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 Le blog de Léonce Lebrun

Drôle de monde dans lequel nous vivons, un monde  où la Démocratie, ne fait pas bon ménage avec l’éthique et la déontologie, il suffit pour une chapelle de ramasser la mise, que dis-je le pactole du Palais Bourbon ave à peine 20% du corps électoral...

Car Il a fallu la maladresse d’un courant, et une chance extraordinaire, pour  rétablir la Bourgeoisie dans toute sa splendeur, sous couvert d’une habile monarchie républicaine.

Oui mais dans tout ce climat idyllique, il y a une masse qui attend son heure pour renverser la table, par tous les moyens, y compris un remake à la mode de la Commune de Paris (1871) alors là, il n’y aura pas de Versaillais pour sauver la mise, car l’Histoire m’a appris qu’on avait toujours tort d’abuser du peuple,...dure sera la chute... 

Le Tata sénégalais à Chasselay

 

En Afrique Occidentale Tata, signifie, enceinte de terre sacrée, où l’on inhume les guerriers morts au combat.

 Ici au Tata de Chasselay reposent les corps de 188 Tirailleurs Sénégalais, tombés au cours des premiers combats de Juin 1940 dans notre région. Ce cimetière est devenu national après la libération.

 Il est de forme rectangulaire entouré de murs de 2,80 m surmontés à chaque angle et au-dessus de l’entrée d’une pyramide quadrangulaire empennée de pieux.

 Le portail monumental à claire-voie porte les huit insignes fétichistes africains. Toute la maçonnerie et les pierres tombales sont peintes en rouge. L’ensemble architectural est d’inspiration Soudanaise

 La réalisation de cet ouvrage unique en France est due à Monsieur Marchiani qui en 1940 était Secrétaire Général de l’Office Départemental des Mutilés de guerre et Anciens Combattants et Victimes de Guerre, Homme de cœur, énergique, anciens combattants de la guerre de 14/18.

 Dès qu’il eut connaissance des événements des 19 et 20 Juin. Monsieur Marchiani pris la décision de rassembler les corps des soldats morts au cours des combats de Chasselay et des environs, dispersés dans la nature, provisoirement inhumés dans des cimetières communaux pour certains, mais bien souvent dans de simples fosses en pleine campagne.

Après un recensement dans toutes les communes concernées, il achètera un terrain correspondant aux besoins à proximité du lieu où ont été fusillés par l’ennemi 50 Tirailleurs Sénégalais, appelé , vide- sac.

Il faut noter que les Pouvoirs Publics de l’époque restèrent indifférents sinon hostiles à ce projet. Par contre, il fut soutenu par le Général Doyen ancien commandant de l’Armée des Alpes ainsi que par le Général Frere et Monsieur Calendou Diouf Député du Sénégal.

 Patiemment, obstinément, Monsieur Marchiani poursuit son œuvre, payant de sa personne et souvent de ses deniers il poursuivit son but, faire de ce cimetière un Haut-Lieu de pèlerinage où Européens et Afro caribéens allaient pouvoir se recueillir.

 Petit à petit, le Tata Sénégalais grâce à des aides diverses , subventions, souscriptions, dons, pris forme. Un apport symbolique de terre d’Afrique vint compléter cette réalisation.

 L’inauguration eut lieu en pleine guerre, le 8 novembre 1942, date tragique, puisque le lendemain la France allait être occupée et cette fois, dans sa totalité.

Juin 1940

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