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 Le blog de Léonce Lebrun

En pleine campagne électorale  des minorités ethniques sont visées directement par certains qui opèrent un rapide raccourci entre immigration et insécurité...

Mais en quoi ces minorités constituent une menace pour les institutions républicaines, et on finit par penser que leur regroupement tant redouté, peut constituer une force  politique non négligeable pour la défense des droits des personnes concernées, d’où la manouvre de les repousser dans la mouvance du  Communautarisme, synonyme de dévaluation sociétale…

Un grand destin, une sortie de légende

 

 

Les internautes qui me suivent depuis longtemps dans cette fantastique  croisade  sur le web pour la dignité du Monde Nègre, très majoritairement des indo-européens, ce qui n’est pas une surprise, mais suscite des interrogations….

 Emballés par ce volontarisme, fascinés par ce franc- parler, un discours fort qui ne doit  rien  à personne, certains me comparant à un extra terrestre, ou la réincarnation d’un illustre disparu, unique sur la toile…, ont cette faculté de lire entre les lignes en plébiscitant massivement l’expression/

     « Un grand destin, une sortie de légende »     message du 04/04/2012 

Comme l’ancien Président Abdoulaye WADE, ils ont compris qu’assurer un commandement en toute connaissance de cause, étant tué à la tête de mes hommes dans une guerre anticolonialiste, était pour moi une fin grandiose, l’aboutissement d’un destin de rêve, porté en terre par mes compagnons de combat , après une ultime salve d’honneur  résonnant sous un ciel attristé…

 Car voyez vous, les héros ne meurent jamais…

 Et pour leur plaisir je diffuse une extrait du message AFCAM a 10 ansoù il ressort qu’en ma qualité de Général de brigade, Commandant en chef  de la rébellion martiniquaise, je suis passé par les armes devant un peloton d’exécution des forces armées colonialistes …

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Chacun son destin, et moi de me remémorer ma fiction…..

« « « En acceptant cette mission j’étais un soldat, avec le grade de général de brigade, spécialiste des armes stratégiques et bactériologiques, un secteur très sensible, dont pourtant je fus maintenu en fonction à ce niveau de responsabilité...

 ...Malgré une opposition connue avec la hiérarchie en raison de mes permanentes prises de position fermes sur l’avenir de toutes ces colonies « dites outre mer »  dès lors  pour l’Etat major, j’avais un statut de déserteur...

 ...Considéré comme étant passé à l’ennemi, relevant donc d’une cour martiale en temps de guerre, suivant le Code des Armées, pour un prononcé de la sentence  avec au bout, le peloton d’exécution…

L’assaut de ma cachette fut caractérisé par un échange violent d’armes automatiques, au cours duquel sept de nos hommes furent tués, dont deux proches collaborateurs, des amis, le lieutenant colonel Girard (37 ans) et le commandant Gasparin (29 ans)

Sortis majors de leur promotion, l’un de l’Ecole Polytechnique, l’X, l’autre, de l’Ecole Spéciale d’Application inter armées de Saint Cyr Coëtquidan, de brillants officiers promis à un bel avenir.

Tous deux, nés en Europe, drôle de destin, et qui m’avaient suivi à ma demande, dans cette aventure meurtrière, par amour pour la patrie d’origine de leurs parents.

Manifestement le commando, composé des meilleurs tireurs des troupes d’occupation, n’avait  pas pour mission de m’abattre, selon  la tactique employée, mais d’avoir un prisonnier de haut niveau dans  la Rébellion...

...dans la perspective d’un procès public, à l’occasion duquel le pouvoir colonial  tablait sur la destruction du mouvement de décolonisation, mais dans mon rêve nous en connaissons la suite…

Par l’intermédiaire de mon avocat, j’ai exigé  qu’aucune  entreprise ne soit mise en œuvre pour une évasion éventuelle, j’avais joué, j’ai perdu pour un temps, il faut savoir partir sans regret, ma mission accomplie, c’est la dure loi du destin…

… Demain, à l’aube endeuillée, quand l’officier commandant le peloton d’exécution, aura au paravent lu l’acte d’accusation  consécutif à la sentence…

…Mon Général… au nom du…

…tombera l’ordre fatal… en joug…avant le … feu…debout, fier sans bandeau, fixant mes suppliciés d’un jour… tous des indo européens, les soldats autochtones ayant refusé de participer à cette mission macabre, sont placés en arrêt de forteresse avant leur procès  pour  refus d’obtempérer en temps de guerre, rébellion, haute trahison, de lourdes charges politico- colonialistes…

… avant de mourir, avec force et honneur, je pousserai cet ultime cri de conquête faisant trembler ce ciel voilé du matin…

… Vive la Caraïbe, Vive l’Afrique libre…

  Vive la Caraïbe Vive l’Afrique éternelle...

Adieu mes amis que le ciel vous protège… le combat continue…

 Extrait de AFCAM a 10 ans

Léonce Lebrun

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