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 Le blog de Léonce Lebrun

Drôle de monde dans lequel nous vivons, un monde  où la Démocratie, ne fait pas bon ménage avec l’éthique et la déontologie, il suffit pour une chapelle de ramasser la mise, que dis-je le pactole du Palais Bourbon ave à peine 20% du corps électoral...

Car Il a fallu la maladresse d’un courant, et une chance extraordinaire, pour  rétablir la Bourgeoisie dans toute sa splendeur, sous couvert d’une habile monarchie républicaine.

Oui mais dans tout ce climat idyllique, il y a une masse qui attend son heure pour renverser la table, par tous les moyens, y compris un remake à la mode de la Commune de Paris (1871) alors là, il n’y aura pas de Versaillais pour sauver la mise, car l’Histoire m’a appris qu’on avait toujours tort d’abuser du peuple,...dure sera la chute... 

Il y a 20 ans

 

Amis (es) de l’Afrique et la Caraïbe bonsoir,

Une formule ô combien de fois répétée, dont il ne faudrait pas en déduire que votre serviteur s’adresse exclusivement aux originaires de ces territoires, ce qui n’est pas exact.

 Car le soutien au regard des thèses exposées concernant l’avenir de l’Afrique et le destin du Monde Nègre dans sa globalité, vient pour une bonne part des occidentaux devenu des amis virtuels, un paradoxe, pour souligner notre énorme retard…

Et ma grande satisfaction découle du fait que certains internautes ne se contentent pas d’une lecture en diagonale de mes messages, mais subodorent un aspect de ma pensée profonde qui va bien au-delà de mes écrits sur la toile.

Et se disent à juste titre, que si ce Nègre pouvait disposer d’autres moyens pour réunifier l’Afrique berceau de ses racines, accélérer la construction de L’union Caribéenne son territoire de prédilection, voire même arracher la souveraineté de la Martinique sa terre natale, il ne s’en priverait pas… autant de rêves qu’avait caressés le poète disparu.

Ce qui m’amène à évoquer ma condamnation à la peine capitale pour entre autre, haute trahison ,lu dans Prochainement  afin de préciser que dans mon rêve cauchemar,  j’ai été approché par le Haut Commandement des Forces Armées de Libération, pour prendre la tête de la rébellion dans l’Ile au nom du Gouvernement Provisoire en exil.

En acceptant cette mission j’étais un soldat, avec le grade de général de brigade, spécialiste des armes stratégiques et bactério-biologique, un secteur très sensible, dont pourtant je fus maintenu en fonction à ce niveau de responsabilité...

 ...Malgré une opposition avérée avec la hiérarchie en raison de mes prises de position ferme sur l’avenir de toutes ces colonies dites outre mer, et dès lors  pour l’Etat major, j’avais un statut de déserteur...

 ...Considéré comme étant passé à l’ennemi, relevant d’une cour martiale en temps de guerre, suivant le Code des Armées, pour un prononcé de la sentence  avec au bout, le peloton d’exécution.

L’assaut de ma cachette fut caractérisé par un échange violent d’armes automatiques, au cours duquel sept de nos hommes furent tués, dont deux proches collaborateurs, des amis, le lieutenant colonel Girard et le commandant Gasparin

Sortis majors de leur promotion, l’un de l’Ecole Polytechnique, l’X, l’autre, de l’Ecole Spéciale d’Application inter armées de Saint Cyr Coëtquidan, de brillants officiers promis à un bel avenir.

 Tous deux nés en Europe, drôle de destin, et qui m’avaient suivi à ma demande dans cette aventure meurtrière, par amour pour la patrie d’origine de leurs parents.

Manifestement le commando composé des meilleurs tireurs des troupes d’occupation, n’avait  pas pour mission de m’abattre, au vu de la tactique employée, mais d’avoir un prisonnier de haut niveau de la rébellion.

Dans la perspective d’un procès public, à l’occasion duquel le pouvoir colonial  tablait sur la destruction du mouvement de décolonisation, mais dans mon rêve nous en connaissons la suite..

Par l’intermédiaire de mon avocat, j’ai exigé  qu’aucune  entreprise ne soit mise en œuvre pour une évasion éventuelle, j’avais joué, j’ai perdu pour un temps, il faut savoir partir sans regret, ma mission accomplie, c’est la dure loi du destin…

Et maintenons revenons sur terre pour évoquer avec un peu de retard le drame de la Grotte D'Houvea Kanaky c’était un certain  4 Mai 1988, un épisode qui aurait relevé de nos jours du TPI Tribunal Pénal international pour crime de guerre.

 Ce jour là, 19 kanaks nationalistes devaient trouver la mort, abattus par un commando venu spécifiquement de l’Europe, où nous étions en plein délire de libération  de journalistes otages.

 Sur fond de lutte féroce pour la conquête du Pouvoir, un des prétendants utilisant des moyens peu orthodoxes pour séduire un électoral sceptique, dont le résultat final ce sera soldé à son détriment par un score sans appel de 55% en cette soirée d’élection présidentielle

J’avais en son temps relevé la faiblesse du FLNKS Front de Libération Nationaliste Kanak Socialiste qui avait oublié en chemin les fondamentaux de tout mouvement de libération nationale, mis en œuvre avec succès  en Indochine et l’Algérie, mais peu importe ( petit retour dans Un rêve sur AFCAM
D’ailleurs les deux   principaux responsables du mouvement indépendantiste kanak, Eloi Machoro 1945-1985 Jean Marie tjibaou ,1936-1989, l’un, n’étant pas un fin stratège, ni l’autre, un révolutionnaire né, auront été abattus...
...Alors que 20 ans après, le territoire n’a pas obtenu d’avancée significative en terme de souveraineté pleine et entière, un échec flagrant que les accords dits de Matignon n’ont fait que camouflé.

Des accords de Matignon qui m’auraient propulsé au rang de Gouverneur de la Province  de Lifou, en vertu du pouvoir discrétionnaire du Gouvernement, par le tour de nomination extérieure des Hauts fonctionnaires de l’Etat…

Une super promotion que plus d’uns auraient accepté, mais que j’ai dû décliner en raison de mon soutien à la cause Kanake, en vertu du droit de peuples de disposer d’eux-mêmes, d’une part, et du respect et la loyauté dus à un pouvoir politique pour lequel j’avais une parfaite sensibilité et des amis en son sein, d’autre part.

De toute façon les populations dénommées Caldoches ne m’auraient pas fait de cadeaux et moi de même, au risque de m’envoyer contempler le paradis ou les feux de l’enfer.

Curieusement en cette année 1988, je refusais la médaille du travail et tous les attributs qui s’y attachent, au grand désespoir de certains collègues qui auraient bu du champagne à ma santé.

 Mais c’était le 140è anniversaire de la fin de l’Esclavage, pour lequel je devais observer un devoir de mémoire, étant opposée par ailleurs à toute forme d’honneur de cette nature.

Il faut savoir dire Non quand on a la capacité de dire Non...en certaines circonstances où la dignité et la crédibilité  de l’Homme sont en jeu…

Léonce Lebrun

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