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 Le blog de Léonce Lebrun

En pleine campagne électorale  des minorités ethniques sont visées directement par certains qui opèrent un rapide raccourci entre immigration et insécurité...

Mais en quoi ces minorités constituent une menace pour les institutions républicaines, et on finit par penser que leur regroupement tant redouté, peut constituer une force  politique non négligeable pour la défense des droits des personnes concernées, d’où la manouvre de les repousser dans la mouvance du  Communautarisme, synonyme de dévaluation sociétale…

La Guyane

 
 La Guyane  est une région d'outre-mer d'Amérique du Sud Avec ses 86 504 km2 de superficie, la Guyane est boisé avec 96 % du territoire couvert d'une forêt équatoriale qui reste parmi les plus riches et les moins écologiquement fragmentées du monde.

Cette forêt équatoriale est une forêt primaire à très haut niveau de biodiversité , Hot-spot, parmi les plus riches au monde, protégée par un tout nouveau parc national et six réserves naturelles. L'UICN et l'Europe y recommandent des efforts particuliers de protection

La Guyane fait partie des 9 régions ultrapériphériques de l'Union européenne. C'est en outre le seul territoire de l'Union européenne sur le sous-continent sud- américain.

Son nom officiel est Guyane. L'ajout de l'adjectif française dans les dénominations courantes est une commodité de langage issue de la période coloniale, alors qu'existaient trois Guyanes , le Guyana Guyane britannique , le Suriname Guyane néerlandaise et la Guyane.

Le terme  Guyane est d'origine indigène. Dans le dialecte guanao, c'est-à-dire celui de la population indienne du delta de l'Orénoque, guai signifierait  nom   dénomination , yana est une négation.

 D'où Guayana qui est encore le terme italien pour désigner le massif des Guyanes.  Guyane  voudrait donc dire  sans nom ,  ce qu'on ne peut nommer  La Guyane serait donc la terre  qu'on n'ose nommer ,  la terre sacrée , la maison de l'être suprême .

À cette divinité se rattacherait la légende de l'Eldorado , le doré qui n'est pas née d'une folle convoitise européenne, mais des superstitions indigènes.

 Paradoxalement, le terme de Guyane serait donc une appellation digne de cet Éden, longtemps mystérieux, paradis terrestre rêvé par les uns, enfer vert subi par les autres.

Histoire

La cote de Guyane fut reconnue par Christophe Colomb en 1498. En 1503 commencent les premières implantations françaises dans la zone de Cayenne.

 En 1604, la colonie de Guyane prend le nom de France Equinoxiale. La Guyane restera alors une colonie française jusqu'au 19 mars 1946, où elle obtient le statut de département d'outre-mer.

Elle reste célèbre pour le bagne de Cayenne capitale qui fit sa réputation car seul 3 % des prisonniers y ont survécu. La France attendait des détenus qu'ils fussent aussi des colons. Mais ce fut un échec.

 La fermeture du bagne a été obtenue, après la seconde guerre mondiale, suite à la publication de 27 articles d'Albert Londres et sous l'impulsion de Gaston Monnerville 

 C'est en 1938 que le dernier convoi de bagnards a fait route vers la Guyane mais ce n'est qu'en 1945 que l'Assemblée constituante décida de rapatrier les survivants qui le souhaitaient ,très peu sont restés. L'opération prit 8 ans.

Les premières traces archéologiques ,poteries, gravures rupestres, polissoirs de peuples amérindiens entre l’Oyapock et le Maroni remontent au Ve millénaire avant notre ère.

Nombre de leurs successeurs dans la même zone géographique appartiennent principalement au groupe linguistique des Tupi-Guarani.

On estime qu’à la fin du IIIe siècle, des Indiens Arawak et Palikur, originaires des rives de l’Amazone, s’installent sur le littoral guyanais. Ils sont suivis au VIIIe siècle par les Indiens dits Caraïbes ou Karibes, les Kali’na ,Galibis et Wayana.

La côte de Guyane fut reconnue par Christophe Colomb en 1498. Malgré le partage du Nouveau Monde organisé en 1494 par le traité de Tordesillas entre le Portugal et l'Espagne, les nations européennes sont à l’origine de nombreuses tentatives de colonisation en Guyane dès le XVIe siècle.

Dès 1503 commencent les premières implantations françaises dans la zone de Cayenne. Notons notamment celle des Français avec le voyage de Nicolas Guimestre en 1539, suivi par celle de l’Anglais Robert Baker ,1562, et celle de Gaspard de Sotelle ,1568-1573,qui implante plus de 120 familles espagnoles dans l’île de Cayenne.

De 1596 à 1598, les Anglais John Ley et Lawrence Keymis, et le Néerlandais Abraham Cabeliau, effectuent des reconnaissances géographiques précises des côtes de la Guyane.

Les vraies implantations européennes apparaissent surtout au XVIIe siècle, par des occupations ponctuelles ,quelques années, d’embouchures fluviales, et sont l’œuvre de la France, de l’Angleterre et des Pays-Bas.

En 1604, la colonie de Guyane prend le nom de France équinoxiale.

Esclavage et tentative de peuplement

Si les premières tentatives importantes de colonisations françaises datent des années 1620, elles sont souvent mises à mal par les dissensions internes des colons, les rapports humains médiocres avec les Amérindiens, voire la dureté des conditions de vie, notamment avec la fièvre jaune.

De leur côté, les nations amérindiennes doivent faire face à un important taux de mortalité, dû non aux guerres menées face aux colonisateurs, mais à l’action d’épidémies nouvellement importées d’Afrique et d’Europe.

Longtemps, la tutelle du roi de France sur la Guyane est régulièrement contestée , ce n’est qu’avec la reprise de Cayenne en décembre 1676 par l’amiral Jean d’Estrées que les Français s’implantent définitivement.

Et encore ne contrôlent-ils que l’île de Cayenne et, par intermittence, quelques postes militaires aux estuaires fluviaux.

Cette présence humaine et militaire faible qui explique en grande partie l’extrême facilité avec laquelle les Portugais du Brésil se sont emparés de l’île de Cayenne pendant les guerres napoléoniennes, île qu’ils ont occupée de 1809 à 1817.

La colonisation de la Guyane est d’abord le fait de travailleurs européens, les engagés, également appelés les « trente-six-mois » parce que liés par un contrat de trois années à leur maître.

Ce quasi-esclavage européen, faute de volontaires, est très vite remplacé par une servitude d’origine africaine, qui est employée dans les habitations ,exploitations agricoles, à la culture des produits coloniaux : sucre, épices, chocolat et café.

Comme dans les autres colonies françaises, l’esclavage est en grande partie régi par les textes du Code noir ,1685. Cette société d’habitation reste le modèle économique dominant en Guyane jusqu’à la deuxième abolition de l’esclavage en 1848.

Elle n’a toutefois pas réussi à apporter un vrai développement à la Guyane, qui reste la région pauvre et sous-peuplée, voire maudite, de l’ensemble colonial français en Amérique.

Lors du traité d'Utrecht en 1713, le roi de France Louis XIV, afin de limiter les conflits locaux avec la colonie portugaise du Brésil, pose les bases de la frontière entre le Brésil et la France

L’expédition de Kourou qui débuta à partir de 1763 est très mal préparée.

Elle fut menée à la demande de Choiseul et dirigée par le chevalier Étienne-François Turgot, gouverneur, Jean-Baptiste Thibault de Chanvalon, intendant et Antoine Brûletout de Prefontaine, commandant.

Pour établir une vraie colonie d’agriculteurs d'origine européenne dans les savanes de l’Ouest guyanais.

Cependant, cela sera un échec retentissant , presque tous les colons survivants  s’enfuient de Guyane pour rejoindre la métropole.

Seuls restent en Guyane des colons allemands et canadiens, qui s’implantent durablement à Kourou, Sinnamary, Malmanoury, Corossony et Iracoubo, et y fondent une société originale ,et métissée, d’agriculteurs exploitants en Guyane.

Pendant la Révolution elle devient pour la première fois ,Collot d'Herbois et Billaud-Varenne, lieu de déportation politique, ceux-ci seront suivis en 1798, alors que La Guyane est érigée en un département.

Des déportés de fructidor et de prêtres réfractaires , Counamama et Sinnamary seront le cimetière de la plus grande partie d’entre eux.

L'esclavage est aboli en 1794 dans toutes les colonies, avant que Napoléon Ier ne se laisse convaincre de le poursuivre en 1804. Il n’est définitivement supprimé par décret que le 27 avril 1848, sous l’impulsion de l'abolitionniste Victor Schœlcher.

La disparition de la main-d’œuvre servile met un point d’arrêt à l’économie coloniale traditionnelle.

Pour pallier ce manque de main-d’œuvre, développer la Guyane, et surtout débarrasser la métropole d’opposants politiques républicains et de délinquants de droit commun, le Second Empire crée des bagnes en Guyane.

Ils accueillent des transportés, des déportés puis également des relégués jusqu’en 1946. Dans les années 1930, les Établissements Pénitentiaires Spéciaux, dits aussi , bagnes des Annamites , sont implantés dans le Territoire de l’Inini.

Peuplés d’opposants politiques et d’intellectuels indochinois, mais aussi de petits délinquants, voleurs et proxénètes, ces bagnes seront un échec cuisant.

Les essais de peuplement de la Guyane par des ouvriers , libres , issus de l’immigration ,Afrique, Inde, États-Unis, Madère ne seront pas plus durables.

Ruée vers l'or

En 1855, un site aurifère est découvert dans l’Est guyanais sur l’Arataye, un affluent de l’Approuague. Dans l’Ouest, de l’or est extrait de la rivière Inini ,Haut-Maroni.

Le début du XXe siècle est marqué par une ruée vers l’or, avec 10 000 chercheurs en activité, entraînant une croissance du commerce local souvent artificielle, et l’arrêt des dernières activités agricoles par manque de main-d’œuvre.

À l’instar de la Réunion, de la Guadeloupe et de la Martinique, la Guyane devient département français d’outre-mer en 1946.

Mais le décollage économique peine à se réaliser en raison des coûts de production élevés, de la faiblesse numérique de la population;

De la dépendance commerciale importations, vis-à-vis de la France et du manque criant d’infrastructures les plus élémentaires , voies de communication, écoles, système de santé.

Bagne

Saint-Laurent-du-Maroni, Cayenne et l'île du Diable furent des lieux de déportation pour les condamnés aux travaux forcés de 1852 à 1946, sur décision de Napoléon III. Le capitaine Alfred Dreyfus y fut envoyé en 1894.

Administration et politique, Découpage administratif

La Guyane est à la fois une région administrative et un département d'outre-mer  dont la préfecture est Cayenne. Elle constitue avec la Guadeloupe et la Martinique situées dans la Caraïbe, les départements d'Amérique .
Au niveau régional, la Guyane élit un conseil régional.

Au niveau départemental, la Guyane est découpée en 19 cantons qui élisent chacun un conseiller général pour former le Conseil général de la Guyane.

Au niveau communal, il existe 22 communes dirigées par des maires. Certaines de ces communes, comme Maripasoula et Camopi, ont des superficies supérieures aux départements métropolitains. De plus, certaines communes sont subdivisées en villages supervisés par des capitaines.

Par ailleurs, la Guyane est représentée au niveau national par 2 députés  et 2 sénateurs.
Elle est aussi l'une des neuf régions ultrapériphériques de l'Union européenne.

Politique

Trois tendances politiques se partagent la vie politique guyanaise. Les deux principales forces politiques restent, à l'instar du reste de la France, la droite loyaliste, représentée par l'UMP et la gauche loyaliste, représentée par le parti socialiste guyanais , PSG , le Walwari , PRG , les forces démocratiques de Guyane , FDG, le parti socialiste , PS, et les Verts.

Enfin, la troisième tendance politique, très minoritaire, est l'extrême-gauche indépendantiste, représentée par le mouvement de décolonisation et d'émancipation MDES.

Géographie

La Guyane est surtout connue pour accueillir, dans la ville de Kourou, le Centre national d'études spatiales , CNES , le Centre Spatial Guyanais , CSG,  base de lancement des fusées Ariane et lanceur civil européen de satellites commerciaux .

Au XIXe siècle et au début du XXe, elle était surtout connue comme lieu de déportation des bagnards condamnés aux travaux forcés au Bagne de Cayenne.

Le bagne a été aboli mais il subsiste des bâtiments aux Îles du Salut, à Saint-Laurent-du-Maroni.

La Guyane est frontalière du Brésil  sur 730 km, ce qui fait du Brésil le pays ayant la plus grande frontière terrestre avec la France, devant le Suriname , sur 510 km. Elle possède un climat équatorial. Son chef-lieu est Cayenne.

 Seule la bande côtière est facilement accessible, le reste du territoire est couvert par une forêt équatoriale dense, pour l'essentiel une forêt primaire, accessible seulement par voie fluviale ou aérienne.

Elle possède un climat équatorial et est essentiellement couverte d'une vaste forêt tropicale humide bordée de mangroves côté mer.

Le sous-sol est constitué d'un bouclier rocheux ancien, riche en latérite, pauvre et acide, qui forme un relief dit en peau d'orange parsemé d'inselbergs et entaillé par les réseaux de fleuves et rivières.

Ces derniers sont les principaux axes de circulation depuis des siècles ou millénaires. Ils constituent 7 bassins fluviaux, 953 masses d'eau et sont alimentés par 2,5 à 4 m de précipitations annuelles.

La Guyane possède un climat équatorial humide , la température moyenne est de 25,5 °C. La précipitation annuelle est en moyenne de 2 816 mm à Cayenne sur la période 1981 - 2010, selon les relevés de la Météo.

Cayenne connaît une saison humide de décembre à juillet et une période plus sèche durant le reste de l'année.

Les précipitations commencent à décroître en juillet ,155 mm, avec pour creux les mois de septembre et octobre qui sont dits mois secs ,respectivement 39 et 51 mm en moyenne, puis remontent dès le mois de novembre 105 mm.

Le mois le plus humide est le mois de mai avec une hauteur moyenne des précipitations atteignant 518 mm

Transports

Le principal moyen de transport en Guyane est la voiture. Pour les habitants des fleuves ,l'Oyapock, fleuve frontalier avec le Brésil et le Maroni, fleuve frontalier avec le Suriname, il s'agit de la pirogue.

Les scooters sont très prisés des jeunes mais durant le tour de Guyane, en août, les vélos sont à la mode. Par ailleurs les communes de Saül, Maripasaula, Grand Santi et Saint Laurent sont accessibles par voie aérienne depuis Cayenne.

Environnement et patrimoine naturel

Les séismes répertoriés ci-dessous indiquent la localité estimée être la plus proche de l'épicentre ainsi que l'intensité mesurée sur l'échelle MSK de 1964, qui va de 1 ,secousse non ressentie mais enregistrée par les instruments, à 12 ,changement de paysage énormes ,crevasses dans le sol, vallées barrées, rivières déplacée.

juin 1774, à Cayenne, séisme d'intensité 6

4 août 1885 aux Montagnes de Kaw ,Cayenne, d'intensité 6,5

3 avril 1899 sur la frontière guyano-brésilienne ,E. de Saint-George,, intensité 3,5

30 mai 1933 à Saül, d'intensité 7

17 septembre 1949 sur la frontière guyano-brésilienne, territoire d'Amapa , Oïapoque, d'intensité 5.

25 avril 1951 sur la frontière guyano-brésilienne ,W. Saint-George, intensité 5.

8 juin 2006 à 16h29 à Cayenne, séisme d'intensité 5.

Ce territoire est parmi les plus riches du monde en matière de biodiversité tant animale que végétale.

La forêt guyanaise est une forêt primaire à très haut niveau de biodiversité  parmi les plus riches au monde , protégée par un tout nouveau parc national et six réserves naturelles.

L'Union internationale pour la conservation de la nature et l'Union européenne y recommandent des efforts particuliers de protection.

À la suite du Grenelle de l'environnement de 2007, le projet de Loi Grenelle II  a proposé ,en 2009, et sous réserve de modification la création d’une entité unique chargée pour la Guyane de contribuer à la mise en œuvre des politiques de connaissance et de conservation du patrimoine naturel amazonien .

Avec compétence dans les domaines de la faune, flore, les habitats naturels et semi-naturels terrestres, fluviaux et côtiers, et sur le fonctionnement des écosystèmes.

Il contribuera à appliquer les politiques environnementales conduites par l’État et les collectivités territoriales et leurs groupements.

La loi prévoit aussi un schéma d’orientation minière pour la Guyane, promouvant une exploitation minière compatible avec les exigences de préservation de l’environnement.

L'environnement de la frange littorale est celui qui, le long de la RN1, a historiquement connu le plus de modifications, mais une forte artificialisation est localement constatée le long de la RN2 et là où les orpailleurs opèrent dans l'Ouest de la Guyane.

La forêt humide de Guyane s'est paradoxalement épanouie sur un des sols les plus pauvres du monde, en azote, en potassium, en phosphore et en matières organiques.

Pour cette raison, et parce que cette zone a toujours conservé des refuges pour toutes ses espèces lors des périodes sèches ou de glaciation terrestre.

cette forêt abrite des écosystèmes uniques qui sont parmi les plus riches et les plus fragiles du monde , forêts tropicales primaires très anciennes, mangroves, savanes, inselbergs et nombreux types de zones humides.

L'acidité des sols est également à l'origine de cette médiocrité des sols guyanais. Elle contraint les agriculteurs à chauler les champs, et a conduit au mode traditionnel d'agriculture sur brûlis .

les cendres participent à l'élévation du potentiel hydrogène  en plus de l'apport de sels minéraux.

On peut toutefois noter que des sites de Terra preta ,sols anthropogéniques ont été découverts sur le territoire, notamment près de la frontière avec le Brésil.

Des recherches sont activement menées par des acteurs de disciplines multiples pour déterminer le mode de création de ces sols les plus riches de la planète.

L'hypothèse a été avancée que l'existence même de la forêt tropicale est due à ces interventions humaines intelligentes du passé où le brûlis était remplacé par le charbonnage .

5 500 espèces végétales ont été répertoriées, dont plus d'un millier d'arbres, 700 espèces d'oiseaux, 177 espèces de mammifères, plus de 500 espèces de poissons dont 45 % lui sont endémiques ,les poissons limon et les poissons à écailles et 109 espèces d'amphibiens.

Les micro-organismes seraient bien plus nombreux encore, notamment dans le nord qui rivalise avec l'Amazonie brésilienne, Bornéo et Sumatra. Ce territoire abrite au moins 98 % de la faune vertébrée et 96 % des plantes vasculaires .

Les menaces qui pèsent sur l'écosystème sont la fragmentation par les routes, qui reste très limitée comparativement aux autres forêts d'Amérique du Sud.

Les impacts immédiats et différés du barrage de Petit-saut , de l'orpaillage ,opération Anaconda en Guyane,, d'une chasse chaotique et du braconnage facilités par la création de nombreuses pistes et l'apparition des quads.

L'exploitation forestière reste modérée en raison du manque de route, du climat et du relief. Une ordonnance du 28 juillet 2005 a étendu le code forestier français à la Guyane, mais avec des adaptations et dérogations importantes.

Dans une approche qui se veut durable, des concessions ou des cessions gratuites peuvent être accordées par des collectivités territoriales ou d’autres personnes morales pour leur utilisation par des personnes tirant traditionnellement leur subsistance de la forêt.

Mais les moyens utilisés n'étant plus toujours les moyens traditionnels, et l'écosystème guyanais étant vulnérable, les impacts de l'exploitation ou de la chasse pourraient être importants.

La moitié de la biodiversité française est en Guyane , 29 % des plantes, 55 % des vertébrés supérieurs ?mammifères, oiseaux, poissons et jusqu'à 92 % des insectes.

Tout cela dans un seul département de 86 504 km2. Un parc national et six réserves naturelles œuvrent à la préservation de milieux et d'espèces aussi divers qu'uniques.

Les plages de la réserve naturelle de l'Amana, sur la commune d'Awala-Yalimapo, dans l'ouest, constituent pour les tortues marines un site de ponte exceptionnel. C'est l'un des plus importants au niveau mondial pour la tortue luth.

Quant à la réserve naturelle de l'île du Grand Connétable, celle-ci abrite la seule colonie d'oiseaux marins entre Tobago et Fernando de Noronha soit sur plus de 3 000 km de littoral.

La Réunion

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