MOI2

Le point de vue de Léonce Lebrun  

Le terrorisme

 

Immigration, insécurité, terrorisme, voilà le triptyque sécuritaire sociétal en vogue dans certaines Nations de l’Occident.  

Chaque composant de cet attelage, appelle un long développement, faisant  ressortir  pour les populations visées …  

…que  la mouvance  maghrébine est en pole position pour un rejet à base de rancœur vis à vis des peuples qui  se sont émancipés de la tutelle colonialiste.

Car après plus de 60 ans une certaine opinion a bien du mal à digérer   ce concept universel …

 

du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

 

Et donc l’islam est devenu  un excellent repoussoir  avec cette propagande dérisoire de rendre collectivement  responsable, des actes criminels isolés …

 

…, les musulmans qui aspirent à vivre en paix dans ce pays…

 

… à moins de démontrer qu’ils ne sont pas des citoyens à part entière.

 

Mais qu’est ce que le « terrorisme » qui a fait naître en un temps record un vocabulaire islamophobe insupportable depuis cette journée sanglante à Paris du 7 Janvier 2015.

 

Au cours de l’Histoire on a toujours confronté à des situations dangeuruses de guerre, isolées...

 

... Si nous remontons au Conflit mondial de 1939- 1945, les maquisards en France  avaient recours à tous les moyens pour contrarier la présence militaire  allemande...

 

...des actions considérées comme du terrorisme par l'Etat major du 3è Reich, dont les auteurs arrêtés par la Gestapo,(Police politique allemande à l'époque) les SS, et autres "collabos" français s’exposaient aux pires châtiments.

 

Mais après l’Armistice de 1945  ces hommes de l’ombre ont été considérés comme des héros.

 

Par ailleurs ,durant l’occupation de la Palestine par les Britanniques, le bras armé l’Irgoun de l’Organisation nationaliste hébraïqueHaganah, multiplia les opérations et autres missions de terreur...

 

...dont l’explosion de l’Hotel de David, le 22 Juillet 1946, logeant des familles militaires, faisant des centaines de tués et blessés.

 

Et  de nos jours l' Etat hébreu est bien mal placé pour accuser les résistants palestiniens de terrorisme.

 

Car l’Histoire choisit toujours son camp, terroriste aujourd’hui, héros demain.

 

Et donc, qu’on ait présent à l’esprit, que des Occidentaux sont sur le pied de guerre depuis 1945,  détruisant et destabilisant sans motif, des pays entiers Arack, Libye, Syrie …

 

…que demain et tôt où tard, la mouche ayant changé d'âne, les descendants de ces victimes innoentes d’hier, exigeront  des comptes aux nations de l'Occident, responsables…

 

…alors là, bonjour les dégâts, car voici venu le temps des commandos puissamment armés, avec des hommes obéissant aux ordres ,opérant sur des cibles déterminés...

 

...car la roue tourne toujours, ainsi va l'Histoire de notre Humanité...

 

… mais au fait ,devra- t-on les qualifier de "terroristes"…

Le Royaume du Maroc

 

 

Le Royaume du Maroc est un pays situé dans le nord-ouest de l’Afrique et faisant partie du Maghreb. Sa capitale politique est Rabat alors que la capitale économique et la plus grande ville du pays est Casablanca.

 

 Le pays est bordé par l’océan Atlantique à l’ouest, par l’Espagne, le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée au nord, par l’Algérie à l’est, et de facto au sud par la Mauritanie au-delà du Sahara occidental contesté.

 

Le Maroc a pour régime politique une monarchie constitutionnelle dont le souverain actuel est Mohammed VI, c'est l'une des plus vieilles monarchies au monde. Le Maroc est membre de plusieurs organisations dont l’Union du Maghreb arabe, la Francophonie, et l’Organisation de la conférence islamique.

 

 Le Maroc est le seul pays africain qui ne fait pas partie de l'Union Africaine, mais il cherche à consolider ses relations avec l'Union européenne. En 1987, le Maroc a tenté, sans succès, d'adhérer à la CEE, et s'est vu octroyer en 2008 un statut avancé  auprès de l'UE.

 

 Le 15 mai 2009, il a rejoint le Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe. En juin 2004, en reconnaissance des liens étroits qui unissent les deux pays et en appréciation du soutien résolu du Maroc à la guerre contre le terrorisme, le président des États-Unis désigna le Maroc comme l'un des alliés majeurs hors-OTAN.

 

Selon l'historien Bernard Lugan, entre autres, l'attrait des richesses provenant du commerce du Sud , Sahara,  vers le Nord , l'Occident, va attirer les convoitises de diverses tribus avec pour ville carrefour Marrakech qui deviendra naturellement la capitale de diverses dynasties en particulier celles venant du Sud , Almoravides, Almohades, Saadiens.

 

 c'est la raison pour laquelle, toute l'histoire du Maroc , des Idrissides aux Alaouites,  fut marquée par le commerce des richesses du Sud vers le Nord. L'histoire et l'origine du Maroc furent, sont et seront marquées par le lien avec le Sahara.

 

Toponymie

Le Maroc se dit en berbère lmruk  en tifinagh, dérive de la prononciation , Amur n'wakuc,  pays de dieu en tamazight, et ce qui a donné aussi le nom de Marrakech.

 

Le Maroc se dit en arabe al-Maghreb, ce qui signifie ,  le couchant ,  ou l’Occident  , littéralement ,  le Maghreb .

 

Le même mot, en arabe, désigne aussi le Maghreb au sens large ,  aussi, lorsqu'il est nécessaire de préciser, on nomme le Maroc al-Maghrib al-’aqaą, ce qui signifie ,  le Couchant lointain , ou ,  l’Extrême-Occident , et on désigne le Maghreb par al-Maghrib al-arabiy, soit ,  l'Occident arabe .

 

Le nom français Maroc dérive quant à lui de la prononciation espagnole de Marrakech, Marruecos, ville du centre du pays fondée en 1062 et qui fut la capitale de trois dynasties celle des Almoravides, des Almohades et des Saadiens.

 

 De cette prononciation dérive également Marrocos en portugais, Marocko en suédois, Morocco en anglais, et , en allemand, norvégien et néerlandais, les Persans l’appelant eux Marakech. Les Turcs l’appellent Fas qui vient de l’ancienne capitale du Maroc sous la dynastie alaouite , avant 1912, Fès.

 Dans l’Antiquité, les Grecs appelaient les habitants de la région les Maurusiens.

 

À partir de cette appellation, la région composée du Maroc et de l'Algérie occidentale sera connue sous le nom de Maurétanie, à ne pas confondre avec la Mauritanie.

 

 La région sera par la suite divisée en deux Maurétanies provinces par les Romains, la Maurétanie Tingitane avec Volubilis pour capitale , ancienne cité berbère de Oulil,  et la Maurétanie

 

Césarienne avec Cesarea , Tipaza,  pour capitale , centre et ouest de l'Algérie. Le Maroc est le pays où les grecs anciens situaient le mythique jardin des Hespérides.

 

Le Maroc sera connu sous le nom de Royaume de Marrakech sous les 3 dynasties qui choisiront cette ville comme capitale, puis sous le nom de Royaume de Fès sous les dynasties qui choisiront Fès comme capitale.

 

 Lorsque les Alaouites changeront de capitale et quitteront Fès, le Maroc sera aussi connu sous le nom d'Empire chérifien et cela jusqu'à l'indépendance du pays en 1956. À l'indépendance, le pays prend le nom officiel de Royaume du Maroc et le sultan Mohamed ben Youssef en devient le roi sous le nom de Mohamed V.

 

Histoire

Le Maroc est un pays du nord- ouest de l'Afrique dont le nom même, dérivé de Marrakech, ville impériale et capitale de 1062 à 1273, remonte au XVIe siècle. Habité dès la préhistoire par des populations berbères, le pays a connu des peuplements phéniciens, carthaginois, romains, vandales, byzantins avant d'être islamisé par les Arabes.

 

 C'est lors de son exil qu'Idris Ier, fuyant les persécutions du califat des Abbassides, en 788, a donné naissance à un État dans ce Maghreb el-Aqça , Maghreb extrême ou extrême couchant, le Maroc a toujours gardé, si ce n'est son indépendance absolue, une très forte autonomie.

 

Selon l'historien Bernard Lugan, entre autres, l'attrait des richesses provenant du commerce du Sud , Sahara,  vers le Nord , l'occident,  va attirer les convoitises de diverses tribus avec pour ville carrefour Marrakech .

 

 La porte du désert, qui deviendra naturellement la capitale de diverses dynasties en particulier celles venant du Sud , Almoravides, Almohades, Saadiens,c'est la raison pour laquelle, toute l'histoire du Maroc,  des Idrissides aux Alaouitesfut marquée par le commerce des richesses du Sud vers le Nord. L'histoire et l'origine du Maroc furent, sont et seront marquées par le lien avec le Sahara.

 

Les premières traces de peuplement

L'Homme a laissé de nombreuses traces au cours de toute la période préhistorique, marque d'un peuplement très ancien, sans doute facilité par un climat plus favorable qu'aujourd'hui.

 

À l'Acheuléen , Paléolithique inférieur,  des indices datant d'au moins 700 000 ans traduisent une première activité humaine. Ces hommes vivaient principalement de la cueillette et de la chasse. Les outils de cette époque sont les galets aménagés, le biface, les hachereaux découverts notamment dans les régions de Casablanca et de Salé.

 

Le Moustérien , Paléolithique moyen,  entre 120 et 40 000 ans avant l'ère chrétienne, se caractérise par l'évolution de l'outillage. Cette période a livré des racloirs et des grattoirs, en particulier au sein de l'industrie lithique de Jbel Irhoud.

 

La période de l'Atérien , de Bir el-Ater en Algérie, est connue uniquement en Afrique du Nord. Cette période se caractérise par la maîtrise de la production d'outils présentant des pédoncules destinés à faciliter l'emmanchement. Cette période a aussi connu un changement climatique, puisque la faune et la flore se raréfient, laissant place au désert qui coupe aujourd'hui l'Afrique en deux.

 

Le Paléolithique supérieur est marqué par l'arrivée d'Homo sapiens, porteur de l'industrie ibéromaurusienne. À Taforalt , Oujda, les outils retrouvés datent de 30 à 20 000 ans avant J.-C. Des rites funéraires sont identifiés , les morts ont le corps en décubitus latéral et les os peints.

 

Ces populations se maintiennent jusque vers 9 000 ans avant J.-C. puis elle vont être éliminées ou absorbées par l'arrivée des premiers ancêtres des populations berbères actuelles ,  les capsiens , nom issu de la ville antique de Capsa, aujourd'hui Gafsa,  arrivent de l'est ,comme le montrent les études linguistiques, qui classent dans la même famille l'égyptien et le berbère.

 

Des sites néolithiques, montrant l'apparition d'une sédentarisation et la naissance de l'agriculture sont découverts près de Skhirat , Nécropole de Rouazi-Skhirat,  et de Tetouan , grottes de Kaf Taht el Ghar et de Ghar Kahal.

 

Antiquité

Les Phéniciens, commerçants entreprenants, installent leurs premiers établissements sur les côtes marocaines dès le XIè siècle av. J.-C. et fondent des port-comptoirs comme Tingi , Tanger,  ou Lixus , Larache. C'est à partir de la fondation de Carthage , en Tunisie, Maghreb de l'est,  que la région commence à être réellement mise en valeur.

 

 L'influence punique se fera sentir près de mille ans au Maroc, dans ses relations avec les chefs de tribus berbères locales ,  en effet à partir du VIe siècle, les carthaginois en quête d'or , tiré de l'Atlas, de pourpre , coquillage que l'on trouve à Mogador par exemple, et qui donne la teinture du même nom, vont commercer avec les habitants du Maroc.

 

C'est à partir du IVe siècle av. J.-C. que, dans le nord du Maroc, apparait la première organisation politique du pays : le royaume de Maurétanie apparait, résultat de la fédération de différentes tribus berbères qui avaient profité de l'influence punique

 

Lorsque les Romains arrivent vers le IIè siècle av. J.-C., après la destruction de Carthage, ils sont d'abord alliés à ce royaume de Maurétanie, qui leur permet de lutter et de prendre à revers le chef numide Jugurtha.

 

 La Maurétanie devient un royaume ami, un  état-client , qui , s'il dépend étroitement de Rome et prendra part à toutes les querelles internes de l'Empire, reste de fait indépendant. En 40, le royaume des Maures perd son roi. Caligula, qui l'a fait assassiner, fait face à la guerre d'Aedemon .

 

 Il faudra quatre ans pour mater cette révolte et en 46, l'empereur Claude annexe le royaume qui devient la Maurétanie tingitane , chef-lieu Tingi, devenu Tanger.

 

 La domination romaine se limite aux plaines du nord , jusqu'à la région de Volubilis près de Meknès,  et l'Empire ne cherche pas à contrôler la région très fermement ,  il semble que les tribus berbères autonomes et pacifiques étaient imbriquées dans les possessions romaines. Pour autant Rome doit lutter sans cesse contre les Berbères montagnards.

 

Au même titre que le reste de l'Afrique du nord, la Maurétanie Tingitane va connaitre la christianisation. Des dizaines d'évêchés couvrent la région, s'adressant d'abord aux populations romaines puis aux romanisés.

 

 C'est en 298, à Tanger, sous Dioclétien que saint Marcel, centurion romain, est décapité. Les berbères du Maroc ne seront, à la différence des berbères d'Algérie et de Tunisie, que très peu christianisés. Deux évêchés ont été identifiés en Tingitane  à Tanger et Larache, mais il est possible qu'il y en ait eu quatre.

 

Au IIè siècle, l'Empire recule. C'est aussi le cas en Afrique du Nord et en particulier au Maroc , la Maurétanie Tingitane se retrouve réduite à la seule ville de Tingi et à la côte nord. Elle est d'ailleurs rattachée administrativement à l'Espagne. Les villes du sud sont toutes abandonnées, y compris la grande cité Volubilis.

 

 Au sud seul le port de Sala est conservé à l'Empire. Les raisons de ce repli sont mal connues , pression des berbères montagnards et du sud, Crise économique plus violente dans cette région ,  Affaiblissement dû aux conflits dynastiques de l'Empire avec l'épisode des Gordiens.

 

Profitant de l'affaiblissement de l'Empire romain d'occident, une troupe de barbares de langue teutonne, formées de Suèves, de Vandales et d'Alains traverse le Rhin en 406. Les Vandales descendent alors en Espagne et passent en Afrique en 429.

 

 Ils atteignent Hippone , Algérie, en 430. Le gouvernement de Constantinople engage en vain une expédition navale contre cette invasion. Les Vandales s'installent dans l'Afrique du nord-ouest pour plus d'un siècle.

 

 Il faut attendre 533-534, pour voir la campagne d'Afrique engagée par Justinien Ier et dirigée par le général thrace Bélisaire anéantir le royaume vandale. La pacification du territoire reconquis fut, elle, plus laborieuse

 

La Maurétanie Tingitane, quant à elle, n'est d'abord pas touchée par la conquête et la domination vandale. Ceux-ci ne contrôleront jamais que les côtes méditerranéennes. La région passe sous contrôle byzantin en 534.

 

 Mais les berbères, habitués à une large autonomie depuis plus d'un siècle, s'ils sont encore romanisés , ne sont plus romains , et ils vont résister farouchement autour du prince Garmel Après la victoire byzantine, la province connait un certain renouveau économique et démographique.

 

Conquête arabo-musulmane

En 638, les Arabes prennent Alexandrie. En 649, ils atteignent le Maghreb. Mais ce n'est qu'à la cinquième campagne , 681,  qu'ils entrent au Maroc. Ils font alors face à une farouche résistance berbère, à la suite de certaines erreurs diplomatiques. Les Berbères, qu'ils soient montagnards, ou des plaines aujourd'hui marocaines ou algériennes, vont permettre à l'empire byzantin de se maintenir jusqu'en 698.

 

 L'empire byzantin est alors vaincu et ne subsiste que la résistance berbère. Cette résistance tient encore quinze ans. En 708, le Maroc berbère se convertit massivement à l'islam. Cette conversion, qui touchait des populations qui n'avaient jamais été christianisées, ne fut à aucun moment remise en cause par les Berbères.

 

 La région connut par la suite des révoltes anti-arabes, mais elles ne furent jamais anti-musulmanes Très vite, Les musulmans utilisent les capacités guerrières des nouveaux convertis ,  l'Espagne wisigothique est conquise en trois ans, les troupes arabes et berbères arrivent en Navarre en 715. Ils seront vaincus à Poitiers en 732.

 

L'ensemble du Maroc côtier est sous domination de l'empire Omeyyade. Dans la région du Rif s'établit un petit émirat berbère autonome ,  l'émirat de Nekor ou Nokour

 

En 740 a lieu la première révolte berbère face au pouvoir arabe ,  aucunement une remise en cause de l'islam, le kharijitisme sert de prétexte pour remettre en cause le califat d'orient. C'est, pour ses fidèles, la volonté de choisir le meilleur  pour gouverner, et non pas forcément un descendant du prophète , ce que veut le chiisme, , ou un candidat choisi par les sages , ce que veut le sunnisme.

 

 Le kharijitisme est la thèse la plus appréciée par les peuples berbères, qui ont des sentiments relativement démocratiques , le chef se doit d'être choisi par tous, et non pas imposé. Le califat omeyyade ne peut l'accepter, et un conflit éclate. En 750, à Damas, les Omeyyades sont renversés par les Abbassides. Le Maroc se retrouve dans une quasi-anarchie.

 

Fondation du Maroc

La fondation du Maroc, pays se considérant arabo-berbère,africain et musulman, se fait avec les Idrissides qui allièrent à leur cause diverses tribus arabo-berbéro-afro-musulmanes contrôlant des petits royaumes ou territoires indépendants de tout pouvoir central

 

 Au fur et à mesure des alliances, les Idrissides vont étendre leur influence territoriale avec des populations autochtones et lancer les bases de l'organisation d'un état constitué , Makhzen ,  reprises par les dynasties suivantes.

 

 Si les Idrissides vont commencer à dessiner les bases le l'état et des frontières de l'actuel Maroc ce sont les Almoravides qui en créant leur capitale Marrakech donneront au pays son nom , le nom Maroc est dû à déformation linguistique française de Marrakech,  ils consolideront et élargiront l'œuvre débutante et fragile des Idrissides ,  les dynasties suivantes hériteront de l'expérience étatique précédente.

 

Même si d'autres civilisations du bassin méditerranéen , Rome, Carthage. ont enrichi l'histoire du pays et même, si des populations de l'actuel Maroc vont participer à l'essor de ces civilisations, les historiens du Maroc considèrent que l'impact de ces civilisations a été limité à l'extrême nord du Maroc et à certains comptoirs commerciaux.

 

A propos du Maroc, le terme Empire est parfois utilisé car par définition, un empire est un ensemble d'états ou de royaumes. Ceci explique l'appellation villes impériales  utilisée encore de nos jours pour qualifier les villes de Fès, Marrakech, Meknès et Rabat

 

Lorsque le Maroc se fonde, le reste du Maghreb est éclaté sous forme de royaumes ou territoires indépendants, parfois concurrents ou en guerre, sans pouvoir central c'est-à-dire non organisés en état dirigé par des populations autochtones.

 

L'organisation en Etat structuré permit aux Saadiens et aux Alaouites de s'opposer à l'avancée ottomane qui s'arrêta à la rivière Moulouya et qui s'étendait sur une grande partie des autres pays arabes actuels.

 

Des désaccords apparues au début du XXe siècle dans la famille Alaouite et dans le Makhzen plus globalement suite à des problèmes de gestion du pays, créèrent une période d'instabilité dont vont profiter plusieurs puissances coloniales , Allemagne, Angleterre, Espagne, France, pour essayer de s'emparer du pays qui possède entre autres une position géostratégique intéressante, à la veille de la Première Guerre mondiale.

 

 Après bien des tractations houleuses et secrètes qui faillirent déclencher, dès 1912,la première guerre mondiale , coup d'Agadir, le Maroc fut partagé entre la France et l'Espagne.

 

Les dynasties marocaines

Rôle des tribus au cours de l'histoire du Maroc

Comme dans l'histoire de très nombreuses nations à travers le monde, aucune dynastie marocaine ne pourra s'imposer par elle-même. Toutes devront, pour étendre et asseoir leur influence géographique sur des périodes plus moins longues, passer des alliances , intéressées, religieuses, maritales, forcées, pacifiques ou négociées, avec les différentes autres tribus musulmanes et parfois juives du pays.

 

 L'islam sunnite sera le principal ciment entre les différents tribus arabes, berbères et les populations soudanaises du Grand Sud qui composent le royaume mais ses interprétations feront naitre des conflits. Le fait que certaines dynasties se soient clairement affichées comme charifiennes ne fut pas une garantie à la durée de leur pouvoir sur cette grosse portion du nord-ouest africain.

 

Le Maroc restera longtemps un pays fortement tribal cela même après l'indépendance du pays en 1956 ,  mais ce point ne signifie pas l'absence d'un pouvoir central organisateur. C'est la raison pour laquelle, de nos jours encore, les représentants des différentes tribus du pays continuent à réitérer leur allégeance au Roi au cours de la fête annuelle du Trône.

 

 Compte tenu des dissensions familiales et des luttes de pouvoir au sein des différentes dynasties marocaines successives, tous les membres , sans exception de la famille royale sont également tenus de prêter allégeance au Roi.

 

 C'est la cérémonie dite de la bai'a. L'aspect tribal du Maroc actuel va en s'effaçant en particulier dans les grandes villes, même si les Fassis et les Chleuh qui font toujours référence à leurs origines ethniques s'en prévalent, phénomène communautaire notamment visible à Casablanca.

 

Cette fête du Trône a pour but de souder et de rappeler le lien entre le monarque et le peuple, en particulier à des moments difficiles de l'histoire du pays où la monarchie et, ou l'intégrité territoriale du Maroc sont contestées jusqu'à nos jours par ses opposants politiques , partis intégristes islamistes pro-iraniens, mouvances intégristes pro-al qaïda, Polisario, partis marxistes pro-algériens, nassériens ou libyens.

 

Dynastie Idrisside , 788-916, , fondatrice du Maroc

L'histoire des Idrissides commence, lorsqu'un prince arabe chiite de la famille de `Ali , quatrième calife de l'islam ,  accompagné par son frère de lait Rached Ben Morched El Koreichi, se réfugièrent dans le Moyen Atlas.

 

 Fuyant la menace des Abbassides , le massacre de la bataille de Fakh près de La Mecque, , ils séjournèrent en Égypte avant de s'installer à Walilah , Volubilis, sous la protection de la tribu berbère des Awarbas. Réussissant à rallier les tribus à sa cause, il fut investi Imam et fonda la ville de Fès en 789 sous le nom d'Idriss Ier.

 

 C'est le début de la dynastie des Idrissides. Depuis cette date, le Maroc n'a jamais totalement perdu son indépendance. Il a préservé jusqu'à nos jours son identité nationale. Il se construit, comme Al Andalus, en opposition à l'empire Abbasside de Bagdad.

 

Idris Ier est assassiné par un émissaire du calife Abbasside Haroun al-Rachid, un certain Sulayman al Zindhi. Ne se doutant point que la femme d'Idris Ier Kenza était enceinte, Haroun al-Rachid pensa que la menace a été vaincue.

 

 Mais quelques mois plus tard, Idris II était né. Son éducation a été confiée à l'affranchi de son père Rachid. 11 années plus tard, il fut proclamé Imam. Au fil des années, sa sagesse et son sens pour la politique s'affirme, il réussit à unifier un plus grand nombre de tribus, le nombre de ses fidèles s'accroît et la puissance de son armée se développe.

 

 Se sentant à l'étroit à Walilah, il la quitta pour Fès, où il fonda le quartier des Kairouanais sur la rive gauche Idris Ier s'était établi sur la rive droite, le quartier des Andalous. Les Kairouanais étaient issus de familles arabes et khorassaniennes quittant la Tunisie, tandis que les Andalous étaient des opposants aux Omeyyades, origiaires des faubourgs de Cordoue.

 

 A cette même époque, les Vikings se signalent par leurs incursions dévastatrices sur les côtes nord du Maroc.

En 985, les Meknassa , Moussa ben Abi-l-Afiya,  chassèrent les Idrissides. Ces derniers embrassèrent la cause des Omeyyades du califat de Cordoue et se réfugièrent en Andalousie où ils engendrèrent la dynastie locale des Hammudites.

 

Les Méknassa , vers 916 à 974,

L'influence de cet état s'étale jusqu'à l'an 1054, date à la quelle la dynastie de Moussa ben Abi Elafia El meknessi fut anéantie par Youssef Ben Tachfine.

La dynastie s'appuyait sur son Ribat Meknassa-Taza. Elle doit sa renommée à Moussa Ben Abi Elafia Ben Abi bassil Ben abi Eddahak Ben MajzoulBen Tamris Ben Fardis Ben Ounif Ben Meknas Ben Warstif El Meknassi qui parvient à conquérir Fès, Taza, Tsoul, Lougani, Tanger, Larache en 924.

 

 Il s'empara par la suite à la majorité des régions marocaines suite aux Baïâa des tribus et des sages. Il chassa les Idrissides de Chella et de Asila et de tout le Maroc, ces derniers se retranchent prisonniers à l'endroit dit ,  Hisn Hjar Annsar.

 

C'est Abi ElFath Etsouli qui se chargea avec 10 000 cavaliers de surveiller le château. Ibn Abi Zarâa dans Rawd Al Qirtas, rapporte que Ben Abi ElAfia voulait exterminer la Idrissides du Maroc, il a été contraint par ses alliés.

 

En 932, il s'empare de Tlemcen et sa région, puis de Tekkour , Haute Moulouya,  et sa région. Ensuite, il s'allia aux Omeyyade d'Andalousie et fut défait par Obeidallah le Fatimide. Il se replia ensuite à Guercif, Tekkour et Taza.

 

On attribue à la Dynastie des Meknassa, la construction de Ribat Meknassa-Taza, ainsi que de la ville de Tsoul , détruite par les Almoravides.

La dynastie se perpétua à travers ses fils, mais perd petit à petit de son influence, avant son achèvement par les Almoravides.

 

Incursions d'autres tribus Zénètes , vers 954 à 1059,

La décadence des Idrissides avait entrainé l'éclatement de l'empire en petits émirats.

Vers 954, Selon Ibn Khaldoun 3 dynasties Zénètes ,  Maghraouas, Banou Ifrens s'emparent de plusieurs villes au Maghreb el Aksa , appellation arabe du Maroc,  Fès, Oujda, Salé, Marrakech, Sijilmassa, Agadir etc. suite à la faiblesse de la dynastie arabe chérifienne des Idrissides.

 

Pendant la conquête, les Maghraouas, les Banou Ifrens et les Meknassa avaient des points de vue divergents, ce qui a provoqué une instabilité dans la région. Les diverses tribus des Maghraouas et des Banou Ifrens étaient tantôt alliées aux Omeyyades tantôt aux Fatimides.

 

Les Fatimides profitent de ces divisions entre les 3 tribus Zénètes et envoient les Zirides de l'ifriqiya pour conquérir le Maghreb el Aksa , le Maroc actuel. Le ziride nommé Ziri ibn Menad réussit à conquérir une parte du Maroc actuel. En 971, son fils Bologhine ibn Ziri affirme sa souveraineté sur la majorité des villes importantes.

 

Durant cette période, les Berghouata,  confédération de tribus Masmoudas et Sanhadja,  seront donc attaqués par les Zirides.

 

Les Maghraoua demandent l'aide des Omeyades. Ces derniers acceptent enfin d'aider les Zénètes à reconquérir les territoires, en particulier ceux des Maghraoua de l'ouest du Maghreb, Bologhine ibn Ziri est contraint de reculer devant l'armée Omeyades venue d'Andalousie par voie maritime et qui s'installe à Ceuta.

 

Par la suite, Ziri Ibn Attia des Maghraouas entre en conflit avec les chefs des Banou Ifrens et des Meknassa. Une lutte au pouvoir sera acharnée entre les fractions Zénètes. Les Banou Ifren attaquent Berghouata et prennent plusieurs fois Fès des Maghraouas. Ces derniers rétabliront l'équilibre du Maghreb el Aksa à la fin

 

Ces périodes d'instabilité ne permirent à aucune de ces 3 tribus de constituer une dynastie sur l'actuel Maroc.

Le règne des 3 tribus Zénètes s'achèvera par l'arrivée des Hilaliens et des Almoravides vers le XIe siècle en 1059. Les Zénètes seront éliminés par les Almoravides au Maghreb el Aksa

 

Les Almoravides , 1059-1147,

Les Almoravides sont issus des tribus berbères Sanhadjas qui nomadisaient dans le désert entre l'actuel Sénégal et le Sud de l'actuel Maroc en passant par l'actuelle Mauritanie. C'étaient des tribus guerrières doublées d'un puissant mouvement religieux qui avait pour but d'instaurer l'islam sunnite de rite malékite dans tout l'Occident musulman , Al-Andalus et Afrique du Nord.

 

 Les Almoravides se sont emparés du riche royaume du Ghana avec tout l'or qu'il produisait, sont parvenus à remonter les pistes caravanières vers le nord, jusqu'au Tafilalt dans les années 1050. Ils avaient pour chef Abu Bakr Ibn Omar al Lamtouni puis Youssef Ibn Tachfin. La guerre éclate entre les Almoravides et les Zénètes.

 

 Les dynasties des deux tribus Zénètes, les Banou Ifren et les Maghraouas, régnaient sur une grande partie du Maghreb el Aksa , appellation arabe du Maroc,  s'achèvent, après la victoire des Almoravides. C'est Youssef Ibn Tachfin qui fonde Marrakech en 1062, au départ simple campement nomade destiné à devenir la capitale d'un empire.

 

 Les Almoravides font disparaître dans les régions qu'ils contrôlent toutes les doctrines qu'ils suspectent d'hérésie. C'est ainsi qu'ils mettent fin à la présence du chiisme dans la région du Souss et qu'ils détruisent le royaume Berghouata qui prospérait dans les plaines centrales du Maroc.

 

 Partout les Almoravides imposent le sunnisme malékite le plus strict, tel qu'enseigné par les écoles théologiques de Médine et de Kairouan. Cette unification religieuse se double d'une unification politique. Les Almoravides étendent ainsi leurs conquêtes jusqu'au Maghreb central , actuelle Algérie.

 

 En 1086, Youssef Ibn Tachfin, appelé par les roitelets musulmans d'Al Andalus, franchit le détroit de Gibraltar à la tête de ses forces sahariennes et parvient à briser l'offensive chrétienne des Castillans et des Portugais à Zallaqa.

 

 Les Almoravides mettent fin au règne chaotique des roitelets et unifient l'Andalousie musulmane, qui est incorporée à leur empire à partir de 1090. Youssef Ibn Tachfin, qui a pris le titre d'Émir des Musulmans, règne sur un ensemble géopolitique s'étendant du Sénégal jusqu'aux abords des Pyrénées et des côtes atlantiques jusqu'à Alger.

 

 Cette domination almoravide se manifeste dans le domaine culturel par une symbiose des identités andalouses, ouest-maghrébine et sahariennes, préparant la voie à l'émergence d'une civilisation hispano-mauresque.

 

 Dans le domaine économique, l'État almoravide se distingue par sa maîtrise des flux de l'or, dont il contrôle les zones de production et les voies d'acheminement, du Ghana au bassin méditerranéen. Après la mort de Youssef Ibn Tachfin en 1106, son fils Ali lui succède, mais déjà la dynastie est contestée aussi bien en Espagne qu'en Afrique.

 

Almohades, 1147-1248,

Les Almohades , al Muwahiddines,  sont à l'origine un mouvement religieux fondé par le mystique Ibn Tûmart , qui s'autoproclamait Mahdi et Imam impeccable. Ibn Tûmart était un Berbère qui avait longtemps séjourné au Moyen-Orient, et aurait rencontré personnellement le fameux théologien persan al Ghazali.

 

 De retour dans sa région d'origine le Haut-Atlas,  en 1125, Ibn Tûmart impose une doctrine intransigeante qui entend purifier les mœurs. Il prend pour cible la dynastie almoravide, jugée selon lui hérétique.

 

 Le mouvement almohade prend de l'ampleur et Ibn Tûmart contrôle bientôt toute la montagne depuis son nid d'aigle de Tinmel. Le meilleur disciple d'Ibn Toumert est un Zénète de Nedroma qui se nomme Abd al-Mumin. Accepté par les Masmoudas du Haut-Atlas, il prend la tête du mouvement à la mort de son maître et devient le premier véritable souverain almohade.

 

 Almoravides et Almohades se livrent à d'incessantes batailles, les Almoravides employant une milice de mercenaires chrétiens menés par le chevalier catalan Reverter. Les Almohades ont à leur disposition une armée tribale solidement organisée par une discipline de fer.

 

 Mais l'Émirat almoravide traverse une période de crise, et le Maghreb tombe comme un fruit mûr aux mains des Almohades. Marrakech sera prise en 1147 et presque tous les monuments almoravides y seront rasés, dans un souci de purification .

 

Abd al-Mumin prend le titre de calife, rompant ainsi avec les Abbassides de Bagdad et imposant l'idée d'un califat berbère indépendant. Lui et ses successeurs, fruits de son union avec une Masmouda, Abu Yaqub Yusuf et Abu Yusuf Yaqub al-Mansur agrandissent l'empire almohade par les conquêtes du Maghreb oriental , jusqu'en Tripolitaine,  et d'Al- Andalus.

 

 L'État almohade devient une puissance majeure du monde méditerranéen, et ses trois capitales , Marrakech, Rabat et Séville, connaissent l'apogée culturelle et artistique de la civilisation hispano-mauresque. Le commerce, les productions agricoles et artisanales sont florissantes, et les ports nouent des relations avec les villes commerçantes italiennes.

 

 Mais après ce sommet de gloire viendra le déclin avec le calife Muhammad an-Nasir, vaincu par les croisés à Las Navas de Tolosa en 1212. L'empire almohade commencera à se désagréger, laissant la place aux quatre entités politiques de l'Occident musulman , les royaumes de Fès , Mérinides, Tlemcen , Zayyanides, Grenade , Nasrides,  et Tunis , Hafsides.

 

Mérinides , 1248-1465,

Les Mérinides ou Marinides marīnīyūn ou Banû Marin ou Bénî Marin banū marīn,  forment une dynastie de berbères appartenant au groupe des Zénètes, des nomades originaires du bassin de la haute Moulouya, au nord Sahara, qui domine, entre 1215 et 1465, diverses régions de l'actuel Maroc et qui impose temporairement son pouvoir à l'ensemble du Maghreb.

 

 Le centre de leur empire se situe entre Taza et Fès, ses frontières, qui évoluent avec le temps, sont l’océan Atlantique à l’ouest, la mer Méditerranée au nord, le domaine des Abdalwadides à l’est et le Sahara au sud.

 

Entre 1275 et 1340, les Mérinides soutiennent activement le royaume de Grenade contre les attaques chrétiennes, mais leur défaite à la bataille de Tarifa devant la coalition castillano-portugaise marque la fin de leurs interventions dans la péninsule Ibérique.

 

En 1358, la mort d’Abu Inan Faris, tué par l'un de ses vizirs marque le début de la décadence de la dynastie qui ne parvient pas à refouler les Portugais et les Espagnols, leur permettant, ainsi qu'à travers leurs continuateurs les Wattassides, de s'installer sur la côte. La résistance s'organisera autour des confréries et des marabouts dont est issue la dynastie saadienne.

 

Dynastie Wattasside , 1465-1555,

Les Wattassides ou Ouattassides ou Banû Watâs sont une tribu de berbères Zénètes comme les Mérinides , l'actuel Maroc.

 

Cette tribu, qui serait initialement originaire de l'actuelle Libye, était établie dans le Rif, au bord de la Méditerranée. De leur forteresse de Tazouta, entre Melilla et la Moulouya, les Beni Wattas ont peu à peu étendu leur puissance aux dépens de la famille régnante Mérinide

 

Ces deux familles étant apparentées, les Mérinides ont recruté de nombreux vizirs chez les Wattassides. Les vizirs wattassides s'imposent peu à peu au pouvoir. Le dernier sultan mérinide est détrôné en 1465.

 

 Il s'en suit une période de confusion qui dura jusqu'en 1472. Le Maroc se trouve coupé en deux avec, au sud, une dynastie arabe émergente, les Saadiens, et au nord un sultanat mérino-wattasside.

 

En 1472, les Mérinides ont perdu tous leurs territoires stratégiques et n'ont plus le contrôle du détroit de Gibraltar. Les Portugais prennent possession de Tanger en 1415 et le cèdent à l'Angleterre en 1661 comme dot apportée par Catherine de Bragance à son époux Charles II d'Angleterre.

 

 À l'époque où Tanger était encore une ville portugaise, elle fut la capitale de l'Algarve d'Afrique, car n'oublions pas qu'il y avait deux Algarves à l'époque, une en Europe et une autre en Afrique. Ceuta a été prise par les Portugais en 1415, et Melilla par les Espagnols en , 1497. Le Maroc connait alors la période la plus sombre de toute son histoire.

 

Les Wattassides affaiblis donnent finalement le pouvoir à une dynastie se réclamant d'une origine arabe chérifienne , les Saadiens,  en 1554.

 

L'arrivée des Andalous et des Moriscos , morisques,

.Dès le début des succès de la Reconquista, des arabo-andalous ont commencé à se replier vers le Maroc ,  ainsi dès le XIIe siècle certains andalous décidèrent de quitter l'Espagne maure mais la majorité d'entre eux été contraints de quitter l'Espagne principalement en 2 temps ,  à la chute de Grenade en 1492, et en 1609 avec l'expulsion des Morisques et se replient vers le Maghreb.

 

Il est nécessaire de rappeler, qu'avant 1492, la proximité géographique du Maroc avec l'Espagne

andalouse a naturellement induit des échanges constants et divers entre ces 2 pays.

 

La proximité du Maroc et la volonté de retour va entrainer la présence d'une grande concentration d'andalous sur les rives Nord du Maroc. Les rois catholiques voyant dans cette concentration un danger potentiel, situé à juste à 14 km de leur rive, attaquèrent les rives Nord du Maroc et du Maghreb et prirent les villes de Melilla et Ceuta afin de prévenir toute tentative de retour.

 

L'arrivée massive de ces andalous, que le Maroc devra intégrer dans les tissus social et économique, va marquer un nouveau tournant dans la culture, la philosophie, les arts, la politique du Maroc. Notons que de nombreux intellectuels et artistes andalous rejoindront les cours royales.

L'arrivée et l'installation des morisques au Maroc sera délicate dans certaines villes du pays.

 

Les moriscos installés à Rabat , dite Salé le Neuf,  et Salé , aussi dite Salé le Vieux,  formèrent des républiques corsaires vivant de courses commerciales fructueuses qui les emmenèrent à négocier avec de nombreux états , Espagne, Portugal, France, Angleterre, Hollande, Islande. Au Maroc, la guerre de course se termine à la fin du XVIIIe siècle

 

Les arabo-andalous arrivés au Maroc vont soit s'installer dans d'anciennes villes soit en construire de nouvelles ,  Las andalous se sont principalement installés dans le nord du pays comme à Tanger, Tétouan, Oujda, Chefchaouen mais aussi à Rabat Salé et Fès

 

Saadiens , 1555-1659,

Les Saadiens sont une dynastie arabe chérifienne originaire de la vallée du Draâ. Elle arrive au pouvoir en 1511 avec le sultan Abou Abdallah Mohammed. À partir de 1554 elle contrôle entièrement le Maroc, alors que l'est du Maghreb est sous le contrôle des Ottomans.

 

 Désignés par les zaouïas Chadiliya du Draa , ils ont la lourde tâche de réunifier le Maroc et de combattre la puissante armée portugaise , Grande puissance européenne à l'époque. En 1578 à Ksar el- Kébir , Bataille des Trois Rois, l'armée portugaise est complètement anéantie par l'armée saadienne.

 

 Après cette bataille, la dynastie se concentre sur le nord-est du Maroc afin de protéger le royaume contre les velléités ottomanes. Malgré leur opposition à la Sublime Porte de Constantinople, les Saadiens organisent leur makhzen et leur armée sur le modèle ottoman. L'administration se pare ainsi des titres de pachas et de beys, la force militaire est constituée d'une garde d'élite composée de , peiks,  et de , solaks,  reprenant la discipline et le costume des janissaires.

 

Si les Turcs sont présents dans l'état-major, l'essentiel de l'armée saadienne est composée de renégats européens turquisés et de tribus militaires arabes Cheragas sans oublier les contingents du Souss.

 

 Cette force considérable fait du sultan Ahmed Ier al Mansour le plus puissant chef politique et militaire de cette partie de l'Afrique. Il le prouve en se lançant à la conquête de l'Empire songhaï du Mali, qui devient après sa défaite le pachalik marocain de Tombouctou et du Soudan.

 

 Les Askias du Mali renversés, l'or de la vallée du Niger prend le chemin des oasis marocaines puis de Marrakech par le circuit de caravanes sous forte escorte. Grâce à cet or malien, le sultan se lance dans une politique de grand prestige, achève son immense palais d'al Badi et l'on voit même la reine Catherine de Médicis tenter de recourir à un prêt financier auprès du richissime Ahmed al Mansour.

 

 La reine Elizabeth d'Angleterre essaie de nouer une alliance stratégique anti-espagnole avec le puissant califat saadien. La dynastie s'éteint en 1659 à la mort du sultan Ahmed II, qui met fin à une longue guerre dynastique opposant les différents héritiers de la famille saadienne.

 

Les sultans Alaouites , de 1636 à nos jours,

L'un des plus illustres Alaouites est le sultan Moulay Ismail, deuxième souverain de la dynastie, à qui les chroniqueurs et les témoins d'époque s'accordent à donner 26 ans lors de son avènement  1672.

 

 Il est le demi- frère de Moulay M’ hammed et de Moulay Rachid, né d'une esclave noire dont il gardera un teint mat prononcé. Son règne se situe entre 1672 et 1727. Moulay Ismail succède à son demi-frère Rachid, mort accidentellement à Marrakech.

 

 Le sultan impose l'autorité du makhzen sur l'ensemble de l'Empire chérifien, grâce à son armée composée de milices d'esclaves-soldats noirs les Abid al Bokhari et des tribus militaires guich , Oudayas, Cherrardas, Cherragas.

 

 Le makhzen ismaïlien est une formidable machine administrative qui contrôlait le pays depuis Meknès, nouvelle capitale impériale en remplacement de Fès et de Marrakech. Sous le règne d'Ismail Meknès se dote d'une véritable Cité interdite à la marocaine, avec ses ensembles de palais, de bassins, de mosquées, de jardins et de forteresses.

 

On a longtemps comparé Ismail à Louis XIV, par ailleurs le sultan marocain entretient une correspondance suivie avec le roi de France, auquel il demande la main de sa fille, la princesse de Conti. Demande rejetée par Versailles.

 

L'ambassadeur marocain en France, l'amiral des mers marocaines  Abdallah Ben Aicha, sera l'auteur du premier essai en langue arabe concernant Versailles et les splendeurs de sa Cour. Il suivait de quelques années le baron de Saint- Olon, ambassadeur de France à Meknès, auteur d'une relation sur le royaume de Fez et de Maroc.

 

 Les relations entre les deux pays connaissent une phase de déclin en raison de l'échec des rachats des captifs chrétiens par les missions religieuses, et en raison également du sort des galériens maures retenus en France.

 

 Ismail mène une guerre continuelle contre les tribus récalcitrantes de l'Atlas , qu'il finit par soumettre,  mais aussi contre les ennemis extérieurs ,  les Espagnols, les Anglais et les Ottomans.

 

 Le sultan étend l'autorité chérifienne sur la Mauritanie et les oasis du Touat.
Dans les années 1700, Ismail livre également des campagnes militaires contre quelques-uns de ses propres fils désireux de se tailler des principautés dans le Souss, à Marrakech et dans l'Oriental.

 

De 1727 à 1757 le Maroc connaît une grave crise dynastique au cours de laquelle les Abid al Bokhari font et défont les sultans, tandis que les tribus guich se soulèvent et razzient les villes impériales.

 

 Les autres tribus profitent de l'anarchie pour entrer en dissidence , siba. L'ordre est rétabli par Mohammed III 1757-1790 qui restaure l'autorité du makhzen et ouvre le Maroc sur le monde. Des traités sont conclus avec les principales puissances européennes, qui entretiennent des consulats et des maisons de commerce dans les nouveaux ports marocains de l'Atlantique fondés par Mohammed III.

 

 L'exemple le plus connu est Mogador , Essaouira, conçue par un ingénieur français travaillant pour le sultan. Mohammed III, sultan de l'Empire chérifien du Maroc est également le premier chef d'Etat à reconnaître l'indépendance de la jeune République des États-Unis en 1777. Moulay Suleiman , 1792-1822,  mène au contraire une politique isolationniste. Sur le plan interne sa politique provoque des révoltes tribales et urbaines, liées à sa décision d'interdire les moussems et le maraboutisme.

 

 Il parvient à écarter les tentatives d'influences diplomatiques et militaires exercées par l'Empereur Napoléon Ier, proche voisin du Maroc depuis l'occupation de l'Espagne par les troupes françaises en 1808.

 

 Suleiman se tourne en revanche vers Ibn Saoud d'Arabie, émir de Nejd, manifestant un fort intérêt pour le salafisme wahhabite en pleine progression. Ce rapprochment peut-être justifié par l'hostilité commune unissant le sultan-calife alaouite et l'émir saoudien à l'encontre de l'Empire ottoman.

 

Le Maroc au cours des croisades

De nombreux marocains partirent contre les croisés chrétiens. Ils établirent en Palestine un quartier qui porte jusqu'à nos jours le nom de Quartiers des Marocains , de nombreux palestiniens descendent de ces marocains installés en Terre Sainte.

La pression coloniale

Puissances en présence

Durant le XIXe siècle, les puissances coloniales européennes tentent d'asseoir leur influence en Afrique du Nord. Lors de la conquête de l'Algérie, la France obtient du Maroc une promesse de neutralité , 1823. Mais en 1839, le sultan Abd el-Rahman soutient l'action du sultan algérien Abd el-Kader, le conflit algérien s'étend dans les provinces marocaines.

 

 L'armée marocaine est défaite par les troupes françaises du maréchal Bugeaud à l'Isly le 17 août 1844. Le traité de Tanger, du 10 septembre 1844, met hors la loi le sultan Abd el-Kader et définit la frontière entre les deux pays.

 

Le Royaume-Uni cherche à accroitre sa puissance économique et signe, en 1856, un traité commercial très à son avantage.

 L'Espagne pousse son désir de reconquête. Répondant aux succès des colonisations accomplies par la France, elle prend possession des îles Jaafarines, îlots méditerranéens, en mai 1848. Elle déclenche et gagne la guerre de Tétouan en 1859-1860.

 

 Cette défaite impose au Maroc de lourdes pertes humaines ainsi qu'une importante indemnité de guerre, ce qui aggrave une situation économique déjà mal en point.

 

La France quant à elle, désireuse de constituer en Afrique du Nord un territoire homogène signe, en 1863, une convention franco-marocaine. Les avantages accordés à la France et le Royaume-Uni sont élargis à tous les pays européens lors de la conférence de Madrid , 1880,

 

Le sultan Moulay Hassan à la tête du pays durant cette période , 1873 - 1894, tente de le moderniser et joue sur les rivalités européennes pour conserver son indépendance. C'est aussi lui qui stoppe l'expansionnisme espagnol au Maroc.

 

 Mais à son décès, et encore plus à la mort du régent Benmoussa dit Ba Ahmad en 1900, les manœuvres coloniales reprennent de plus belle sur le Maroc. la France en particulier occupe et intègre les terres marocaines orientales à ses départements d'Algérie française entre 1902 et 1904.

 

En effet, depuis qu'elle occupe et colonise l'Algérie, la France se préoccupe de la sécurité des confins algéro-marocains et lorgne sur le sultanat voisin, l'un des derniers pays indépendants d'Afrique. Ses commerçants et entrepreneurs s'y montrent très actifs, notamment à Casablanca, un port de création récente.

 

C'est ainsi que Lalla Maghnia et le Sahara central touchant la frontière du Mali, le Touat, Tidikelt, la Saoura, Béchar, Jorf Torba, Abbadia, Métarfa, Hassi Regel, N'khaila, El Hamira, Kenadsa, Sahela, Merkala, et Timimoun, passent sous contrôle français.

La politique menée par Abd al-Aziz conduit le pays à une crise économique et financière.

 

Coup de Tanger

En 1904, un accord conclu entre les partenaires de l'entente cordiale, la France et le Royaume-Uni, laisse à la France le Maroc comme zone d'influence, le Royaume-Uni se concentrant sur l'Égypte, le nord du Maroc est concédé à l'Espagne.

 

 Grâce à cet accord, la France a toute liberté d'agir au Maroc; en échange, elle concède à la Grande-Bretagne le droit d'instaurer sa tutelle sur l'Égypte où la France conservait de fortes positions économiques et financières, dont la présidence de la Compagnie du canal de Suez.

 

L'empereur Guillaume II et le chancelier Bülow protestent contre les ambitions de la France au Maroc. Conformément à sa nouvelle doctrine de Weltpolitik, l'Allemagne veut avoir sa part des conquêtes coloniales.

 

Le 31 mars 1905, en vue de prévenir la mainmise de la France sur le Maroc, Guillaume II débarque théâtralement à Tanger, au nord du sultanat, traverse la ville à cheval, à la tête d'un imposant cortège, va à la rencontre du sultan Abd al-Aziz pour l'assurer de son appui et lui faire part de son désaccord face aux droits concédés à la France sur le Maroc.

 

 Il est prêt à entrer en guerre si la France ne renonce pas à ses ambitions marocaines. Le sultan Abd el Aziz impressionné par ce discours décide de refuser toutes les réformes précédemment conseillées par Lyautey.

 

La France hésite, mais ne s'estimant pas prête pour la guerre, accepte la demande de réconciliation de l'Allemagne. Ce coup de Tanger  entraîne une poussée de germanophobie en France et la démission du ministre français des Affaires étrangères, Théophile Delcassé.

 

Conférence d'Algésiras

Du 7 janvier au 6 avril 1906, à la suite du coup de Tanger, se tient à Algésiras, au sud de l'Espagne, une conférence internationale sur le Maroc afin d'apaiser les tensions entre les différentes puissances européennes qui se disputent le pays. Elle rassemble 13 nations dont la France, l'Allemagne et les États-Unis.

 

 Cette conférence confirme l'indépendance du Maroc, mais rappelle le droit d'accès de toutes les entreprises occidentales au marché marocain, et reconnait à l'Allemagne un droit de regard sur les affaires marocaines.

 

 Toutefois, au grand dam de Guillaume II, la France et l'Espagne se voient confier la police des ports marocains et un Français est chargé de présider la Banque d'État du Maroc.

En 1909, l'Espagne étend sa zone d'influence à tout le Rif marocain.

 

Incident d'Agadir ,1911,

En juillet 1911, l'Allemagne provoque un incident militaire et diplomatique avec la France, le Coup d'Agadir , ou crise d'Agadir, en envoyant une canonnière , navire léger armé de canons, de la marine de guerre allemande dans la baie d'Agadir.

 

 Aux termes d'âpres négociations, l'Allemagne renonce à être présente au Maroc en échange de territoires en Afrique équatoriale. Un traité franco-allemand est signé le 4 novembre 1911, laissant les mains libres à la France au Maroc. Tout est désormais en place pour que la France puisse installer son protectorat sur le Maroc

 

Les protectorats français et espagnol , 1912 – 1956,

Depuis 1902, la pénétration économique et militaire européenne s’est intensifiée au point que le sultan Moulay Abd al-Hafid, frère de Moulay Abd al-Aziz, est contraint de signer en 1912 le traité de protectorat qu’est la Convention de Fès.

Le traité institue, à partir du 30 mars 1912 le régime du protectorat français. En octobre de la même année, le sous-protectorat espagnol est mis en place sur le nord du Maroc .

 

La Première Guerre mondiale

En 1915, Hubert Lyautey reçoit l’ordre de Paris de retirer les troupes de l’intérieur pour les envoyer en France. Cette évacuation semble prématurée dans la mesure où la pacification se heurte encore à des mouvements rebelles soutenus par les Allemands.

 

République du Rif

En 1921, la tribu imazighen , berbère,  des Aït Ouriaghel de la région d'Alhoceima, sous la conduite du jeune Abdelkrim al-Khattabi, se soulève contre les Espagnols.

 

 Le général Sylvestre dispose alors d'une puissante armée forte de 18 000 soldats espagnols pour contrer les Beni Ouriaghel. En juin la presque totalité de cette armée trouve la mort dans la bataille d'Anoual. Cette défaite pousse le général à se suicider.

 

En février 1922, Mohamed Ayt Abdelkrim al-Khattabi proclame la République confédérée des Tribus du Rif. Elle est reconnue par la Société des Nations , SDN, l'actuelle ONU, devant laquelle un texte de proclamation en anglais fut lu.

 

 C'est une république islamique. Les Rifains espèrent rallier les tribus de la zone sous protectorat français, contre l'occupation française. La République du Rif avait pour frontière Tanger à l'ouest et la frontière algérienne à l'est, c'est-à-dire tout le Rif.

 

La Guerre du Rif

le Rif se révolte contre l'Espagne. Les rebelles écrasent les forces espagnoles lors de la bataille d'Anoual. Le chef suprême des forces espagnoles, le général Silvestre est tué, de grandes quantités d'armes et de munitions sont prises à cette occasion.

 

 Les forces françaises entrent alors en guerre contre ce nouvel état qui menace les intérêts nationaux. Les armées rifaines se rendent en mai 1926 et Abd el-Krim est exilé dans un premier temps à La Réunion jusqu'en 1948 et puis en Égypte jusqu'au son décès.

 

La Seconde Guerre mondiale

Le général Lyautey quitte le Maroc en 1925, et la France diminue les prérogatives du pouvoir fondamental chérifien en procédant de plus en plus par gestion directe.

 

 Une résistance s'organise, d'abord seulement intellectuelle, à partir de jeunes élites urbaines, puis passant à une action d'agitation-propagande ,  la seconde guerre mondiale marque une trêve entre l'opposition nationaliste et la France.

 

Pendant la guerre, le Sultan Mohamed Ben Youssef , Mohamed V, Sultan du Royaume Chérifien depuis 1927, entreprend de protéger tous les Juifs Marocains face au régime de Vichy. En 1942 a lieu le débarquement des Alliés à Casablanca.

 

Le sultan Mohamed Ben Youssef, à la suite de la victoire alliée en Afrique, donne son appui à la  France libre , et soutient l'organisation et le recrutement des forces françaises en Afrique. Le Maroc paie un lourd tribut à la guerre européenne ,  25.000 hommes sont morts pour libérer la France.

 

Au retour des soldats au Maroc, ils sont acclamés par une foule dense.

Il s'ensuit des ferments de révolte nationaliste dans le pays. L'invasion de la France par les Allemands en 1940 puis, en 1942, le débarquement anglo-américain sur les côtes du Maroc, avait atteint l'autorité de la France. En 1943, le parti de l'Istiqlal , indépendance,  est fondé par des nationalistes marocains.

 

De l'idée d'indépendance à l'indépendance réelle

·         1953 , Émeutes populaires à Casablanca durement réprimées ,  le gouvernement français craint une extension aux autres villes marocaines. Le sultan Mohammed Ben Youssef refuse d'abdiquer ,  les autorités françaises déposent le souverain et le condamnent à l'exil à Madagascar.

·          Le gouvernement français installe au Palais de Rabat Mohammed Ibn Arafa, parent éloigné de Mohammed Ben Youssef ,  il est âgé de 70 ans. L'Espagne de Franco, non prévenue de cette manœuvre, refuse de reconnaître sa légitimité.

·          La zone marocaine sous domination espagnole allait devenir ainsi pour les nationalistes marocains en fuite un sanctuaire d'où ils organisèrent des opérations de résistance contre la présence française.

·         1955 ,  La France, empêtrée dans la guerre d'Algérie, décide d'aborder la question marocaine. Edgar Faure, Président du Conseil, négocie avec Mohammed Ben Arafa , des pré-pourparlers de négociation sont menés à Aix-les-Bains , Savoie, entre le 22 et le 26 août entre, côté marocain ,  Si El Hadj El Mokri, Grand Vizir, Si Kolti, délégué du Grand Vizir aux PTT, Si Thami El Mosbi, délégué du Grand Vizir aux Finances, Si Berrada, Vizir adjoint au Grand Vizir pour les affaires économiques, Si Abderrahaman El Hajoui, Directeur adjoint au protocole et S.E. Hadj Fatemi Ben Slimane, ancien pacha de Fez, et côté français,

 

·          Edgar Faure, président du Conseil, Antoine Pinay, Ministre des Affaires étrangères, Robert Schumann, Garde des Sceaux, Pierre July, Ministre des Affaires marocaines et tunisiennes et le Général Koenig, Ministre de la Défense nationale. Le sultan Moulay Ben Arafa démissionne le 1è octobre 1955.

·          Le 16 novembre le sultan Mohammed Ben Youssef, accompagné de son fils Moulay Hassan, futur Hassan II, revient à Rabat. Il entame aussitôt des discussions avec le gouvernement français au château de la Celle-Saint-Cloud.

·         1956 L'indépendance du Maroc est proclamée le 2 mars. Le sultan Sidi Mohammed ben Youssef prend le titre de roi Mohammed V. Hassan II lui succéda puis, actuellement, Mohammed VI.

Le Maroc moderne , depuis 1956,

L'Espagne à son tour reconnaît l'indépendance du pays le 7 avril 1956 avant de restituer le protectorat du Tétouan. Enfin le statut international de Tanger est aboli le 21 octobre de la même année et le port retourne au Royaume.

 

Les premières années après l’indépendance, jusqu'en 1960, la politique marocaine consiste à reconstituer le Grand Maroc , projet dans lequel le Roi ne voulait pas être débordé par le parti de l’Istiqlal. Après le départ du ministre Allal El Fassi, l'idée est abandonnée.

En 1969, l'Espagne cède Ifni, onze ans après Tarfaya.

 

1963 , Guerre des sables

La guerre des sables est une guerre mettant au prise le Maroc et l'Algérie et qui a débuté dès l'indépendance de cette dernière.

 

Le dossier du Sahara occidental

Le Maroc a partiellement récupéré le Sahara occidental à la suite de la Marche verte en 1975, puis totalement en 1979.

 

 Le royaume fait face au désaccord de la Mauritanie qui elle aussi revendique ce territoire, de l'Algérie et surtout des populations sahraouies , Front Polisario, mais la résolution finale sur le statut du territoire reste suspendue à un référendum organisé par l'Organisation des Nations unies, qui a été reporté à plusieurs reprises à cause d'un désaccord entre les parties sur le recensement du corps électoral.

 

Géographie

Géographie physique

Le Maroc se caractérise par une grande diversité de paysages. L'explication à cela est, à l'instar de ce que l'on peut observer en Algérie également, la présence de la chaîne de l'Atlas qui joue un rôle de barrière et de filtre climatique.

 

 Le Maroc compte deux massifs montagneux, l'Atlas, subdivisé en Moyen-Atlas au nord, Haut-Atlas au centre et Anti-Atlas au sud, et le Rif , Rif occiendental et Rif oriental, massif montagneux faisant partie du système des Cordillères Bétiques et situé face à la Méditerranée, avec un climat européen.

 

 Le point culminant du Maroc ,  et d'Afrique du Nord est le Jbel Toubkal qui culmine à 4 167 m. Quant au Rif, il culmine à 2 450 m avec le Djebel Tidirhine.

Entre l'Océan Atlantique et l'Atlas, une constellation de plaines à la fertilité relativement élevée constitue ce que l'on désigne parfois sous le nom de Maroc utile. Les plaines marocaines sont de deux types , les plaines littorales d'une part, et les plaines intérieures d'autre part.

 

 Les plaines littorales sont Zaër , région de Rabat – Rommani ,le Gharb , région de Kénitra, la Chaouïa , région de Casablanca, la Doukkala El Jadida et Safi et le Souss , hybride. Les plaines intérieures quant à elles profitent des barrières climatiques que constituent l'Atlas et le Rif Rif oriental et qui régulent quelque peu la pluviosité du fait de son climat européen.

 

 Ces plaines sont au nombre de trois ,  le Haouz , région de Marrakech, la Tadla , région de Beni Mellal,  et le Saïss , région de Meknès et de Fès,  se prolongeant via la trouée de Taza à travers la vallée de l'oued Inaouen.

 

Au sud et à l'est de la chaîne de l'Atlas, l'omniprésence du désert et la pauvreté de la terre ne permettent qu'une occupation humaine clairsemée.

 

 À l'est, la population s'organise plus volontiers autour d'oueds cours d'eau partiellement et périodiquement asséchés comme le Drâa et le Ziz tandis qu'au sud ou même dans l'Extrême-Orient marocain, les oasis sont véritablement de type sahariennes.

 

Frontières terrestres

À l’est et au sud-est, le Maroc est limitrophe de l’Algérie. Au nord, le Maroc est limitrophe des enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla – villes réclamées par le Maroc. Le tracé des frontières orientales du Maroc ont été imposées par la France pendant la période coloniale.

 

 Lors de la guerre d'Algérie, celle-ci pensait conserver les Territoires du Sud algériens, avant de les céder à l'Algérie lors des négociations d'Évian en 1962.

 On sait aujourd'hui que le GPRA avait autorisé la France à procéder non loin de Béchar et jusqu'en 1967 à des activités militaires restées secrètes. Le tracé des frontières avec les pays et territoires limitrophes est de /

·         1 601 km avec l’Algérie , tracé reconnu par la convention de 1972 entre le Maroc et l'Algérie.

·         16 km avec l’Espagne , enclave de Ceuta , 6,3 km,  et enclave de Melilla , 9,6 km,

·         1 561 km avec la Mauritanie.

Climat

Le climat au Maroc peut être divisé en sept sous-zones, déterminées par les différentes influences que subit le pays ,  influences océaniques, méditerranéennes, montagnardes, continentales et sahariennes.

 

Les plaines atlantiques Nord

Cette zone correspond plus ou moins au littoral atlantique allant de la péninsule tangéroise à El-Jadida. Elle connaît un climat méditerranéen à influence océanique. Elle est fortement soumise aux perturbations océaniques venant de l'Atlantique pendant la période des pluies qui commence en octobre et peut se prolonger jusqu'en mai dans l'extrême Nord.

 

 L'été quant à lui est sec et ensoleillé, mais cela n'empêche pas l'existence de bancs de brumes matinaux et la rosée nocturne, assez fréquents pendant cette période. Cependant la variabilité des précipitations est très forte ,  elles sont divisées de moitié du nord au sud. Si le cumul annuel des précipitations est de 810 mm à Tanger, il est de 740 à Larache, 620 à Kénitra, 550 à Rabat et seulement 400 à Casablanca.

 

 Quant aux températures elles sont plutôt homogènes, et les courants atlantiques radoucissent le climat, l'hiver est plus doux et l'été plus clément. La température moyenne en Janvier est de 12 à 13 °C avec des nuits qui peuvent être très fraîches. Quant aux températures estivales, elles oscillent autour de 23 °C , les journées caniculaires sont relativement rares.

 

Ce climat a été favorable pour faire de ces régions de grandes zones agricoles telle que la plaine du Gharb et le bassin du Loukkos. On y trouve également des forêts de chênes verts, chênes lièges et d'eucalyptus.

 

Des plaines de Doukkala au bassin du Souss

Cette zone s'étend de Safi au sud d'Agadir. Elle comprend la plaine de Doukkala, le littoral d'Essaouira et le bassin du Souss. Le climat de cette région est une dégradation du climat des plaines atlantiques Nord, avec une aridité croissante en allant vers le sud, en raison des influences sahariennes qui commencent à se faire sentir.

 

 Le cumul des précipitations est de 350 mm à Safi, 290 mm à Essaouira et 250 mm à Agadir. La période des pluies est inférieure à six mois et se concentre essentiellement entre novembre et mars. Comme sur la côte atlantique nord, les brouillards et les rosées sont fréquents et l'ensoleillement y est record, plus de 300 jours de Soleil par an à Agadir.

 

 Les températures sont fortement influencées par le front alizé qui souffle tout au long de l'année. Elles varient, donc, très peu entre l'hiver et l'été, et s'échelonnent de 14 à 16 °C en janvier et 19 à 22 °C en juillet. Cependant cette région peut ponctuellement subir des remontées d'air saharien qui peuvent faire grimper les températures au-delà de 40 °C.

 

Dans cette région pousse le fameux arbre endémique du Sud du Maroc ,  l'arganier qui y trouve tous les éléments propices à son développement. La région est également célèbre pour ses cultures d'agrumes principalement concentrées dans la plaine du Souss.

 

Les plateaux intérieurs

Cette zone forme un croissant allant de Fès au nord-est à Marrakech dans le sud-ouest. Elle comprend les plaines et plateaux du Saïss, de la Chaouia, d'Abda et du Haouz. Il s'agit en réalité d'une dégradation des deux climats précédents avec une continentalité relativement marquée.

 

 En fait cette zone pourrait être divisée en deux, une aride dans le sud plus proche du climat du Souss et une autre plus humide dans le nord plus proche du climat des plaines du nord.

 

 En effet si Fès et Meknès reçoivent entre 500 et 600 mm de pluie par an cette quantité chute drastiquement en dessous des 300 mm au sud de Settat avec notamment 250 mm à Marrakech. La continentalité de cette région a deux conséquences /


- une faible humidité de l'air, qui donne cette fameuse couleur bleu éclatante au ciel de la ville rouge, Marrakech,


- les amplitudes thermiques sont très importantes aussi bien sur l'année qu'au cours d'une même journée. Les températures moyennes en hiver vont de 9 à 11 °C, et montent en été jusqu'à 26 à 28 °C. Mais il faut également savoir que le gel est relativement fréquent en hiver et les journées souvent torrides en été.

 

Si dans le nord les paysages de cette zone font penser à la meseta espagnol, dans le sud ils prennent un aspect plus ou moins steppique , steppe à jujubiers, buissons épineux. On y cultive également la vigne généralement dans le Nord et les oliviers principalement dans le Sud.

 

La côte méditerranéenne et le Rif

Cette zone est constituée du littoral méditerranéen et d'un arrière-pays montagneux , le Rif , plus de 2000m d'altitude. À l'est, près de la frontière algérienne, le relief s'abaisse vers les plateaux de la basse Moulouya.

 

 Le climat est typiquement méditerranéen sur le littoral avec un hiver doux , 10 à 12 °C,  et arrosé, doublé d'un été chaud et sec , 24 à 26 °C, . Les reliefs de l'arrière pays sont beaucoup plus arrosés avec de la neige et des températures fraiches en hiver.

 

 Les précipitations peuvent atteindre 2000 mm par an sur les reliefs alors qu'elles ne sont que de 300 à 600 mm sur le littoral. Encore une fois il existe un contraste entre l'Ouest qui est plus exposé aux dépressions venues de l'Atlantique et par conséquent plus humide, et l'est plus abrité et donc plus sec. On passe de 600mm en moyenne à Al-Hoceima à près de 350 mm à Oujda.

 

La chaine du Rif est relativement verdoyante et luxuriante, les pins poussent prés du littoral, et les massifs sont couverts de chênes vert, de cèdres voire de sapins. Dans l'est plus sec on trouve du maquis et des pins d'Alep. Cette région est également connue pour ses cultures de cannabis.

 

Le moyen et le haut Atlas

Le Moyen Atlas et le Haut Atlas forment une chaîne de montagne orientée sud-ouest nord-est, avec une altitude allant de 2500 m à 4000 m. Le point culminant est le Jbel Toubkal , 4165 m, plus haut sommet d'Afrique du Nord.

 

 Elle forme une barrière entre le Maroc méditerranéen et le Maroc désertique. Le climat est montagnard dans la partie centrale de la chaîne, il subit des influences océaniques et méditerranéennes sur le versant nord exposé aux dépressions venues de l'Atlantique, quant au versant sud abrité, il subit les influences sahariennes.

 

 Si le Moyen Atlas reçoit entre 1000 et 1500 mm de précipitation en moyenne par an , 1200 mm à Ifrane , le Haut Atlas n'en reçoit lui que 600 à 900 mm, voire 400 mm seulement pour les versants les plus abrités. Les chutes de neiges sont très abondantes pendant l'hiver et peuvent se prolonger jusqu'au mois de mai.

 

 Pendant l'été la zone est fréquemment touchée par des épisodes orageux. Quant aux températures, elles sont très rudes en hiver avec des gelées permanentes , jusqu'à -18 °C, tandis que pendant l'été elles sont assez agréables avec 20 °C en moyenne.

 

Les paysages sont magnifiques et très variés dans cette région. Elle comporte une biodiversité d'une grande richesse. Le Moyen Atlas est couvert de forêts de cèdres, alors que de magnifiques chênaies et des pins d'Alep couvrent les versants du Haut Atlas.

 

 Sur les versants abrités on trouve une végétation plus éparse composée d'espèces plus exotiques telles le thuya, le genévrier, le caroubier, le pistachier de l'Atlas, etc. On y trouve également de nombreuses rivières ainsi que des cascades saisissantes, la majorité des cours d'eau prenant naissance dans ces massifs.

 

L'anti- Atlas et les vallées pré-sahariennes

Cette zone est composée des contreforts sahariens du Moyen et du haut Atlas, ainsi que l'anti-Atlas qui est la qui la dérivation la plus septentrionale de l'atlas marocain. Le climat est désertique avec des influences de montagne, était donnée l'altitude.

 

 La zone reçoit entre 100 et 200 mm de précipitations, 120mm à Ouarzazate. Les températures sont très contrastés en sont en moyenne de 6 à 9 °C en hiver avec des gelées fréquentes, et de 27 à 30 °C en été avec des pointes à près de 50  °C.

La steppe est la seule végétation qui pousse dans ces régions excepté le long des nombreuses vallées et des oueds ou les hommes ont aménagé des oasis verdoyantes qui s'étendent sur plusieurs kilomètres , vallée du Dadès, de Draa .

 

Le domaine saharien

Cette zone est celle situé au sud du massif de l'atlas. Le climat y est typiquement désertique. Les précipitations sont quasi-absente moins de 100 mm par an , 80 mm à Errachidia, 30 mm à Dakhla.

 Les températures sont très contrasté , 14 °C en moyenne en hiver à 35 °C en été. Sur le littoral

 

atlantique les amplitudes thermiques sont plus faibles de 18 °C en hiver à 23 °C en été. Dans le désert les nuits peuvent être très fraîches en hiver.

La végétation est très rare, c'est le domaine des ergs , désert de dunes,  et des regs , désert de cailloux.

 

Géographie humaine

Subdivisions

Le Maroc compte seize régions ayant chacune à sa tête un wali, ainsi qu’un Conseil régional, représentatif des  forces vives  de la région. Ces régions ont le statut de collectivité locale.

L’article 101 de la Constitution indique. - Elles élisent des assemblées chargées de gérer démocratiquement leurs affaires dans les conditions déterminées par la loi-. Les gouverneurs exécutent les délibérations des assemblées provinciales, préfectorales et régionales dans les conditions déterminées par la loi

 

Villes principales

La capitale administrative et politique du Maroc est Rabat. La capitale économique du pays et la plus grand ville du Maroc est Casablanca.

Villes du Sahara occidental contrôlées par le Maroc , provinces du Sud /

         Laâyoune ,  190 148 habitants ,

        Dakhla ,  72 832 habitants ,

        Boujdour ,  42 878 habitants ,

        Smara , 43 561 habitants.

Économie

La Maroc est la cinquième puissance économique d’Afrique. Il est la deuxième puissance économique maghrébine après l'Algérie. Le taux de croissance du Maroc était en 2008 d'environ 6,5 %.

 

Atouts et points forts

Le Maroc dispose d'un produit intérieur brut fort au regard de la moyenne africaine. Celui-ci avoisinait en 2008 les 85,2 milliards de dollars, soit 9 % du PIB global du continent.

 

 Le Maroc est en outre appelé à consolider ce point, compte tenu de la croissance d'une moyenne de 8 % annuelle depuis l'accession au trône du souverain Mohammed VI en 1999. Cette croissance demeure néanmoins variable et volatile car tributaire des résultats des campagnes agricoles courantes.

 

 C'est toutefois cette caractéristique qui permettra sans doute au Maroc de bénéficier d'une croissance importante en 2009 au vu des singulières précipitations s'étant abattu sur le royaume durant l'hiver 2008/2009.

 

La proximité du Maroc avec le continent européen a bénéficié à l'économie nationale dans la mesure où cette dernière a très largement profité des nombreuses délocalisations effectuées par les entreprises européennes.

 

 Depuis le début des années 2000, le Maroc a mis en place une politique fiscale attractive en matière d'offshoring, à tel point que l'OCDE plaçait en 2008 le royaume en troisième position dans la progression des emplois créés par le secteur de l’offshoring, derrière l’Estonie et la Chine.

 

L'exemple le plus typique en la matière est celui des centres d'appel.

 On peut aussi évoquer l'exemple aéronautique. Le Maroc a toujours su profiter de sa façade maritime double. Néanmoins, la construction du port de Tanger Med en 2004 a indéniablement constitué un tournant en termes de politique maritime. Construit entre la ville de Tanger et l'enclave espagnole de Ceuta, au niveau de l'embouchure de l'Oued Rmel, le port se situe à 15 km de l'Espagne continentale.

 

 En 2012 ce complexe portuaire devrait pouvoir traiter 8 millions de conteneurs, ce qui ferait de lui le plus grand port africain en termes de transport de marchandises. La zone franche adjacente devrait entre autres abriter la nouvelle usine Renault.

Malgré les récentes contre-performances consécutives à la crise financière de 2008, la Bourse de Casablanca consolide son statut de deuxième place boursière africaine derrière celle de Johannesburg et devant celle du Caire.

 

Chômage

Le taux de chômage au Maroc est principalement estimatif, il varie entre 9 % selon les chiffres officiels , HCP, ministère du travail, et 15 % selon des sondages indépendants. L’absence d’une prime de chômage et d’un organisme recueillant le nombre de chômeurs à une date précise ne permet pas un recensement du nombre de chômeurs effectifs.

 

 Faut-il encore préciser que les données communiquées par les sources officielles ne tiennent pas compte de la notion du sous-emploi qui touche un pourcentage important des travailleurs dans les secteurs de l’agriculture, la pêche maritime, le bâtiment, les travaux publics et le tourisme, personnes qui ne travaillent pas d’une façon permanente et stable.

 

 L’économie dite non structurée échappant à la fiscalité empêche des centaines de milliers de travailleurs d’avoir leur sécurité sociale et leur système de retraite comme c’est le cas des travailleurs dans les petites entreprises familiales ou personnelles, des gardiens de voitures, les femmes de ménages, les concierges, les vendeurs ambulants, les vendeurs sur trottoir, le commerce illégal des produits de contrebande et de cigarettes, la mendicité, le transport clandestin.

 

 Il en est de même du travail de milliers d’enfants moins de 15 ans dans des ateliers exerçant dans les secteurs de l’artisanat, de la menuiserie, de la mécanique, de la peinture, de l’alimentation et caetera.

 

 Aussi, un nombre indéfini de  petites bonnes poussées par leurs familles pauvres à travailler dans les ménages à moins de 500 Dirhams , 50 euros,  par mois, exploitées 24-24 et 7-7 et démunies de toute protection sociale.

 La CNSS , Caisse nationale de sécurité sociale,  ne couvre que 3.5 millions d’affiliés sur une force de travail d’environ 12 millions de personnes en âge de travail.


La situation de l’emploi a souffert pendant les années 1970-80 d’événements internes et externes bouleversants,  l’augmentation des naissances des familles marocaines, l’avènement des chocs pétroliers, la baisse de la parité du Dirham, le plan d’ajustement structurel, autant d’événements qui ont touché les équilibres financiers de l’État et par conséquent la baisse des dépenses d’investissement et de promotion de l’emploi. Les émeutes sociales des années 1981, 1984 et 1990 n’étaient pas en marge de cet ensemble d’événements successifs.


L’Europe, vue sa proximité, a constitué depuis les années 1970 une soupape pour l’absorption de la pression sociale et démographique marocaine. Plus de 3 millions de marocains, 10 % de la population, y vivent et travaillent, soit théoriquement une moyenne de 100000 personnes expatriées par an sur un période de 30 ans.

 

 Le marché de l’emploi au Maroc subit un désordre dans la répartition des revenus et un manque de contrôle de l’État, l’écart entre le salaire minimum garanti par l’État , 2000 Dirhams ,  200 Euros,  et celui du ministre , 70000 Dirhams , 7000 Euros,  est exorbitant, soit 37 fois le salaire minimum.

 

 Le syndicalisme est légalisé par la constitution, mais ne joue pas un rôle important dans l’amélioration des conditions des travailleurs. Ses interventions sont souvent théâtrales et marquées par le caractère de chantage et de supercherie.

 

 La gestion aléatoire et répressive du dossier des diplômés chômeurs pendant plus de dix ans prouve l’existence d’une mauvaise gestion et un manque de visibilité du ministère de tutelle.

 

 Depuis l’alternance politique en 1997, l’économie marocaine s’est ouverte progressivement avec le démantèlement des droits de douanes, les privatisations, la réforme du secteur bancaire, la réforme du code de travail, la création de zones industrielles, la promotion fiscale, les grands chantiers de travaux publics et d’infrastructures donnant ainsi un certain dynamisme au marché de l’emploi.

 

 Depuis le début du millénaire, la situation de l’emploi a connu une nette amélioration par rapport aux années 1990, mais l’offre de l’emploi n’arrive pas à couvrir toutes les catégories des demandeurs d’emploi, et ne touche pas certaines régions pauvres du royaume.

 

 La mise en place récente des agences nationales pour la promotion de l’emploi et des compétences , ANAPEC,  ainsi que l’instauration d’une assurance maladie obligatoire , AMO,  couvrant les affiliés de la CNSS et leurs familles, viennent renforcer les efforts de l’État entrepris pour l’amélioration de ce constat.

 

Le chanvre

Le phénomène de trafic de drogue au Maroc est d’autant plus inquiétant que le royaume est le plus grand producteur mondial de cannabis. Selon le Rapport mondial sur les drogues 2004 de l'ONU, sa culture représentait 0,57 % du PIB national en 2002

 

Le chiffre le plus étonnant est celui du chiffre d’affaires du marché du haschisch qui est évalué à 10 milliards d’euros. Aussi, 88 % du kif en circulation en Europe provient du Maroc ainsi il serait le premier pays exportateur de drogue au monde.

 

Le chanvre consommé en Europe est issu à hauteur de 88 % de la région du Rif, une région montagneuse située dans le nord du Maroc, aux portes de l'Europe.

Le chanvre serait cultivé dans le Rif depuis le VIIe siècle, soit depuis plus d'un millénaireLe kif est un mélange de cannabis et de tabac brun finement haché, et typiquement fumé avec une longue pipe à petit foyer appelée sibsi.

 

Tourisme

Le Maroc a accueilli en 2008 un total de 8 millions de touristes, en hausse de 13 % par rapport à l’année précédente, générant quelque 115 milliards de dirhams de recettes , +16%, , selon le ministère du tourisme marocain qui a publié comme dessus, des statistiques et des chiffres officiels pour l'année 2008.

Les principaux indicateurs touristiques en 2008 /

        Arrivées aux postes frontières ,  7 878 639 de touristes

        Nuitées dans les établissements classés  ,  16 461 517 nuitées

         Capacité d'hébergement , en lits,  152 936 lits

        Taux d'occupation des chambres , 45 pour cent

        Recettes voyages , en Dirham MOR, 56 598 Milliards MAD

 

La ville de Marrakech est la première ville touristique du Maroc. En 2008, la ville possédait une capacité d’hébergement équivalente à 44 394 lits devant Agadir avec 28 605 lits et Casablanca avec 12 762 lits. Le Maroc est actuellement le 2e pays le plus touristique d'Afrique.

         La capacité d'hébergement classée  en termes de lits,  pour 2008 / 

          Marrakech  ,  44 394 lits

       Agadir  ,  28 605 lits

        Casablanca  ,  12 762 lits

        Tanger  ,  7 431 lits

        Fès  , 7 224 lits

         Ouarzazate  ,  7 006 lits

       Rabat  ,  4 812 lits

        Tétouan  ,  4 359 lits

         Meknès  , 3 139 lits

       Essaouira  ,  3 322 lits

        Autres  ,  29 882 lits

         Total ,152 936 lits

        Villes impériales du Maroc

        Riad du Maroc

        Artisanat marocain

        Transport

Le Maroc comptait en 2007 68 550 kilomètres de routes dont 69 % étaient goudronnées. Le réseau routier est généralement considéré comme de qualité satisfaisante et l'un des meilleurs d'Afrique.

 

 Le PNRR2 , Programme national de routes rurales,  envisage la construction de 15 500 kilomètres de routes rurales supplémentaires à l'horizon 2015 afin de faire passer le taux de désenclavement rural de 54 % à 80 % à cette même échéance.

 

 Toutefois, 22 % des localités demeurent injoignables en véhicule et 35 % sont difficiles d'accèsLa consolidation du réseau autoroutier est considérée comme une priorité nationale. Avec 915 km effectivement praticables, il est déjà un des plus dense en Afrique. À l'horizon 2015, il devrait compter 1 804 km et desservir les villes d'Agadir , en 2010,  et Oujda , en 2011, respectivement 6e et 7e ville du pays.

 

Le développement des infrastructures routières au Maroc devrait aussi passer par le renforcement du réseau de voies express, alternatives intéressantes aux autoroutes puisque moins coûteuses.

 

 Le réseau qui ne comporte à l'heure actuelle que 333 km de voies en service devrait être étendu à plus de 960 km d'ici 2012, permettant ainsi de relier des villes telles que Tiznit, Essaouira, Ouarzazate , via Taroudant à l'horizon 2015,  ou encore Nador , avant que cette dernière ne soit reliée par Autoroute et chemin de fer à Taourirt.

 

A contrario, le chemin de fer a longtemps pâti au Maroc du manque de volontarisme de la part des pouvoirs publics. L’ONCF, entreprise publique chargée de l’exploitation du réseau ferroviaire marocain semble cependant avoir repris son destin en main.

 

 Les infrastructures actuelles , 2 120 km au total dont 1 022 km de ligne électrisée et 600 km en double voie, le reste étant en voie simple,  devraient être augmentées de deux lignes de TGV /

        la Ligne Atlantique reliant les villes de Tanger et d'Agadir via Kénitra, Rabat, Casablanca, et Marrakech et ce à l’horizon 2030 , Tanger - Marrakech sera effectif d’ici la fin 2015,

        la Ligne Maghrébine reliant les villes de Rabat et Oujda en desservant l’axe Fès - Meknès ,  à l’horizon 2030.

 

Outre ces projets structurants, l’ONCF a procédé à l’achat de nouvelles rames et envisage de relier des villes telles que Nador et Beni Mellal.

Le transport aérien marocain a connu un véritable boom. Le Maroc compte désormais 25 aéroports et l’aéroport Mohammed V était en 2008 le 3e aéroport africain en termes de trafic. Le trafic international a bondi en 2007 de plus de 17 %, ce qui représentait une des plus fortes progressions à l’échelle internationale.

 

 La Compagnie aérienne nationale, la Royal Air Maroc est à l’heure actuelle la deuxième Compagnie aérienne africaine derrière South African Airways. En marge du groupe Royal Air Maroc, le Maroc compte deux compagnies aériennes privées que sont Jet4you , propriété à 100 % du groupe TUI, et Regional Airlines.

       Liste des autoroutes du Maroc

        Les projets autoroutiers

Opérateurs de télécommunications

       IAM

        Meditel

        Wana

Télécommunications

En 2009 la téléphonie mobile l'emporte largement sur la téléphonie fixe qui reste réservé à une minorité , 9,7 %. Le nombre d'abonnés à internet est encore faible mais en forte progression , +44% en 2008/

        Téléphonie mobile ,  22 815 694 abonnés ,  taux de pénétration de 73,98% ,

       Téléphonie fixe ,  2 991 158 abonnés dont 12,5% abonnés à titre professionnel et 5,35% de publiphones ,

       Internet , 757 453 abonnés , taux de pénétration de 2,46%,  dont 483 000 en ADSL et 268 000 en internet mobile 3G , en forte progression,

Approvisionnement en eau potable et assainissement

L'accès à l'eau potable et, dans une moindre mesure, à l'assainissement , évacuation des excrétas,  a augmenté de manière importante depuis 1990.

 

 La distribution d'eau potable est déléguée à des opérateurs privés dans plusieurs villes su pays notamment Casablanca, Mohammédia, Rabat, Salé, Témara, Bouznika, Tanger, Tétouan, tandis qu'elle est encore assurée par des régies municipales dans 13 autres villes et par l'Office national de l'eau potable , ONEP,  dans 500 communes intermédiaires et rurales.

 

 L'ONEP assure également la production d'eau qui est revendue aux régies et opérateurs privés ainsi que l'assainissement dans une soixantaine de communes.

 

         Politique

Le Maroc est une monarchie constitutionnelle. Sa constitution est celle proclamée en décembre 1962 par Hassan II.

Elle a été modifiée et enrichie à 4 reprises en 1970, 1972, 1992 et 1996, augmentant les pouvoirs du parlement bien que ceux-ci restent toujours limités sur certains points.

 

En effet, l’essentiel du pouvoir est concentré entre les mains du roi, monarque héréditaire, qui nomme le premier ministre en tenant compte de la majorité du parlement.

 

Actuellement, le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Le pouvoir législatif, bicaméral, est exercé par la chambre des représentants composée de 325 membres élus tous les cinq ans au suffrage universel, et la chambre des conseillers qui comprend 270 membres renouvelés par tiers tous les trois ans.

 

La justice est le troisième pouvoir. Ce pouvoir en forte mutation depuis quelque années, grâce à la création de nouvelles juridictions spécialisées , tribunaux administratifs, tribunaux de commerce.

 

Droit des femmes

Depuis la venue au trône de Mohammed VI, des réformes sur la condition de la femme ont été accomplies. Suite aux luttes du mouvement féminin et du mouvement démocratique et malgré la farouche résistance opposée par le mouvement intégriste et les conservateurs.

 

 Le roi Mohammed VI a joué un rôle d’arbitre en sa qualité de commandeur des croyants qui lui est conféré par la constitution marocaine. Il constitua une commission consultative royale qu’il a chargé de répondre aux attentes des militantes féminines qui avaient dénoncé toutes les injustices endurées par les femmes marocaines.

 

 Après des concertations avec toutes les parties concernées qui ont duré près de trente mois, c’est le roi qui a tranché en présentant devant le parlement, le 10 octobre 2003, le nouveau projet de code de la famille, appelé Moudawana, qui a été discuté, amendé et adopté à l’unanimité par toutes les forces représentées au parlement en janvier 2004.

 

Le nouveau code de la famille est fondé sur l’égalité entre les sexes et abolit la tutelle exercée sur les femmes. La notion de chef de famille  est abolie et remplacée par la coresponsabilité entre les époux.

 

Le mariage d’une jeune femme n'était possible qu'en présence de son père en tant que tuteur, seules les filles ayant perdu leur père pouvaient se marier sans tutelle , désormais, une femme peut se marier en toute liberté que son père soit vivant ou décédé.

 

 L’âge légal de mariage pour la jeune femme a été revu à la hausse ,  il est maintenant de dix-huit ans pour les filles et les garçons au lieu de quinze ans auparavant pour les filles. Enfin, et cela représente une grande avancée, la femme mariée a le droit d’obtenir le divorce de son mari sans être obligée comme c’était le cas auparavant de fournir des preuves et des témoignages pour justifier les raisons de sa demande.

 

En 2006, un nouveau chapitre ajouté au code de la Famille, rend possible pour la mère marocaine de transmettre la nationalité marocaine de plein droit et automatiquement à ses enfants nés de père étranger, dans le cadre d'un mariage.

 

Le mariage de la marocaine musulmane n’est légal qu'avec un époux musulman, et un marocain musulman ne peut se marier avec une non-musulmane, sauf si sa religion est monothéiste.

 

Les marocains de confession juive sont soumis aux règles du statut personnel hébraïque marocain

En 2007, le pays compte un taux d’analphabétisme à l’échelle nationale de 45,3 % plus élevé chez les femmes et en milieu rural. Le taux d’activité s’élève à 86,9 % chez les hommes contre 47,9 % chez les femmes.

 

Organisations internationales et régionales

Le Maroc est membre fondateur /

        de l’Organisation de l'unité africaine , OUA devenue Union africaine,  mais s’en est retiré en 1984 pour protester contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique,

        du comité Al Qods dont la présidence est assurée par le roi marocain.

 

À l'échelle régionale, le Maroc est également membre de l'Union du Maghreb Arabe, qui réunit au sein d'une même entité régionale les pays du Maghreb tel qu'on le conçoit traditionnellement , Maroc, Algérie et Tunisien  ainsi que la Libye et la Mauritanie.

 

 Fondée à Marrakech en 1989, l'Union du Maghreb arabe a dû revoir au fil des années ses ambitions à la baisse au vu des dissensions persistantes qui existent entre les deux principales puissances régionales, à savoir le Royaume du Maroc et l'Algérie. Le siège actuel de l'organisation se trouve à Rabat.

 

Le Maroc est également membre de l'Union pour la Méditerranée fondée à Paris le 13 juillet 2008. Le royaume a en outre fait savoir dans un premier temps qu'il comptait abriter le siège de l'UPM. Rabat , ou Tanger pour certains,  en donc en lice aux côtés de La Valette, Marseille, Barcelone et Tunis.

 

Le Maroc fait aussi partie de différentes organisations internationales, dont la Banque africaine de développement, l’Organisation des Nations unies, l’Organisation internationale de la francophonie, l’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation mondiale du commerce et entretient des liens étroits avec L'Organisation de coopération et de développement économiques et l'OTAN

 

Rangs internationaux

L’indice de développement humain du Maroc en 2008 -0,706-, catégorie moyen , le classe à la 127e place.

Standard et Poor's a revu à la hausse la cote financière du Maroc en haussant la note de sa dette de BB à BB+ en 2005 alors que Fitch Ratings a attribué le 19 avril 2007 l’Investment grade au Royaume du Maroc.

 Selon cette agence, la cote attribuée au Maroc reflète les progrès remarquables accomplis aussi bien sur le plan politique, économique que social au cours des dernières années, ce qui s’est traduit par des améliorations sensibles du niveau de vie.

 

         Défis du Maroc du XXIe siècle

Intégrité territoriale

Les différends territoriaux entre le Maroc et deux de ses voisins, l’Algérie et l’Espagne, sont nombreux et sont le résultat direct de la décolonisation franco-espagnole.

 

Le Maroc revendique et contrôle majoritairement le Sahara occidental, mais sa souveraineté sur ce territoire n'est pas reconnue internationalement. Il y est confronté à un mouvement indépendantiste sahraoui, le Front Polisario, soutenu par l’Algérie.

 

Certains pays soutiennent la revendication du Maroc, d'autres celle du Polisario , mouvement séparatiste d'obédience marxiste défendant la thèse de l'existence d'un peuple sahraoui, la plupart ne prennent pas parti, en l'occurrence, l'ONU ainsi que la majorité des pays approuve l'initiative du Maroc en ce qui concerne le plan d'autonomie pour les provinces du sud

 

 Le Maroc réclame toutes les positions espagnoles ou Plazas de soberanía sur ses côtes nord , Ceuta, Melilla, îles Chafarinas, l’île Alborán et l'îlot Leila

 

La frontière entre l'Algérie et le Maroc, dont le tracé a été fixé en 1972 par une convention , ratifiée en 1992 seulement par le Maroc,  reste un sujet de disputesn la frontière terrestre reste fermée à tout trafic depuis 1994.

 

Terrorisme

Le Maroc est confronté depuis plusieurs années au terrorisme, malgré une présence accrue des autorités sur le terrain de la lutte anti-terroriste ,  l’une des principales cellules islamistes est le Groupe islamique des combattants marocains , GICM.

 

Les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca ont fait 45 morts et une centaine de blessés. Fin décembre 2006, deux islamistes marocains ont été condamnés à mort par le tribunal anti-terroriste de Salé pour préparation d'actes terroristes au Maroc .

 

En 2007, plusieurs attentats-suicides touchent Casablanca, dans un cyber-café le 11 mars à Sidi Moumen et trois autres dans le quartier El Farah le 10 avril, deux policiers ont été blessés lors de la deuxième explosion, un a succombé à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital, l’autre a eu des blessures moins lourdes et a survécu

 

Le samedi 14 avril 2007, un terroriste s’est fait exploser devant le Centre américain de langue, alors qu’un autre s'est fait exploser quelques secondes après à une centaine de mètres de lui. Ces explosions n’ont fait aucun mort sauf les kamikazes eux-mêmes. La police a réussi dans la journée à arrêter le chef de la cellule terroriste ainsi que son adjoint, et a pu localiser leur laboratoire où ils fabriquaient les explosifs.

 

Les attentats de 2007 ont été perpétrés à l'aide d'explosifs artisanaux de très faible puissance. Aucun lien entre ces derniers attentats et le terrorisme islamique international n'a pu être établi de façon certaine, contrairement aux attentats de 2003.

 

        Armée et police

Les différents corps d'autorité ayant un pouvoir de police sont la Direction générale de sûreté nationale , DGSN - police urbaine à statut civil, la gendarmerie royale , police rurale à statut militaire, les forces auxiliaires , garde nationale et territoriale  rurale, urbaine, aux frontières -à statut militaire.

 

 la DAG Direction des affaires générales , police préfectorale et provinciale, avec contrôle administratif et territorial par les moqqademns, chioukhs, caïds, préfets, walis, la Douane , police fiscale, la protection civile marocaine , sapeurs-pompiers de protection, la brigade des eaux et forêts , police des eaux et forêts.

 

Dans ces différents corps, seules la protection civile, la DAG, et la Brigade des eaux forêts ne sont pas armés. Certains corps sont régis comme paramilitaires , Gendarmerie royale, forces auxiliaires, protection civile.

 

La fonction d'autorité est attribuée à tous ces différents corps. La fonction de police est attribuée à la DGSN, la Gendarmerie royale, les F.A, et la D.A.G. Quant à la fonction militaire de défense , elle est attribuée aux F.A.R, aux F.A, et à la Gendarmerie.

 

Les armées marocaines se composent de /

        Une armée régulière ,  F.A.R. , Forces armées royales,  professionnelle de 256 000 hommes dépendant de l'administration de la défense nationale , ADN,

        Une garde nationale nommée F.A - Forces auxiliaires de 45 000 militaires , qui dépendent du ministère de l'intérieur

        Une réserve de 250 000 militaires réservistes.

 

Soit 301 000 militaires professionnels et 250 000 militaires réservistes, au total environ 550 000 soldats.

Selon ces chiffres, en nombre de soldats l'armée marocaine est la deuxième armée d'Afrique derrière l'armée égyptienne, et la 21e armée au monde , juste derrière la France.

 

Forces armées royales

Les Forces armées royales , F.A.R, sont un ensemble de 5 armes dépendant de l'administration de la défense nationale.

 Le roi du Maroc porte le titre de chef suprême et chef d’état- major général des Forces armées royales . Les Forces armées royales ont été créées le 14 mars 1956, à la fin du régime du Protectorat , la Marine royale a seulement été fondée en 1960.

 

Elles ont combattu lors de la guerre des sables en 1963, puis sur le front du Golan en 1973, contribué à sauver le régime zaïrois en 1977 lors des guerres du Shaba, se sont illustrées lors des affrontements avec le Polisario pour le contrôle du Sahara occidental, elles surveillent le mur marocain et ont participé en 1991 à la guerre du golfe. Elles sont également intervenues en Somalie en 1993 et au Kosovo en 1999.

 

Le 14 juillet 1999, les Forces armées royales ont défilé sur les Champs-Élysées, ce qui était alors exceptionnel pour une armée non française, à l'invitation du président de la République française de l'époque.

Aujourd'hui, elles participent aux missions de paix , MONUC, ONUCI, EUFOR, KFOR.

 

Elle est très bien entrainé et aussi considérée parmi l'une des meilleures armées africaines. De nombreux généraux mais aussi officiers et sous-officiers africains sont formés à l'école militaire de Rabat où l'ancien souverain Hassan II été formé.

 

Composition

Les F.A.R Forces Armées Royales sont des armées régulières et comprennent 5 armes ,256 000 soldats de métier,  avec /

        L'Armée royale ou l'armée de terre. 175 000 hommes

        La Marine royale. 42 000 hommes

        Les Forces aériennes royales. 13 000 hommes

        La garde royale marocaine de 3 000 hommes

        La Gendarmerie royale de 23 000 hommes

Les F.A.R disposent aussi d'une réserve de 250 000 militaires réservistes.

Les F.A.R correspondent ainsi à 256 000 militaires professionnels et 250 000 militaires réservistes, soit au total 506 000 soldats.

 

Gendarmerie royale

À l'indépendance du Maroc, la gendarmerie royale marocaine fut créée par le décret-loi , Dahir,  du 29 avril 1957 et prit la relève de la légion de gendarmerie française du Maroc. Elle se compose aujourd'hui de 23.000 hommes.

 

 Le décret-loi reprend très largement le décret organique français du 20 mai 1903 et prolonge ainsi l'organisation, les principes d'action et les missions de l'ex-légion dissoute. Depuis octobre 1999, la gendarmerie royale est membre de l'association des polices à statut militaire , FIEP.

 

La gendarmerie fait partie intégrante de l'A.D.N , Administration de la Défense Nationale, notamment en sa qualité de Police Militaire Judiciaire. Il s'agit d'une armée dans l'armée, tant cette gendarmerie concentre des pouvoirs et moyens financiers et militaires très importants.

 

 Gendarmerie marine, gendarmerie de l'air, gendarmerie de terre, gendarmerie de police administrative, gendarmerie de police judiciaire, gendarmerie de police militaire judiciaire, gendarmerie mobile, gendarmerie d'intervention ,  GIGR, gendarmerie de sécurité royale, et la fameuse élite de gendarmerie qui constitue le corps de la Garde Royale . Ainsi l'on voit que la gendarmerie royale est l'élite des forces armées marocaines.

 

Elle est rattachée pour emploi au Roi, chef suprême et chef de l'état-major général des forces armées royales et pour administration et gestion au secrétariat général pour l'administration de la défense nationale qui reçoit délégation du Premier ministre. Elle a assure d'ailleurs la sécurité du souverain. Elle relève également /

        du ministre de la justice pour l'exercice de la police judiciaire,

        du ministre de l'intérieur pour l'exercice de la police administrative.

 

Les principes d'action sur le service de la gendarmerie royale marocaine sont contenus dans le Dahir du 14 La gendarmerie royale assure des missions de police judiciaire , à la campagne, administrative, militaire , en temps de paix ou en temps de guerre, de service d'ordre, de maintient d'ordre.

        Armée de terre de la gendarmerie marocaine

        Armée de l'air de la gendarmerie marocaine

        Marine de la gendarmerie marocaine

Garde royale

La Garde royale marocaine est un corps d'armée chargé de la sécurité du roi et des palais royaux. Elle est issue des rangs de la gendarmerie royale marocaine. Les meilleurs éléments de la gendarmerie marocaine sont sélectionnés pour constituer la garde royale

 

Il s'agit d’une force militaire d'Elite assurant la sécurité du roi et des installations royales du palais. Elle a aussi une fonction protoclaire.

 Composée aujourd'hui de plus de 3000 hommes entre 4 bataillons d'infanterie et services, 2 Groupes d'escadrons à Cheval, la Garde Royale puise ses origines dans la prestigieuse garde noire qui fut créée en 1088 par le sultan almoravide Youssef Ibn Tachfine pour assurer sa protection.

 Elle a du ce nom de garde noire à l'origine de ses troupes, traditionnellement recrutées aux confins sud des territoires du sultan, dans la région du fleuve Sénégal.

 

         Forces auxiliaires marocaines

Les Forces auxiliaires marocaines , anciens Makhzens auxiliaires, sont des forces paramilitaires qui concourent avec les autres forces de police  et que l'on retrouve auprès des différents corps d'autorité du Maroc. Les agents des F.A. sont nommés Mkhaznis.

 

 Ils apportent renforts et soutien auprès des Forces armées royales, de la gendarmerie, de la police, de la brigade des eaux et forêts, de la Douane, de la Direction des affaires générales , DAG , et participent à la sûreté des palais royaux et à la sécurité du roi.

 

 Ils sont ainsi partout et surnommés les yeux et oreilles du système  ,  du Makhzen ,  du fait qu'ils sont présent dans n'importe quel site, territoire, service, lieu ou établissement public , sites touristiques, mairies, annexes d'arrondissements, hôpitaux, préfectures, casernes de pompiers, casernes des F.A.R, commissariats de police, villages ruraux, communes urbaines, centres-villes, souks, douars, quartiers, postes frontières, mur de défense au Sahara.

 

Elles ont un statut militaire, mais dépendent du ministère de l'intérieur marocain, et non pas de l'administration de la défense nationale , ADN, . Cependant, même si elles dépendent théoriquement du ministère de l'intérieur, elles fonctionnent concrètement à part.

 

 Le service des F.A fonctionne sous forme d'Inspection générale , I.G.F.A Inspection générale des forces auxiliaires et séparée en deux zones , zone nord ,  de Tanger à bouznika, et zone sud ,  de Bouznika à Lagouira.

 

 Les missions des F.A vont de la surveillance aux interventions , incendies, émeutes, guerres. Les F.A disposent aussi d'un service autonome de Renseignement.

 

Les forces auxiliaires se composent de 45 000 hommes et sont divisées en deux parties /

        le Makhzen administratif , police de sécurité publique,  postée devant ou à l'intérieur des bâtiments publics , mairies, ministères, administrations, gares, aéroports,  dans les souks, musées, et monuments touristiques,

       le Makhzen mobile , police mobile d'intervention,  composé d'unités d'intervention rapide, qui vivent en famille dans les casernes et qui se déplacent constamment en groupes.

 

Les F.A sont l'une des 6 armes du Royaume du Maroc à côté de la Gendarmerie, l'aviation, la marine, l'armée de terre, et la garde royale.

 Comme armement, les forces auxiliaires possèdent des MAS 36, des AK-47, des MAG et des véhicules blindés UR 416, Panhard AML 60. Les F.A , agents du Makhzen,  sont une véritable armée, qui fonctionne en temps de paix comme des policiers , Mkhaznis, au service des institutions de l'État.

 

         La Sûreté Nationale

La Sûreté Nationale est un corps d'autorité et de police nationale à statut civil, agissant dans les communes urbaines et dépendant du ministère de l'intérieur. Avec près de 60 000 policiers, la sûreté nationale est divisée en plusieurs services /

       la S.P ,  Sécurité Publique

        les R.G ,  Renseignements Généraux

       la P.J ,  Police Judiciaire

       la DGST , ou DST,   Direction de surveillance du Territoire

        les CMI ,  Compagnies Mobiles d'Intervention

        la police scientifique

        la DSR , Direction de Sécurité Royale

 

L'importance des services et attributions , surveillance, renseignements, contre espionnage, police judiciaire, sécurité royale,  de la Sûreté Nationale font d'elle un puissant corps d'autorité, à statut civil mais rival à la Gendarmerie Royale.

 

Services secrets marocains

Sous la tutelle du ministère de l'intérieur

      Renseignements Généraux marocains , RG,

       Service autonome de renseignement des Forces Auxiliaires Marocaines , F.A,

        Direction générale de la surveillance du territoire , DGST,

       Direction Génénale des Affaires Intérieures , DGAI,

Sous la tutelle du ministère de la défense

        Direction générale des études et de la documentation, DGED,

        2ème Bureau , 2B,

       5ème Bureau , 5B,

        Service de Renseignement de la Gendarmerie Royale Marocaine

        Culture et population

Son emplacement géographique fait du Maroc un pays multiculturel, vu la diversité de sa population arabe, africaine et berbère. Cette mosaïque d'ethnies confère au Maroc une place importante dans le domaine culturel.

 

Artisanat

.La région est très réputée par ses tapis de campagne, ses paniers et ses différents autres objets de grande utilité. Le tissage de tapis modernes et la broderie sont très prospères surtout dans les complexes artisanaux. D'autres objets de grande utilité sont fabriqués par les artisans de la région, tels que les tajines, les jarres, .

 

Caftan Marocain

Les caftans du Maroc sont originaires de l'Andalousie mauresque , Al Andalus,  où les élites arabo-musulmanes de l'Empire Omeyyade ,  dont Zyriab, le père de la musique arabo-andalouse  ont apporté à partir du IXe siècle des caftans empruntés aux Perses.

 

 Entre le IXe et le XVe siècle, les émirats arabo-andalous composés de peuples d'origines variées,  ont progressivement donné aux caftans leurs touches civilisationnelles. Rappelons que l'Andalousie mauresque s'est construite en opposition ou en concurrence vis vis de l'Empire Ommeyyade de Damas de même que l'Empire des Idrissides de Fez , branche Omeyyade du Maroc,  vis à vis de l'Empire Abasside de Bagdad. Cette divergence va se traduire entre autres sur les tenues vestimentaires.

 

Fantasia

.Au vu des diverses archives actuelles, il est clair que cette tradition est bien inscrite dans le patrimoine séculaire équestre marocain .

 

Au Maroc, pays fortement agricole et resté longtemps tribal , et cela même après l'indépendance en 1956 du pays.

 Cette démonstration va perdurer en devenant une tradition tribale, rurale et religieuse , les tribus guerrières rurales l'associeront , avec la collaboration active de la population, aux Moussem , fête des semailles, de la moisson,  et à la fête d'un saint de la tribu ,  ou reconnu par la tribu,  et cela de façon annuelle et séculaire. La fête des saints a été instauré au XV ème siècle par les Mérinides

 

Langues

Arabe

La langue officielle du Maroc est l’arabe, ou arabe littéral.

 

Darija

Le dialecte arabe du Maroc est la darija ou arabe marocain, langue maternelle des Marocains arabophones , environ 80 % de la population , couramment parlée dans la rue et la vie quotidienne et pratiquée également par les berbérophones dans leur grande majorité.

 

Tamazight , berbère,

Environ 20 % de la population parle le berbère ou tamazight. Au Maroc, le berbère compte trois dialectes, le rifain au nord, le chleuh ou tachelhit au sud et le tamazight tout court , ou braber,  au centre du pays.

 

Le tamazight n'est pas reconnu comme langue officielle, cependant le 17 octobre 2001 le roi Mohammed VI a créé l’Institut royal de la culture amazighe ,  IRCAM , régi par le dahir royal no 1-01-299 et qui a pour vocation de donner avis sur les mesures de nature à sauvegarder et à promouvoir la langue et la culture amazighes dans toutes ses formes et expressions .

 

Français et autres langues

Le français, bien qu'il ne soit pas langue officielle, reste la langue de travail de beaucoup de ministères marocains et est la langue officieuse des domaines comme l'économie, les études supérieures scientifiques et techniques, entre autres. Il est enseigné dans les écoles primaires, collèges et lycées, dans toutes les universités et dans les écoles supérieures.

 

L'espagnol reste pratiqué dans le nord du pays et dans le Sahara, du fait de l'ancienne présence espagnole.

 Le nombre d'anglophones au Maroc est encore faible aujourd’hui, mais l’apprentissage de l’anglais est de plus en plus privilégié par les jeunes Marocains en plus de l’italien et de l’allemand.

 

Démographie

.Le Maroc compte environ 31 millions d'habitants. Le Maroc a connu tout au long du 20ème siècle une forte croissance démographique qui a multiplié par 6 sa population depuis 1912.

 

 Durant la même période la proportion de citadins a augmenté constamment atteignant 55 % en 2005 ,  le pays compte aujourd'hui une trentaine de villes de plus de 100 000 habitants , alors qu'il n'en existait aucune un siècle auparavant ,  trois agglomérations comptent plus d'un million d'habitants ,  Casablanca, Rabat-Salé et Fès

 

Le Maroc est un des premiers pays d'Afrique après la Tunisie et l'Algérie à avoir entamé sa transition démographique ,  l'indice de fécondité synthétique a chuté de 7,2 à 2,5 entre 1962 et 2004..

 

La plupart des Marocains sont Amazigh et musulmans sunnites de rite malékite. De récentes études montrent cependant que dans leur majorité les Marocains sont de souche amazigh, aujourd’hui les berbérophones sont estimés à environ 40 % de la population.

 

 Les premières conquêtes musulmanes au Maroc datent duVIIè siècle mais l’installation de tribus arabes se fit surtout à partir du Xe siècle.

 

La comparaison de l’apport démographique arabe et des populations berbères, déjà présentes, laisse penser que ce phénomène fut principalement linguisto-culturel avec l’arabisation et l’islamisation.

 

 Ceci explique la majorité arabophone du pays. De plus, un second apport de populations arabophones se fit au XVe siècle avec l’expulsion des morisques d’Espagne appelée la limpieza de sangre, ce qui amplifia le processus d’arabisation.

 

Enfin la traite des Noirs, commencée au XVIè siècle, ne s’acheva qu’avec la colonisation auXXè siècle et contribua de manière non négligeable au métissage de la population. Après la création de l’État d’Israël, la minorité juive du Maroc a quitté le pays.

 

Aujourd’hui il reste environ 3 000 juifs au Maroc

La plupart des étrangers vivant au Maroc sont des Français et des Espagnols, principal vecteur du développement du Maroc. De plus en plus de retraités européens viennent vivre au Maroc, en particulier à Marrakech.

 

L’école est obligatoire au Maroc pour les enfants de moins de quinze ans. Grâce aux efforts de l’État, beaucoup de montagnards et de campagnards vont à l’école. Le taux d’analphabétisation dans le pays est de 37 %.

 

 Il existe quatorze universités publiques , gratuites, au Maroc comprenant 230 000 étudiants et une université payante , Alakhawayn .

 

 Le Maroc compte aussi un grand nombre de grandes écoles tels que l’École Mohammadia d'Ingénieurs , EMI, Institut National de Statistique et d'Economie Appliquée , INSEA, École nationale d'industrie minérale , ENIM, l’École Hassania des Travaux Publics , EHTP, l’ISCAE, les ENCG , établies à Agadir, Casablanca, Marrakech, Settat, Tanger.

 Quelques statistiques sur la démographie du Maroc /

    

         population ,  34 957 175 habitants,

         population citadine , 19 463 634 soit 55,1 % de la population totale,

         population rurale , 15 428 074 ruraux ,

         densité , 47,51 hab./km² ,

         espérance de vie moyenne ,  71,22 ans , en 2007,

        espérance de vie des hommes ,  70,88 ans , en 2007,  

        espérance de vie des femmes ,  74,67 ans , en 2007,

         taux de croissance de la population , 1,528 % , en 2007,

         taux de natalité ,  29,64 ‰ , en 2007,

        taux de mortalité , 3,54 ‰ ,en 2007,

         taux de mortalité infantile ,  21,85 ‰ , en 2007,

         taux de fécondité synthétique ,  2,5 enfants-femme en , 2008,

        taux de migration ,  0,82 ‰ , en 2007,

       Émigration

En 2008, la diaspora marocaine est de 5 200 000 individus répartis très inéquitablement sur les cinq continents. Un peu moins de 85 % des résidents marocains à l'étranger , RME,résidaient alors sur en Europe.

 

 En 1er, la France abritait 34 % de la communauté des expatriés marocains soit 1 943 970 individus dont les 31 % en Ile-de-France , précisément en Hauts-de-Seine et Yvelines.

 

 Vient en second l'Espagne avec 917 132 RME, suivie de Italie avec 710 105, avec suivie des Pays-Bas et de la Belgique où réside majoritairement une population à dominante rifaine, tous trois flirtant avec la barre symbolique des 500 000 individus.

 

 L'Allemagne et les États-Unis totalisent respectivement 140 000 et 250 000 RME. On notera par ailleurs la faiblesse de ces chiffres s'agissant des pays du monde arabe. Seule la Libye tire son épingle du jeu avec une communauté de 120 000 Marocains.

 

L'Algérie quant à elle abrite plus un peu moins de 80 000 Marocains, chiffre nettement inférieur à celui d'avant la désormais fameuse Marche Noire où Boumediene raflait et expulsait du territoire 360 000 Marocains installés sur les terres d'Algérie depuis des siècles et ce en réponse à la Marche Verte de Hassan II.

 

En raison de sa forte proximité de l’Europe, et de la présence au nord du Maroc des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, le Maroc est souvent victime de l’immigration clandestine avec des milliers de clandestins en transit ou en partance pour l'Europe.

 

En 2007, selon les autorités marocaines, le démantèlement de plus de 580 réseaux mafieux spécialisés dans l’immigration clandestine a permis l’arrestation de 88 580 candidats à cette immigration illégale , dont 8 440 marocains et 21 140 extra-nationaux, originaires pour la plupart de pays subsahariens.

 

Médecins sans frontières, l’organisation non gouvernementale travaillant sur le terrain, dénonce, elle, le fait que les migrants en transit sur le territoire marocain soient malmenés , ces migrants sont en effet arrêtés et jugés arbitrairement, sans avocat pour leur défense, sans interprète de la langue arabe, langue que souvent ils ne comprennent pas.

 

En marge de ces phénomènes, il existe au Maroc une importante communauté algérienne issue notamment des vagues d'exil datant de la période coloniale , ces vagues concernent aussi la Tunisie.

 

 D'autre part, le Maroc accueillait en 2007 une communauté d'expatriés Français de l'ordre de 120 644 individus

 Enfin, les divers protocoles d'accords culturels signés avec de nombreux pays africains et portant notamment sur l'octroi de bourses d'étude ont permis au Maroc d'accueillir en 2007 une communauté de 9500 étudiants subsahariens , chiffre représentant 70 % de l'ensemble de la communauté estudiantine étrangère.

 

 Le Maroc est le 3e pays ou le trafic de drogue en tout genres se fait d'importance, le trafic de drogue est souvent dirigé par des personnes qui font partie du grand banditisme de drogue de Casablanca à Tanger et travaille en collaborations avec les trafiquant d'origine marocaine des pays européens France, Italie, Pays Bas, Belgique ou même Espagne.

 

 Les jeunes issue de l'immigrations sont un grand nombre a retourné au Maroc pour se fournir en stupéfiant.

 

Gastronomie

Le couscous et le tajine sont deux plats très répandus dans la cuisine marocaine et sont considérés comme des plats traditionnels de cette région.

 

 Ils sont préparés à base de viande de mouton ou poisson et de légumes variés. Durant les fêtes, on mange d'autres plats typiquement marocains , les pastillas , prononcé bastela.

 

Musique

La musique au Maroc est très diversifiée et se compose de quatre grands groupes ou familles de musique ,  la musique berbère , amazigh, la musique africaine, la musique internationale, la musique hassanie des régions du sud et la musique Arabe.

 

Chaque groupe est lui-même constitué de sous-groupes. Ainsi la musique arabe au Maroc est-elle constituée de musique arabe moderne influencée par la musique arabe contemporaine du reste du monde arabe , Algérie, Égypte, Liban, Syrie, la musique arabe du terroir , populaire,propre à chaque région du Maroc.

 

 Généralement chantée en arabe dialectal de chaque région, la musique  classique  arabo-andalouse, elle-même composée de sous- groupes de Fès, Rabat, Tétouan, Oujda ,  gharnati, et le berceau de la Musique Aarfa qui est la source de plusieurs musiques comme Reggada, Allaoui, nâari.Il y a aussi le Raï de la région d’Oujda trouvant sa source à proximité de la frontière algérienne , oran, tlemcen, saîda.

 

La musique amazigh , berbère,  est, elle aussi, divisée en sous-groupes, généralement suivant les diverses régions et parlés , amazigh, tachelhite, tarifite. Cette musique est aussi divisée en moderne  et traditionnelle .

 

La musique afro-marocaine, connue sous le nom de Gnaoua est propre à la région de Marrakech, Essaouira ainsi que le sud du Maroc, les paroles sont soit en arabe, en amazigh ou en un mélange afro-arabe.

 

Enfin il existe une nouvelle génération de jeunes, qui crée une musique qui synthétise l’esprit marocain aux influences venues du monde entier , blues, rock, metal, reggae, rap marocain.

 

 Un des évènements les plus importants de cette scène underground , est le Boulevard des Jeunes Musiciens qui a lieu tous les ans à Casablanca et qui rallie la jeunesse marocaine dans un même événement culturel.

 

         Cinéma

Le cinéma marocain regroupe à la fois les films, téléfilms et les productions cinématographiques produites au Maroc.

 

À l'opposé d'autres cinémas d'Europe ou du Maghreb, l'État marocain a longtemps laissé son cinéma trouver par lui-même les moyens nécessaires à sa survie et son épanouissement national et international, créant ainsi un déséquilibre entre cinéma commercial , souvent médiocre et cinéma esthétisant à public essentiellement élitiste.

 

 Le Protectorat français du Maroc , 1912-1956,  avait établi une commission de censure ayant survécu a l'indépendance. Cet organisme de règlementation s’est occupé jusqu'aux années soixante-dix surtout de contrôler la distribution des films étrangers en raison d'une production nationale encore faible comparée a celle des pays francophones voisins.

 

 De ce fait, le Maroc a laissé le champ libre à d'autres cinémas concurrents qui se sont affirmés aisément auprès du public marocain , aujourd'hui il doit lui faire face avec plusieurs années de retard. Il en est de même pour d'autres secteurs artistiques tel que la musique par exemple.

 

Récemment, la politique culturelle du pays a changé , en particulier sous l'impulsion du Festival international du film de Marrakech, et le Maroc vient de se doter d'une toute neuve industrie du film.

 

 À ce jour, le cinéma marocain progresse et les nombreuses perspectives d'évolution semblent prometteuses ,  le cinéma marocain est de plus en plus sélectionné et, ou primé dans des festivals arabes, africains et occidentaux , ce qui encourage de plus en plus de jeunes à se lancer dans une carrière dans le 7e Art . Ce progrès sert également de référence au cinéma africain moribond.

 

Religion

La religion la plus représentée est l’islam, qui regroupe 98,7 % des croyants. Le judaïsme et le christianisme , ce dernier reste principalement constitué par les résidents européens,  suivent avec respectivement 0,2 % et 1,1 %. Le Maroc est aussi le pays arabe ayant le plus de juifs, on en comptait environ 280 000, aujourd'hui environ 1 000 000 de juifs d'origine et de souche marocaine vivent en Israël.

 

Sport

Le Maroc s’illustre dans de nombreux sports au niveau continental et mondial et constitue la locomotive du développement du sport du continent africain et du monde arabe.

 

 À titre d’exemple, l’augmentation à cinq du nombre de pays africains à représenter l’Afrique au mondial du football grâce aux bonnes prestations que le Maroc a réalisées ces 3 dernières décennies dans le football et également dans d'autres compétitions internationales telles que l’athlétisme, la motomarine, le taekwondo, la boxe thaïe, etc. Voici quelques sportifs et équipes ayant marqué le sport marocain /

         L’athlétisme /

    

    

         Hicham El Guerrouj est double médaillé d’or des Jeux olympiques de 2004 sur 1 500 m et 5 000 m et détenteur du record du monde du 1 500 m en 3'26"00.

 

         Said Aouita a réussi à battre les records du monde du 1 500 m et du 5 000 m en 1985. Il détient encore le record olympique sur 5 000 m en 12'58"39.

 

        Nawal El Moutawakel, la première femme arabe et africaine à se hisser à ce niveau de compétition et par la même occasion casser tous les tabous dans les pays émergents.

         Khalid Skah, Nezha Bidouane, Hasna Benhassi et Jaouad Gharib se sont aussi illustrés dans des courses de fond ou de demi-fond.

 

         Le football, le sport national par excellence /

         La sélection nationale s’est qualifiée pour les coupes du monde de football de 1970, de 1986 et s’est qualifiée aux huitièmes de finales et devient le premier pays arabe et africain à atteindre ce stade de compétition, puis 1994 et enfin celle de 1998.

 

          Elle a gagné la Coupe d'Afrique des nations de football 1976 en tant que premier pays maghrébin et a fini finaliste de l’édition de 2004. En 2007, Henri Michel revient au poste d'entraineur des Lions de l'Atlas après une période d'incertitude avec, néanmoins, la qualification pour la Coupe d'Afrique des Nations 2008.

 

         L’équipe de football juniors a été classée 4e au dernier mondial organisé aux Pays-Bas

       L’équipe olympique de football s'est qualifiée plus de six fois aux Jeux olympiques

 

         Le Raja de Casablanca qui a été le premier club arabe et africain à se qualifier à la coupe du monde des clubs, le Wydad de Casablanca, les FAR de Rabat et le KACM de Marrakech, ont gagné à plusieurs reprises des compétitions continentales et régionales tels que la Ligue des Champions de la CAF et arabes, la Coupe de la CAF , anciennement Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe, la Supercoupe d'Afrique, la Coupe afro-asiatique de football , abandonnée après la création du Coupe du monde des clubs,

 

       Le tennis /

         Younès El Aynaoui est quart de finaliste de l’Open d'Australie en 2000 et 2003 puis à l’US Open en 2002, 2003. Son meilleur classement est de 1er mondial pendant une semaine, après sa victoire au tournoi de Doha.

 

         Hicham Arazi a été classé 22e meilleur joueur mondial le 5 novembre 2001 tandis que Karim Alami a été 25e le 15 mai 2000.

 

        Les sports de combat  ,

      Mustapha Lakhsem est un des plus grands champions du monde au kickboxing et full-contact et il est 8 fois champion du monde.

        Badr Hari , né le 8 décembre 1984,  est un Kickboxeur marocain de K- 1

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