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 Le point de vue de Léonce Lebrun  

 

De l’état du Monde….Rétrospective

 

Avec un peu de retard, circonstance atténuante oblige, je reviens sur ce qui s’est dit, prédit, il y quelques semainesà Pittsburgh (Etats-Unis, à l’occasion de la réunion du désormais G 20…

 

…  Par définition je garde une grande méfiance au regard de ces institutions qui n’ont pas reçu de mandat explicite de  l’ ONU , mais s’arrogent le droit d’imposer leurs conclusions à toute la Planète…

 

… sous la futile prétention que certaines nations invitées seraient les  plus riches… pour les autres, circulez, il n’y a rien pour vous.

 

Pour la petite histoire, rappelons que ce forum ponctuel qui n’est pas d’initiative américaine et s’est tenu pour la première fois à Paris ( France) dans les années 1976, était composé de six nations…

 

… dont trois membres permanents du Conseil de Sécurité, détenteurs de l’arme atomique, quatre de l’ Alliance Atlantique,( OTAN) sauf le Japon , une simple observation donne une idée de leur puissance de feu…

 

Donc, de six chargés de se pencher sur l’état de l’économie mondiale, nous sommes  passés à 7 puis 8 à l’occasion desquels au repas des « grands » entre la poire et le formage…

 

… étaient invités des dirigeants africains, dont certains s’y pressaient, leur donnant l’illusion d’une certaine  importance. Mais le Continent na pas avancé d’un iota sur tous les plans

 

…Et depuis Septembre de cette année, la « crise » aidant ils se sont retrouvés à 20 à Pittsburg pour dialoguer entre autre sur la régulation du marché monétaire

 

…et la limitation des bonus dus aux traders, ces sorciers de la manipulation boursière, autant de sujets qui intéressent l’immense armée « d’hommes de la rue »

 

Mais la grande nouveauté de Pittburg fut l’entrée en lice de la nouvelle administration américaine avec son chef de file…

 

… dont certains «  ces va en guerre ces Max la menace »  se  berçaient déjà d’illusion sur son amateurisme, son manque d’expérience, bref par des arguties, on allait avaler tout cru l’ex Sénateur de l’Illinois.

 

 Mais catastrophe pour eux, ce fut du brio du brillant, une parfaite connaissance des dossiers, une certaine vision de l’avenir de notre Planète…

 

…que le jury d’Oslo ( Norvège) a sanctionné sans appel, par un prix Nobel de la Paix… je m’en dispense  de tout commentaire sur l’évènement.

 

A ce sujet et à propos de l’Iran au regard de l’arme atomique il est intéressant de remonter l’Histoire…

 

Nous sommes dans les années 1960, le locataire de l’Elysée qui a décidé de retirer son pays du commandement intégré de l’OTAN

 

… se lance dans l’aventure nucléaire sur la base du concept de la « dissuasion » c'est-à-dire qu’avec une ogive on peut mettre dans l’embarras tout adversaire  potentiel hautement nucléarisé…

 

Le Chef de l’Etat de l’époque en cause, n’a jamais eu l’intention d’utiliser cet arme redoutable, un remake des 6 et 8 Août 1945, mais il en connaissait parfaitement la force diplomatique dans le concert des Nations…

 

Plus de 40 ans après nous sommes  dans le même contexte, qui pourrait croire intellectuellement que l’Iran serait  disposé à porter le fer et le sang au Moyen Orient sur un ennemi potentiel…

 

… (disposant de son stock ) sachant qu’une bombe thermonucléaire de centaines de fois plus puissante que celle larguer sur le Japon en Août 1945…

 

…détruirait et contaminerait toute la région, y compris l’Iran qui serait victime «  d’un vent nucléaire qui n’a pas de frontière ».

 

 Mais alors de qui se moque-ton, quand on veut interdire à cette Nation ou tout autre pays...

 

...de se doter de moyens diplomatiques adéquats, sachant que cet Etat en cause est entouré de voisins puissamment armés..

 

L’Administration américaine qui a rapidement assimilé ces subtiles et hypocrites oppositions  diplomatiques…

 

… laisse désormais aux autres « Max la menace », le soin des gesticulations puériles et stériles...

Mehdi Ben Barka

 

Mehdi Ben Barka né à Rabat  Maroc,  en 1920, dans une famille de fonctionnaires, professeur de mathématiques, fondait en 1950, un grand mouvement politique , l’Union nationale des forces populaires , UNFP, opposé au régime en place.

Exilé, cet ardent militant est condamné à mort par contumace en 1953, pour s’être rangé au côté de l’Algérie, dans le différent l’opposant au Maroc

Ben Barka, devait prendre une part active, à la conférence tricontinentale, prévue à la Havane , Cuba en1966, prévoyant notamment la participation des mouvements révolutionnaires du Tiers Monde.

 Mais enlevé à Paris en Octobre 1965, par des policiers français, instrumentalisés par un officier général marocain, ministre de l’intérieur du gouvernement d’alors, il a probablement été assassiné, à la suite de cet enlèvement.

A l’époque de son enlèvement au 29 Octobre 1965, âgé de 45 ans, Ben Barka réunissait plus de 30 ans de vie militante, dont 6 années de prison, il aura connu l’exil en janvier 1960, et en juin 1963, jusqu’à sa disparition...

...Et c’est durant cette période de 5ans, que l’homme a accompli la grande partie de son action politique sur le plan international ,correspondant à la montée du Tiers Monde et des luttes anti-coloniales.

Au siège de son parti, l’UNFP à Casablanca en Janvier 1960, Ben  Barka déclarait avec force…

... Les colonialistes ont reconnu l’indépendance à l’issu de négociations dont ils avaient pris l’initiative, pour mieux garantir leurs privilèges…

...Mais quand fut constitué, en réponse au vœu commun du roi et du peuple, un gouvernement populaire et que celui-ci commença à exercer ses prérogatives dans des conditions difficiles...

...Le colonialisme se trouva pour la première fois en face d’une volonté résolue de rejet de la dépendance…

 ... Nous sommes les adversaires du colonialisme, et nous le combattrons par tous les moyens même s’il pense pouvoir compter sur des satellites qui dénaturent les faits en cherchant à imprimer à la lutte nationale un cachet de dissensions partisanes…

...L’expérience nous a enseigné que le voilement des réalités ne peut jamais aboutir qu’à confondre ceux qui sont les initiateurs, et qu’en fin de compte, ce sont les comploteurs colonialistes et leurs agents qui subissent la défaite… 

Une pensée à méditer pour les dirigeants politiques africains, actuellement aux responsabilités, pour certains 

 

Un hommage

Ce 02 Novembre 2015

Ahmed Ben Bella

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