tournage de vues animées dans ses rues est réalisé par les opérateurs des frères Lumière en 1896. Les premières projections sont organisées l’année suivante et la première salle de cinéma, l’Omnia-Pathé, ouverte en octobre 1908.

Le premier ciné-club de Tunis est ouvert en 1946 et la première salle d’art et essai, Le Globe, en 1965.
En 1990, Férid Boughedir tourne dans le quartier d’Halfaouine son premier long métrage : Halfaouine, l’enfant des terrasses. Le Patient anglais , 1996, et Les Derniers Jours de Pompéi , 2003,  sont eux tournés dans des studios tunisois.

Festivals et événements

L’agglomération organise plusieurs festivals chaque année dont le plus important est le Festival international de Carthage qui a lieu en juillet et août avec un retentissement international. Fondé en 1964, il en est à sa 42e édition.

Il permet de proposer au public, dans le cadre de l’amphithéâtre de Carthage , avec une contenance de 7 500 places assises en gradins, les prestations de chanteurs, musiciens, acteurs, danseurs ainsi que la projection de films sur écran en plein air.

Parmi les festivals les plus réputés, nous pouvons également citer les Journées cinématographiques de Carthage organisées tous les deux ans ainsi que les Journées théâtrales de Carthage.
De nombreuses manifestations culturelles et foires sont également organisées au sein de l’agglomération tunisoise chaque année.

Enseignement

Tunis et sa banlieue concentrent les principales universités tunisiennes , l’Université Zitouna, l’Université de Tunis, l’Université de Tunis - El Manar, l’Université du 7 Novembre à Carthage et l’Université de la Manouba. C’est pourquoi, on y compte la concentration la plus forte en nombre d’étudiants en Tunisie - 75 597-, ce chiffre regroupant les étudiants des universités Zitouna, de Tunis et de Tunis - El Manar.

On y trouve aussi plusieurs établissements d’enseignement supérieur tels que l’École nationale d'ingénieurs de Tunis, l’École nationale des sciences de l’informatique, l’École supérieure des communications de Tunis, l’Institut national agronomique de Tunisie, l’Institut supérieur des études technologiques en communications de Tunis ou l’Institut préparatoire aux études d’ingénieurs de Tunis.

Par ailleurs, le nombre des universités et autres instituts de formation privés augmentent à l’image des créations de l’Université libre de Tunis, de l’Université centrale privée d’administration des affaires et de technologie, de l’École supérieure privée d’ingénierie et de technologie ou de l’Institut maghrébin des sciences économiques et de technologie.

Parmi les lycées de la capitale les plus connus figurent le Lycée de la rue du Pacha , fondé en 1900, le Lycée Bab El Khadhra, le Lycée de la rue de Russie, le Lycée Bourguiba , ancien Lycée Carnot de Tunis, le Lycée Alaoui ou encore le Lycée pilote de l’Ariana.

Jusqu’à l’indépendance, le Collège Sadiki , fondé en 1875 et la Khaldounia , fondée en 1896 figuraient également parmi les établissements les plus reconnus. Enfin, héritage de la présence française dans le pays, la ville conserve plusieurs établissements scolaires français dont le plus important est le Lycée Pierre-Mendès-France situé à Mutuelleville.

Politique

Tunis est la capitale de la Tunisie depuis 1159. En vertu des articles 43 et 24 de la constitution de 1959, Tunis et sa banlieue accueille toutes les institutions nationales /

la présidence de la République qui siège au palais présidentiel de Carthage

la Chambre des députés et la Chambre des conseillers, composant le parlement, qui siègent dans l’ancien palais beylical du Bardo aux côtés du Musée national du Bardo

les ministères et les organismes publics

le Conseil constitutionnel ainsi que les principales institutions judiciaires

Municipalité

Institutions

Le Conseil municipal se compose de 60 membres dont 20 assistants élus par le conseil après sa prise de fonctions. Durant la législature 2005-2010, la répartition des sièges se fait de la façon suivante , 48 pour le Rassemblement constitutionnel démocratique . parti au pouvoir au niveau national, 4 pour le Mouvement des démocrates socialistes, 4 pour le Parti de l’unité populaire, 3 pour l’Union démocratique unioniste et 1 pour le Parti social-libéral.

Le Conseil municipal se réunit quatre fois par an mais peut se réunir en session extraordinaire à la demande du maire. Parmi ses compétences figurent l’étude et le vote du budget municipal, du programme d’équipement municipal et des actions à entreprendre dans le cadre du plan national de développement.

 Il donne également son avis sur tous les projets devant être réalisés par l’État, le gouvernorat ou un organisme public.

Contrairement aux autres maires de Tunisie, celui de Tunis est désigné par décret du président de la République parmi les membres du Conseil municipal. Abbès Mohsen, 30e maire de Tunis, est en poste depuis 2000 où il succède à Mohamed Ali Bouleymane.

Il est réélu et confirmé à son poste après les élections municipales de 2005.
En complément des institutions municipales, chacun des quinze arrondissements municipaux dispose d’un conseil se réunissant chaque mois en présence des élus et des représentants des administrations concernées par les questions à l’ordre du jour.

Budget

Le budget 2008 adopté par le Conseil municipal s’articule de la façon suivante , 61,61 millions de dinars pour le fonctionnement et 32,516 millions de dinars pour les investissements.

 Il reflète l’amélioration de la situation financière de la municipalité, l’année 2007 étant une année enregistrant un excédent en ressources propres par rapport aux prévisions qui a permis le règlement des dettes de la municipalité et le renforcement de sa crédibilité à l'égard de ses fournisseurs et partenaires publics et privés

Les recettes sont le produit des taxes sur les immeubles bâtis et les terrains non bâtis, des redevances de location des propriétés municipales, des revenus de l’exploitation de la voie publique, de la publicité, de la vente du domaine municipal et des actions que la municipalité détient dans le capital de certaines entreprises.

Côté dépenses, des crédits sont prévus pour la consolidation de l’hygiène et de la propreté, de l’état de l’environnement et de l’esthétique urbaine, l’entretien de l’infrastructure, la réhabilitation et la rénovation des équipements collectifs, le renforcement de la logistique et des moyens de travail et de transport.

Économie

Tableau général

De par la concentration des activités de commandement politique , siège des institutions du pouvoir central, présidence, parlement, ministères et administrations centrales et culturel importants festivals et grands médias, Tunis est la seule métropole de rang national.

Son poids économique est donc très important ,  la ville constitue le 1er pôle économique et industriel du pays, abrite le tiers des entreprises tunisiennes - dont la quasi totalité des sièges sociaux des entreprises de plus de cinquante salariés à l’exception de la Compagnie des phosphates de Gafsa qui a fait l’objet d’une mesure de décentralisation de son siège social à Gafsa -et produit le tiers du produit intérieur brut national.

Les grandes faiblesses de l’économie tunisoise sont son attractivité insuffisante pour les investissements étrangers , 33 % des entreprises, 26 % des investissements et 27 % des emplois, l’exclusion de plusieurs zones de la dynamique économique en raison des déséquilibres urbains, le taux de chômage des diplômés du supérieur qui est en progression de même que le taux d’analphabétisme qui demeure élevé au sein de la population la plus âgée , 27 % des femmes et 12 % des hommes.

 Le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, en régression à l’échelle nationale, reste plus élevé en milieu urbain. Par ailleurs, le chômage persiste ,  un jeune de 18 à 24 ans sur trois est au chômage contre un actif sur six à l’échelle nationale. Dans le Grand Tunis, la proportion de jeunes au chômage est ainsi de 35 %.

Secteurs

La structure économique de Tunis, tout comme celle du pays, se tertiarise - la ville est la plus grande place financière du pays en abritant le siège de 65 % des entreprises financières - alors que les secteurs industriels perdent de leur importance , saturation des zones industrielles mais spécialisation des activités industrielles à haute valeur ajoutée.

L’industrie y reste tout de même très représentée , Tunis accueille 85 % des établissements industriels répartis dans les quatre gouvernorats constituant son agglomération avec une évolution vers l’étalement des zones industrielles en périphérie, le long des axes de communication.

L’agriculture, quant à elle, est active dans les espaces les plus éloignés du centre sous forme de ceintures maraîchères ou d’espaces agricoles spécialisés , notamment dans la viticulture très présente autour de la ville.

 En effet, grâce à un relief en général plat et à l’encadrement de l’agglomération par les deux principaux fleuves de Tunisie, la Medjerda au nord et l’oued Miliane au sud, fertilisant grâce à leur forte charge alluviale, Tunis bénéficie de plusieurs grandes plaines fertiles encore très productives ,  les plaines de l’Ariana et de La Soukra , nord, la plaine de La Manouba , ouest et la plaine de Mornag , sud.

De plus, une vaste nappe phréatique facilement accessible par le forage de puits peu profonds apporte l’eau nécessaire aux différentes cultures.

 Les sols sont lourds et calcaires au nord mais légers et argilo-sablonneux au sud. Les productions agricoles sont diversifiées, notamment en raison d’un régime de pluies réparties au cours de l’année ,  blé dur , La Manouba, olivier , Ariana et Mornag, vigne , Mornag, arboriculture fruitière, maraîchage et cultures légumineuses , toutes régions.

Transports

Transports publics

La ville dispose au début du XXIe siècle d’un réseau de transport en commun relativement développé et placé sous la gestion de la Société des transports de Tunis , STT. En plus des quelques 200 lignes de bus, la première ligne du métro léger ouvre en 1985.

 Le réseau s’étend progressivement depuis pour atteindre les quartiers périphériques. La capitale est aussi reliée à sa banlieue nord par la ligne ferroviaire du TGM qui traverse la digue divisant le lac en deux.

Par ailleurs, un nouveau projet de transport de masse, d’un montant estimé à trois milliards de dinars, doit être aménagé dans la région du Grand Tunis entre 2009 et Il s’agit du Réseau ferroviaire rapide , RFR, l’équivalent du RER parisien, qui doit transporter des dizaines de milliers de voyageurs depuis les lointaines banlieues de Tunis vers le centre en utilisant des voies ferrées existantes ou à construire.

 Il sera décomposé en cinq lignes dont la priorité est fonction de certains critères, comme la densité de la population ou le déficit de la desserte d’une zone donnée .

Par ailleurs, le TGM sera intégré dans le réseau du métro léger et une nouvelle ligne construite vers Aïn Zaghouan et Bhar Lazrag , 8,4 kilomètres. Une telle opération nécessitera la mise à niveau des quais de gares du TGM afin qu’ils soient adaptés aux rames du métro léger.

 Parmi les autres projets prévus se trouvent une ligne vers la cité Ennasr , 8,4 kilomètres, ainsi que l’extension de la ligne Tunis-Ettadhamen pour atteindre Mnihla , 1,7 kilomètre. De son côté, la ligne sud du métro léger est étendue en novembre 2008 jusqu’à El Mourouj 6 sur un longueur de 6,8 kilomètres. La longueur totale du réseau sera à terme de l’ordre de 84 kilomètres.

Infrastructures

Tunis est desservie par l’aéroport international de Tunis-Carthage, situé à 8 kilomètres au nord-est du centre-ville, qui est mis en exploitation en 1940 sous le nom de Tunis-El Aouina.

 L’aérogare actuelle est dotée d’une capacité d’accueil de 4,4 millions de voyageurs par an , soit 35,98 % du trafic total des aéroports du pays. Elle sera portée à 6 millions de voyageurs en 2007 car le trafic enregistre déjà une hausse de 10,6 % durant la période 2000-2005.

Après l’indépendance, l’Office national des ports maritimes, qui prend en charge l’ensemble des ports du pays, modernise les infrastructures du port de Tunis durant les années 1960.

 Toutefois, le développement très important des installations portuaires de La Goulette et Radès, bénéficiant de sites plus favorables, et le transfert progressif des activités et du trafic permettent d’envisager au début du XXIe siècle le réaménagement du port de Tunis et sa transformation en port de plaisance dans le cadre du réaménagement du quartier de La Petite Sicile.

Tunis connaît également une densité de circulation importante en raison de la croissance du parc automobile qui évolue au rythme de 7,5 % par an. D’ailleurs, la capitale concentre à elle seule au moins 40 % du parc national avec la circulation de quelques 700 000 voitures par jour.

 C’est dans ce contexte que d’importants travaux d’infrastructure routière , viaducs, échangeurs, voies express, sont mis en route dès la fin des années 1990 afin de désengorger les principaux axes de la capitale.

Tunis est par ailleurs le noyau d’où rayonnent les principales routes ainsi que toutes les autoroutes qui desservent les diverses régions du pays /

Autoroute A1,Tunis-Sfax ,

Autoroute A3 , Tunis-Oued Zarga ,

Autoroute A4 , Tunis-Bizerte.

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