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 Le blog de Léonce Lebrun

Ils sont restés, revenus, ou venus faire fortune dans une Afrique pauvre, dit-on « indépendante « Ces personnes mènent la grande vie en autarcie. Ce sont les expatriés, gardiens d’un néo colonialisme qui prolonge un francafrique voulant  perdurer avec la complicité des dirigeants  corrompus.

Alors qu’en terre caraïbéenne, le touriste indo européen se comporte en terrain conquis...

A l’inverse il y cette population africaine venue  en Europe pour grossir la masse des sans papier à l’existence plus que précaire…

Et donc pour sortir de l’impasse, je leur conseille avec toutes les minorités ethniques (afro descendants, maghrébins, asiatiques) de tenter une plate-forme commune pour donner une existence concrète à ce Communautarisme tant vilipendé par toutes les tendances de l’échiquier politique national …

Un jour MémoriaL...10 Mai

 

Depuis ce 10 mai où la loi Taubira à été adoptée en France, reconnaissant l'esclavage des noirs comme crime contre le genre humain, Il semble nécessaire à l'artiste que je suis comme au citoyen de participer, avec ses moyens furent-ils modestes, au progrès de notre civilisation.

 

Aussi, dans cet esprit, je souhaite partager avec vous le texte qui suit. Partagez-le généreusement avec les êtres qui vous sont chers

 

Un jour MémoriaL

Et l’homme noir fut couché

Et l’homme noir de lui-même se dressa

Et la barbarie cisela ses jambes

Et son esprit libre d’entrave

Se dressa par-dessus les nuées

Et sa rebelle dignité habita le temps

Tonnerre grondant depuis le flot des millénaires.

Et je suis la sève montante de cette humanité-là

Pollen, fragment de toute l’humaine essence

Et nul ne me tiendra dans les chaînes

Que l’on dissèque mon corps

Qu’on le broie dans milles étaux

Qu’on le pile, qu’on le vanne,

Qu’on l’émiette qu’on le disperse

Pour nourrir les champs de toutes les barbaries

Mon âme s’échappe par les dents des rouages infâmes

Mon âme s’évade comme l’air entre les mains de mes bourreaux.

Je suis l’Afrique dispersée et libre qui proclame au monde

Le souvenir vivace des outrages passés

Je me souviens comme si c’était hier

De ces jours maudits de servitude

Que l’on veut hâtivement oublier

Je me souviens, oui je me souviens

Et ce n’est point habité par la haine

Que je fais de la Mémoire, une arme fulgurante,

C’est pour moi un instrument d’élévation, de célébration.

Je me souviens et répands mes souvenirs

Comme la semeuse de vie ensemence ses champs

Et nul ne me fera courber l’échine par peur

Ou par indigne complaisance.

Aujourd’hui, jour de souvenir

Je vais une rose blanche à la main

Honorer le sang rouge versé

Je vais une rose blanche à la main

Bénir la mémoire de mes ancêtres allongés

Dans la terre froide de l’oubli.

Et à qui dois-je mendier permission

Pour donner témoignage de ma dignité ?

A quelle autorité dois-je faire allégeance

Devant quel trône dois-je poser genoux à terre

Pour avoir droit d’honorer la mémoire de mes ancêtres ?

Que dois-je interpeller sinon l’humanité qui siège en moi ?

Je suis le temple même de ma propre légitimité

Je suis l’expression de ma souveraine liberté

Je suis cette part singulière de l’universelle humanité

Je suis la vie et le divin, je suis le choix

Tout pouvoir de me tenir debout m’appartient

Quand l’homme se couche dans la profanation de lui-même.

Aujourd’hui est pour moi un jour mémorial, un jour saint, un jour férié

Pour mon apaisement et mon honneur au nom de mes ancêtres.

10 MAI 2010

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