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 Le point de vue de Léonce Lebrun   

1945, rappelez vous, le Monde aura payé un lourd tribut, avec des millions de « croix de bois », consécutives à l’hyper arrogance des politiciens de tous bords comme en 1914…voire même leur incompéence qui aura été marquée par la gigantesque gifle diplomatique de Munich -1938-

Et ce refrain hypocrite fusant de partout… « Plus jamais ça »

Oui mais on observe depuis 1945, que notre Planète n’a pas connu un seul  jour de paix, avec un Occident lancé pour certains, dans des sordides guerres de décolnisation, grand donneur  de leçons  de «  valeur et de civisation »… « en même temps » en pôle position pour la fabrication d’armes de guerre qu'il faut vendre ,aux fins d' améliorer un commerce extérieur vacillant, fervent  soutien d’un PIB -produit intérieur brute- en difficulté…

Alors la Paix n’est pas pour demain, cet Occident continuera sa politique impérialiste  et expantionniste, par l’occupation insidieuse ici et là, de territoires pouvant assurer sa domination et son économie…

... avec cette nouvelle application stratégique nébuleuse politico-militaire…le Terrorisme qui plonge les masses  indo-européennes dans la peur, et bien entendu les frappes aériennes, avec ces inévitables dégâts collatéraux, frappant les populations civiles du Sud... sans protection nucléaire

Mais voilà, qu’en toute chose il faut considérer la fin, et  donc  demain, les damnés de la terre auront du grain à moudre pour triompher sans scrupule

      26 -27 Mai 1967- Mai 2013

 

                        Peuple de la Guadeloupe et sa diaspora en Europe, souvenez-vous...

 

Nous vous l’avions dit en page d'accueil d’AFCAM, le mois de Mai est un temps fort pour le souvenir et la mémoire en Caraïbe.

Pour ces journées des 26 et 27 Mai 1967, il avait probablement fait un soleil radieux à la Guadeloupe,  en particulier sur la belle cité de Pointe à Pitre, pour laquelle personne ne subodorait que certains de ses enfants auraient péri, sous les balles des forces de l’ordre au service de l’Etat colonialiste.

Il y a en effet quarante

six années que des ouvriers du bâtiment se faisaient massacrer à Pointe à Pitre à l’occasion d’une grève ayant pour seul motif, une amélioration de leurs conditions de travail et de salaires décents.

Combien ont disparu au cours de ces funestes journées, nul ne le saura,( raison d'Etat , secret défense...) car d’après des témoins de l’époque, certaines familles auraient enterré leurs morts en toute discrétion pour éviter les représailles des autorités de ce territoire agissant par délégation expresse.

Effectivement le pouvoir politique parisien avait profité de ce drame pour briser tous les mouvements nationalistes et indépendantistes de la Guadeloupe notamment le GONG, à l’occasion d’un procès politique Paris (France) qui aura marqué les esprits dans les années 1970, précédé par des arrestations arbitraires.

De nos jours un tel forfait aurait relevé du Tribunal pénal international -TPI- pour crime contre l’Humanité, par saisine directe…considérant qu'on  ne tire pas sur des grévistes non armés…seulement en pays habité par des Nègres, le régime colonial peut se permettre toutes les exactions, et les ignominies  dans une liberté non républicaine

Rappelons pour mémoire que les chaudes journées dans ce pays en Mai 1968, n’avaient occasionné qu’une seule victime au sein de la police.

Par contre la manifestation silencieuse des algériens de Paris pour soutenir l’action du mouvement de libération nationale en Algérie, avait engendré des centaines de morts en cette fin de journée du 17 Octobre 1961, au titre de laquelle, chaque année des membres de la communauté maghrébine se souviennent par un instant de recueillement dans un lieu bien précis de la ville citée.

Alors le système assimilationniste en terre caribéenne aurait fait de tels ravages psychologiques chez nos frères de la Guadeloupe...pour qu’ils ne se souviennent plus...

Car «  les plus jamais ça » est un discours réservé aux gogos, ce que nous ne sommes pas.

Léonce Lebrun

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