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 Le blog de Léonce Lebrun  

Au pays du "vivre ensemble", et d’absence de race, on supporte difficilement la présence ou la supériorité d’un Nègre en pôle position.  C'est ainsi que  Barack Obamafut l’objet de tous les quolibets des médias français durant sa présidence aux USA  de 2008 à  2017, et voilà q'à l'occasion du Grand Prix de formule 1 (sport automobile) du Mexique, le dimanche 29/10)

Lewis Hamilton, Britannique, ayant été déclaré champion du Monde pour la 4è fois de sa carrière,  ce fut un  déchaînement de haine sur les forums de la presse sportive de ce côté de l’Atlantque..

E vérité , Barck Obama et Lewis Hamiton, même combat pour le prestige de la Race NEGRE

Notre Drame

 

Il est écrit en quelque part que le 21è siècle, sera le siècle du Monde Nègre c’est un enjeu majeur, dont dépend l’avenir de notre Humanité.

 Mais si un tel défi ne doit pas être rangé dans le placard des vœux pieux, nous devrons surmonter biens des obstacles, car nous les composants de la communauté Nègre, avons cette incroyable faculté de disposer d’une mémoire courte.

 Accompagnée d’une indéniable naïveté, qui nous poussent à penser petit, en récoltant des résultats bien en dessous de notre réelle potentialité.

Mais me rétorqueront certains…c’est normal...  Continuez à dormir un jour de plus, et vous contribuerez à maintenir la pérennité de notre domination.

Mémoire courte

En cette année 2005, nous assistons à un curieux débat concernant, le choix d’une date unique dans les années futures, permettant aux caribéens, guyanais, et réunionnais, ayant leur résidence dans ce pays...

...De se recueillir dans la dignité, en souvenir de toutes les victimes de la Traite négrière transatlantique et de l’Esclavage, reconnus depuis par voie législative, comme crime contre l’Humanité

En tout état de cause, le choix de la date devrait en incomber aux seuls descendants de ces victimes là, mais voilà, le pouvoir politique dans sa tradition colonialiste, voudrait nous imposer sa vision de l’Histoire.

 Et a proposé successivement la date du 27 Avril, puis aux dernières nouvelles, celle du 10 Mai qui ni l’une ni l’autre de peuvent obtenir notre consentement, et pour cause.

du 27 Avril

En effet c’est par un simple décret en date du 27 Avril 1848, que le gouvernement français, provisoire de l’époque, avait décidé de mettre juridiquement un terme à l’exploitation des Nègres dans ses colonies de la Caraïbe, la Guyane, et la Réunion en reconnaissant au passage, à ces populations outragées, une âme au matin du 28 Avril.

Un simple décret ai-je indiqué, mais pourquoi une telle précipitation, alors que l’importance de l’évènement aurait mérité une autre procédure plus convaincante, en soumettant le cas échéant, le vote d’une loi à la majorité d’une prochaine assemblée nationale.

 Ou même en ayant recours à la volonté du peuple par voie référendaire, comme ce fut le cas pour Napoléon Bonaparte, qui passa successivement de consul pour 10 ans, puis consul à vie, pour être sacré empereur des français, le 2 Décembre 1804.

 Rappelons pour mémoire que ce personnage avait rétabli l’Esclavage en Mai 1802  aboli primitivement par la Convention en Février 1794, dans une atmosphère de fin de règne.
Car dans ce climat pourtant révolutionnaire des années 1848, il n’est pas certain que ni une assemblée nationale, ni le peuple aurait accédé au principe de l’abolition de l’Esclavage, car cette nation était trop pétrie des idées présentant le Nègre comme dépourvu de toute personnalité.
Installé donc un contexte d’infériorité permanente par rapport à l'indo-européen peut-on envisager que ce sentiment de supériorité d’une race par rapport à une autre race ait disparu de nos jours, il est bien difficile de ne pas répondre par la négative.

C’est dans cette ambiance pleine de suspicions, qu’en avril 1998, le pouvoir politique de l’époque a célébré à sa façon bien colonialiste le 150è anniversaire de la chute du régime esclavagiste dans nos pays.

En mettant en avant, l’action de ses" penseurs anti-esclavagistes", tout en ignorant le climat insurrectionnel notamment à la Martinique.

Nous touchons là au cœur du débat concernant l’escroquerie intellectuelle, et cette capacité dont dispose le gouvernement de ce pays à récupérer l’Histoire à son profit.

Ce qui me permet d’avancer que le bourreau tue trois fois,  la 3è fois en voulant avoir raison envers et contre, car il y va du destin du concept suranné de la "patrie des droits de l’homme".

On comprend mieux ce besoin urgent du gouvernement provisoire de 1848, de mettre un terme au régime esclavagiste, dès lors que la colère montait dans nos pays, mettant en difficulté la sécurité des colons européens… de ce climat là on en fera pas état dans les manuels scolaires…

Voilà désacralisé le mythe abolitionniste du décret du 27 Avril 1848 et la justification de son rejet.

  du 10 Mai 2001

Dans la foulée des réjouissances abolitionnistes de 1998, le pouvoir politique accepte le débat parlementaire, portant sur le principe pour la nation française de reconnaître les longues années de son commerce négrier, et sa pratique esclavagiste comme crime contre l’Humanité.

Le texte adopté par l’Assemblée Nationale en première lecture, devant une enceinte presque vide, en Janvier 2001, passablement remanié par rapport l’original, sera adopté par le Sénat le 10 Mai 2001, après avoir été vidé de toute sa substance.

C’est sur cette base législative tout à fait incompréhensible, que le gouvernement voudrait que les communautés, caribéenne, guyanaise, et réunionnaise, soient associées chaque année en France, à une célébration mettant en avant une "mère patrie" accordant une liberté à ses lointains sujets colonisés.

Or, on donne une importance à un évènement, en raison du caractère fort symbolique que représente son adoption pour une nation, une race, une religion etc., et qui marquera son Histoire pour l’avenir, au regard des générations futures.

Dès lors pour nos communautés se pose une grave question de dignité et de responsabilité, quand des nôtres, siégeant dans le - comité Théodule - mis en place par le pouvoir, ont semblé donner quel que crédit aux choix du gouvernement français dans cette affaire, 27 Avril puis 10 Mai.

 Car en l’espèce, je subodore que nos compatriotes présents dans ce comité , n’ignorent pas les dessous de l’Histoire concernant leurs peuples.

Alors on peut avancer sans risque de se tromper, que la mémoire courte a pris le dessus sur la raison et l’esprit de solidarité,  ils se trouvaient placés dans une position forte leur permettant de prendre à contre- pied toutes les politiques officielles  concernant /

    La traite négrière transatlantique

comme crime contre l’Humanité avec effet rétroactif, et sans possibilité de prescription dans le temps en ayant dans l’esprit que ces pratiques n’auraient dû jamais exister au regard de nations prétendant dépositaires de valeurs universelles

Sans oublier dans ce cadre la juste réparation revenant à la nation haïtienne, spoliée à la suite de son indépendance acquise les armes à la main au détriment de la puissance coloniale de l’époque.

S’agissant de l’Afrique

Nous sommes dans les années 1950 , l’Europe qui sort dévastée à la suite du conflit armé de 1939- 1945, a entrepris une longue marche vers la reconstruction de son patrimoine immobilier, et de ses infrastructures de production, aidée dans cette politique par le soutien financier massif du gouvernement des Etats- Unis, à travers l’organisation dite -Plan Marshall 

Car, ce plan d’assistance économique consentie à l’Europe et appliqué jusqu’en 1952, avait pour but essentiel, d’arrêter la poussée communiste conduite par l’Union Soviétique et ses alliés du pacte dit de Varsovie 

Parallèlement nous assistons à une montée irrésistible du nationalisme concernant les pays placés sous tutelle étrangère, sous la forme d’un colonialisme profitable dans un seul sens aux puissances coloniales.

 Et qui n’entendent pas s’en priver par tous les moyens, en ayant recours aux massacres de populations civiles, Algérie -1945 -Madagascar -1947-

Mais le schéma décrit par notre illustre compatriote Aimé Césaire dans son ouvrageDiscours sur le Colonialisme- frappe certains esprits, et nous assisterons avec intérêt et bonheur, aux combats déterminés des armées indochinoises, et à la lutte héroïque des peuples marocains et tunisiens, qui les auront conduits à une souveraineté nationale arrachée sans condition.

Qu’en à l’Algérie, entrée dans une guerre révolutionnaire de libération nationale depuis le 1è Novembre 1954, elle devait imposer au colonisateur, une indépendance totale, lui ayant coûtée plus d’un million de ses enfants tombés au combat.

Ainsi donc comme le disait notre regretté Franz Fanon, - l’indépendance ne s’octroie pas, elle s’arrache les armes à la mains -

C’est à travers cette philosophie, cette vision des choses que nous percevons mieux la tragédie africaine de nos jours.

En effet, les gouvernants français des années 1960 auront bien manœuvré, en faisant la part du feu, car il n’était ni militairement possible, ni diplomatiquement concevable de soutenir le front algérien, et la montée nationaliste africaine si elle avait vu le jour.

A supposer qu’elle ait été avérée, par le panafricanisme affiché de quelques grands visionnaires de l’époque

Alors on brade comme du pétrole ou du gaz, des indépendances sont octroyées à qui en font les demandes, sur la base de contrats bien ficelés, d'accords bilatéraux acceptés sans réflexion, et qui feront de l’ex-colonisateur, le maître du jeu sur le plan des institutions, de l’économie de la diplomatie, et de la défense.

Autant de paramètres qui échappent à l’Afrique, et ne lui permet de jouer aucun rôle déterminant dans le concert des nations, ni à aucun de ses territoires, pris spécifiquement, sauf à servir d’appoint dans les grands rendez-vous internationaux mettant en jeu les intérêts de l’ex-puissance coloniale.

Personne ne peut nier l’évidence, que cette partie de l’Afrique dite de l’ouest, a été piégée, et ne s’en sortira pas, sauf circonstance exceptionnelle, par rapport aux anciennes colonies britanniques du Continent, promises à un autre destin, que ceux qui ont subi les conséquences désastreuses de la politique assimilationniste.

En vérité, il eut fallu dans les années 1960, la belle époque du nationalisme triomphant, une Afrique, mise à feu et à sang, une Afrique souffrante, une Afrique meurtrie, mais une Afrique vainqueur, debout comme jadis le peuple haïtien, et contribuant par sa victoire à toute la fierté du Monde Nègre.

Car en acceptant ces indépendances, les dirigeants de l’époque, choisis en fonction de leurs capacités à demeurer fidèle dans la ligne politique du colonisateur, ont accepté implicitement avec effet rétroactif, la traite négrière transatlantique, l’Esclavage, la colonisation, avec toutes les conséquences dévastatrices découlant de ces pratiques.

 Sans oublier le partage de 1885 entre conquérants et qui aura fermé pour des lustres les perspectives d’une union politique donnant naissance à une nation africaine.

La naïveté

Des territoires de la Caraïbe nous arrivent, des informations les plus troublantes concernant, le flux migratoire, et plus exactement le mouvement des populations haïtiennes vers les îles de la Guadeloupe et la Martinique.

En la matière, il y a lieu de considérer, que si un dispositif législatif du 19 Mars 1946, dit loi assimilationniste à juste titre, donne le statut de département dit outre-mer, à certains territoires placés sous régime colonial en raison de  l’implication de leur jeunesse dans le conflit de 1939.

Il n’enlève ni de près ni de loin, la forte solidarité qui devrait être la règle pour les populations de l’ensemble de la Caraïbe, en raison de leur passé, de leur Histoire, qui contribue à leur garantir un destin commun, au delà de toute autre considération politique.

Ainsi quand des assemblées élues de la Guadeloupe ou de la Martinique exigent des mesures venant de l’extérieur, contre, l’immigration haïtienne, elles font preuve d’une grave erreur de jugement et de manque d’humilité.

Tout d’abord, les hommes se déplacent vers les lieux pouvant calmer leur faim, et si tel serait le cas des territoires de la Martinique et la Guadeloupe en raison de leur statut politique particulier, nous devrions nous en réjouir et inviter à la table coloniale, tous nos voisins placés dans le besoin.

Il est de bonne démagogie en effet, de faire état du haut niveau de vie des autochtones martiniquais et guadeloupéens, par rapport à leurs homologues du bassin caribéen.

Mais s’est ignoré que ce sont ces seuls deux pays, à ne pas disposer des attributs de la souveraineté nationale, et que le niveau de vie avancé, ne peut être considéré qu’au regard de son caractère artificiel...

 Résultant non pas d’une production intérieure probante, mais de subventions massivement versées par l’Etat tutélaire, pour garantir l’illusion du bonheur.

Car enfin concernant Haïti, il conviendrait de ne pas perdre de vue, que ce pays a arraché son indépendance les armes à la main, pour éviter les affres du régime esclavagiste que voulait rétablir en Caraïbe Napoléon Bonaparte .

 Et que depuis 1804, les Occidentaux ont mis tous leurs efforts en harmonie, pour mettre le peuple haïtien en difficulté, et avancer l’hypothèse, que les Nègres ne sont pas capable de s’assumer.

Au regard de l’Afrique

Si on peut avancer un manque de maturité politique et d’expérience ayant conduit les dirigeants africains des années 1960, à accepter des indépendances assorties de conditions nettement défavorables pour leurs pays respectifs...

 Par contre les responsables actuels, ayant en charge l’avenir de leurs peuples, ne peuvent plus invoquer ces arguties, pour expliquer les déconvenues de l’Afrique, en vertu de l’adage chinois qui dit /

«  ami tu es pardonné pour ta première faute, mais la seconde défaillance sur le même sujet est inacceptable. »

En effet depuis, il a tant été disserté sur l’Afrique, son Histoire, les causes de ses déficits sur le plan des institutions, les domaines économiques et sanitaires, son incapacité à gérer les crises survenant sur le Continent, ayant pour origine le tracé des frontières héritées du régime colonial , sous fond de querelles ethniques ou religieux.

Toute cette littérature, pour certaines à caractère tendancieux voire même diffamatoire, n’aura servi semble t-il à rien jusqu’à nos jours, mais il y a toujours des arguments pour expliquer le pourquoi des choses , à la condition que les évidences ne soient renvoyées aux calendes romaines pour leur traitement.

Le monde évolue à une vitesse vertigineuse, les nations de l’Occident s’organisent d’une façon méthodique pour relever les grands défis de demain.

Prenons le cas de l’Europe dont beaucoup d’africains accordent un crédit plus que disproportionné, par rapport au passé de certains de ses membres.

Depuis les années 1950, sur la base du différent séculaire franco-allemand, elle a entrepris de mettre en synergie toutes les ressources disponibles pour faciliter à terme la libre circulation des personnes et des biens, selon la finalité du traité de Rome du 25 Avril 1957.

Partis à six, ils seront bientôt vingt cinq,organisant un destin commun valable pour tous leurs ressortissants, il n’est pas dit qu’ils arriveront au bout du chemin, le débat sur la forme politique de cet ensemble n’ayant été ni ouvert ni évoqué, fédération ou confédération.

Mais qu’importe, les faits sont bien présents, ils ont compris qu’à titre isolé, leurs nations n’avaient aucune chance de survie.

Jadis, un auteur écrivait à juste titre -  Quand la Chine s’éveillera - c’était dans les années 1970, il aura fallu moins de 30 années pour que cette prophétie atteigne pour certains, une allure de catastrophe remettant en cause leurs certitudes occidentales, et nous ne sommes qu’à l’aube de cette transformation fulgurante

Voici donc mis à jour quelques critères qui tentent d’expliquer notre capacité à avoir la mémoire courte et d’être les naïfs du Système.

Cependant, nous sommes les contemporains de l’Histoire, associés à la mise en œuvre de sa réalisation, qui demain sera narrée à nos descendants.

Nous avons observé depuis quelques semaines, que les arguments fusaient de toute part pour minimiser la responsabilité de certaines nations occidentales liées au destin peu enviable réservé à l’Afrique, et par conséquent au Monde Nègre dans sa globalité.

 Mais nous sommes les témoins qui doivent approprier notre Histoire, et dans cette hypothèse, nous ne pourrons compter que sur nos seules capacités à agir, pendant qu’il est encore temps.

Mais que faire…

Voilà poser la question centrale, et en la matière, la solution miracle n’existe pas, cela se saurait, l’Afrique tournerait à plein régime dans tous les domaines, et ce site internet, n’aurait plus d’objet.

Or tout l’intérêt de cette démarche, est de soutenir une contribution, susceptible de créer un choc salutaire, pouvant déboucher sur une prise de conscience au sein de la communauté, objet de notre intérêt.

Précisément, un réponse peut y être apportée, à l’examen des réactions des internautes, comme suite de la mise en ligne de l’éditorial -Le temps de l’action -publié en quatre parties, ouvrant des pistes sur l’organisation du Monde Nègre, et la construction d’une éventuelle union politique de l’Afrique donnant naissance à la Fédération des Etats de l’Afrique -FEA-

Comment réagissent les visiteurs du site par rapport à la problématique du Monde Nègre, dont on peut classer les appréciations, en trois catégories distinctes/

---Les opposants/

Ils rassemblent presque exclusivement, les internautes du Monde occidental, ce qui n’étonnera pas, car pour ces personnes, la classification de la Planète telle qu’elle résulte en ce début du 21è siècle, est un phénomène normal hérité du passé, à forte connotation biblique.

 Et qu’il ne convient en aucun cas m’en modifier le cours, sous peine d’en subir les affres d’un nouveau , pompéeisme,  

Au demeurant, il ressort de ces appréciations, que forcément la planète est divisée en trois cercles /

 -Le cercle des décideurs, composé d’un nombre restreint de nations dites hautement industrialisées ayant en charge d’une façon exclusive, la marche des affaires du Monde, et regroupé dans l’institution informelle, désignée, G7 ou G8, suivant les dossiers à traiter

-Le cercle des exécutants privilégiés, regroupant les pays dits émergeants, dont la situation économique évolue d’une façon positive suivant les critères arrêtés par le cercle des décideurs, et qui bénéficient quand ils en font la demande, des largesses des institutions financières internationales

- Le cercle de l’assistanat, regroupant, les pays moins avancés - le païsme - dans les domaines de pointe, identifiés principalement sur le continent africain, accablés par la pseudo-libéralisation des échanges commerciaux.

Et dont les emprunts consentis par le Fonds monétaire international -FMI- et la Banque mondiale, leur seront quasiment inaccessibles, en raison de la situation économique qui leur est propre, et les conditions de remboursement

Les opposants estiment donc que ce classement qui revêt un caractère presque sacré, ne peut faire l’objet d’aucun bouleversement.

...Les sceptiques

Ces personnes tout en se félicitant de la dimension de la démarche engagée, soulignent toute la difficulté de sa mise en application éventuelle, en raison de facteurs découlant d’un manque de volonté politique des dirigeants du continent africain, liée aux conditions de l’indépendance de leurs pays  

Au caractère ambigu  des relations qu’ils entretiennent avec l’ancienne puissance coloniale, en institutionnalisant par exemple le concept de francophonie, qui sous couvert de l’utilisation d’un mode d’expression de communication, s’avère être une forme de domination culturelle, dont l’Afrique ne tire aucun profit.

---Les partisans

Ils concernent des personnes venant d’horizon différent, qui n’acceptent ni de près ou de loin la division du monde telle qu'elle perdure depuis de nombreuses années.

Ces internautes estiment que ne peut être tolérée une fatalité de la domination, qui engendre l’humiliation, la misère, et à plus ou moins long terme, une Révolution de celles et ceux qui en ont été les victimes.

Ils préconisent une radicalisation des actions à entreprendre pour modifier la trajectoire d’échec que semble avoir adoptée l’Afrique, et le Monde Nègre en général

Face à toutes ces appréciations dont il ne m’appartient d’en mesurer le bien fondé ou la bonne foi , j’ai privilégié la stratégie qui consiste à donner -le temps au temps-

Car à l’évidence, si les formulations avancées par les sceptiques et les partisans méritent une attention particulière, il y a lieu de tenir compte de la réalité sur le terrain

Or que nous révèle cette réalité, l’Afrique n’a plus de guerriers comme Chaka, ou ces grands hommes, assassinés pour certains parce qu’ils dérangeaient par leur charisme, les intérêts de l’Occident.

Ces hommes qui par leur action politique auraient généré un panafricanisme profond, capable de soulever les montagnes, d’Alger au Cap, de Dakar à Kigali.

De même qu’il y a dans le Monde Nègre en général et sur le Continent africain en particulier, des hommes et des femmes qui sont habités par le sentiment de l’infériorité  prôné par les opposants à la démarche du site.

 Ou ceux qui ont un avantage à ce que la situation géopolitique reste en l’état, pour des considérations personnelles qui échappent au commun des mortels

Pour ma part, en ma qualité de descendant d’esclave baigné dans un système colonialiste qui perdure, et invité au grand bal de l’assimilation, je ne serai jamais au rendez- vous de la soumission.

Je crois que les propositions avancées dans mon éditorial -Le temps de l’action- gardent toute leur actualité, et leur force de conviction…aux décideurs afro-caribéens d’en tirer profit pour l’honneur et la dignité du Monde Nègre.

Je terminerai cet éditorial  en rendant hommage à ce battant africain, parti il y a bientôt une année sans laisser d’adresse...

Nous avions un projet commun concernant la création en Rhône Alpes, d’un musé dédié à Frantz Fanon qui avait effectué une grande partie de ses études universitaires dans la région , ce battant disparu se plaisait à me dire que - le Monde Nègre te le vaudra un jour - et moi de répondre /

Dans le firmament,

Tout n’est que changement,

Tout passe,

Et quoi que l’homme fasse,

Ses jours s’en vont, courant,

Plus vite qu’un torrent,

Tout passe...

Léonce Lebrun

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