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MOI2

Le point de vue de Léonce Lebrun 

  

La Race

 

En pleine déferlante mondiale sur la problématique raciale,  le contexte ne pouvait pas être meilleur pour évoquer le concept de Race  que la France seu lpays des 193 membres  de l’Organisation des Nations Unies (L’ONU) veut voir disparaitre dans les échanges au quotidien, mais le remplacer par quel  stratagème….

 

Car c’est une prétention outrancière, un acte politique, qui veut avoir des conséquences sur le mode de pensée des Africains et autres  Afro descendants, des populations naïves et fragiles écrasées par leur passé d’esclave et de colonisé.

 

Et pour bien cerner la mentalité des Français de l’Europe du 21è siècle il faut avoir en mémoire quelques figures de l’Histoire qui valent mieux qu’un long discours…

 

… nos sommes en 1814 avec le retour de la  Monarchie sensée avoir disparu depuis Janvier 1793 et Louis XVIII est acclamé par un vibrant…Vive le Roi…

 

…mai un an après, 1815 avec le come-back de Napoléon pour  son retour des 100 jours c’est ce même peuple qui le reçoit au cri délirant de  … Vive l’Empereur…

 

Dès cette époque, on relève donc    une population incohérente dans ses choix, versatile, imprévisible et donc faible.

 

Plus de deux siècles  se sont écoulés, on peut multiplier les contorsions les explications saugrenues venant de tout l’échiquier politique pour obsever que ce mode de pensée relevé en 1815 n’a pas changé d’un yotta…

 

Car comment expliquer qu’en, pleine déferlant raciale au 21è siècle on relève des propos hors sol que sont…

 

Racisme, Noir, Blanc, racisme anti blanc, privilège blanc.

Pour mémoire, le vocabulaire « racisme » scandé de nos jours dans toutes les suces est inapproprié, car aucune communauté humaine dans ce pays n’est menacée de destruction en raison de ses caractéristiques physiques ou religieuses.

 

Par contre ce slogan cache une réalité plus méprisable qui est la discrimination raciale, propre à toutes les couches de la société française (les souchistes) dont sont victimes principalement les Africains les Afro descendants et les populations du Maghreb résidant en France…

 

Et donc revisitons l’Histoire du Monde Nègre et sa descente dans l’enfer de l’humiliation.

 

Nous sommes à la fin du XVe siècle, c’est le début de la découverte de nouveaux territoires, Espagnols , Portugais,  Français,  Britanniques s’installent en pays conquis après avoir massacré les premiers occupants, les Indiens, peuples  indociles et rebelles  au travail de terre.

 

 

Et voilà ces Européens partis à la recherche de remplaçants trouvés dans les populations de la côte occidentale africaine, fragiles naïves inaptes à toute résistance armée, qui feront la traversée de l’Atlantique pour être vendus dans les marchés d’esclaves des Amériques et la Caraïbe.

 

Mais l’apparition du concept de Race verra le jour au XVIII è siècle par les écrits et la pensée de certains écrivains et philosophes français qui établiront un dispositif  tendant  à démontrer    la supériorité du monde occidental et la justification de la traite négrière concernant les Africaines de race Nègre et l’établissement de L’Esclave.

 

Espagnols, Portugais , Britanniques pratiquant une stricte surexploitation des territoires colonisés, les Français iront plus loin en se plaçant dans une domestication ( Code Noir )des esclaves afro descendants, par une politique d’assimilation, au résultat catastrophique pour les personnes tombées dans ce piège infernal du big bang cérébral dont les effets désastreux perdurent de nos jours…

 

… dont les  premiers résultats se présenteront en Mai 1802 avec le rétablissement de L’esclavage à la Guadeloupe, une absente totale de résistance de la population du territoire de 90000 âmes à l’époque, malgré les efforts désespérés d’un  certain Colonel Louis Delgres, d’origine martiniquaise pour s’opposer  au Corps. Expéditionnaire de Napoléon Bonaparte…

 

…Alors  qu’à Saint Domingue (devenu Haïti) les troupes armées sous la conduite d’un Toussaint Louverture et de Jean Jacques Dessalines, arrachaient la victoire et la création de l’Etat haïtien, permière Nation  Nègre à conquérir son indépendance les armes à la main, à compter du Premier Janvier 1804;

 

La suite prochainement.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IMKe6QVjT84

Développement de la pêche maritime à la Guadeloupe

Objet : Diversification de l’économie Guadeloupéenne


PROJET DE DÉVELOPPEMENT DE LA PÊCHE MARITIME À LA GUADELOUPE
CONSTRUCTION D’UN PORT DE PÊCHE D’INTÉRÊT LOCAL À BAILLE-ARGENT


Mémoire remis à Monsieur Georges Lemoine, Secrétaire d’État aux Territoire Outre-mer
aux fins d’obtenir un accroissement de l’aide technique et financière de l’État dans le cadre du 9ème plan en faveur du développement de la pêche maritime à la Guadeloupe sur la Côte-Sous-le-Vent.

PRÉAMBULE
L’économie de la Guadeloupe nécessite un effort particulier de diversification pour rattraper le retard accumulé depuis de nombreuses années.


Si un secteur des activités doit bénéficier d’un tel effort, c’est bien la pêche maritime :
Seul créneau productif d’avenir.


Susceptible de créer des emplois à la condition essentielle que les investissements engagés soient à la hauteur des besoins, sous peine de décourager les initiatives volontaires.


Le 9ème plan qui évalue à plus ou moins dix milliard de francs le coût des dépenses nécessaires, réparties sur cinq ans, destinés aux activités maritimes dont :


– 4,5 milliards de francs réservés à l’amélioration de l’outil de travail, soit :


 2,6 milliards de francs pour les prestations portuaires,


 1,99 milliards de francs pour l’achat de bateaux-type plan de relance n’a chiffré aucune prévision globale concernant le développement de la pêche maritime pour :
La Côte-Sous-le-Vent.


Or, plus que tout autre, ce secteur géographique caractérisé par un sous-équipement inquiétant pour l’avenir, requiert à quelque niveau, le soutien des pouvoirs publics.


Ce contexte est-il résultant d’une indifférence générale, accentuée par un défaut de volonté politique, le tout couronné par une certaine lenteur administrative.


Peu importe, pour ma part, dès septembre 1981, j’ai suggéré à Bernard Gaudillère, ancien directeur de cabinet à la rue Oudinot, un projet de développement de la pêche maritime à Baille-Argent, localité de la Côte-Sous-le-Vent, portant globalement sur :
Une amélioration ou une transformation radicale de l’outil de travail
Pouvant garantir :
– l’emploi,
– des conditions de vie décentes aux professionnels de la mer,
– des revenus suffisants,
– et par suite, en proposant sur le marché, un produit de qualité d’un prix abordable pour les consommateurs.


Grâce à un système de production et de distribution organisé dans le cadre d’une gestion rigoureuse par une société qui participera notamment aux opérations de la Guadeloupe – Voir ci-joint, réflexions dans un mémorandum adressé le 27 avril 1983 aux membres de l’assemblée départementale de la Guadeloupe.


Tels seront donc les points développés ci-dessous, pour éclairer le sens de ma démarche.

CHAPITRE 1 L’OUTIL DE TRAVAIL
En matière de pêche maritime, l’outil de travail concerne :
– Un port et son aménagement.
– Les bateaux de pêche et leurs accessoires.


La production de poissons est directement liée à la qualité de ces investissements, en tenant compte qu’ils sont de dimension différente, de par leur nature, les compétences et les initiatives engagés.


Paragraphe 1  LE PORT
En raison même de son domaine juridique et de ses caractéristiques techniques, la conception d’un port de pêche relève du seul ressort de l’État, ces considérations se trouvant atténuées par les aspects de la loi de décentralisation, en particulier au regard des départements d’Outre-Mer.


Mais en tout état de cause, le coût des études préalables, et dès la construction se retrouve réparti entre :
– L’État.
– La Région.
– Le Département.
– La Commune.


À titre indicatif, le 9ème plan (1984–1989) prévoit la construction de dix établissements portuaires – deux ports par an – pour la Guadeloupe dotée de moyens lourds et légers.


Dans ce contexte, le projet de Baille-Argent peut tout naturellement y prendre place d’une façon prioritaire, à la grande satisfaction des marins-pêcheurs d’un secteur totalement dépourvu d’un tel outil de travail ; hormis les installations de la commune de Deshaies, édifiées avant tout pour la plaisance, et accessoirement pour les besoins de la pêche maritime.


À noter que l’établissement portuaire de Baille-Argent sera utilisé par les pêcheurs de ce lieu, de Pointe-Noire, de Ferry – distant de trois kilomètres – soit un regroupement de plus de cent professionnels de la mer.


Une évaluation faite en 1980 avait chiffré à 2 500 00 francs, le coût des travaux, ce qui est un coût peu élevé.

En tenant compte du fait que le site de Baille-Argent est parfaitement adapté pour un tel investissement :
– Environnement.
– Position géographique.
– Situation hydrographique.


L’ouvrage portuaire occupant la totalité de la crique doit comprendre, à la suite d’un dragage de cent à cent-cinquante mètres à partir du rivage.


En amont :
– Une digue de protection – d’une hauteur suffisante par rapport au niveau de la mer – pour être efficace par grand vent et mer agitée – pas d’estacade.
– Un phare pour l’orientation et la sécurité des pêcheurs sortant la nuit.
– Un dispositif d’appontement permettant :
 Le déchargement de la production.
 L’avitaillement.
 Le halage et la protection des bateaux type plan de relance ou « canots » traditionnels.


En aval : à l’embouchure de la rivière de Baille- Argent :
– Un atelier pour l’entretien et la récupération des bateaux, placé dans un complexe comprenant :
 Un hangar de protection.
 Un bassin raboud de 20 à 30 mètres de long, 10 à 15 mètres de large, pouvant faciliter la réparation de deux navires de pêche.


Pour l’essentiel, la construction devra être sobre, mais solide, capable de résister efficacement au mauvais temps des mois de juillet à octobre.
Les techniciens apprécieront.
S’agissant de l’aménagement, l’ensemble utilisant les 3 000 m² de terrain non bâti disponible en aval du port, doit comprendre :
– Un bâtiment de deux niveaux :
Niveau 1
 Un dispositif de pesage des installations de conservation du poisson (700 m3 environ) et de fabrication de glace (4 à 6 tonnes par jour).


Niveau 2
 Des bureaux administratifs (4 à 6 cellules climatisées).
 Une installation de radio émettant toute la durée de travail des pêcheurs en attendant que le département y soit pourvu d’un dispositif collectif.

Ces deux niveaux seront alimentés en fourniture d’électricité par un groupe électrogène fonctionnant en cas de panne du réseau ordinaire en particulier pour la conservation des poissons.


Enfin, un dispositif de stockage de carburant alimentera les bateaux du port (10 000 litres environ).


Paragraphe 2. LES BATEAUX DE PÊCHE ET PIECES ACCESSOIRES
Il est bien évident que l’équipement susvisé nécessite pour sa rentabilité, l’utilisation d’un matériel adéquat, en matière de bateau de pêche.


La pratique actuelle de la pêche côtière ne sera pas supprimée ; néanmoins, les côtes de la Guadeloupe étant surexploitées, d’autres zones de pêches devront être recherchées dans la Caraïbe avec un matériel offrant toute garantie de sécurité aux professionnels de la mer.


Les marins-pêcheurs seront donc amenés à s’adapter à une nouvelle conception de leurs activités, et à de nouvelles techniques de pêche, ce qui n’est pas synonyme de régression.


À ce sujet, on peut observer que le matériel consacré par le plan de pêche de 1979 parait répondre en partie aux objectifs prévus.


La société d’exploitation de Baille-Argent, dont il sera question plus loin, se dotera dans l’immédiat de quatre unités ayant les caractéristiques ci-après :
Marque : KIRIE
– Auge de mers ..... 1 100 « pontes »
– Dimensions ........ Longueur 11 mètres / Largeur 3,70 mètres.
– Moteur ................ Diesel
– Puissance ............ 220 CV
– Vitesse ................ 20 noeuds
– Carburant ........... Gas-oil
– Réservoirs .......... Deux de 650 litres
– Glacières ............ 7 m3
Aménagements :
– Cabine
– Cuisine
– Coin repas
– Coin repos
Autres aménagements sur demande :
– Radio
– Relevage
– Etc.

Le cout hors taxes de ces bateaux était estimé à 431 000 francs en janvier 1983.


Le financement sera assuré suivant le plan ci-après :
– Secrétariat d’État à la mer .......... 25 %
– Région de Guadeloupe ............... 30 %
– Prêt Crédit Mutuel Maritime ...... 35 %
– Apport de la société ................... 10 %
Amortissement linéaire sur cinq à dix ans.

CHAPITRE 2 LA GESTION
Un investissement portuaire ne peut être envisagé que dans la perspective de sa rentabilité, dans le cadre d’objectifs définis.


L’établissement portuaire de Baille-Argent sera géré par une société de type :
– Société à responsabilité limitée – SARL
– Société coopérative
Comprenant :
– Des membres professionnels de la mer.
– Des membres non professionnels de la mer.
– Les installations appartenant au département ou à la commune de Baille-Argent seront concédées pour leur exploitation et leur entretien, à la société susvisée dans un cadre contractuel, moyennant une rémunération :
 En pourcentage du chiffre d’affaires
 Ou une somme fixe.
La société ou la coopérative de production maritime de Baille-Argent, de Pointe Noire et de Ferry sera fondée en 1984 et portera son action sur :
– L’organisation du travail
– Des objectifs de production
– La commercialisation.

CHAPITRE 3 L’ORGANISATION DU TRAVAIL
Toute activité économique se doit avant tout de garantir des revenus suffisants, et des conditions de vie suffisantes pour eux qui s’y consacrent, quel que soit leur rôle dans l’organisation.


Tenant compte des aspects de la profession et des impératifs de gestion, la société de gérance engagera du personnel dont les intéressés auront des statuts différents, à savoir: :
– Une catégorie salariée.
– Une catégorie indépendante.


Sous§1. CATÉGORIE SALARIÉE
Personnel administratif et de gestion : 5
– Un directeur gérant
– Un attaché commercial
– Un comptable
– Un aide-comptable facturier
– Une secrétaire dactylo.
Personnel Technique : 4
– Un technicien du froid
– Un radio électricien
– Deux mécaniciens confirmés
Personnel de service : 6
– Deux agents de surveillance et de sécurité – nuit et jour
– Quatre agents de conditionnement et vente
Personnel de production : 16
– Quatre mécaniciens pilotes
– Chef d’équipage
– Douze marins-pêcheurs dont trente-et-un emplois salariés.

Sous§2. CATÉGORIE NON-SALARIÉE
Les marins-pêcheurs de Baille-Argent, de Pointe Noire et de Ferry qui désirent poursuivre leur activité professionnelle à titre indépendant, qu’ils soient associés ou non associés, pourront disposer de deux options pour l’écoulement de leur production :


– Un marché contractuel, avec les obligations qui en découlent pour chaque partie.
 Pour les pêcheurs, respect de la qualité et de la quantité minium à produire.
 Pour la société, rachat de la totalité de la production prévue au contrat.
Garantie de revenus
La situation professionnelle du personnel salarié sera garantie au niveau de la durée du travail, de la rémunération et de la couverture sociale.


Sous§3 Durée du travail
Personnel administratif, technique et de service :
Le principe demeure la durée légale hebdomadaire – avec deux jours de repos consécutifs – et congés annuels légaux (cinq semaines).
Personnel de production :
Même principes que ci-dessus, mais en tenant compte des usages de la profession dans les D.O.M. T.O.M. et en particulier à la Guadeloupe.
Activité suivant les époques de l’année, mais avec repos compensateur.


Sous§4 Rémunérations
Personnel administratif, technique et de service :
Elle sera déterminée en fonction de l’expérience et de la compétence.
Personnel de production :
Même principes énoncé, mais avec pour cette catégorie de personnel, une participation contractuelle au résultat d’exploitation de l’entreprise.


Sous§5 Couverture Sociale
Pour les différents risques, les marins-pêcheurs salariés seront affiliés à leur régime particulier.
Les acteurs catégories de personnels seront assujettis au Régime Général.
En plus de la couverture légale, une couverture complémentaire sera recherchée par l’adhésion :
– D’une mutuelle pour la maladie
– D’une institution de retraite complémentaire pour la vieillesse.

En outre, pour les marins-pêcheurs indépendants, associés, tout ou partie de leur rôle d’équipage sera prise en charge par la société, suivant certaines modalités.
Masse salariale et charges sociales annuelles : 3 400 000 francs – Évaluation octobre 1985.


Chapitre 4. LES OBJECTIFS
Si la Société de Baille-Argent se donne les moyens en personnel et en matériel, c’est pour atteindre à moyen terme une production satisfaisante et rentable.


Les ménages de la Guadeloupe ont consommé treize mille tonnes de poissons en 1982. C’est un premier constat mais 40 % de cette consommation a été importée, soit 5 200 tonnes environ, marchandise congelés, salée ou séchée, c’est un deuxième constat.


1er constat
Pour un pays dont la consommation de viande est exceptionnelle en raison de la rareté et du coût – pour les autochtones – quarante kilogrammes de poisson par an et par habitant peut être considéré comme une sous-consommation.


2ème constat
En égard à l’évolution des modes de vie dans nos îles, une importation de poissons de l’ordre de 40 % est excessive, et trouve son fondement dans une faiblesse de la production locale.


Partant de ces deux constats, on en conclut qu’une entreprise de pêche structurée à Baille-Argent a toute sa place dans la nouvelle conjoncture.


Il s’agira donc pour l’ensemble de la profession de passer le seuil des treize mille tonnes de consommation interne, et pour Balle-Argent, de s’octroyer à terme la moitié de la marchandise importée actuellement.


Pour mémoire, rappelons que la société sera dotée de quatre bateaux d’une production de sept tonnes par unité, et donc dans le cadre d’une exploitation trop intensive, elle comblerait à elle seule le handicap économique constitué par une importation de cinq mille tonnes de poissons sur treize mille tonnes consommées.


Mais la production sera d’abord limitée à deux mille cinq-cents tonnes, dont cinq-cents tonnes réservées au marché contractuel.


Les techniques de pêche appropriées aux espèces, et selon les saisons, feront l’objet d’une large concertation avec les professionnels, où des solutions seront dégagées, à l’occasion de conférences techniques mensuelles avec la participation du Service de Développement et l’Aide Technique – S.D.A.T.


Toutefois la technique dite pêche à la traîne ne sera pas retenue pour des raisons évidentes d’économie de carburant, et d’unification rationnelle du matériel.

Chapitre5. OMMERCIALISATION
Accroître la consommation de poissons frais à la Guadeloupe, tel est l’objectif fixé, mais il ne pourra être atteint qu’en agissant sur :
– La qualité des marchandises
– Son prix
La qualité


La qualité est fonction de l’état de fraîcheur du produit offert sur le marché. Elle dépend également des techniques de distribution et présentation.


Chapitre 6 La conservation
En mer, dès leur prise, les poissons seront tenus en parfait état de fraicheur, les bateaux étant équipés de glacière en conséquence.


À terre, pour la production non vendue, les installations de conservation de Baille-Argent doivent être en mesure de recevoir un stock de six-cents à sept-cents tonnes de poissons, soit environ le tiers de la production envisagées, destinée à :
– Pallier aux méventes.
– Faire face aux périodes de grand rendement.


Ces installations joueront un rôle de mini SIBEV – Société Interprofessionnelle du Boeuf et de la Viande, le marché d’État de la viande – en attendant qu’un organisme à dimension régionale soit à même d’assurer une régulation du marché du poisson.


Chapitre 7 La distribution
– Vente directe aux particuliers : à des points précis, dotés d’un équipement présentant toute garantie de fraicheur et d’hygiène.
– Contrat de fournitures avec :
 Les collectivités publiques, écoles, hôpitaux.
 Les collectivités privées : hôtels, restaurants.


Chapitre 8 La présentation
Un effort particulier sera réalisé pour offrir à la clientèle une marchandise de qualité.
À ce sujet, l’entreprise maritime de Baille-Argent a prévu, dans son organigramme, quatre agents de conditionnement et de vente qui auront comme activité, en particulier, le nettoyage des poissons.
Avant congélation :
– Éviscération.
– Écaillage.
– Étêtage.
– 12 –
La vente directe
– Aux collectivités, éviscération et à la demande, écaillage et étêtage.
– Aux particuliers, éviscération, écaillage et à la demande, étêtage.
Le prix
Pour un produit qui tient un rôle prépondérant dans l’alimentation de l’immense majorité des ménages de la Guadeloupe, un prix de détail de quarante francs le kilogramme est excessif.


Dans le cadre d’une perspective nouvelle, il est bon de faire jouer la loi de l’offre et de la demande dans le sens inverse de la tendance actuelle.


À ce sujet, la Société de Baille-Argent déterminera ses prix dans un processus de baisse progressive, en tenant compte des principes de la concurrence, et des impératifs de rentabilité de l’entreprise.
Le coût sera donc fonction :
– De la nature du produit : frais ou congelé.
– De sa qualité : pas de lot hétérogène qui appelle un prix unique.
– De sa destination : aux particuliers, aux collectivités publiques, aux collectivités privées.
Avec des fourchettes maintenues entre 15 et 20 francs, 20 et 25 francs, 25 et 35 francs.

CHAPITRE 4 REPEUPLEMENT
Il est difficilement acceptable de penser que la mer ne nourrira plus son homme dans un avenir pas lointain.


Certes les côtes de la Guadeloupe sont surexploitées, nous connaissons à ce sujet les causes et les conséquences – mémorandum du 23 avril 1983 – et on peut regretter qu’un organisme scientifique local ne soit pas en mesure de donner les indications précises sur :
– Les différentes espèces de la Caraïbe.
– Leurs évolutions dans le temps.
– Leurs localisations.


Devant ce vide scientifique et technique, les pêcheurs de nos îles sont livrés à eux-mêmes, et ont agi souvent en fonction de leurs connaissances du milieu, et de leurs expériences propres qui sont grandes en l’espèce.


Conscience du rôle pilote qui sera le sien, la Société d’Exploitation de Baille-Argent apportera sa contribution dans le développement et l’amélioration des espèces maritimes, en soutenant toute règlementation appropriée et une participation à tout financement adéquat.


Chapitre5. LA RÉGLEMENTATION
En matière, une réglementation n’est efficace que si elle repose sur des données scientifiques précises concernant :
– La vie des espèces.
– La reproduction.
Assortie de mesures coercitives édictées dans l’intérêt de la profession.
Partant de ces données connues, des arrêtés prix au niveau du département porteront sur :
– La fermeture de zones de pêches.
– L’interdiction de la prise de certaines espèces – notion de reproduction.
– La fermeture de zones et l’interdiction de pêcher étant en tout état de cause, limitée dans le temps.

Les entreprises de pêche, et les pêcheurs indépendants, étant largement tenus informés de ces dispositions par circulaire ou tous autres moyens, les infractions feraient l’objet de sanctions graduées.


Dans ce domaine qui est vital pour la vie économique de la Guadeloupe, toute forme de laxisme est difficilement acceptable, mais on peut faire confiance à l’esprit civique des vrais professionnels de la mer.


Chapitre 6. LE FINANCEMENT
Les recherches qui seront conduites par un institut qui ne peut être forcément une antenne de l’I.R.S.T.P.M., trouveront leur financement par :
– Une contribution de l’État.
– Une subvention de la Région et du Département.
– Une cotisation des professionnels.
– Une taxe spéciale des entreprises versées à un fonds d’amélioration et de développement des espèces maritimes – le F.A.D.E.M. – administré par des représentants des Pouvoirs Publics et des professionnels de la mer.


À Lyon, le 19 octobre 1983,
Léonce Lebrun.


Destinataires :
Monsieur Georges Lemoine, Secrétaire d’État, chargé de l’Outre-Mer.
Diffusion :
Monsieur Guy Lengagne, Secrétaire d’État, chargé de la mer.
Madame Lucette Michaux-Chevry, Président du Conseil Général de la Guadeloupe.
Monsieur Moustache, Président du Conseil Régional de la Guadeloupe.

Monsieur Marcel Esdras, Député de la Guadeloupe – Maire de Pointe Noire.
Cabinet de Monsieur le Préfet de Région.
Monsieur Taller, Administrateur des Affaires Maritimes à Pointe-à-Pitre.
Monsieur Cayot, Chargé de mission pour la Côte-Sous-le-Vent.
Monsieur Bernard Gaudillère, Directeur de Cabinet de Monsieur Henri Emmanuelli, Secrétaire d’État chargé du budget.


Pour information :
Cartel des marins-pêcheurs professionnels de Baille-Argent, Pointe Noire et Ferry.
Le Service de Développement et d’Aide Technique – S.D.A.T.
Le Centre de Formation des Artisans Pêcheurs – C.F.A.P.

Informations supplémentaires

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