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Le point de vue de Léonce Lebrun  

 

Le populisme

 

L’étranger qui débarque  ne sait pas où se situer dans ce pays ,la France, avec une telle division  disparate de sa population, allant du communautariste au dihadiste du républicain à l’islamiste radicalisé du terroriste au populiste...  

…bref avec un tel attelage humain peut-on parler de « vivre ensemble », un discours   habillé  de manipulation idéologique

 

Précisément parlons du populisme, un concept qui a fait son apparition dans le domaine médiatique, mettant dangereusement en scène la qualité des personnes, avec d’un côté ceux qui gouvernent et dirigent 

 

… de l'autre, la masse des citoyens  se pliant aux injonctions d’un système suivant la couverture de la démocratie

 

Mais dès qu’un besoin  de changement se fait sentir  par des manifestations violentes, les médias affidés au Pouvoir politique, ont baptisé ce mouvement de populisme, un qualificatif  péjoratif ô combien méprisant…

 

…  car il s'avère sous-entendu que le peuple n’ayant pas droit au bouleversement institutionnel, est considéré comme dépourvu d’intérêt…

 

… il lui est concédé  un droit de vote qui l’autorise à s’exprimer périodiquement en vertu des règles de la démocratie, un mode de fonctionnement que n’avait pas prévu l’auteur de l’esprit des lois…

 

… il en ressort que  comme le spécifiait en son temps un éminent homme politique disparu…

 

… le citoyen vote le Dimanche et vaquière à ses occupations le Lundi…

 

Mais ce modèle ne peut plus perdurer et exige le respect de chacune et chacun en conformité avec l'esprit républicain.

 

Car les élites aux affaires politiques depuis des lustres ont  montré leurs failles et faiblesses…

 

…En effet prenons le cas de l’Occident, depuis le début du XXème siècle le Monde a connu  deux guerres sanglantes provoquées par les politiciens au Pouvoir...

 

...alors que ce sont les paysans et autres ouvriers au front, qui ont payé lourdement les conséquences de leurs ambitions irresponsables.

 

Et depuis 1945 malgré le plus jamais ça, des peuples ont senti durement les comportements colonialistes et impérialistes des gouvernrmrnts successifs de certaines Nations de l'Occident...

 

...vis à vis des Etats de l'Ouest africain, et des territoires dits outre-mer.

 

Enfin j'observe en ce qui concerne la France, que le peuple a été volé  de sa colère de 1789…

 

…que depuis l’ avènement de la République  sous la domination d’une Bourgeoisie féroce et arrogante…

 

… tous les mouvements populaires ont été écrasés par la force ou la ruse.

 

Mais les soubresauts actuels entrevoient de nouvelles perspectives pour les populistes…

 

Alors, pour ces intouchables, dure sera la chute…

Barack Hussein Obama

 

Barack Hussein Obama né le 4 août 1961 à Honolulu, dans l'État d'Hawaii, est le 44e et actuel président des États-Unis d'Amérique.

 

Barack Obama est le premier Afro-Américain à accéder à la Maison Blanche, événement historique qui concrétise en partie le rêve de Martin Luther King.

Fils d'un kenyan et d'une américaine indoeuropéenne du Kansas, il a réussi à éviter l'écueil de la question raciale Cependant son parcours fascinant a suscité chez les électeurs comme dans les médias du monde entier un intérêt exceptionnel.

Né à Hawaï, élevé plusieurs années en Indonésie, diplômé de l'Université Columbia et de la Faculté de droit de Harvard, il est, en 1990, le premier Afro-Américain à présider la prestigieuse Harvard Law Review.

 Après avoir été travailleur social, plus spécifiquement  organisateur de communauté  , community organizer en anglais, dans les quartiers sud de Chicago durant les années 1980, puis avocat en droit civil à sa sortie d'Harvard, il enseigne le droit constitutionnel à l'Université de Chicago de 1992 à 2004.

Barack Obama entre en politique en 1996 , il est élu au Sénat de l'Illinois où il effectue trois mandats, de 1997 à 2004.

 Il connaît l’échec lors de sa candidature à l’investiture du parti démocrate pour la chambre des représentants en 2000 mais l'obtient en mars 2004 pour le Sénat des États-Unis. Barack Obama se distingue notamment par son opposition précoce à la guerre lancée par George W.

Bush en Irak et par le discours qu’il prononce en juillet 2004 lors de la convention démocrate qui désigne John Kerry comme candidat à la présidence, prestation remarquée qui le fait connaître pour la première fois au plan national.
Élu sénateur en novembre 2004, il déclare sa candidature à l’investiture démocrate pour la présidence des États-Unis le 10 février 2007 à Springfield. Il remporte les primaires face à Hillary Clinton et est officiellement désigné candidat lors de la convention de son parti à Denver, le 27 août 2008.

Après avoir remporté avec 52,9 % des voix et 365 grands électeurs, le 4 novembre 2008, l'élection présidentielle contre le républicain John McCain, Barack Obama entre en fonction le 20 janvier 2009.

Sa présidence intervient dans un contexte de guerre en Irak, de guerre en Afghanistan, de crise au Moyen-Orient, d'une importante récession de l'économie américaine et de crise financière et économique mondiale.

Origines familiales, enfance et jeunesse

Barack est né le 4 août 1961 au centre médical de Kapiolani à Honolulu. Ses parents se sont rencontrés à l'Université d'Hawaï où ils étaient étudiants.

Famille paternelle

Son père est Barack Obama Senior, économiste et homme politique kenyan né en 1936 et mort le 24 novembre 1982.
La famille Obama est une famille kenyane qui appartient à l'ethnie luo. Dans son autobiographie, Barack Obama fournit une assez longue généalogie en ligne paternelle , 12 générations au dessus de lui et indique que la famille vivait de l'élevage nomade dans la région de l'Ouganda avant de venir se fixer au Kenya, à Alego puis à Kendu Bay

L'arrière-grand-père de Barack Obama Jr. s'appelait simplement Obama , il est donc l'ancêtre éponyme et vivait à Kendu Bay à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.

Son grand-père, Hussein Onyango Obama , 1895-1979 est présenté comme un personnage assez original , il est le premier habitant de Kendu Bay à entrer en contact avec les Anglais à Kisumu, autour de 1910 ,  immédiatement, il adopte un mode de vie moderne , vêtements européens, apprentissage de la lecture et de l'écriture, souci exceptionnel d'hygiène et, désavoué par son père et ses frères, se met au service du colonisateur.

Pendant la Première Guerre mondiale, il est responsable de l'organisation de corvées au Kenya puis au Tanganyika. Après la guerre, il exerce la profession de domestique et cuisinier pour différents patrons britanniques , en même temps, il effectue un retour aux origines en achetant des terres à Kendu Bay et en prenant une épouse, Helima , puis une seconde, Akumu, puis une troisième, Sarah.

 Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est au service d'un officier britannique dans différents endroits , Birmanie, Thaïlande, Ceylan, Europe.

Après son retour, il cesse de travailler comme domestique et devient agriculteur à plein temps , c'est aussi le moment où il quitte Kendu Bay et s'installe à Alego.

Vers 1950 une période de détention de six mois à la suite d'une dénonciation calomnieuse à propos de liens avec le mouvement nationaliste kényan , KANU. Reconnu innocent, il sort malgré tout affaibli physiquement et moralement de cette épreuve.
De ses trois épouses, il a eu huit enfants.

Barack Obama Sr. est le deuxième, né en 1936 à Kendu Bay. Sa mère est Akumu. Barack Obama Sr, qui décèdera en 1982 a été éduqué dans la religion musulmane mais était néanmoins athée.

 Après le départ d'Akumu en 1945, il a été élevé par la troisième épouse de Hussein Onyango dans le village d'Alego , après des études primaires brillantes, quoique peu assidues, il est admis dans l'école des missionnaires de Maseno, mais en est renvoyé pour indiscipline, avant d'avoir mené à leur terme ses études secondaires.

Il travaille plusieurs années comme employé de bureau à Mombasa et Nairobi et épouse sa première femme, Kezia. Il a la chance d'être repéré comme très doué par deux universitaires américaines qui lui font prendre un cours par correspondance et lui font passer l'examen de fin d'études secondaires à l'ambassade des États-Unis , encore avec leur appui.

Il sollicite une bourse auprès de plusieurs universités américaines, et en 1959, obtient une réponse favorable de l'université d'Hawaii. Il va y suivre un cursus d'économétrie, obtenant les meilleures notes de sa promotion et y fonde l'association des étudiants étrangers .

Famille maternelle

Sa mère, Stanley Ann Dunham, 1942 - 1995 était la fille de Stanley , 23 mars 1918 – 8 février 1992 et de Madelyn Dunham ,26 octobre 1922 – 3 novembre 2008. La famille Dunham était chrétienne, mais Ann, adulte, était agnostique.

Elle est née près de la base militaire de Wichita , Kansas, son père ayant été appelé en 1942 pour servir comme GI dans l'armée américaine. Pendant la guerre, Madelyn Dunham travaille dans les usines aéronautiques de Wichita. Après avoir combattu en Europe dans l'armée de George Patton, Stanley Dunham devient vendeur représentant en meubles.

La famille Dunham déménage assez souvent, habitant successivement la Californie, le Kansas, le Texas, l'État de Washington , Seattle avant de partir pour Hawaii en 1959. Stanley y connaît des déboires professionnels, mais Madelyn occupe avec un certain succès un emploi de cadre de banque.

Stanley Ann suit des études d'anthropologie à l'université d'Hawaii quand elle rencontre Barack Sr.
Barack Obama a été élevé par ses grands- parents maternels à partir de 1971. Étant très attaché à Madelyn  Toot , américanisation de Tutu, grand-mère  en hawaïen, le candidat a même interrompu sa campagne pour s'occuper d'elle alors qu'elle était souffrante à Hawaii. Madelyn Dunham est décédée le 3 novembre 2008, la veille même de l'élection de son petit-fils à la présidence des États- Unis.

Une famille recomposée

Les parents de Barack Obama se marient le 2 février 1961. En août 1963, son père est accepté à l'Université Harvard mais il part seul pour le Massachusetts car la bourse qu'il a obtenue ne lui permettrait pas de subvenir aux besoins de son épouse et de son fils. Le divorce sera prononcé en janvier 1964.

Diplômé en économie en 1965, le père de Barack Obama repart au Kenya où il fonde une nouvelle famille. D'abord homme en vue proche du gouvernement de Jomo Kenyatta, il finit par s'opposer aux projets du président.

 Limogé et boycotté, il sombre dans la pauvreté et l'alcoolisme avant de se tuer dans un accident de voiture en 1982. Son fils ne l'aura revu qu'une fois, à 10 ans, lors d'un séjour de son père à Hawaii , décembre 1971-janvier 1972.

Ann Dunham s'est remariée en 1965 avec un étudiant originaire d'Indonésie, Lolo Soetoro, qui regagne son pays dès 1966 ,  Ann et Barack le rejoignent à Jakarta en 1967.

Barack va passer quatre ans en Indonésie. Il fréquente d'abord deux ans l'école primaire catholique St-François d'Assise puis une école publique où il est le seul étranger Dans le dossier d'inscription à celle-ci, il aurait choisi, parmi les cinq religions proposées, celle de son beau-père le javanisme, une branche locale de la religion musulmane.

Pendant la campagne électorale pour l'investiture de 2008, l'éditorialiste néo-conservateur Daniel Pipes a prétendu qu'Obama avait été un musulman pratiquant durant son séjour en Indonésie ,donc entre 6 et 10 ans , Obama affirme quant à lui que son foyer n'était pas religieux.

En 1971, sa mère le fait revenir à Hawaii chez ses grands-parents maternels, afin qu'il puisse faire des études secondaires américaines , depuis le début du séjour indonésien, elle lui faisait suivre un cours par correspondance, et dans les derniers mois, lui imposait de se lever très tôt pour travailler avec elle avant d'aller à l'école , il est inscrit à l'Académie Punahou, prestigieuse école privée d'Hawaii pour laquelle il a obtenu une bourse.

L'année suivante, Ann, séparée de Lolo Soetoro, le rejoint avec Maya et reprend ses études avec un mastère consacré à l'anthropologie de l'Indonésie. Selon Maya, l'éducation que sa mère a donnée à cette époque à ses deux enfants était  idéaliste et exigeante .

En 1975, elle retourne en Indonésie pour effectuer les travaux de terrain obligatoires pour son diplôme, mais Barack refuse de la suivre Elle devient responsable d'un programme d'aide aux femmes pauvres organisé par la fondation Ford puis contribue à développer le système de microcrédit indonésien.

Elle achève son doctorat en 1992 avec une thèse sur The peasant blacksmithing in Indonesia. Mais elle meurt à Hawaii à 52 ans le 7 novembre 1995 d'un cancer de l'ovaire. Obama affirme que sa plus grande erreur a été de ne pas avoir été à ses côtés au moment de sa mort.
Barack Obama a raconté son enfance et sa jeunesse , jusqu'en 1988 dans son autobiographie Les rêves de mon père.

Ancêtres et liens de famille hypothétiques

Barack Obama a des origines multi-ethniques. Par sa grand-mère maternelle, il aurait des ancêtres cherokees. Selon les affirmations de Lynne Cheney à la télévision le 17 octobre 2007, Barack Obama aurait un ancêtre commun avec l'ancien vice-président des États-Unis Dick Cheney et de l'ancien président Harry Truman ,  Marin Duval, un huguenot né à Laval ou Nantes au XVIIe siècle.

Il est aussi un lointain cousin de l’acteur Brad Pitt, des anciens présidents George W. Bush, Gerald Ford, Lyndon Johnson, et de l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill. Il est également possible qu'il compte parmi ses ancêtres Christian Gutknecht né en 1722 et Maria Magdalena Grünholtz, tous deux nés à Bischwiller, en Alsace.

Plus étonnant encore, il aurait un ancêtre belge à la 14e génération, Nicolas Martiau, né dans les environs de Wavre vers 1592. Mais ses origines européennes sont surtout anglaises, écossaises, et irlandaises. Un de ses arrière-grands-pères a émigré du comté d'Offaly en Irlande, au XIXe siècle.

Études, famille et carrière professionnelle

Après ses études secondaires, Barack Obama passe deux ans à Occidental College à Los Angeles , Californie puis entre à l'Université Columbia de New York. Il en sort diplômé en science politique et en relations internationales.

Premières expériences professionnelles , 1983-1985

Avant même d'obtenir son diplôme de l'université Columbia, Barack Obama envisageait de devenir  organisateur communautaire  , community organizer et non pas social worker, mais ses démarches auprès de différents organismes , notamment la mairie de Chicago, depuis peu dirigée par un afro américain, Harold Washington n'aboutissent pas.

Il entre à New York dans un cabinet de consultants , qu'il ne nomme pas travaillant pour des multinationales, d'abord comme assistant de recherche, puis comme analyste financier, fonction importante qui lui permet de disposer d'un bureau et d'une secrétaire. Suite à une prise de contact avec sa demi-sœur Auma, il décide de se réorienter vers le travail communautaire et quitte son entreprise.

Toujours à New York, il connaît une période de travail précaire , il travaille notamment pendant trois mois pour l'organisation de Ralph Nader, puis est recruté par un militant associatif de Chicago, Jerry Kellman , qu'il appelle Marty Kaufman dans son autobiographie.

Chicago ,1985-1988,

À l'été 1985, il choisit de travailler comme organisateur communautaire dans le quartier noir défavorisé de Bronzeville. Il devient adjoint de Jerry Kellman, travailleur social chrétien, membre d'un réseau d'Églises progressistes.

 Jusqu'en 1987, Barack Obama, surnommé  Baby Face  par les pasteurs locaux, arpente South Side pour aider les résidents à s'organiser dans la défense de leurs intérêts, pour obtenir le désamiantage des logements sociaux, l'ouverture de bureaux d'embauche, ou pour lutter contre la délinquance des jeunes.

C'est durant cette période que Barack Obama, élevé sans religion, se rapproche de l'Église unie du Christ, dirigée dans le quartier par le pasteur Jeremiah Wright et embrasse la religion protestante.

Harvard, 1988-1991

Au cours de l'année 1987, il pose sa candidature à plusieurs universités et reçoit un agrément de Harvard en février 1988. Il quitte Chicago en mai 1988 et après un séjour touristique en Europe, part pour son premier voyage au Kenya.

 Il est ensuite pendant trois ans à la faculté de droit de Harvard , Harvard Law School à Cambridge près de Boston , il en sort diplômé avec la mention magna cum laude. En 1990, il est le premier Afro-Américain élu , face à 18 autres candidats rédacteur en chef de la prestigieuse Harvard Law Review, événement qui fait l'objet d'une information dans des journaux nationaux.

Chicago , depuis 1991

À la fin de ses études, au lieu de devenir adjoint au juge Abner Mikva, Barack Obama revient à Chicago pour devenir enseignant en droit constitutionnel à l'Université de Chicago où il travaille jusqu'en 2004. Il entre dans un cabinet juridique spécialisé dans la défense des droits civiques.

En 1992, il épouse Michelle Robinson, juriste originaire de Chicago rencontrée en 1989 dans le cabinet d'avocats où il travaille et où elle est avocate associée. Le couple Obama aura deux filles, Malia Ann , née en 1998 et Natasha, plus connue par son surnom Sasha , née en 2001.

Michelle Robinson-Obama est alors une avocate renommée, figure influente du Parti démocrate local et proche du maire de Chicago, Richard M. Daley. C'est elle qui va propulser la carrière politique de son épouxalors qu'il n'a, jusque-là, milité activement que pour soutenir la candidature de Bill Clinton à la présidence des États-Unis et celle de Carol Moseley-Braun au Sénat.

Carrière politique locale , 1994-2004

En 1996, Barack Obama est élu au Sénat de l'État de l'Illinois dans la 13e circonscription, couvrant les quartiers de South Side à Chicago, comprenant le quartier de Hyde Park. Il préside la commission de santé publique quand les démocrates reprennent la majorité au Sénat local.

Il soutient les législations en faveur de l'extension de la couverture médicale aux plus démunis, se fait le défenseur de la cause des homosexuels et fait augmenter les fonds destinés à la lutte contre le SIDA.

 Son mandat est marqué par sa capacité à obtenir, par le biais de compromis, l'assentiment des républicains sur des lois comme celles contre le profilage racial, la vidéosurveillance des interrogatoires de police ou un moratoire sur l'application de la peine de mort dans l'Illinois.

En 2000, il tente de se faire désigner aux primaires démocrates pour être candidat à la Chambre des représentants des États-Unis mais il est battu avec 30 % des voix contre 61 % à Bobby Rush, le titulaire démocrate sortant et ancienne figure historique du Black Panther Party.

Barack Obama se fait aussi remarquer à l'échelle nationale en 2002 lorsqu'il refuse de cautionner les explications des néo-conservateurs au sujet d'une invasion nécessaire de l'Irak. ,  Je ne suis pas quelqu'un qui s'oppose à la guerre en toutes circonstances.

 Je suis opposé à une guerre stupide, non pas basée sur la raison, mais sur la passion, non sur les principes, mais sur la politique , déclare-t-il le 2 octobre 2002 à Chicago.

Cette opposition à la guerre lancée par l'administration Bush le 19 mars 2003 et approuvée par une large majorité du Sénat des États-Unis , dont, notamment Hillary Clinton, lui servira de référence tout au long de sa campagne pour l'investiture de l'élection présidentielle américaine de 2008 pour contrer ses adversaires.

Carrière nationale , 2004-2008,

À l’automne 2002, il engage le consultant politique David Axelrod et annonce officiellement sa candidature au Sénat des États-Unis en janvier 2003

En juillet 2004, il prononce un discours de la Convention démocrate de Boston désignant John Kerry comme candidat du parti à l'élection présidentielle. Il y fait l'apologie du rêve américain, de l'Amérique généreuse en les reliant à ses origines familiales.

Il en appelle à l'unité de tous les Américains et dénonce les  errements  et l'extrémisme  diviseur de l'administration de George W. Bush.

Ce discours  The Audacity of Hope »repris dans la presse écrite et à la télévision fait connaître Barack Obama aux militants démocrates mais également à de nombreux Américains.

Le 2 novembre 2004, après avoir battu quelques mois plus tôt ses adversaires démocrates lors des primaires, Barack Obama est élu au Sénat des États-Unis avec 70 % des voix contre 27 % à son adversaire républicain, l'ancien ambassadeur et chroniqueur politique conservateur afro-américain Alan Keyes.

Le score ne fut pas une surprise car pendant plusieurs mois, Barack Obama avait fait une grande partie de sa campagne électorale sans aucun opposant désigné contre lui à la suite du retrait en dernière minute de Jack Ryan, le candidat républicain qui avait lui-même succédé à Blair Hull, le vainqueur des primaires, tous deux étant englués dans des affaires scabreuses avec leurs épouses respectives.

Ce n'est que deux mois avant l'élection, que Alan Keyes fut désigné comme candidat républicain en dépit du fait qu'il résidait au Maryland, n'avait aucun lien avec l'Illinois et qu'en 2000, il avait dénoncé le parachutage d'Hillary Clinton à New York.
Barack Obama succède alors au sénateur républicain sortant Peter Fitzgerald.

En décembre 2004, Barack Obama passe un contrat de 1,9 million de dollars avec une grande maison d'édition pour écrire trois livres dont l'un concernera ses convictions politiques et le second, co-écrit avec son épouse, serait destiné aux enfants.

Barack Obama a prêté serment comme sénateur le 4 janvier 2005 devenant le seul homme de couleur à siéger au Sénat, et le cinquième de l'histoire(poste dont il démissionne le 16 novembre 2008 après son élection à la présidence des États-Unis).

Élection présidentielle de 2008

Les élections primaires

Le 16 janvier 2007, il annonce la création d'un comité exploratoire en vue de lever des fonds pour une candidature à l'élection présidentielle de 2008 ,  le 10 février 2007, il déclare sa candidature à l'investiture démocrateet ce, malgré son inexpérience relative et la concurrence dans le camp démocrate d'Hillary Clinton, jusque-là favorite pour les primaires. Le 15 décembre 2007, il a reçu l'appui du prestigieux quotidien national, The Boston Globe

Tout au long de l'année 2007, il a insisté sur le fait qu'il incarnait le changement et qu'il s'opposait à la politique partisane. Sa candidature enthousiasme une partie des électeurs indépendants et des jeunes.

Il obtient le ralliement de nombreuses personnalités comme le sénateur John Kerry, les hommes d'affaires Warren Buffett et George Soros, les acteurs George Clooney, Matt Damon, Will Smith, Ben Affleck, Robert De Niro, les actrices Halle Berry, Sophia Bush et Scarlett Johansson, le rocker Bruce Springsteen, la chanteuse Nicole Scherzinger, le rappeur Nas, la romancière Toni Morrison ou l'animatrice de télévision Oprah Winfrey, personnalité extrêmement influente dans son pays, notamment au sein de la communauté afro-américaine.

 Le 21 avril 2008, il obtient également le soutien du cinéaste Michael Moore

 Le 3 janvier 2008, Barack Obama crée la surprise[ en remportant les premières primaires, les caucus de l'Iowa, état blanc à plus de 96 %, avec 38 % des suffrages exprimés, loin devant le sénateur John Edwards , 30 % et l'ancienne First Lady Hillary Clinton qui a obtenu 29 %, démontrant ainsi pour la première fois qu'un noir pouvait avoir de réelles chances au niveau national.


Il réussit alors à imposer à la campagne des primaires, aussi bien démocrates que républicaines, le thème du  changement  ,Change .

Le 8 janvier, il perd dans le New Hampshire , 37 % contre Hillary Clinton 39 % malgré des sondages l'annonçant grand favori avec 10 points d'avance. Son discours de défaite est teinté d'espoir et de remotivation. De cette défaite Barack Obama tire son nouveau slogan , Yes we can ,Oui, nous pouvons .

Après une polémique avec Hillary Clinton sur les droits civiques et les rôles respectifs de Martin Luther King et du président Lyndon Baines Johnson, il arrive de nouveau deuxième en nombre de voix, derrière Hillary Clinton, lors du caucus du Nevada du 19 janvier , 51 % contre 45 %.

Néanmoins Barack Obama obtient une majorité de 13 délégués contre 12 pour Hillary Clinton, raison pour laquelle il refuse de concéder sa défaite. Il évoque également des irrégularités dans le vote qu'il impute au camp Clinton, accusant Bill Clinton et sa femme, de déformer les faits à son encontre

Le 27 janvier, sa très large victoire , 55 % contre 27 % pour Hillary Clinton lors des primaires de Caroline du Sudrelance sa candidature dans la perspective du Super Tuesday du 5 février.
Le 28 janvier, il obtient le soutien de Caroline Kennedy, ainsi que d'Edward Moore Kennedy et Patrick Kennedy
Lors du Super Tuesday, le 5 février, Barack Obama remporte 13 États, face à 9 pour Hillary Clinton

Le 2 février, Will.i.am enregistre Yes We Can, une chanson inspirée d'un discours prononcé par Obama, suite à la primaire du New Hampshire de 2008. Mixée avec des images et des extraits du discours, la chanson est interprétée par de nombreuses célébrités , la plupart des musiciens, chanteurs et comédiens américains à l'appui du sénateur Obama. La chanson a été produite par Will.i.am, le clip a été réalisé par Jesse Dylan, le fils du chanteur Bob Dylan

Le 9 février, il remporte les États de Washington, du Nebraska et de Louisiane ainsi que les îles Vierges. Le lendemain 10 février, il remporte l'État du Maine. Le 12 février, en remportant les trois élections primaires démocrates en Virginie, au Maryland et dans la capitale fédérale Washington, Barack Obama prend un avantage dans la course aux 2 025 délégués nécessaires pour décrocher l'investiture démocrate.

Avec 1 231 délégués, il devance dorénavant Hillary Clinton , 1 196 délégués, s'adjugeant au passage la confiance non seulement d'une bonne partie de l'électorat afro-américain mais aussi celui des personnes âgées , 53 % contre 47 % à Hillary Clinton et des femmes , 58 %, les Blancs demeurent plutôt favorables à Hillary Clinton ,48 % contre 51 %

Le 19 février, il gagne les primaires dans le Wisconsin et à Hawaï, signant là dix victoires consécutives sur Hillary Clinton.
Le 22 février, avec plus de 65 % des voix, le sénateur de l'Illinois, Barack Obama a largement remporté la primaire des démocrates expatriés. En France, il dépasse la barre des 70 %

Le 4 mars, il gagne dans l'État du Vermont mais perd dans l'Ohio et le Rhode Island. Au Texas, il obtient plus de représentants à la convention que Hillary Clinton (99 contre 94). Il conserve une avance de plus de 100 délégués.
Il remporte les primaires du Wyoming le 8 mars, puis celles du Mississippi trois jours plus tard.

Le 18 mars 2008, il prononce l'important Discours de Philadelphie sur la question raciale.
Le 22 avril, Hillary Clinton remporte la primaire de Pennsylvanie À ce moment, la campagne de Clinton, qui ne pouvait se permettre d'accroître davantage son retard, bénéficie d'un second souffle aux dépens de celle d'Obama.

Ce dernier a été fragilisé dans l'opinion par son attitude ambiguë à l'égard des dérapages verbaux de son ancien pasteur, le communautariste Jeremiah Wright, ainsi que par des accusations d'élitisme.


Ainsi, le 3 mai, il remporte avec seulement 7 voix d'écart les caucus de Guam, île du Pacifique, avec 50,08 % des voix contre 49,92 % pour Hillary Clinton.


Le 6 mai, il remporte l'État de Caroline du Nord avec 56 % des voix mais perd avec 22 000 voix d'écart dans l'Indiana , 49 % des voix

Le 13 mai, Hillary Clinton remporte la primaire en Virginie-Occidentale avec 67 % des voix contre 26 % pour Barack Obama. La candidate bénéficie d'un vote massif des électeurs blancs et modestes, très nombreux dans cet État Obama peut néanmoins rattraper son retard auprès de cette dernière catégorie d'électeurs et auprès des  cols bleus  , ouvriers blancs grâce au ralliement de poids de John Edwards, annoncé dès le lendemain de la primaire de Virginie-Occidentale

À ce stade des primaires, les cinq dernières consultations à venir seront d'une importance toute relative, aucun des deux candidats ne pouvant obtenir la majorité qualifiante des délégués ordinaires, tandis que les super-délégués, qui restent partagés entre Obama , 282, Clinton ,273 et l'indécision , environ 240, auront probablement le dernier mot lors de la Convention démocrate du mois d'août.

Certains observateurs misent cependant sur un retrait de Clinton avant la fin du processus.
Le 20 mai, Obama et Clinton remportent l'un et l'autre une primaire. Le premier s'impose dans l'Oregon (58 % des voix), la seconde dans le Kentucky ,65 % des voix

Le 30 mai, il quitte l'Église unie du Christ suite aux polémiques engendrées par les propos du pasteur Wright et du révérend Michael Pfleger. Obama était membre de cette Église depuis une vingtaine d'années.

Le 3 juin, à l'issue des dernières primaires , Montana et Dakota du Sud, il atteint le seuil requis des 2 118 délégués, ainsi que le soutien de nombreux super-délégués. Malgré la revendication par Clinton de la majorité du vote populaire  , en nombre de voix de militants et le refus de la sénatrice de se déclarer vaincue, Obama est désormais quasiment assuré d'être désigné candidat à la Maison-Blanche lors de la convention démocrate de la fin du mois d'août.

Le 7 juin, Hillary Clinton « suspend » sa campagne à l'investiture démocrate et apporte son soutien à Barack Obama dans sa campagne présidentielle contre le républicain John McCain.

Le 27 août, troisième jour de la Convention démocrate à Denver, Obama est officiellement investi par acclamation, ou roll call, lancées par la sénatrice Hillary Clinton plus de vingt ans après le révérend Jesse Jackson, trois fois candidat à l'investiture démocrate et premier à remporter des primaires, notamment en 1988, c'est le premier Afro-Américaininvesti pour la présidentielle par un parti majeur.

Financement de sa campagne électorale

Concernant le financement des campagnes électorales, fortement encadrées par la législation américaine, Barack Obama se déclare partisan d'un système de financement public et a indiqué avant même sa déclaration de candidature qu'il financerait ainsi sa campagne présidentielle si son rival républicain faisait de même

. Cependant, en juin 2008, il décide de baser sa campagne sur la collecte de fonds privés, échappant ainsi à la limite de collecte imposée en cas de financement par les fonds publics. Il devient alors le premier candidat à se passer de ces fonds fédéraux depuis l'adoption par le Congrès des lois sur le financement des campagnes électorales, élaborées après le scandale du Watergate

Campagne présidentielle

En juillet 2008, Obama se rend en Afghanistan, en Irak, en Israël, en Allemagne, où il prononce devant le Siegessäule et une foule enthousiaste un discours aux accents kennediens et reaganiens, en France et en Grande-Bretagne La presse popularise alors le néologisme d'obamania.

 John McCain qui, pendant ce temps, a reçu le dalaï-lama, reproche à son concurrent démocrate d'avoir préféré prononcer un discours devant  des foules d'Allemands obséquieux  aux dépens d'une visite au chevet de soldats américains soignés à Landstuhl , base américaine située près de Kaiserslautern.

Dans une lettre adressée le 24 juillet 2008, Barack Obama regrette de n'avoir pu rencontrer le dalaï-lama du fait de ses voyages, et lui réaffirme son soutien, espérant que sa lettre et la rencontre avec le sénateur John McCain démontreront que l'attention et le soutien américain au peuple tibétain transcendent les divisions politiques. Obama se félicite aussi du dialogue entre les représentants du dalaï-lama et du gouvernement de la République populaire de Chine

Le 23 août, Obama choisit le sénateur du Delaware Joseph Biden comme colistier dans la course à la Maison-Blanche. Biden est président de la commission des Affaires étrangères au Sénat et sénateur depuis 1972.

Ce choix doit servir à donner l'image de l'expérience politique et plus particulièrement en politique étrangère et, par conséquent, de contrer les attaques sur l'inexpérience d'Obama dans ce dernier domaine , l'argument de l'inexpérience d'Obama, repris par John McCain, avait déjà été exploité lors des primaires par Hillary Clinton et par Joe Biden lui-même.

Le choix de Biden présente cependant également des inconvénients ,  l'association d'Obama à une figure connue du paysage politique fédéral atténue l'idée du  changement  , Change. De plus, le sénateur du Delaware est connu pour ses gaffes, qui peuvent s'avérer dangereuses dans un duel électoral serré.

Le 28 août, jour du 45e anniversaire du discours I Have a Dream de Martin Luther King, il est officiellement investi par le Parti démocrate, au stade Invesco à Denver

Deux semaines avant les élections, après être sorti renforcé des débats face à John McCain, Obama reçoit le soutien inattendu de l'ancien Secrétaire d'État républicain Colin Powell et devance largement , de 7 à 10, voire 12 points,  son adversaire dans les sondages
Les républicains tentent pourtant de freiner Obama en l'attaquant sur plusieurs points 

en déclarant qu'il est soutenu par l'association ACORN, dont le travail d'inscription des citoyens sur les listes électorales est entaché d'erreurs grossières voire de tentatives de fraude avérées 

en affirmant qu'il est proche de l'ancien activiste d'extrême-gauche Bill Ayers, membre fondateur des Weathermen, ajoutant que cela faisait de lui un collaborateur avéré de terroristes 

en le présentant, enfin, lors de plusieurs meetings de la colistière conservatrice de McCain, Sarah Palin, comme un  socialiste 

Cette dernière accusation, injurieuse , le terme est synonyme de , communiste ,aux États-Unis, pays ennemi de l'URSS pendant la Guerre froide, réagit à une phrase prononcée le 11 octobre par Obama , Je pense que si nous répartissons (spread around les richesses, c'est bien pour tout le monde .

 Il répondait alors aux questions de Samuel J. Wurzelbacher , présenté par McCain, puis Obama et les médias comme  Joe le plombier , un employé d'une entreprise de plomberie qui s'inquiétait d'une hausse de ses impôts en cas de victoire du sénateur de l'Illinois.

Ces attaques s'avèrent cependant contreproductives pour le camp McCain, tandis qu'Obama tourne en dérision l'accusation de  socialisme . À la fin de la semaine, il , John McCain finira par m'accuser d'être un communiste masqué parce que je prêtais mes jouets lorsque j'étais à l'école maternelle.

Je partageais mes sandwiches au beurre de cacahuète et à la confiture 

Le 23 et le 24 octobre, Barack Obama suspend brièvement sa campagne, qui est la plus coûteuse de l'histoire des États-Unis , 605 millions de dollars contre 150 millions de dollars pour celle de McCain pour se rendre à Hawaï au chevet de sa grand-mère, Madelyn Dunham , née en 1922, gravement malade.

Déjà soutenu par de grands journaux comme le Washington Post, le Los Angeles Times, le New York Times ou le Financial Times, le sénateur démocrate reçoit l'appui de Scott McClellan, ancien porte-parole de George W. Bush devenu sycophante de la  culture de la désinformation à Washington, qui annonce, le 24 octobre, qu'il votera pour Obama.

Pendant ce temps, McCain remonte dans les sondages en abordant davantage les questions économiques, passées au premier plan dans un contexte de crise financière, et en exploitant une gaffe de Joe Biden. Lors d'une rencontre avec des donateurs de Seattle, ce dernier a en effet déclaré , Croyez-moi. Il ne se passera pas six mois avant que le monde ne mette à l'épreuve Barack Obama, comme il l'avait fait avec Kenn

edy . Écoutez, nous allons avoir une crise internationale, une crise fabriquée, pour voir de quel bois se chauffe ce gars-là Je vous garantis que cela va arriver. 

Destinée initialement à démontrer la pugnacité et le courage d'Obama en le comparant à John Fitzgerald Kennedy, cette déclaration maladroite est exploitée par McCain qui juge que le pays n'a pas besoin d'un président qui invite le monde à le tester à un moment où notre économie est en crise, et où les Américains se battent déjà dans deux guerres.

Le 29 octobre, Barack Obama diffuse un spot de 30 minutes sur sept chaînes américaines ,CBS, NBC, FOX, BET, Univision, MSNBC et TV One. Dans ce spot, qui aura coûté quatre millions de dollars, le candidat annonce un plan en faveur des classes moyennes pour lutter contre la crise économique

Élection -4 novembre 2008-

Avec un taux de participation record de 63 % des électeurs inscrits, Barack Obama a remporté l'élection présidentielle du 4 novembre 2008 avec plus de 8 millions de voix d'avancesur son adversaire John McCain.

La victoire est nette aussi bien au niveau des grands électeurs , 365 à 173 que celui du vote populaire , 52,9 % à 45,6 %. Outre ses victoires dans les États-clés âprement disputés de l'Ohio et de la Floride, Obama a fait basculer, de justesse, des bastions républicains traditionnels comme l'Indianaet a même obtenu les suffrages de deux anciens États confédérés , en plus de la Floride, la Virginieet la Caroline du Nord

Au soir du 4 novembre 2008, il prononce devant plusieurs centaines de milliers de personnes son discours de victoire à Grant Park, dans la ville de Chicago, dans l'Illinois. Après avoir remercié tous ses soutiens , famille, collaborateurs, électeurs, il évoque les enjeux majeurs de son mandat à venir ,  en particulier les guerres d'Irak et d'Afghanistan et la crise économique.

Son discours est teinté de références significatives aux discours d'investiture de John F. Kennedy, d'Abraham Lincoln et également de discours prononcés par Martin Luther King , il cite notamment mot pour mot un passage du discours prononcé par Abraham Lincoln lors de sa première investiture.

L'élection de Barack Obama est dans l'ensemble très bien accueillie à l'étranger, où elle est souvent l'occasion de célébrations populaires. Le Kenya, pays natal de son père, décrète même un jour férié. Fait également sans précédent, et bien que la Russie fasse montre de froideur, des gouvernements traditionnellement en très mauvais termes avec les États-Unis adressent leurs félicitations au nouveau président, ainsi Raul Castro , Cuba, Hugo Chávez , Venezuela ou Mahmoud Ahmadinedjad , Iran.

Depuis l'Afrique du Sud, il est également félicité par le prix Nobel de la Paix et ancien président Nelson Mandela
Barack Obama a été formellement élu par les grands électeurs le 15 décembre 2008 , sa victoire ayant été officiellement proclamée au Congrès des États-Unis par Dick Cheney le 8 janvier 2009, et il a succédé à George W. Bush le 20 janvier 2009. Il est alors devenu le quarante-quatrième président des États-Unis, et le premier Afro-Américain à accéder à la Maison Blanche.

Le début de sa présidence commence dans un contexte de guerre en Irak, de guerre en Afghanistan et d'une importante récession de l'économie américaine et de crise financière et économique mondiale.

Analyse d'une victoire

Barack Obama doit notamment sa victoire à une formidable mobilisation des primo-votants réalisée grâce notamment à une campagne révolutionnaire de mobilisation des donateurs, des militants et enfin des électeurs. Cette mobilisation fut basée sur trois leviers principaux , le message, les nouvelles technologies et l’organisation de terrain

Le message, c'est le  changement , fondé sur l'émotion, sur le modèle des campagnes de community organizing, faisant des électeurs les acteurs de ce changement. La capacité de la campagne , ou organisation, mise en place par Obama à canaliser les flux monétaires et de bénévoles furent un élément déterminant de sa victoire , en s'inspirant du modèle mis en place par les Républicains huit ans auparavant et en l'améliorant, Obama a su canaliser et tirer parti de son succès populaire.

Les nouvelles technologies, ce sont les outils internet qui sont utilisés avant tout pour recruter les sympathisants et organiser le militantisme.

On y trouve les réseaux sociaux de type Facebook, sur lequel Barack Obama est de loin la personne au monde à compter le plus de partisans déclarés, avec près de cinq millions de supporters en janvier 2009mais aussi une exceptionnelle base de données appelée Catalist,  un fichier unique qui répertorie individuellement 220 millions d’Américains, avec jusqu’à 600 informations par personne , permettant d'effectuer un ciblage précis sur tous les électeurs afin d'élaborer des messages personnalisés.

Enfin, l’organisation de terrain combine une communication de mobilisation, le militantisme de proximité et une campagne de financement, structurée en groupes géographiques , DC for Obama, ou thématiques , Students for Obama, Lawyers for Obama, organisée sur le modèle du téléthon, permettant à Barack Obama de bénéficier  in fine d'un budget de 750 M$ contre 350 M$ pour John McCain.

Au total, Barack Obama a levé une armée de 1,2 million de militants, représentant 25 % du budget de campagne 200 M$. Ces militants ont approchés directement ou par téléphone, près de 68 millions d’Américains, soit plus de la moitié des électeurs et 99 % des électeurs cibles.

Transition présidentielle , novembre 2008 - janvier 2009

L'élection présidentielle américaine indirecte fait que le président élu ne prend ses fonctions que onze semaines après le suffrage populaire. Cette période entre l'Election Day du 4 novembre et l'Inauguration Day, jour de la prise de fonction présidentielle, le 20 janvier est une phase de nomination de la nouvelle administration présidentielle et de transition avec l'administration sortante.

La première nomination de la nouvelle administration est celle de Rahm Emanuel au poste de Chef de cabinet de la Maison Blanche. De nombreux noms circulent quant aux différents secrétaires et le 1er décembre, il est annoncé que son ancienne rivale à l'investiture Hillary Clinton sera proposée par l'administration Obama comme secrétaire d'État.

Les principaux postes sont pourvus dès début décembre . Bien qu'Obama ait axé sa campagne présidentielle sur le slogan du changement, on note la prépondérance de vétérans de l'administration Clinton dans la nouvelle équipe, par souci revendiqué de bénéficier de leur expérience face à la crise

. Conformément à ses promesses de dépasser le clivage bipartite, Obama maintient à la Défense son titulaire nommé par George W.Bush en 2005, Robert Gates, un proche des républicainset de la famille Bush en particulier, et rencontre à deux reprises son adversaire malheureux John McCain à la mi-novembre 2008 et le 19 janvier 2009, lors d'un bal rendu en l'honneur de l'ancien vétéran du Viêt Nam

Il nomme également deux autres hommes proches des républicains dans son gouvernement, Ray LaHood (ancien représentant républicain) comme secrétaire au transport et le général James L. Jones, proche de John McCain comme conseiller à la sécurité nationale.

Le président Bush ayant souhaité que cette transition se passe au mieux, Obama bénéficie rapidement d'un accès aux informations classées secret défense et reçoit les mêmes rapports de sécurité que le président en exercice par la CIA et le FBI.
Avançant qu'il ne peut y avoir qu'un président américain en exercice à la fois, Barack Obama fait le choix discuté de rester globalement silencieux en décembre 2008 et janvier 2009 lors de l'offensive israélienne contre le Hamas à Gaza. Celle-ci cesse significativement quelques jours avant son investiture.

Obama bénéficie d'une sécurité renforcée, très proche de celle du président en exercice. Elle est assurée par le Secret Service, l'agence fédérale en charge de la protection du président, du vice-président et de diverses personnalités. Il circule ainsi en convoi blindé et sa maison de Hyde Park ainsi que le bâtiment fédéral de Chicago lui servant de quartier général pendant cette période de transition sont étroitement surveillés.

Le président-élu ne déménage à Washington que début janvier 2009.
Lors des campagnes électorales, les principaux candidats à l'élection présidentielle américaine bénéficient d'une protection du Secret Service. Le candidat Obama fut le premier, en mai 2007, à en bénéficier du fait du risque d'attentats par des suprémacistes blancs. Cette protection fut, comme pour le candidat républicain, renforcée après leur désignation respective comme candidat de leur parti.

Présidence

Investiture

Le 20 janvier 2009 à 12 h 07, Barack Obama prête serment au Capitole de Washington DC, devant une foule sans précédent estimée à plus de 2 millions de personnes, et sous les yeux de plusieurs centaines de millions de téléspectateurs du monde entier.

Il est ainsi officiellement investi comme 44e président, dans une atmosphère de ferveur nationale et internationale peu habituelle , près de 8 Américains sur 10 lui accordent alors leur confiance face à la crise. Symboliquement, le premier président afro-américain réutilise la Bible qui avait servi en 1861 pour l'investiture d'Abraham Lincoln.

Dans les jours précédents, il avait refait en train le trajet de Philadelphie à Washington accompli par ce dernier cette année-là, et s'était adressé à la foule depuis le Lincoln Memorial.

En signe d'unité nationale, Barack Obama choisit un évêque épiscopalien gay pour dire la prière d'ouverture des festivités de son investiture, un pasteur évangélique anti-avortement pour la prière d'ouverture de la cérémonie, et un célèbre vétéran du mouvement des droits civiques, ancien compagnon de Martin Luther King, pour la prière de clôture.

Le discours d'investiture du nouveau président insiste sur  le triomphe de l'espérance sur la peur , sur le  refus du choix entre nos idéaux et notre sécurité et sur le dialogue international, sans cacher aux Américains les difficultés qui les attendent.

Le président de la Cour suprême John G. Roberts Jr. ayant mal placé un adverbe en récitant la formule constitutionnelle, et fait ainsi hésiter le nouveau président, la prestation de serment est refaite en privé le lendemain, 21 janvier, à la Maison Blanche pour éviter toute contestation juridique éventuelle.

Le membre de phrase mal prononcé était , that I will faithfully execute the Office of President of the United States , le juge avait déplacé le mot  faithfully  ainsi , That I will execute the Office of President to the United States faithfully .

Doctrine politique

Barack Obama est considéré comme un homme politique pragmatique, adepte du compromis pour faire avancer ses idées et ses projets et capable de rassembler diverses catégories de l'électorat, même si ses votes au Congrès ont pu le classer à la gauche du parti

Politique étrangère

Barack Obama est présenté comme un adepte du multilatéralisme, partisan de la realpolitik et prend pour modèle James Baker, saluant la politique étrangère américaine menée sous la présidence de George H. W. Bush pendant la première guerre du Golfe , 1991,  et lors de la chute du Mur de Berlin 1989.

S'il veut être plus ferme à l'égard du programme nucléaire de la Corée du Nord, ses principales propositions sont un retrait en 16 mois des troupes américaines de combat d'Irak, qui commencerait dès sa prise de fonction, et le commencement d'un dialogue  sans préconditions  avec l'Iran Il affirme cependant après son élection qu'il considère le programme nucléaire iranien comme inacceptable . Cette déclaration a été critiquée par le Président du Parlement iranien, Ali Larijani

Concernant les relations avec Israël et avec les Palestiniens, après avoir été ambivalent, il prononçait, le 4 juin 2008 à la conférence du lobby pro-israélien Aipac , American Israel Public Affairs Committee, un discours dans lequel il apportait son soutien au statut de Jérusalem, comme capitale indivisible d'Israël

Intérieur et société

Peine de mort .A l’instar de Bill Clinton, Barack Obama radicalisa la position au fur et à mesure de son ascension politique , rien ne prouve qu’il en fût un partisan dès le début. Lorsqu’il était sénateur dans l’Etat de l’Illinois, Obama à fait voté une loi qui rend obligatoire pour la police de filmer les interrogatoires des accusés encourant la peine de mort, sous peine de voir les aveux non-filmés annulés.

Lorsqu’il fut candidat pour devenir sénateur fédéral de l’Illinois, Obama déclara à la télévision que la peine de mort était utilisée  trop fréquemment et inconsciemment et rappela que treize condamnés à mort ont libérés en Illinois pour cause d’innocence . Il conclu en déclarant que même si il supportait la peine de mort lorsque « la communauté est fondée à exprimer la pleine mesure de son indignation , il fallait réduire le nombre de crimes capitaux.

Durant la campagne présidentielle, Obama déclara également que Oussama Ben Laden justifiait le recours à la peine de mort. Enfin il condamna le jour-même où elle fut rendue une décision de la Cour suprême des Etats-Unis qui déclare la peine de mort anticonstitutionnelle pour les violeurs d’enfant qui ne tuent pas , John McCain venait de faire la même chose dans la matinée. Une fois élu, Obama nomma Eric Holder, abolitionniste notoire comme Procureur général des États-Unis , poste crucial dans le fonctionnement de la peine de mort fédérale.

Lors de son audition, Holder déclara qu’il appliquerait  la loi faite par le Congrès  indépendamment de ses convictions personnelles. L'administration Obama devrait donc procéder à une application plus modérée de la peine capitale que l'administration Bush.

Armes à feu ,  il se déclare également en faveur du 2e amendement sur le droit de posséder des armes à feu mais reconnait l'utilité des  lois de bon sens pour empêcher les armes de tomber dans les mains d'enfants ou de membres de gangs .

Avortement et homosexualité favorable au droit à l'avortement, il se déclare partisan des contrats d'union civile entre personnes de même sexe et souhaite la généralisation de l'extension des droits et avantages matrimoniaux aux homosexuels, tant au niveau de chaque État qu'au niveau fédéralsans pour autant remettre en cause la définition du mariage civil entre un homme et une femme qu'il laisse aux différents États à définir

Immigration , s'il est favorable au renforcement des contrôles à la frontière mexicaine, il défend une régularisation des immigrés clandestins déjà présents auxquels il envisage l'octroi du permis de conduire. Il considère notamment que sans l’apport de main-d’œuvre immigrée, l’agriculture américaine mettrait la  clé sous la porte , signifiant concrètement son intention de favoriser le regroupement familial et d’augmenter le nombre d’immigrés réguliers

Économie et politique sociale

Obama propose une réforme du système de santé américain permettant la mise en place, au niveau fédéral, d'une  assurance santé universelle sans pour autant imposer une couverture santé obligatoire à l'exception des enfants Barack Obama préconise une hausse du salaire minimum qu'il veut voir indexé sur l'inflation, des baisses d'impôts massives pour la classe moyenne , pour les personnes gagnant moins de 250 000 $ par an, le recours au crédit d'impôt pour aider les ménages les plus modestes et a promis de renégocier le traité de libre-échange nord-américain , l'ALÉNA.

Dans le contexte de la crise des subprimes et du poids des crédits, il souhaite protéger les citoyens américains contre les abus des prêts de toutes sortes. Il prévoit un plan de grands travaux publics sur dix ans, financés par le retrait des forces de combat d'Irak

Environnement

Pour lutter contre le réchauffement climatique, il propose d'augmenter le prix de l'électricité, d'investir dans les biocarburants, les énergies alternatives et se déclare favorable à l'instauration d'un marché du CO2 , obligeant les entreprises polluantes à racheter un  droit à polluer  auprès d'entreprises non polluantes Comme son ancien adversaire républicain à l'élection présidentielle de 2008, John McCain, il est plutôt favorable également au développement de l'énergie nucléaire comme solution aux problèmes climatiques mais sa position sur le sujet est devenue ambivalente durant la campagne électorale

Vie privée et personnalité

Personnalité attachée à ses racines afro-américaines et aux goûts culturels éclectiques, grand lecteur, écrivant lui-même ses livres et ses discours les plus importants, Barack Obama doit une bonne partie de son ascension politique à ses talents d'orateur et à son charisme

Dans leur déclaration d'impôts de 2007, le couple Obama a déclaré 4,2 millions de dollars, provenant largement des droits d'auteur des livres de Barack Obama.

Le couple Obama à déclaré un revenu brut ajusté de 2 656 902 dollars , environ 2 millions d'euros en avril 2009 pour leur déclaration de 2008. Ils ont payé en 2008 855 323 dollars , environ 647 000 euros d'impôts fédéraux et 77 883 dollars , environ 59 000 euros à l'État de l'Illinois et donné 172 050 dollars à 37 œuvres caritatives

Avant son élection, Obama était réputé comme très désordonné avec ses affaires et dans son bureau. Sa femme Michelle n'accepta qu'il se lance dans la campagne présidentielle qu'à condition qu'il fasse un effort de rangement et, par ailleurs, qu'il cesse de fumer.

De fait, en 2008, Obama a globalement renoncé au tabac, et les photographes ne l'ont plus jamais saisi cigarette à la bouche, bien qu'il lui soit arrivé, selon certains témoignages, d'en griller une en privé de temps en temps.
Barack Obama est un grand amateur de basket-ball, qu'il continua à pratiquer presque chaque matin pendant sa campagne électorale, y compris le jour de son élection.

Il promit l'installation d'une salle appropriée à la Maison-Blanche. Son beau-frère, Craig Robinson, est un célèbre joueur de basket chicagolais, et c'est en pratiquant son sport favori qu'Obama fit connaissance de sa femme Michelle. En revanche, pendant la campagne présidentielle, il fit beaucoup gloser par une tentative pour s'essayer maladroitement sous les caméras au bowling, sport très populaire en Amérique.

Barack Obama se trouve être le cinquième président gaucher en trente ans, après Gerald Ford, Ronald Reagan, Georges H. Bush et Bill Clinton. Ainsi qu'il le lança aux photographes lors de la signature de ses premiers documents officiels de président ,Je suis gaucher, il va falloir vous y faire 

Hommages

Dès le 5 février 2009, une école américaine a pris officiellement le nom du président en exercice, dans l'État de New York, un fait rarissime
L'intérêt exceptionnel soulevé dans le monde par son histoire et par le symbole qu'il incarne s'est aussi traduit par divers hommages d'artistes.

Estimant que  le premier président afroaméricain, c'est comme les premiers pas de l'homme sur la lune , l'artiste noir britannique Williard Wigam a par exemple conçu une représentation de la famille Obama capable de tenir dans un trou d'aiguilleÀ l'occasion de son investiture, le prix Nobel de littérature portugais José Saramago lui a rendu hommage sur son blog personnel.

La bande dessinée n'est pas en reste, une série consacrée à Barack Obama est lancée en France dès décembre 2008 tandis qu'en Amérique, une aventure spéciale de Spider-Man, publiée par Marvel le 14 janvier 2009, montre le super-héros attaché à sauver un Barack Obama menacé par un super-méchant lors de son investiture
Création de l'auteur Teddy Hayes, une comédie musicale intitulée Obama on my mind doit être créée à Londres le 3 mars 2009

Bibliographie

Les rêves de mon père, écrit par Barack Obama, traduit de l'anglais par Danièle Darneau

L'audace d'espérer , une nouvelle conception de la politique américaine, écrit par Barack Obama, édition Presse de la cité

De la race en Amérique, écrit par Barack Obama

Pap Ndiaye, L’homme de Chicago, dans L'Histoire , n°339, février 2009,

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