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 Le blog de Léonce Lebrun

Que des médias  et des journalistes affidés, cessent d’enfumer les masses déjà déboussolées par ces actes de guerre mystérieux, sous le vocable « d’attentats »...

Et voilà qu’il est déclaré péremptoirement, que si la ligne rouge est atteinte dans le bourbier syrien, on interviendra…Oui, mais comment !!!par des frappes aériennes, pas très courageux, en laissant un pays dévasté comme la Libye, ou au sol, alors on pourrait observer la valeur et le courage des hommes  au combat...ce qui n'est pas évident...

En vérité le problème vient de l’Occidnt qui a cette facheuse manie de vouloir  conduire le monde , suivant ses propres conceptions qui ont démontré qu’elles étaient nuisibles pour la Paix

Le vivre ensemble -suite-

 

Après le vif succès de la « rupture » sur la toile, il fallut laisser le temps au temps avant de consacrer une réflexion sur cette difficile problématique qu’est le « Vivre ensemble »

A propos de mes connaissances historiques que font état les internautes, rien d’étonnant ayant fréquenté l’école coloniale au regard de laquelle le colonisateur fait d’abord passer sa propre Histoire et bien entendu la version glorieuse, laissant à l’élève le minimum pour sa propre appréciation…

Précisément, le destin a voulu que mon professeur d’histoire du secondaire, un parfait érudit, entre autre officier de réserve avec le grade de Capitaine, répétait toujours à ses élèves..

Sé ti bolowm len, étidié histoir mown en sa kisevizot den la vie…

« Mes garçons étudiez bien l’Histoire de l’autre -le colonisateur- cela vous servira dans la vie…

Avec le recul, je compris son insistance, l’homme avait beaucoup voyagé, sachant de quoi il parle en matière de relation humaine, et  il s’agissait d’assimiler et d’appliquer ses conseils en temps utile.

Dans ce domaine, je suis curieux de nature, et donc en plus d’approfondir cette histoire, j’ai réexaminé les institutions et leur nature pour mieux me fixer sur le mode de fonctionnement de ce peuple au 21è siècle, tiraillé entre la monarchie et la république …

Justement à propos d’Histoire, dans mon message « 2015, l’année des projets », j’avais fait état de la participation de la « Grande Armée napoléonienne » dans la Bataille d’Austerlitz de Décembre 1805...

Qu’en fait ce régiment spécifique apparaît en 1812 à l’occasion de l'invasion de la Russie, par un empereur voulant contraindre le Tsar à appliquer ce blocus absurde à l’encontre de la Grande Bretagne, dont nous connaissons la suite et la déroute de la Bérézina…

C’était le début de la fin avec une addition qui se soldera lourdement trois ans après dans ce petit village de Belgique du nom de Waterloo…

Et justement puisque nous sommes en pleine période de commémoration tout azimut, il est bon de rappeler que si le 3è Reich allemand avait en mémoire cette débâcle napoléonienne de 1812 , il n’aurait pas attaqué la Russie, pour sombrer aussi lamentablement devant les murs de Stalingrad, dont l’issue du conflit eut été tout autre…

Il est certain qu’après ce grave revers militaire, l’Allemagne irait vers de sérieuses déconvenues, et comme on dit, pour gagner une guerre il faut compter sur les erreurs de l’ennemi…Mais pourquoi l’Etat major de Berlin n’a pas utilisé tout son potentiel lors du débarquement des alliés en Juin 1944…

Il faut se rappeler également que la deuxième guerre mondiale est la conséquence du comportement irresponsable de l’un des belligérants à la Conférence de la Paix à Versailles de 1919 ayant suivi la fin du conflit de 1914, pour lequel Jean Jaurès le pacifiste a été assassiné…

Et donc quand on commémore, il faut tenir compte de tous les éléments du contexte d’antan, avant de fêter des victoires à la Pyrrhus, grâce à l’aide de ces bataillons d’indigènes venus notamment d’Afrique et de la Caraïbe... sans humilité dans les déclarations officielles..

Tiens, tiens le hasard de l’Histoire avec ce « 18 Juin », qu’est ce qui est le plus important …un appel à la résistance face à la poussée et l’occupation de l’armée du Reich, ou la fin de la domination de l’Europe, un choix cornélien en vérité, quand on n’est pas objectif et nationaliste buté…

C’était un rappel rapide de l’Histoire qui signifie que nous n’avons pas tous la même lecture, ni la même vision des évènements passés et surtout d’actualité , qu’en ce qui me concerne je me suis toujours méfié des récits du prétendu vainqueur…

Qu’en ce qui se rapporte au slogan « vivre ensemble » apparu depuis peu dans le jargon médiatique, il y a à boire et à manger quand on examine le dispositif…

Ce n’est pas étonnant qu’il donne du grain à moudre à des politiciens, dans un système sociétal de plus en plus compliqué, alors que le commun des mortels n’y attache aucun intérêt, sauf nos diasporas et notamment africaine…qui nous livre cette version… « A votre bon cœur messieurs dames »...

M’autorisant à préciser, qu’il n’est nul besoin d’aller très loin pour comprendre que ce Continent, trois fois L’Europe, richement doté par la nature en sol et sous-sol , n’arrive pas à décoller plus de 50 ans après des indépendances ,il est vrai, octroyées.

Pour bien comprendre l’échec de cette vision de la vie en société, à qui j’oppose  le savoir vivre  avant d’apporter plus loin une explication historique, j’avance des exemples concrets de situation dont deux à titre individuel.

Arrivé en Europe, téméraire et volontaire, en vacances scolaires je dévale les pentes de la station de ski de la Toussuire -Savoie- seul Nègre égaré sur la poudreuse…

Le destin étant ce qu’il est, je fais la connaissance d’une fille de la région ,une très jolie personne de type blonde, qui a dû subir les assauts sans succès, de tous les chiens  du coin…

Et voilà qu'avec le temps qui passe cette personne a la mauvaise idée de vouloir présenter prématurément l’homme de sa vie à ses parents...

Pour une rencontre supposée sans accroc, ce fut la version moderne, le remake de « devines qui vient diner ce soir » ce drame racial interprété avec brio par les excellents Spencer Tracy et Sydney Poitier…

En plein repas d’un soir le frère de M-A, avance, je cite…

  -Des personnes de races différentes ne doivent pas se fréquenter-

Resté de marbre, je n’avais pas mesuré la gravité de ces propos, alors que pour mon hôtesse, on eût cru que le ciel lui était tombé sur la tête, effondrée en larmes, elle voyait envolé son rêve de vie dans l’avenir...

Honnêtement , jeune et insouciant, je ne disposais pas du profil adéquat pour assumer cette relation superbe et sublime certes , mais compliquée , arrivée trop vite dans ma vie.

Que je n’ai pas vu venir, alors que M-A venait de rentrer par la grande porte de l’Education Nationale avec l’agrégation de philosophie dans ses bagages…

A l’époque, pour moi toujours étudiant, suivi d'un service militaire légal de 16 mois, ce n’était pas une situation, tout juste je pouvais revenir à la Martinique pour intégrer la fonction publique au titre du Ministère de l’Agriculture...

Affecté sans doute à la DSA -Direction des services agricoles- de Fort de France, en qualité de Conseiller technique, pour sillonner toutes les exploitations de l’Ile…

...avec bien entendu les avantages colonialistes qui s’y attachent, 40% de vie chère, primes par ci primes par là, qui doublent la rémunération mensuelle par rapport à votre collège à grade égal, en place en Europe…

...un dispositif que j’ai toujours dénoncé… eh oui, en terre colonisée on fait tout pour maintenir hymne et drapeau, aux frais du contribuable européen…

Mais, il y a, un bémol imparable, mis à disposition des « békés », descendants de négriers, gros propriétaires terriens...

C’était une perspective politiquement pour moi inconcevable, d’autant plus que je venais de découvrir Frantz Fanon, et sa doctrine dans l’ouvrage « les damnées de la terre »…

Et de vous à moi, je serais certainement au « boulevard des allongés » assassiné sur commande comme jadis André Aliker - Janvier 1934 - pour n’avoir pas le loisir de jouer au pseudo indépendantiste, siéger à l’Assemblée Nationale -France- et passer à la caisse chaque mois …pauvre Martinique, pauvre de nous…

M-A me proposa que nous partions loin de sa famille, pour vivre notre relation, j’aurais vécu à ses crochets, étant toujours boursier d’Etat...

Mais c’était une perspective qui ne m’a pas effleuré, du gâchis pour une brillante carrière qui lui tendait les bras…

D’autant plus que venant de la Martinique, terre de mission chrétienne à l’époque je, disposais d’une sévère éducation chargée de principes quasi-monacaux, n'ayant pas digéré Vatican II et toujours attaché à la liturgie latine…

Pour moi, ce combat contre une famille était perdu, évité tout scandale, la mort dans l’âme, avec une pointe de lâcheté et d’abandon devant l'adversité...

Epouvantable de quitter une si belle créature, d’une grande intelligence, on n’est pas agrégée à 23 ans « au petit bonheur la chance », avec qui on a partagé tant de sublimes moments agrémentés d’un bonheur venu des étoiles...

Oui, mais quand une situation est devenue intolérable, il faut avec courage trouver une porte de sortie pour éviter qu’une simple plaie n’évolue en un cancer généralisé, phase terminale, mortel pour les uns et les autres...

Alors je décidai de rompre les amarres en retournant dans ma Ville d’études...

Curieux la vie, M-A s’est mariée quelques années après avec un Guyanais de « race Nègre », et vécue avec son mari à Cayenne. .. Loin de ses parents, un beau pied -de nez, à son frère.

On ne sort jamais idem de ces situations, et je m’inscris en faux contre cette assertion qui déclare « qu’une de perdue dix de retrouver » car pour ma part pendant une courte période et jusqu’à la fin du cycle d’études…

Par tristesse je revêtis un costume de « voyou » du style…après un, deux, six mois d’une relation sulfureuse… Nous deux…toi et moi, belle enfant, notre histoire appartient déjà au passé… … « Merci pour ce bon moment »…adieu…

Par relation interposée, j’ai toujours suivi à distance la carrière professionnelle de M- A, pour savoir qu’elle avait été nommée avec succès à une lourde fonction d’Inspectrice d’Académie au sein d’un grand Rectorat...

Pour prendre ensuite rang dans le prestigieux corps de l’ Inspection Générale de l’Education Nationale…

Je ne regrette donc pas mon choix d’antan, pour savoir que cette personne n ‘oubliera jamais « ce jeune étranger impétueux », déjà arnarco-révolutionnaire...

Qui a failli la renverser et blesser gravement à l’occasion d’une manœuvre dangereuse sur une piste de ski, et voulu part la suite qu’il devienne l’homme de sa vie pour toujours, un bonheur envolé, mais un amour non disloqué pour elle...

Jamais avant ce message, je n’avais révélé ce drame qui fait partie des mystères de la vie, que de nos jours j’aurais géré autrement…

Fin de l’Histoire on passe à autre chose…

Des situations de cette nature, avec la race au cœur du débat, pullulent partout… et ne feront pas la « une » des médias...

Les… « « Tu es un Nègre, ou Maghrébin, handicapé, communiste, qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter à ma famille, alors que je t’aime à en mourir… » » Se ramassent à la pelle, ils ne disparaîtront pas avec le Vivre ensemble …

Autre temps, autres mœurs, il y a quelques années je fais des vacances de Pâques avec ma famille dans la belle petite ville d’Argelès -Pyrénées Orientales- à côté de Perpignan.

A cette occasion nous faisons la connaissance de personnes originaires de Lille -Nord- et les choses se passent bien les premiers jours.

Mais un Mardi soir au restaurant alors que les échanges sont bon enfant, un des convives se lancent dans une diatribe contre les maghrébins, les couvrant de tous les maux d’Israël.

Sur ce terrain de défense des personnes il ne faut pas me chercher, et je lançai mes exocets dans le débat qui firent mouche, à savoir un discours sur « le droit des peuples à disposer d’eux mêmes »…

…La nécessité absolue pour l’Algérie d’être indépendante et souverainne, et pour bien me faire comprendre...

Qu’au 1è Juillet 1962 date de l’indépendance de ce pays, aucun étudiant maghrébin n’avait été admis à la célèbre Ecole Nationale Supérieure Agronomique de « Maison Carrée » à Alger, formant des ingénieurs d'agronomie tropicale de haut niveau...

Dès lors toutes relations avec cette famille prirent fin pour la suite des vacances..

Il faut bien comprendre pour nos hôtes, que nous sommes à leur disposition, les écouter sagement , sommer d’être à leur remorque, et bien évidemment dans un processus de vivre ensemble, on voit bien qui serait le dindon de la farce…

Et pour finir un ami qui vous dit… « Tu te rends compte Léonce, nous invitons nos voisins -européens- à toutes les fêtes, mais on ne connait même pas, la couleur de la tapisserie de leur appartement, et nous sommes obligés de garder ce système pour éviter des représailles à nos enfants » …

A ce sujet les  « étrangers « de Lyon connaissant bien les rapports difficiles existant avec nos hôtes, il est donc inutile que je m’y attarde sur des faits sociétaux, qui ne relèvent pas de la sphère purement politique…

Voilà présentés en entame, trois cas de figure n’ayant aucun lien entre eux, mais juxtaposés à des milliers de fois dans le pays, démontrent que ce n’est pas le « vivre ensemble » qui est en jeu...

Mais bien le « savoir vivre », mettant en lumière le respect des personnes, le droit à la tolérance, et surtout le partage de la convivialité, que d’aucuns feront état du service rendu…

Et donc le slogan en cause relève de la fumisterie, ce que je vais démontrer par la suite dans la version historique et politique de ce message…

A propos, imaginez qu’en Allemagne, un parti dit d’extrême droite, recueille 25 à 30% du corps électoral, quel serait de ce côté du Rhin ce vent de panique, un climat de cauchemar, chacun rêvant de bruits de botte…

Et pourtant c’est bien le scénario que nous vivons ici de nos jours…alors ces millions d’électeurs anonymes sont-ils prêts à recevoir à leur table des personnes venues d’ailleurs …rude coup pour le vivre ensemble…

Si vous avez saisi le sens de ce tableau, alors vous avez tout compris pour la suite…

Léonce Lebrun

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