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 Le blog de Léonce Lebrun

Drôle de monde dans lequel nous vivons, un monde  où la Démocratie, ne fait pas bon ménage avec l’éthique et la déontologie, il suffit pour une chapelle de ramasser la mise, que dis-je le pactole du Palais Bourbon ave à peine 20% du corps électoral...

Car Il a fallu la maladresse d’un courant, et une chance extraordinaire, pour  rétablir la Bourgeoisie dans toute sa splendeur, sous couvert d’une habile monarchie républicaine.

Oui mais dans tout ce climat idyllique, il y a une masse qui attend son heure pour renverser la table, par tous les moyens, y compris un remake à la mode de la Commune de Paris (1871) alors là, il n’y aura pas de Versaillais pour sauver la mise, car l’Histoire m’a appris qu’on avait toujours tort d’abuser du peuple,...dure sera la chute... 

Prochainement

 

Un retour  attendu qui me permet de remercier au nom de mon équipe toutes les personnes qui ont manifesté leur déception de ne pas avoir apporté une contribution concrète à la marche de Bordeaux à Nantes, mais l’Histoire est un perpétuel recommencement qui donne toujours raison aux grandes causes, alors le rendez est pris…

 Je profite de ce retour pour donner suite à la demande des internautes sur l’exclamation… de l’audace, toujours de l’audace encore de l’audace, qui est attachée à Georges DANTON 1759-1794 personnage très controversé.

 Un orateur redoutable qui fut pour un temps le soutien incontestable de la période révolutionnaire, mais trahi par ses amis de la Convention, il mourut guillotiné le 5 Avril 1794.

Du reste un de ses compagnons politiques, le montagnard  Maximilien  de ROBESPIERRE, député d’Arras , France, fin stratège , homme de grand talent, leader incontesté de l’époque en cause, devait le suivre sur l’échafaud le 9 thermidor 1794 , 28 Juillet, ainsi était mis fin à la période dite de la terreur.

  Mais pendant que j’y pense à le veille de rédiger la chronique  Un rêve  pour une émission de radio , lire sur AFCAM dans archives chroniques, je rêvais précisément qu’au petit matin, j’allais être passé par les armes, condamné à mort par un tribunal militaire spécial, suivant les chefs d’accusation de sédition, menés subversives, haute trahison.

 Avec un tel palmarès mon avocat aurait toutes les peines du monde à me sauver la mise, un conseil qui tout au long de ces audiences houleuses, aura plaidé pour un nationaliste intègre, très engagé envers l’indépendance de son pays, ayant toujours agi suivant les lois de la guerre.

En faisant respecter scrupuleusement par ses collaborateurs, à quel que niveau de la hiérarchie, les recommandations de la Convention de Genève concernant les soldats faits prisonniers.

 Ma tête étant mise à pris, arrêté dans ma cachette  pourtant bien protégée et gardée par des hommes de confiance mais en nombre insuffisant, j’avais été dénoncé au paravent par un de mes compatriotes, un Nègre comme moi, que dis-je un négrillon.

Ils sont légions dans cette posture de trahison, conséquence d’une assimilation très et trop poussée, conduisant à une totale dépersonnalisation, un manque de repère de l’être, sur son origine et ses racines,  qui fut lynché par une foule revancharde et abandonné sans vie sur une place publique.

Du fond de ma cellule, de  un mètre cinquante sur moins de deux mètres, avant le jour et l’heure fatale, j’eus le temps de réfléchir à loisir sur la condition humaine, et surtout d’admettre le bien fondé de la sentence qui me frappait, pas d’aveu de faiblesse.

 Quand le destin vous rattrape, il ne faut pas s’accrocher mais partir en toute dignité, ayant été au bout de sa logique, dans l’honneur et le courage, au service de son peuple, de sa nation en voie de devenir, tombé pour une cause que l’on croit et sait, juste.

 Car les combattants placés sous mon commandement par les directives de nos organes et autorités politiques en exil, agissant suivant mes strictes instructions, avaient causé bien de dégâts dans les rangs des forces armées colonialistes, salués avec enthousiasme  par les correspondants des médias indépendants présents sur les théâtres d’opérations. 

 Grâce à mes techniques améliorées et adaptées de harcèlement et de guérilla en mouvement, relevées sur un manuel lors d’un passage éclair à l’Académie militaire de West Point Etats-Unis en qualité d’officier auditeur étranger, pour que mon élimination physique soit devenue une priorité absolue par nos ennemis.

 Du reste quelques semaines après mon exécution, sans bandeau ni verre de rhum, porté en terre par de très nombreux fidèles malgré les consignes politiques reçues par l’Etat major pour la Caraïbe, encore présent.

 Le corps expéditionnaire capitulait sans condition dans le bourbier de Fort de France…FORT DE FRANCEune ville martyre, une ville détruite à l’occasion de ces dures journées de combat, mais un peuple vainqueur…un peuple debout... un peuple fier… un peuple souverain…

 Une jeune nation retrouvée, les armes à la main, la MARTINIQUE, vers un autre destin, de nouveaux horizons,  c’est beau, c’est grandiose, un spectacle à la hauteur de l’Humanité  qui mérite bien un té deum…

 Ce n’était pas un cauchemar, deux semaines après je rédigeais Prémonition ,lire à la même rubrique sur le site.

 Mais revenons sur terre pour évoquer le Césairisme, cette doctrine…la doctrine qui sera à la base de l’évolution du Monde Noir dans les années futures, je n’ai l’absolue conviction, au titre de laquelle seront jetées les bases majeures et sans complaisance, dans mon prochain éditorial annuel… la Rupture, suivi de Etre un NEGRE dans Croisade…

 De l’audace…il ne s’agira pas de faire de chaque Nègre de la planète, un OBAMA potentiel, mais de lui faire comprendre partout en Afrique dans la Caraïbe dans les Amériques, en Europe, que son infériorité supposée n’a jamais été  fondée, qu’il a toute sa place en y ajoutant l’audace dans sa perception  des choses  de la vie.

   Léonce LEBRUN

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