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 Le blog de Léonce Lebrun

En pleine campagne électorale  des minorités ethniques sont visées directement par certains qui opèrent un rapide raccourci entre immigration et insécurité...

Mais en quoi ces minorités constituent une menace pour les institutions républicaines, et on finit par penser que leur regroupement tant redouté, peut constituer une force  politique non négligeable pour la défense des droits des personnes concernées, d’où la manouvre de les repousser dans la mouvance du  Communautarisme, synonyme de dévaluation sociétale…

Un idéal à ne pas trahir

 

L’année 2012 aura débuté avec un hommage à Genève (Suisse) rendu à Frantz Fanon à l’occasion du 50è anniversaire de sa mort à New York le 6 Décembre 1961 et c’est pour Léonce qui a participé à l’évènement, une occasion de remonter le temps, pour constater que si au pays des droits de l’Homme le souvenir de Fanon est passé totalement et politiquement inaperçu.

C’est que l’homme de son vivant est allé au bout de sa logique, en donnant une dimension exceptionnelle au concept du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, en prenant faits et cause pour la Révolution algérienne.

En terre caribéenne de la Martinique et la Guadeloupe une telle démarche eut-elle été envisageable, avec un soulèvement populaire, une insurrection armée qui conduirait ces territoires à assumer leur destin, débarrassée de tutelle étrangère…

Et la réponse est sans hésitation, Non, car ces peuples sont envahis par ce piège colonialo-impérialiste que Léonce désigne par un big bang cérébral qui consiste à penser que le salut passe impérativement par l’homme de l’Occident.

Et c’est à ce niveau de dépersonnalisation que se situe pour lui, le vrai fondement du Crime contre l’Humanité, alors il publie Fenêtre de tir pour démontrer que toutes les occasions démocratiques offertes aux peuples encore sous tutelle dans ce bassin caribéen ont échoué lamentablement

Pour sa part, et à titre personnel, l’homme estime que s’il avait à conduire une guerre anti colonialiste, il serait ammené à faire passer trop de ses compatriotes par les armes, fusillés pour haute trahison, or on ne peut pas faire le bonheur d’un peuple sans son adhésion pleine et entière dans une avancée passant par la lutte armée.

Du reste en publiant en 1996 Un rêve et Prémonition Léonce savait que cette construction de l’avenir de la Martinique ne s’inscrivait pas dans notre ère contemporaine.

Et toujours en ce début d’année 2012, le Maire d’un arrondissement de Lyon lui confie la mission d’organiser une exposition en hommage à l’écrivain Edouard Glissant décédé en Février 2011.

Seulement voilà, un acteur européen estimant qu’une telle mission ne pouvait pas être dévolue à un Nègre, a manœuvré pour tourner l’opération à son profit.

Léonce aurait pu simplement se retirer de l’équipe de préparation de l’exposition, cela eut été alors la fin de cette aventure culturelle en raison de son implication personnelle, mais pour la circonstance et en militant il privilégia la stratégie de l’écrevisse pour sauvegarder le souvenir d’Edouard Glissant.

Léonce Lebrun

Il n'ira pas à Canossa

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