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 Le blog de Léonce Lebrun

Drôle de monde dans lequel nous vivons, un monde  où la Démocratie, ne fait pas bon ménage avec l’éthique et la déontologie, il suffit pour une chapelle de ramasser la mise, que dis-je le pactole du Palais Bourbon ave à peine 20% du corps électoral...

Car Il a fallu la maladresse d’un courant, et une chance extraordinaire, pour  rétablir la Bourgeoisie dans toute sa splendeur, sous couvert d’une habile monarchie républicaine.

Oui mais dans tout ce climat idyllique, il y a une masse qui attend son heure pour renverser la table, par tous les moyens, y compris un remake à la mode de la Commune de Paris (1871) alors là, il n’y aura pas de Versaillais pour sauver la mise, car l’Histoire m’a appris qu’on avait toujours tort d’abuser du peuple,...dure sera la chute... 

KASSAV...

 

 

KASSAV voilà un nom qui résonne depuis  une trentaine d’années sur le PAM le Paysage artistique mondial méritant bien le Patrimoine artistique mondial, un groupe fantastique, étincellent, qui  draine avec lui ce rythme époustouflant diaboliquement sensuel, faisant le bonheur des aficiamendos, je veux parler du Zouk.

Avant de continuer je fais un détour sur le bilan de mon dernier message…Le prix de la Liberté qui a fait exploser l’audimat du web ; les auditeurs s’interrogent…Comment ce garçon peut jongler sans complexe avec la politique les institutions, l’Histoire et surtout la mort ; c’est le destin et une certaine appropriation de mon idéal.

Une centaine d’auditeurs ont demandé l’autorisation de reprendre le texte sur leurs sites, ayant particulièrement apprécié cette prédiction du super 21 Avril suivi d’un méga-audit…mais c’est la politique, le combat politique, rien que la politique…

Et revenons à KASSAV pour vous indiquer l’origine de cette appellation le cassave, une délicieuse galette, fabriquée de façon artisanale à partir d’une racine bien tropicale au nom le manioc à la base de beaucoup de recettes culinaires caribéennes.

Cette galette était consommée, nature ou sucrée, et a fait les beaux jours des écoliers notamment de ma génération.

Je précise bien « était » car la plupart de ces produits, porteurs de vitamines et d’oligo éléments bénéfiques pour notre organisme, ont disparu au profit d’une alimentation venue d’ailleurs, pour remplacer dit-on le mengé neg…la nourriture des nègres.

Mais cette argumentation puérile ne résiste pas au fait que j’ai consommé pendant de longues années de jeunesse cette nourriture, et que jusqu’à plus ample informé, je ne donne pas de signe de sous-développement, ou de gâtisme avancé.

Par contre on observe pour nos territoires sur le plan économique, que si jusque dans les années 1970, notre balance des comptes était en excédent, depuis le rapport importation/ exportation a explosé, nous conduisant dans un système colonisé, à consommer plus que nous produisons, ( un exemple, la Guadeloupe 400000 habitants, championne du monde de consommation de champagne)

Des îles, véritables dépotoirs de productions extérieures, installées sans contestation  dans un processus de niveau de vie artificiel, que nos compatriotes ont bien du mal à cerner en raison de ce big bang cérébral évoqué ailleurs, mais qui illustre bien cette politique de colonie de peuplement engagée par le pouvoir parisien depuis 1972, passons à autre chose…

Car nous revoilà avec/

KASSAV qui avait donné rendez au public lyonnais ce Vendredi 4/10, et dès l’apparition de cette formation sur scène, ce fut le feu  à la Hall Tony Garnier, une explosion indescriptible, un toufé yin yin incroyable, expression guadeloupéenne signifiant une forte concentration de moustiques, ou en langage humain, une densité de personnes au mètre carré qui autorise peu de mouvement.

Mais pour l’assistance, peu importe, nous sommes dans du collé serré qui attendait  avec gourmandise les premières notes, et quand  tomba ou ja la reté… tu es là, reste…suivi de Chiré…Zouk la sé sel  médikaman nou ni…le zouk c’est du sel ,notre médicament… scié…tim tim bwa sec… du répertoire ancien, le public dans l’extase en redemanda.

Je compris un peu tard que pour ces concerts, la place assise, une mauvaise stratégie, ne permettait pas de participer à la liesse populaire.

Alors je remontai l’Histoire caribéenne de la production artistique, une extraordinaire richesse avec le mambo de Cuba, le compas d’Haïti, le calypso de la Jamaïque, la biguine la mazurka le boléro de la Guadeloupe et la Martinique, la Guadeloupe le zouk ,ce style band de la Dominique…en vérité une terre d’à peine 25 millions  de femmes et d’hommes qui donnent du bonheur à toute la Planète avec ces rythmes endiablés et ensorcelant.

Je pensai à ces guérilléros cubains, qui entre deux assauts contre les troupes gouvernementales du dictateur Baptista, prenaient un repos pour écouter la musique de Péresprado, le roi du manbo dans la Caraïbe, pas étonnant que Fidèle Castro ait gagné cette révolution.

S’agissant de l’équipe de KASSAV le nouvel animateur remplaçant de feu Saint Eloi, dont chacun se rappelle son tonitruant.. sa kay, sa ka maché, plu fo man maille men pa ka ten zot …ça va, ça marche, plus fort les amis je ne vous entends pas, fera t-il oublié le défunt… difficile de répondre sans recule .

A mes amis(es) de la Caraïbe, nous n’avons pas de pétrole, pas de minerais, mais nous donnons du bonheur à la Planète grâce à notre musique nos rythmes importés d’Afrique avec notre Histoire , c’est notre richesse.

Léonce Lebrun

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