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 Le blog de Léonce Lebrun

Ils sont restés, revenus, ou venus faire fortune dans une Afrique pauvre, dit-on « indépendante « Ces personnes mènent la grande vie en autarcie. Ce sont les expatriés, gardiens d’un néo colonialisme qui prolonge un francafrique voulant  perdurer avec la complicité des dirigeants  corrompus.

Alors qu’en terre caraïbéenne, le touriste indo européen se comporte en terrain conquis...

A l’inverse il y cette population africaine venue  en Europe pour grossir la masse des sans papier à l’existence plus que précaire…

Et donc pour sortir de l’impasse, je leur conseille avec toutes les minorités ethniques (afro descendants, maghrébins, asiatiques) de tenter une plate-forme commune pour donner une existence concrète à ce Communautarisme tant vilipendé par toutes les tendances de l’échiquier politique national …

Chaka Zulu, 1736-1828

 

Chaka  Zulu - ou Shaka est le fondateur de l’empire Zoulou.

 
L'enfance

 

Chaka serait issu d’une union illégitime entre Nandi, princesse Langeni, et Senza Ngakona, chef du clan des Zoulous une fraction du peuple nguni, issus des Bantous qui peuplèrent l'Afrique du Sud du XIIIe au XVIIIe siècle.

 

D'après la légende, il aurait été considéré comme un bâtard, rejeté et humilié par son père, régulièrement maltraité par ses camarades.

 

Ces expériences l’endurciront et marqueront sa personnalité d'une soif de vengeance. Mazisi Kunene, qui, lui, s'est inspiré des traditions zouloues, explique que la mère de Chaka, Nandi, était une princesse autoritaire.

 

Elle s'est fâchée avec son mari et avec ses co-épouses, ce pourquoi elle a été répudiée.

 

 Cause de guerre entre les Abasema Langeni, son peuple, et la tribu zouloue, elle a dû fuir chez les Qwabe, dont elle aurait épousé l'un des princes. Ainsi, Mazisi Kunene ne réfute pas la difficile enfance de Chaka, mais la nuance. 

Chaka ne s'entend pas avec les membres de la famille royale qwabe contre lesquels il devra guerroyer plus tard.
Il part chez les Bathwetwa et devient membre de l’armée de Dingiswayo, le souverain des Bathwetwa. Il devient rapidement le guerrier le plus remarquable de l’armée de Dingiswayo.

Doué d’une force physique et d'une endurance prodigieuses, il excelle au combat. Il est charismatique et se révèle être un fin stratège. Sa réputation s’étend. Il devient bientôt le porte-parole et le bras droit de Dingiswayo.

L'ascension

À la mort de son père, Sigujana, l'un des demi-frères de Chaka, assure la succession conformément à la volonté de leur père, et devient le chef du clan zoulou. Dingiswayo appuie Chaka pour qu'il prenne le pouvoir. Dans la bataille, Sigujana trouve la mort.

Chaka règne sur son peuple et commence à lui appliquer ses idées révolutionnaires pour créer une puissante armée. Il continue à combattre pour Dingiswayo, qui a quelques démêlés avec un puissant voisin aux visées impérialistes, Zwide, chef de la tribu des Ngwane.

En quelques années, celui-ci parvient à ses fins , il réussit à faire prisonnier et à assassiner Dingiswayo, grâce à l'appui de ses espions. À la suite de cet événement, les régiments bathwetwas élisent Chaka au titre de chef souverain.

Le Royaume zoulou

Après la mort de Dingiswayo, Chaka défait Zwide lors de deux batailles mémorables où il utilise son sens aigu de la stratégie. Ensuite, s'ouvre le temps des conquêtes. Il devient le chef d'une grande partie des tribus ngunies du Natal.

Chaka les assimile à sa tribu, et leur fait porter son nom, celui de Zoulou. Pour ce faire, il remodèle son peuple en une armée de métier constituant le pivot de la société, ce qui en bouleverse les structures traditionnelles.

Il astreint au service militaire tous ses sujets, crée un corps d’amazones, impose la langue zoulou à ses voisins. Il réorganise l’armée zouloue, qui devient permanente.

Chaka supprime l'initiation des jeunes hommes mais conserve la division en classe d'âges pour former des régiments. Il les stimule par des concours d’épreuves , aux vainqueurs sont offertes les plus belles filles nubiles, initiées à la lutte et au combat. Il multiplie les exercices physiques et accroît la part de nourriture carnée de ses troupes.

Il révolutionne ensuite la stratégie militaire de son armée tâche initiée avec sa propre tribu ,  il opte pour la stratégie d’attaque en tête de buffle les troupes sont divisées en quatre corps, deux ailes forment les cornes de buffle et deux corps centraux placés l’un derrière l’autre forment le crâne.

Opérant en mouvement tournant, l’une des ailes attaque, tandis que l’autre se cache et n’intervient que lorsque le combat est engagé. Il mène une guerre totale et utilise la tactique de la terre brûlée grâce à des régiments spéciaux, les impi ebumburégiments rouges.

L’armée de Chaka à son apogée comptera plus de 100 000 hommes, auxquels il faut ajouter environ 500 000 hommes des tribus voisines. Chaka oriente l’expansion des Zoulous dans deux grandes directions,  vers l’ouest et vers le sud contre les Tembou, Pondo et Xhosa. Ils sèment la terreur chez les Nguni, les Swazi, les Sotho et les Xhosa. En dix ans, Chaka se taille un empire dans le Natal.

Chaka fait pratiquer un  certain eugénisme  ,  les vieillards des peuples vaincus sont supprimés, les femmes et les jeunes incorporés. Les jeunes ont la vie sauve à condition de s’enrôler dans les impi, d’abandonner leur nom et leur langue, et de devenir de véritables Zoulous.

En 1820, quatre ans après le début de sa première campagne, Chaka avait conquis un vaste territoire.

À partir de 1822, Chaka déploie ses armées à l’est du Drakensberg. Face à lui, de nombreuses collectivités choisissent de fuir, attaquant au passage leurs voisins, ce qui ajoute à la confusions.

La carte ethnique de la région est bouleversée ce processus est nommé Mfecane, mouvement tumultueux de populations. La tradition tend à rendre Chaka coupable du Mfecane.

En vérité, ce mouvement de migration avait déjà commencé avant sa prise de pouvoir, avec, entre autres, les combats entre Zwide et Matiwane.

Trois des généraux de Chaka le quittent pour conquérir l’Afrique australe en appliquant ses méthodes  , Moselekatse ou Mzilikazi après sa rupture avec Chaka en 1821, se dirige vers le sud-ouest avec les Ndébélé, disperse les Sotho sur les bords du Vaal et s’installe entre le Vaal et l’Orange jusqu’en 1836 , Manoukosi ou Sochangane soumet les Tonga au Mozambique actuel 1830, Zouangendaba migre trois mille kilomètres vers le nord.

La chute

Le déclin de Chaka commencera avec sa tendance de plus en plus affirmée à la dureté, qui lui valut l’opposition de son propre peuple. À la mort de sa mère Nandi en 1827, beaucoup de femmes et d'hommes seront exécutés.

Pendant un an, il fut interdit aux gens mariés de vivre ensemble et à tous de boire du lait. Notons néanmoins que ce rite de deuil extrême faisait exceptionnellement partie de la tradition zouloue.

Chaka a été un symbole important dans la lutte idéologique entre les Sud Africains et les Européens en Afrique du Sud. Ces européens l'ont beaucoup diabolisé, le présentant comme un tyran barbare.

Pour les Zoulous, il est un personnage complexe, semi-légendaire, un fabuleux guerrier auquel on peut faire remonter la fierté de la nation.

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