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 Le blog de Léonce Lebrun

Drôle de monde dans lequel nous vivons, un monde  où la Démocratie, ne fait pas bon ménage avec l’éthique et la déontologie, il suffit pour une chapelle de ramasser la mise, que dis-je le pactole du Palais Bourbon ave à peine 20% du corps électoral...

Car Il a fallu la maladresse d’un courant, et une chance extraordinaire, pour  rétablir la Bourgeoisie dans toute sa splendeur, sous couvert d’une habile monarchie républicaine.

Oui mais dans tout ce climat idyllique, il y a une masse qui attend son heure pour renverser la table, par tous les moyens, y compris un remake à la mode de la Commune de Paris (1871) alors là, il n’y aura pas de Versaillais pour sauver la mise, car l’Histoire m’a appris qu’on avait toujours tort d’abuser du peuple,...dure sera la chute... 

Bilan de Opération -BEHANZIN- 

 

Alors que l’heure n’est pas encore au bilan, voici néanmoins que s’achève l’année 2008, une année chargée de rebondissements, dont certains auront émerveillé les uns, plongé d’autres dans leur éternelle indifférence, mais qui in fine, n’ont épargné personne à quel que niveau.

  Ce qui me permet de vous livrer cette profonde pensée du Général Mac Arthur, chef d’Etat major des armées américaines dans le Pacifique, lors du conflit nippon américain en 1942, qui disait je cite … «  on ne devient pas vieux avec les années qui passent, mais on le devient en ayant trahi son idéal … 

 L’idéal …mais qu’est ce que c’est, se posera t-on comme question, ce supplément d’âme accordé parcimonieusement par dame nature, qui permet aux heureux bénéficiaires de se sublimer en toutes circonstances malgré les aléas d’un monde implacable, dans sa sélection et son action…

  Sur ces bonnes paroles philosophiques, je suis conduit à clore la fiction Opération "BEHANZIN", au titre de laquelle dans mon dernier message, j’affirmais que dans les années 1950, toutes les conditions diplomatiques et stratégiques étaient réunies pour que l’ensemble du Continent africain se débarrassât définitivement du fardeau colonialiste et impérialiste…je persiste et signe…

 Un retour rapide vers l’Histoire, plantons le décor…

 Le premier Novembre 1954 le Gouvernement provisoire de la République Algérienne  , le G P R A ouvre les hostilités anticolonialistes avec sa branche militaire, le Front de Libération Nationale ,le FLN.. .

...Dans un conflit armé sans merci qui devait conduire à l’Indépendance de l’Algérie le 1è Juillet 1962, saluons au passage l’apport essentiel de notre illustre compatriote…Frantz Fanon l’Homme de peau noire et masque blanc...

 Le colonisateur avait été obligé de placer tous ses moyens pour endiguer cette montée irrésistible du besoin de souveraineté de ce peuple, et donc il le pouvait pas occuper plusieurs fronts, sous peine de tout perdre. 

 D’où est née cette idée géniale de faire la part du feu en accordant des indépendances par territoire, …de toute façon on sort par la porte, mais par la suite les fenêtres seront forcées...pour le maintien du précarré...

 A cette époque la puissance coloniale n’avait pas la faveur de ses pairs, que sont les USA et l’URSS qu’on se rappelle le fiasco de la campagne désastreuse du Canal de Suez en 1956 qui aura permis au Colonel Nasser de nationaliser définitivement ce passage maritime au profit de L’Egypte…

D’autre part l’Organisation des Nations Unies ,l'ONU, avait condamné le tenant principal du conflit, et tous les progressistes de la Planète manifestèrent une grande sympathie pour la cause algérienne.

 A cela devait s’ajouter la prise de position remarquable de Césaire Aimé qui dans son ouvrage Discours sur le Colonialisme dès 1950, exhortait les africains à assumer leur destin…

 Il n’est donc nul besoin d’être un grand stratège ou un grand penseur pour comprendre que le colonisateur n’aurait pas tenu face à un tel front maghrébo africain…

 Oui mais alors que s’est-il passé, et là, l’argumentation n’est ni politique ni militaire, ni économique, il faut la chercher dans les ravages que le système colonialiste a provoqué au niveau du psychisme des uns et des autres.

Pour plonger ce grand Continent dans l’abyme où il se débattra encore fort longtemps, une analyse que partage avec moi un dirigeant africain de haut niveau, respecté sur la scène internationale…

 Je reviendrai très certainement sur toutes ces problématiques dans mon prochain éditorial…La rupture en attendant.

 A l’année  prochaine si vous le voulez bien pour un rendez vous qui ne sera pas dépourvu de perspectives.

Léonce  Lebrun

Bilan de l'opération BEHANZIN -fin-

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