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 Le blog de Léonce Lebrun

Ils sont restés, revenus, ou venus faire fortune dans une Afrique pauvre, dit-on « indépendante « Ces personnes mènent la grande vie en autarcie. Ce sont les expatriés, gardiens d’un néo colonialisme qui prolonge un francafrique voulant  perdurer avec la complicité des dirigeants  corrompus.

Alors qu’en terre caraïbéenne, le touriste indo européen se comporte en terrain conquis...

A l’inverse il y cette population africaine venue  en Europe pour grossir la masse des sans papier à l’existence plus que précaire…

Et donc pour sortir de l’impasse, je leur conseille avec toutes les minorités ethniques (afro descendants, maghrébins, asiatiques) de tenter une plate-forme commune pour donner une existence concrète à ce Communautarisme tant vilipendé par toutes les tendances de l’échiquier politique national …

Pour une organisation forte

 

Avant de poursuivre, l'quipe d'animation du site AFCAM remercie les internautes nombreux qui ont apprécié les qualité des fictions contenues dans les chroniques " Un rêve " et " Prémonition " faisant état du conflit armé ayant conduit à l'indépendance de la Martinique (Caraïbe).

Vous relevez, à juste titre, que Victor Delgrès, le héros de cette fiction, qui avait l'estime et le soutien des milices populaires pour exercer le pouvoir suprême et imposer un régime autoritaire, a préféré se retirer du jeu politique, ayant estimé sa mission terminée.

Et vous soulignez enfin, cette formidable leçon de démocratie donnée à tous ces politiciens de tous bords, indispensables, incontournables, intouchables, irremplaçables dont les cimetières du monde entier se trouvent remplis… suivant une formule devenue célèbre.

Ceci étant dit, au cours de ces quelques années d'existence que le destin a bien voulu me concéder à ce jour, j'ai observé et retenu que le hasard n'avait pas de place au regard des entreprises engagées par les uns et les autres pour faire avancer les choses, qu'elles soient grandes ou petites.

Dans ce cadre, je peux affirmer que la lutte des classes n'a jamais existé, ce fut un concept généreux, une belle construction intellectuelle mobilisant beaucoup d'énergie, qui n'a pas résisté à l'épreuve des faits, que Karl Marx me pardonne…

Par contre, le XXe siècle a mis en lumière une réalité, un fait implacable, qui est l'écrasement de la Race nègre, organisé d'une façon scientifique et méthodique, des chaumières montent déjà les contestations maladroites…

Il est courageux de mettre en exergue une vie aussi cruelle qui touche des millions d'enfants, de femmes et d'hommes, mais que propose-t-on pour y remédier !...

Ainsi donc, le 11 Novembre 1995, je fus invité par la communauté africaine à honorer à Chasselay (France) la mémoire des soldats de ce continent tombés au combat les 19, 20 et 21 juin 1940, et enterrés dans un cimetière dénommé Tata Sénégalais, tenant lieu de monument aux morts.

Au passage, je retiens que chaque année, on martèle aux jeunes africains que leurs aînés sont morts en Juin 1940 pour une certaine conception de la liberté et des droits de l'homme, alors qu'à la même époque, l'Afrique était écrasée par un régime colonial, dont les effets devront perdurer si l'on y prend garde… une bien curieuse méthode de présenter l'Histoire à son avantage.

Je profitai de ce temps fort pour présenter les grandes lignes de la préparation du 150e anniversaire de l'Abolition de l'Esclavage prévu en 1998.

Ce fut le grand étonnement et une découverte pour ces Africains qui découvraient des pages entières de leur Histoire.

Une réflexion s'est posée à moi : mes interlocuteurs ignoraient-ils vraiment ces sombres années du vécu de nos ancêtres communs ou étaient-ils saisis de honte à l'idée que cette Histoire là soit évoquée par un de leurs pairs d'origine caribéenne.

En un temps recors, je me suis trouvé confronté avec une multitude de pensées, portant notamment sur la connaissance du passé, le devoir de mémoire, la nécessaire relation de solidarité, entre les communautés africaines caribéennes et américaines, avec une question centrale :

Que connaît le NEGRE de son Histoire ?

Poser cette question appelait d'une façon incontournable, un besoin d'action pour donner une réponse qui soit collective et de portée universelle.

Ainsi donc en cette journée du 11 Novembre 1995, était née la pensée de mettre en mouvement toutes synergies africaines caribéennes et américaines afin d'offrir au Monde, une autre image de la Race Nègre, notre Race, agissant d'un Organisme que nous avons dénommé :

Haut Comité du Monde Nègre
dont l'internaute peut prendre connaissance des statuts sur le site (Charte).

Particularités du H.C.M.N.Outre que la ville de Dakar (Sénégal) s'est imposée d'une façon naturelle comme siège de l'Organisation, le Haut Comité sera le laboratoire d'idées et de conceptions, permettant aux dirigeants africains et caribéens de mieux apprécier la portée de leurs décisions et les initiatives qui en découlent dans la perspective de la création, dans les meilleurs délais, de la Fédération des Etats Africains (F.E.A.) et l'Association des Etats de la Caraïbe (l'A.E.C.) .

De par la diversité des origines africaine, caribéenne et américaine, et de formation des membres composant les commissions scientifiques, juristes, économiques, dont dix ont déjà été identifiées :

· Histoire et Mémoire, tradition et culture.
· Agriculture, forêt, environnement.
· Planification, prévision et production industrielle et des énergies.
· Echange, monnaie et répartition.
· Eduction, formation.
· Enseignement supérieur et recherches.
· Santé et recherches médicales.
· Prévention, actions sanitaires et couvertures sociales.
· Port, pêches et échanges maritimes.
· Institutions politiques, diplomatiques, administratives, gouvernementales et sécurité.

Les travaux effectués et les dossiers traités de haut niveau seront utilisés en temps réel et à leur juste valeur, alors que sans l'existence du Haut Comité, tous ces brillants cerveaux utiles pour la communauté noire, dans son combat, pour sa dignité, auraient sombré dans l'oubli.

Le Secrétaire Général a qui incombera la marche du Haut Comité, et donc toute la crédibilité et le succès du dispositif, devra être un humaniste du haut niveau imprégné de notre Histoire, qui ne laisse aucune place aux compromissions, et va à l'essentiel pour la réussite de sa mission.

Enfin, le Haut Comité aura la lourde responsabilité de gérer un fonds de solidarité lui permettant d'apporter une aide appropriée et efficace aux pays membres victimes de catastrophes naturelles : sécheresses, tremblements de terre, cyclones, épidémies de toute nature.

Certaines organisations agissant sous couvert humanitaire, n'auraient plus leur place en Afrique ou ailleurs.

Ainsi donc, la rencontre afro-caribéenne du 11 Novembre 1995 n'était pas la conséquence du hasard, mais un événement inscrit dans les faits et qui conduira à la grande retrouvaille du Monde Noir.

Si le Haut Comité du Monde Nègre n'est pas une solution miracle, il n'en constitue pas moins, la solution, une organisation forte, au service de nos communautés, faisant appel à un volontarisme certain, de la rigueur associée à un sens de la responsabilité, de l'intelligence, la prudence, la patience et la persévérance, dont devront s'inspirer les responsables politiques africains et caribéens à l'occasion, en 2004, du 200ème Anniversaire de la République de Haïti, temps fort de notre Histoire.

Léonce LEBRUN

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