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 Le blog de Léonce Lebrun

Drôle de monde dans lequel nous vivons, un monde  où la Démocratie, ne fait pas bon ménage avec l’éthique et la déontologie, il suffit pour une chapelle de ramasser la mise, que dis-je le pactole du Palais Bourbon ave à peine 20% du corps électoral...

Car Il a fallu la maladresse d’un courant, et une chance extraordinaire, pour  rétablir la Bourgeoisie dans toute sa splendeur, sous couvert d’une habile monarchie républicaine.

Oui mais dans tout ce climat idyllique, il y a une masse qui attend son heure pour renverser la table, par tous les moyens, y compris un remake à la mode de la Commune de Paris (1871) alors là, il n’y aura pas de Versaillais pour sauver la mise, car l’Histoire m’a appris qu’on avait toujours tort d’abuser du peuple,...dure sera la chute... 

Mortellement blessé, s’achève pour moi le voyage, conséquence et comme suite probablement à une dénonciation anonyme, notre quartier général a été attaqué en pleine nuit, par des hommes lourdement armés, dépendant du corps expéditionnaire pour la Caraïbe…

Touché en pleine poitrine par une rafale, une des balles est allée fracasser ma colonne vertébrale, malgré l’urgence des soins, et toute la détermination de nos médecins appelés en catastrophe, le diagnostique est sans appel…

C’est la fin d’une grande aventure, une épopée de légende… Notre Commandant ne verra pas le crépuscule ce jour…

Ainsi le temps pour moi est compté, et donc mon dernier message sera recueilli et diffusé grâce à la diligence de mon fidèle et loyal aide- de- camp, ce jeune et brillant Officier supérieur, le Lieutenant- colonel Jules Albani...

…sorti major de sa promotion de l’Ecole interarmes de Saint Cyr…

…ancien stagiaire de la célèbre Académie militaire de West Point (Etats-Unis) spécialiste de la guérilla urbaine, qui a rallié la Rébellion nationaliste caribo-martiniquaise à ma demande expresse…

Quand l’heure est venue de partir, il faut laisser la Planète sans amertume, conscient que le destin vous a conduit vers un idéal accompli, et puis en poursuivant cette vie terrestre je serais gravement handicapé, à la charge de tiers…

Ah la vie, cette chienne de vie, de la naissance à ce morceau d’acier mortel, qui m’a fait passer du paradis à l’enfer, de l’enfer au paradis, toujours en mouvement au service de l’autre, pour une cause…

Je ne regrette rien, et si c’était à refaire j’accomplirais ma mission dans les mêmes conditions de dangerosité, une mission exaltante confiée par le Haut Commandement de nos Forces, suivant la délégation du Gouvernement Provisoire de la Martinique en exil à Kinston –Jamaïque-…

A mes hommes, je leur dis de continuer le combat jusqu’à la victoire finale, c’est le prix à payer pour la Liberté…

A mes amis, adieu, adieu à ma famille, que les uns et les autres me pardonnent ce départ brutal, mais on se reverra, on se reverra, car je crois en l’Eternité…

… je crois à cette vie éternelle qui me dit que l’Homme est doté d’un mécanisme trop perfectionné, pour connaître une existence écoulée au cours d’un laps de temps aussi court dans notre Univers.

Adieu…

Léonce Lebrun

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