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 Le blog de Léonce Lebrun

Que des médias  et des journalistes affidés, cessent d’enfumer les masses déjà déboussolées par ces actes de guerre mystérieux, sous le vocable « d’attentats »...

Et voilà qu’il est déclaré péremptoirement, que si la ligne rouge est atteinte dans le bourbier syrien, on interviendra…Oui, mais comment !!!par des frappes aériennes, pas très courageux, en laissant un pays dévasté comme la Libye, ou au sol, alors on pourrait observer la valeur et le courage des hommes  au combat...ce qui n'est pas évident...

En vérité le problème vient de l’Occidnt qui a cette facheuse manie de vouloir  conduire le monde , suivant ses propres conceptions qui ont démontré qu’elles étaient nuisibles pour la Paix

Hugo CHAVEZ

 

Né dans la petite ville de Sabaneta, dans  Issu d’une famille d’enseignants, Hugo Chavez avait d’abord rêvé, comme nombre de ses compatriotes, de devenir une star du base-ball.
 
Faute d’y parvenir, il est entré dans l’armée, un bon moyen d’acquérir une éducation adéquate, lui qui ne faisait pas partie de l’élite euro-occidentale dominant le pays

 

Etat de Barinas, à 400 kilomètres de la capitale Caracas, région spécialisée dans l’élevage du bétail, Hugo Rafael Chavez Frias n’était pas a priori destiné à devenir un jour un leader politique influent du continent américain.
 
Sous l’uniforme, Chavez gravit rapidement les échelons jusqu’au grade de lieutenant-colonel. Dès 1983, il fonda le MBR-200, Mouvement bolivarien révolutionnaire 200, en hommage au libérateur de l’Amérique latine Simon Bolivar dont on célébrait cette année-là, le 200e anniversaire de la naissance.
 
Neuf ans plus tard, le 4 février 1992, il prend la tête d’un coup d’Etat contre le président en place, le démocrate Carlos Andres Perez. 

 

Bien que le putsch échoua, Chavez ne désarma pas. Depuis sa prison, il a enregistré une vidéo pour appeler à l’insurrection. Elle est diffusée sur les chaînes nationales dans la nuit du 26 au 27 novembre 1992 alors que les militaires qui le soutiennent tentent une nouvelle fois, mais en vain, de prendre le pouvoir par un coup d'Etat. 

 

 Ce deuxième échec aurait pu être fatal à Hugo Chavez. Le destin va lui faire être propice,  sous la forme d’une amnistie décrétée en 1994 par Rafael Caldera, nouvellement élu à la présidence en remplacement de Perez.

 

De nouveau libre, après deux ans de prison, Chavez fonda le Mouvement cinquième république, une version moins militaire du MBR-200, organe qui va lui permettre d’accéder au pouvoir en décembre 1998 avec une  majorité  de 56 % des voix  rare au Venezuela.

 

 Entre-temps, il a su séduire par son charisme et son talent d’orateur un peuple vénézuélien qui vit alors pour moitié en dessous du seuil de pauvreté.
Désireux d’avoir les mains libres pour mener à bien sa politique, il organisa un référendum en avril 1999 pour changer la Constitution, initiative qui tourna au plébiscite ,92% de  oui qui renforce ses pouvoirs.

 

 L’ère chaviste peut alors réellement commencer avec des réformes menées au pas de charge qui vont bouleverser la société vénézuélienne et bénéficier aux plus défavorisés, sa base électorale. 

 

Chavez va mettre petit à petit la main sur l’armée, l’administration et les grandes entreprises d ’Etat, nommant le plus souvent des militaires aux postes clefs.

 

Il se distingua aussi par sa mainmise sur les médias, n’hésitant pas à faire fermer la chaîne RCTV qui ne lui était pas favorable en 2007 et à museler des stations de radio pour les mêmes raisons en 2009.

 

 Dépeint comme un dictateur par certains, terme qu’il exècre, il s’en est toujours défendu, sur la foi de ses succès électoraux aux présidentielles de 2000, 2006 et 2012 mais aussi lors des multiples référendums organisés sous sa gouvernance, des consultations toutes destinées à asseoir son pouvoir, un moment mis à mal par une tentative de coup d’Etat avortée en avril 2002.
Grâce à la manne pétrolière  le Venezuela qui dispose des plus importantes réserves d’hydrocarbures de la planète  il a pu mener à bien sa  révolution bolivarienne à travers d’importants programmes sociaux ,école, santé, droits des femmes, accès à l’eau potable, protection de l’environnement tout en hissant son pays au 4e rang des puissances économiques d’Amérique latine derrière le Brésil, le Mexique et l’Argentine.

 

 Nationalisations massives, redistribution des terres, microcrédits d’initiative publique ont également fait partie de son arsenal de mesures, avec des conséquences plus ou moins heureuses pour l’économie d’un pays où le chômage reste élevé le pétrole représente 80% des exportations mais n’emploie que 2% de la population et où un quart de la population vit encore en dessous du seuil de pauvreté.

 

Mais c’est bien entendu sa politique étrangère ouvertement anti-impérialiste qui a donné à la présidence d'Hugo Chavez toute sa résonnance internationale.

 

 Proche de Cuba et de Fidel Castro, il s’est toujours posé en champion de l’antiaméricanisme, prônant une diplomatie Sud-Sud destinée à se défaire de l'hémogénie occidentale, quitte à passer des alliances avec des régimes comme ceux de la Libye de Kadhafi, de la Syrie d'el-Assad et de l’Iran d'Ahmadinejad ou a développer des relations étroites avec la Chine et la Russie, éternels contradicteurs de la diplomatie de l'Ouest.

 

Hugo Chavez a également œuvré pour favoriser un rapprochement des pays de l’ALBA l’Alliance bolivarienne pour les Amériques qui comprend entre autres Cuba, le Nicaragua, la Bolivie et l’Equateur dans le but de former un bloc anti-libéral en Amérique latine.

 

 Parallèlement, il a  rejoint le Mercosur en 2006 aux côtés du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay et du Paraguay

 

Atteint d’un cancer de la prostate détecté en mai 2011, il avait subi deux opérations à Cuba où Raul Castro l’avait accueilli à bras ouvert en juin 2011 et en février 2012.

 

 Diminué, El Commandante  s’était vu contraint de limiter ses apparitions en public ainsi que dans les médias et il avait dû déléguer ses pouvoirs ces derniers mois.

 

 Cela ne l’avait cependant pas empêché de briguer un troisième mandat en s’inscrivant, le11 juin, auprès du Conseil national électoral en vue de l’élection présidentielle du 7 octobre, remportée 55,25% des voix devant Henrique Capriles.

 

 Fataliste, il avait déclaré durant la campagne que même s’il venait à disparaître, le chavisme resterait bien vivant.

 

 Chavez n’est pas fini , avait-il ainsi affirmé l’hiver dernier. Je dois dire en plus que quand ce corps ne sera plus, Chavez n’aura pas disparu car ce n’est plus moi qui suis Chavez, Chavez est dans les rues et il est devenu peuple et essence nationale.

 

 Plus que sentiment il est devenu corps national, âme nationale et arme nationale pour continuer à lutter pour le Venezuela, avait-il ajouté avec tout le lyrisme qui le caractérisait.

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