MOI2

 Le blog de Léonce Lebrun

Ils sont restés, revenus, ou venus faire fortune dans une Afrique pauvre, dit-on « indépendante « Ces personnes mènent la grande vie en autarcie. Ce sont les expatriés, gardiens d’un néo colonialisme qui prolonge un francafrique voulant  perdurer avec la complicité des dirigeants  corrompus.

Alors qu’en terre caraïbéenne, le touriste indo européen se comporte en terrain conquis...

A l’inverse il y cette population africaine venue  en Europe pour grossir la masse des sans papier à l’existence plus que précaire…

Et donc pour sortir de l’impasse, je leur conseille avec toutes les minorités ethniques (afro descendants, maghrébins, asiatiques) de tenter une plate-forme commune pour donner une existence concrète à ce Communautarisme tant vilipendé par toutes les tendances de l’échiquier politique national …

Il sera toujours temps (suite)

A l’attention de nos communautés caraïbéennes et la diaspora en Europe

Comme à l’accoutumé je ne verse pas dans la dentelle et mon dernier message intitulé …Le front républicain, danger… sitôt placé sur Internet a pulvérisé la fréquentation du site, avec de milliers de visiteurs, dont  certains ont apporté des commentaires appropriés et positifs sur/

 La refonte urgente de la Constitution de 1958, pour lui enlever toute trace monarchique

 La destruction criminelle de la Nation libyenne, dont il faudra attendre tôt ou tard la revanche du peuple libyen, avec des commandos  structurés agissant sur le sol français fini le temps des « attentats fabriqués » pour la manipulation et la peur des masses…

L’absence totale  d’audit officiel à la faveur de chaque alternance depuis 2002, dont ils soupçonnent des centaines de milliards envolés pour de sombres manœuvres d’Etat non autorisées

Une condamnation sans appel du concept du «  front républicain »le citoyen devant être totalement  maître de son choix, en toute connaissance de cause…

L' évocation d’une guerre civile à l’espagnole n’est pas à exclure si le pays poursuit sa gouvernance à la mode de « république bananière »

Cela dit je reviens sur nos problématiques spécifiques, et vous aurez observé que je suis particulièrement attaché à notre musique et pour cause…

Dans la sierra maestria à Cuba durant la révolution, Fidel Castro dont on sait n’avait pas de bons rapports avec Pérez Prado, le roi du mambo dans ces années 1950, était l’un des meilleurs  danseurs sur ce rythme, une vulgarisation fantastique pour ses compagnons de combat ,qui a donné le résultat que l’on connait en 1959…

Alors imaginez que je sois à la tête d’une insurrection armée en terre martiniquaise, mes hommes m’observent, et voici leur réflexion…

 « «  boug la pa  viv en pais nous an, éi ka dansé mieu ki nou, allé conpwen missié sé en mal boug…

   Ce garçon n’a pas vécu dans notre pays mais il danse mieux que nous allez comprendre cela, cet homme est un grand Monsieur…

Eh oui, le destin vous réserve des surprises, il faut  s’attendre à toutes les éventualités, y compris celle de  jouer un rôle déterminant dans la libération de votre pays..

Et donc quand on est appelé à conduire des hommes dans l’aventure révolutionnaire, le meilleur outil de confiance est la danse, le signe que vous êtes bien en osmose avec les traditions et coutumes du territoire, vos compagnons de combat vous respectent et suivent vos directives de stratégie, guet-apens, embuscades etc, tout l’arsenal  de luttes urbaines, pour gagner...

Mais revenons aux années 1981- 1986 qui  furent une période très intense dans divers domaines

Comme déjà indiqué dans le précédant message,  en 1981 avec la victoire en France du Président MITTERRAND aux élections présidentielles, je retourne dans nos territoires pour comprendre le vote de nos compatriotes, dont le résultat négatif pour moi, conditionnait l’évolution du statut de ces pays compte tenu des réformes envisagées dans le cadre du programme commun de la Gauche.

 Cela ne serait pas chose facile par la voie référendaire, alors le Pouvoir engagea le fer avec le Parlement pour faire passer ce fameux concept de « d’assemblée unique » consigné dans mes observations à l’intention du Ministère des territoires dit outre mer, dont nous connaissons la suite…

 En fait, si ce cap avait été gagné sur le plan politique et juridique, il était de mon intention de pousser la manœuvre avec mes « amis en place » pour obtenir une fusion totale de la Guadeloupe et la Martinique par la création d’une fédération caraïbéenne  autonome, dotée d’une gouvernance unique, avec une répartition adaptée des délégués fédéraux, mais je n’en dirai pas plus…

En Septembre 1981, à la demande du Ministère sus indiqué, en collaboration avec la ville de Lyon je dirige la première semaine caraïbéenne, avec un discours d’ouverture qui aura constitué un véritable coup de tonnerre politique, au milieu de tous ces invités venus de milieux divers

La presse ne m’a pas trop écrasé, quand bien même que je n’ai concédé aucun cadeau au Système ( lire sur Léonce Lebrun, la vie associative et politique

Et voilà qu’en Novembre 1982 je veux envoyer mes témoins à un élu toujours en place pour un duel (interdit en France) qui d’après un témoin a manqué d’éthique par ces propos, vis à vis de la Race Nègre.

Dans ce combat individuel mon adversaire n’avait aucune chance, mais en temps voulu, je fus utilement conseillé, ce qui m’évita une catastrophe et la Cour d’ Assises au bout…

Depuis cet incident dramatico-politique j’ai décidé de ne plus briguer aucun mandat, électif en terre européenne, une engagement largement tenu  à ce jour malgré des sirènes contraires…

En 1983, je suis à Paris, pour voir tomber le BUMIDOM…

Cet organisme d’Etat, véritable négrier des temps moderne qui a fait tant de mal à la jeunesse de nos pays, par le jeu pervers de mutation sans lendemain, de voyage sans retour suivant une manipulation bien orchestrée par un Pouvoir qui a opéré simultanément  sans vergogne une « colonie de peuplement » au profit de  fonctionnaires indo européens, amateurs des 40%  de vie chère

 Par ce procédé, la France a voulu  surtout écraser toutes manœuvres tendant à revendiquer par cette jeunesse une évolution du statut politique de ces territoires…

Et nous voilà en 1984 année où  j’entame les démarches pour la construction d’un port et la création d’une entreprise de pêche maritime au lieu dit Baillargent sur la Commune de Pointe Noire (Guadeloupe)

Effectivement, depuis mon passage sur l’Ile, pour une mission de bon office en 1976 suite aux soubresauts du Volcan de la Soufrière, je suis fort séduit par «  La Côte sous le vent, »( versant l’Ouest de la Guadeloupe) mais relève le sous développement de cette parti e du territoire, alors ma décision est prise et je reviendrai.

A Paris, le climat politique est propice, et quand on a des « amis » bien placés il faut battre le fer pendant qu’il est chaud..

Au regard de ce projet ambitieux, l’Etat était de mon côté pour la construction du port à Baillargent, et je m’assurais le soutien de l’Administration de Affaires maritimes de Pointe à Pitre, car ne l’oublions pas je suis un étranger du monde de la pêche maritime…

Et c’est là, un véritable mystère dans les milieux économiques en charge des problématique de pêche à la Guadeloupe, enthousiasmés par ma démanche, mais se demandant comment un homme, collaborateur d’un grand service publique, avec une situation stable en France, voulait s’embarquer dans une telle aventure, une telle galère…

Peu importe la difficulté de la manœuvre, je veux être utile, et il faut avancer…malgré les propos pessimistes d’un habitant de Pointe Noire, avec un âge avancé, me disant en créole..

 « «  Ces gens là Monsieur je les connais, ce sont des voleurs, ils iront vendre les poissons dans les îles voisines, en prétextant que la pêche n’a pas été bonne » »

C’était un sage conseil dont il fallait en tenir compte pour l’avenir…

Comme je l’ai indiqué précédemment, les pouvoirs publics prenaient en charge la construction du port et la logistique y compris les bâtiments de conserverie, les installations nécessaires étant laissées à la charge de ma société...

Ayant acquis  la certitude de l’engagement de l’Etat sur ce projet, je fondais  la SARL, La BAILLARGENTAISE, siège sociale à Pointe Noire, inscrite au Tribunal de Commerce de Basse Terre, composée de cinq associés, dont  trois guadeloupéens et deux martiniquais , au titre de laquelle je me réservais une minorité de blocage, dans la part du capital d’ouverture…

Et dans la foulée, je créais l’Asoociation pour le développement économique de la Cote sous le Vent, l'ADECSV,avec son siège dans commune de Vieux Habitants (Guadeloupe)...

....

Prochainement, le coût de l’opération, la position de feu Marcel ESDRAS, Maire de Pointe Noire et Député de la Guadeloupe à l’époque…

La suspension de la BAILLARGENTAISE, un scénario qui ne plaide pas en faveur des  guadeloupéens, une évocation de l’ARC , l’Alliance révolutionnaire de la Caraïbe, et le mort tragique de Jack BERTHELOT en Juillet 1985, célèbre architecte et membre de l’ARC

Et pour la commémoration du 50è anniversaire du massacre, les 26 et 27 Mai 1967 à Pointe à Pitre, des ouvriers du bâtiment, par les forces de police française, je vous laisse en compagnie de…

La Gwadeloup pa ta yo

https://www.youtube.com/watch?v=cTraF-o65XM

Léonce Lebrun

Informations supplémentaires