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 Le blog de Léonce Lebrun  

Au pays du "vivre ensemble", et d’absence de race, on supporte difficilement la présence ou la supériorité d’un Nègre en pôle position.  C'est ainsi que  Barack Obamafut l’objet de tous les quolibets des médias français durant sa présidence aux USA  de 2008 à  2017, et voilà q'à l'occasion du Grand Prix de formule 1 (sport automobile) du Mexique, le dimanche 29/10)

Lewis Hamilton, Britannique, ayant été déclaré champion du Monde pour la 4è fois de sa carrière,  ce fut un  déchaînement de haine sur les forums de la presse sportive de ce côté de l’Atlantque..

E vérité , Barck Obama et Lewis Hamiton, même combat pour le prestige de la Race NEGRE

La guerre d'Algérie

 

 

La guerre d'Algérie se déroule de 1954 à 1962 et débouche sur l'indépendance de l'Algérie, d'abord colonie

 française de 1842 à 1848, puis partie intégrante du territoire de la République française comme départements d'Outre mer.

 

La doctrine de la guerre révolutionnaire, mettant en œuvre l'arme psychologique est rejetée par le commandement.

 

 La guerre d'Algérie oppose l'armée française, faisant cohabiter commandos de troupes d'élite parachutistes, légionnaires, goums marocains jusqu'à leur dissolution en avril 1956, forces de maintien de l'ordre gardes mobiles.

 

 Compagnie républicaine de sécurité CRS, appelés du contingent et supplétifs indigènes harkis, moghaznis aux troupes indépendantistes de l'Armée de libération nationale, ALN, branche armée du Front de libération nationale, FLN, d'encadrement politico-administratif , Conseil national de la révolution

 

 Elle se double d'une guerre civile et idéologique à l'intérieur des deux communautés, donnant lieu à des vagues successives d'attentats, assassinats et massacres sur les deux rives de la Méditerranée.

 

 Côté indépendantiste, elle se traduit par une lutte de pouvoir qui voit poindre la victoire du FLN sur les partis algériens rivaux, notamment le Mouvement national algérien ,  et par une campagne de répression contre les harkis soutenant le statu quo du rattachement de l'Algérie à la République française.

 

 Par ailleurs, elle suscite côté français l'affrontement entre une minorité active hostile à sa poursuite mouvement pacifiste, une seconde favorable à la révolution , les porteurs de valises et une troisième ralliée au slogan de l’Algérie française  , Front Algérie Française, Jeune Nation, Organisation armée secrète , OAS.

 

Cette guerre s'achève à la fois sur la proclamation de l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962 lors d'une allocution télévisée du général de Gaulle, suite au référendum d'autodétermination du 1er juillet prévu par les accords d'Évian du 18 mars 1962, sur la naissance de la République algérienne le 25 septembre, sur l'exode des Pieds-Noirs au nombre d'un million et sur le sort tragique des harkis. 

 

L'histoire de cette guerre conserve de nombreux aspects inconnus, les archives de cette époque étant loin d'être toutes accessibles.

Les divergences de qualification juridique et enjeux politiques 

Remarque historiographique  

Les archives officielles ne sont encore que partiellement disponibles et accessibles aux chercheurs. Une loi devrait permettre en France l'accès aux archives classifiées -secret défense-  postérieure à 1948 à l'horizon 2012.

 

 Au cours de la discussion de ce texte au Parlement, un amendement adopté par le Sénat français visait à prescrire un délai de 75 ans concernant les pièces susceptibles de porter atteinte à la vie privée. 

 

 Cette disposition, vivement critiquée par des historiens car elle aurait accru les délais de communicabilité des archives relatives à la guerre d'Algérie, a finalement été retirée du texte au cours de l'examen du texte à l'Assemblée nationale.

Terminologie 

En Algérie, cette guerre est appelée également révolution algérienne ou guerre de libération nationale. On parle également de guerre d'indépendance algérienne.

 

La France a reconnu qu'il s'agissait d'une guerre en 1999, sous la présidence du Chef d'Etat de l'époque. Toutefois, dans les textes législatifs notamment, l'expression officielle continue d'être événements d'Alger  ou événements d’Algérie.

Problème juridique de la qualification de guerre 

En droit, seuls peuvent faire la guerre ceux qui ont la personnalité juridique de droit international , en partie parce qu'une déclaration de guerre est un traité et qu'il faut avoir la capacité juridique pour le signer.

 

Refuser de qualifier juridiquement les événements d'Algérie de guerre revient donc à refuser de reconnaître le caractère d'État à l'Algérie antérieurement à 1962.

 

La qualification des accords d'Évian relève de la même problématique.

À partir de cette réalité juridique, deux positions s'opposent : 

·         la position française a pendant longtemps été celle de refuser la qualification de guerre. Le terme de guerre ne fut donc employé par les autorités françaises que très tardivement.

 

L'adoption par le Parlement de la loi du 18 octobre 1999 consacre la reconnaissance légale de la guerre d'Algérie. Auparavant, l'expression consacrée dans le discours politique français était les événements d'Algérie 

 la position algérienne, au contraire, estime que les faits étaient tels que l'Algérie était un État souverain, alors même que la qualité d'État ne lui avait pas été reconnue en droit, antérieurement à la colonisation.

Le droit ne devant être que l'expression du politique, il doit donc s'y soumettre , ainsi, la guerre d'indépendance n'aurait pas permis de trouver la souveraineté de l'État algérien, mais de la retrouver.

 

Avec la reconnaissance officielle de la guerre par la représentation nationale française, la première position est en passe de disparaître, d'autant plus que l'expression guerre d'Algérie était déjà utilisée par les historiens et les journalistes français depuis longtemps et que le grand public reconnaît également cette expression.

Conséquences du statut 

À l'époque même des faits, la France considérait qu'il ne s'agissait pas d'une guerre.

 

Ce statut avait des conséquences pratiques importantes , les insurgés ne pouvaient bénéficier du statut de prisonnier de guerre, et ce n'est que bien après la guerre que les pensions versées aux soldats français ou leur veuves furent alignées sur celles versées dans le cas de guerres officielles.

Reconnaissance des crimes  

Si la France a reconnu la guerre, seuls ont été également reconnus officiellement les actes individuels commis par les militaires. Le caractère organisé de la répression des Algériens , tortures, par les militaires au nom de l'État français n'a, lui, jamais été reconnu,tout comme celui de l'abandon des harkis.

 

Côté algérien, le 20 août 2006, à l'occasion du cinquantième anniversaire du congrès de la Soummam, le président Abdelaziz Bouteflika a reconnu dans un message que notre guerre de libération nationale a été menée par des hommes et des femmes que l'élan libérateur portait le plus souvent à un haut niveau d'élévation morale.

 

Mais elle comporte des zones d'ombre à l'instar de tous les processus de transformation violente et rapide des sociétés humaines .

 

 C'est la première fois que l'État algérien reconnaît publiquement l'existence de faits jusque-là tabous et occultés par l'histoire officielle:massacres des harkis, enlèvements de pieds noirs après le 19 mars, exactions contre les populations civiles de toutes confessions.

Contexte socioéconomique 

En Algérie, depuis les années 1930, près d'un million de Pieds-Noirs y vivent dont quelques milliers possèdent les meilleures terres agricoles. Toutefois, la majorité des autres habitants  dont les européens qui ont un emploi exerce des professions similaires, ou ont un statut social souvent comparable à la majorité des Français de l'hexagone.

Contexte politique 

Côté français 

L’évolution vers un engagement européen, contradictoire avec le maintien de l’ancien Empire

Le 18 avril 1951, la France signe le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l'acier CECA.

 

Le 27 mai 1952, le traité instituant la Communauté européenne de défense , CED,  est adopté par le gouvernement français , mais ne sera pas ratifié par le Parlement.

 

 Le 1er juin 1955 se tient la conférence de Messine préparant le traité de Rome du 25 mars 1957 qui institue la Communauté économique européenne, prélude à l’Union européenne d’aujourd’hui, née le 7 février 1992.

 

À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la France s'engage résolument dans une politique européenne qui dessine l'avenir de la nation.

 

Au début de la guerre d'Algérie, des forces politiques encore puissantes essayent de maintenir ce qui reste de l'Empire colonial français, mais les conséquences du choix du général de Gaulle pour la France sont inexorables.

 

 Le général de Gaulle se prononce pour l'autodétermination de l'Algérie le 16 septembre 1959.

 

Un peu plus tôt, en mars, il expliquait à Alain Peyrefitte ,  Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas, vous voyez bien que ce ne sont pas des Français !

 

 Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très intelligents. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se séparent de nouveau.

 Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber 10 millions de musulmans qui demain seront 20 millions, et après demain 40 

 

Si nous faisons l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé .  Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux- Mosquées. 

La fin de la guerre d'Indochine et la décolonisation de l'empire français 

Le conflit s'inscrit dans le cadre du processus de décolonisation qui se déroule après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 

Pour la France, cela concerne entre autres l'Indochine , guerre d'Indochine , la Guinée, l'Algérie, Madagascar, le Maroc, la Tunisie, l'Afrique équatoriale française et l'Afrique occidentale française.

 

 Le cas de l'Algérie se différencie des autres en ce sens qu'elle appartenait officiellement au territoire français, avec un million de citoyens , les Pieds-Noirs  qui y vivaient, souvent depuis plusieurs générations et près de neuf millions de non-citoyens appelés indigènes .


 L'Algérie - sous administration française depuis 1830 - était considérée comme faisant partie du territoire national. De 1954 à 1962, l'Algérie comptait: trois départements en 1954, quatre fin 1955, douze en juin 1956 et quinze départements à partir de 1958

 

Le drame de la guerre d'Algérie a été que l'Algérie fut une colonie de peuplement, en contraste aux colonies d'exploitation d'Afrique et d'Indochine dont la perte entraînait moins de conséquences humaines.

 

Prémices de cette guerre, les massacres de Sétif et Guelma, le 8 mai 1945, alors qu'est fêtée en Europe la victoire des Alliés contre l'Ammagne, fait entre 10 000 et 20 000 morts selon les divers travaux historiques - les nationalistes algériens ayant parlé sur l'heure de 45 000 victimes, et les États-Unis eux-mêmes de 40 000 morts à la suite de manifestations

 

 L'Armée française qui doit rétablir l'ordre le fait sans ménagement pour la population civile. La marine et l'aviation sont ainsi engagées pour bombarder les populations civiles.

 

Dans son rapport, le général Duval, maître d'œuvre de la répression, se montra prophétique : -je vous donne la paix pour dix ans, à vous de vous en servir pour réconcilier les deux communautés- .

 

Et neuf ans plus tard, l'insurrection de la Toussaint 1954 dans les Aurès, appelée Toussaint rouge, marquera le début de la guerre d'Algérie.

L’impossibilité des réformes sous la IVe République  

La principale cause du déclenchement de cette guerre réside dans le blocage de toutes les réformes, dû au fragile équilibre du pouvoir sous la IVe République, et à l'opposition obstinée de la masse des Pieds-Noirs et de leurs représentants hostiles à toute réforme en faveur des musulmans.

 

Alors que des dizaines de milliers d’habitants de l'Algérie française, estimés à 68 000 combattants, ont participé à la libération de la France et que plusieurs intellectuels revendiquent l’égalité des droits, les habitants musulmans de l'Algérie française sont à l'époque considérés comme des citoyens de seconde zone, alors même que le régime de l'indigénat est abrogé en théorie en 1945.

 

En 1947, l'application du nouveau statut de l'Algérie française fut presque ouvertement faussée par l'administration, qui fit arrêter les  mauvais  candidats et truqua les résultats en faveur des intransigeants, au point que certains furent élus ça et là par plus de 100 % des inscrits.


Pendant les douze mois qui précédèrent le déclenchement du 1er novembre, ce ne sont pas moins de 53 attentats qui furent commis

Côté algérien 

Mouvement National Algérien pour la revendication au droit  


Au début du  XXe siècle, plusieurs leaders algériens exigent de la France le droit à l'égalité ou à l’indépendance. Plusieurs partis vont être créés et plusieurs pamphlets seront écrits pour défendre le droit pour les algériens.


 Plusieurs penseurs algériens vont villipender les plus importantes personnalités du régime colonial français.

 

La plupart des figures du mouvement algérien vont être surveillées de près par les services policiers français, d'autres seront exilées vers d'autres pays comme l’a été l'émir Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi en Égypte puis en Syrie

.

Malek Bennabi, Mohamed Hamouda Bensai, Saleh Bensai, Messali Hadj, Ben Badis, Mohamed Bachir El Ibrahimi, Fodil El Ouartilani, Larbi Tébessi, Ferhat Abbas, Omar Ouzeggane,  tous vont diverger entre-eux sur la question algérienne, cela provoquera l'émergence de plusieurs associations et partis algériens /

 

 Parti de la réforme ou mouvement pour l'égalité, Association des oulémas musulmans algériens, association de l' Étoile nord-africaine, le parti Parti du peuple algérien, Amis du Manifeste des Libertés, Parti communiste algérien.

Le massacre du 8 mai 1945  

Le 8 mai 1945 ont lieu des manifestations d’Algériens dans plusieurs villes de l’Est du pays , Sétif, et le Constantinois , qui devaient permettre de rappeler leurs revendications nationalistes, de manière concomitante avec la liesse de la victoire.

 

 À Sétif, après des heurts entre policiers et nationalistes, la manifestation tourne à l’émeute et la colère des manifestants se retourne contre les  Français  , 27 Européens sont assassinés , 103 trouveront la mort dans les jours suivants.

 

La répression de l’Armée française est brutale.

Officiellement, elle fait 1 500 morts parmi les musulmans, chiffre sous-estimé et probablement plus proche des 20 000 à 30 000 selon l’historien Benjamin Stora. Le Parti du peuple algérien , PPA, estime qu'il y a eu 45 000 morts. 

 

 De par la radicalisation qu'ils ont engendrée dans les milieux nationalistes algériens, certains historiens considèrent ces massacres comme le véritable début de la guerre d'Algérie.

Le calme avant la tempête , De 1945 à 1954  

Suite à la mort de Ben Badis en 1940, à l'emprisonnement de Messali Hadj et à l'interdiction du Parti du peuple algérien, le parti Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques revendique après le statut de l'égalité l'indépendance de l'Algérie en 1948.

 

 Aussi, l'Association des oulémas musulmans algériens fut interdite. Alors, l'Organisation spéciale , Algérie,  apparait et elle a pour but de rassembler les armes pour le combat.

 

 Mohamed Belouizdad fut le premier chef de l'organisation clandestine. Ensuite, Hocine Aït Ahmed prend la tête de l'Organisation et continua à œuvrer pour l'achat des armes. La poste d'Oran fut attaquée par les membres de l'OS.

 

Ahmed Ben Bella prend la place de Hocine Aït Ahmed en 1949. Le plan de l'organisation est dévoilé et une chaîne d'arrestation est entamée par les autorités françaises en 1950. Le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques niait tout relation avec l'Organisation spéciale afin d'éviter les arrestations.


Le CRUA ,fondé en mars 1954 organisera la lutte armée. Le parti du Mouvement national algérien est fondé en juillet 1954 par les messalistes. Par la suite, le Front de libération nationale , Algérie, est fondé en octobre 1954 par la branche du CRUA , Comité révolutionnaire d'unité et d'action .

 

Le Front de libération nationale , Algérie,  et le Mouvement national algérien seront rivaux pour le contrôle du pouvoir de la révolution. Messali hadj sera libéré de la prison en 1958 et il sera assigné à résidence surveillée en France.

Le Front de libération nationale  

 Groupe des six , chefs du FLN. Photo prise juste avant le déclenchement des hostilités le 1er novembre 1954. Debout, de gauche à droite , Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad et Mohamed Boudiaf.Assis , Krim Belkacem à gauche, et Larbi Ben M'Hidi à droite.

 

En 1954, l’Algérie compte huit millions d'autochtones et un million de Français d'Algérie  , Pieds-Noirs et Juifs d'Algérie naturalisés .

La lutte pour l'égalité des droits est engagée depuis longtemps par des intellectuels, et en particulier par le mouvement des oulémas.

Le recours au combat est initié par le Front de libération nationale  ,une organisation nationaliste algérienne basée en Algérie et à l'extérieur.

 Le FLN commence ses actions en 1954, seulement deux ans avant que la Tunisie et le Maroc obtiennent leur totale indépendance par la négociation , la Tunisie et le Maroc n'étaient pas des colonies mais des protectorats.

Quelques hommes politiques français d'extrême-gauche appelés les porteurs de valises, soutinrent ce mouvement , envoi d'armes et d'argent.

 

Dès 1954, le combat armé pour l'indépendance de l'Algérie par le F.L.N. se traduit par des exactions contre les populations civiles d'origine européenne et autochtone ainsi que par une guérilla, des maquis et des affrontements avec l'Armée française, qui comprend également des unités de supplétifs musulmans appelés Harkis 

 

Minoritaire au début, le F.L.N. utilise la terreur, les menaces de mort pour les traîtres  pour contrôler les populations civiles, qui sont ainsi très tôt prises pour cibles dans des attentats ou des massacres comme à El Halia, en août 1955, et pour susciter chez les Européens une répression qui séparera définitivement les deux communautés.
 

L'historien Omar Carlier note que de 1955 à 1958, plusieurs milliers d'hommes sont tombés, et davantage encore ont été blessés, en France et en Algérie, dans l'affrontement entre le Mouvement national algérien -M.N.A.-et le F.L.N. , cependant que d'autres encore sont morts dans les combats qui ont opposé le Parti communiste algérien , P.C.A. et le F.L.N.

L’appel au peuple algérien  

Le 1er novembre 1954, le Secrétariat général du Front de libération nationale diffuse la Déclaration du 1er novembre 1954 grâce un appel radiophonique destiné au peuple algérien  et écrit afin d’éclairer sur les raisons profondes qui les ont poussés à agir en exposant le programme du FLN, le sens de son action, le bien-fondé de ses vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain.

 

 Il décrit son action comme dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique.

 

Le FLN exige donc que les autorités françaises  reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes  sans quoi il annonce la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de son but  la restauration de l’État algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.

Les faits importants  

Le terme de  Révolution algérienne  est utilisé en Algérie pour désigner ce que la France appelle la Guerre d'Algérie et appelait officiellement évènements d'Algérie jusqu'en 1999. Ensuite, un vaste mouvement de révoltes naît au fil des ans .

 

 Par la suite après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis imposent aux Européens de se retirer de toutes les colonies selon le Plan Marshall. Cela débouche sur l'indépendance de l'Algérie.

 

 Lors du XXe siècle, 75% des musulmans n'étaient pas scolarisés. La majorité de la population était au chômage. L'Algérien était sujet de la France  jusqu'en 1947, date à laquelle il devient un citoyen Français et peut circuler librement entre l'Algerie et la France.

 

 L'action armée va venir du CRUA , Mohammed Boudiaf, Mostefa Ben Boulaïd, . Le déclenchement de la révolution algérienne a été décidé dans la Casbah d'Alger et à Batna sous la présidence du batnéen Mostefa Ben Boulaïd dans la réunion des 22 cadres du Comité révolutionnaire d'unité et d'action ,CRUA.

Le CRUA se transformera en Front de libération nationale , FLN, Les six chefs du FLN à l'origine du déclenchement des hostilités le 1er novembre 1954 encore appelé Toussaint Rouge par les Historiens, Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad, Mohamed Boudiaf, Krim Belkacem et Larbi Ben M'Hidi.

 

 La Déclaration du 1er novembre 1954 est émise par radio depuis Tunis. Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954, la caserne de la ville de Batna est attaquée par les moudjahidines.

 

 Cette nuit sera appelée par les historiens français la Toussaint rouge. Un caïd local, Hadj Sadok, et deux enseignants français vont être abattus sur la route de Biskra à Arris une version diffrente des faits est présentée par les deux côtés.

 

Des attentats sont enregistrés dans les trois districts Batna, Biskra, Khenchela et le reste du pays.

François Mitterrand va déclarer -l'Algérie, c’est la France- Et il déclenche une vraie machine de guerre dans les Aurès. Au départ, il y avait juste 500 hommes de l'ALN Armée de libération nationale.

 

 Après quelques mois, ils seront plus de 15 000 hommes à défier l'autorité française. 100 000 soldats français sont affectés dans les Aurès et plus tard ils seront plus de 400 000 en Algérie. Le général Cherriere donne l'ordre de faire le ratissage des Aurès. Il croit gagner, mais il va subir une grosse défaite

 

Ensuite, il y eut le massacre de Skikda , ex philippevillois ou Skikda , la mort d'une centaine de manifestants algériens, le 20 au 26 du mois aout 1955.

 

La même année, l'affaire algérienne est inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée générale de l'ONU. A noter aussi la mort de Mostefa Ben Boulaïd, de Zighout Youcef, etc. Plusieurs chefs sont emprisonnés.

 

Beaucoup d'intellectuels français vont aider le FLN. Maurice Audin fut torturé et tué par les services français. Frantz Fanon s'engage auprès de la résistance algérienne et a des contacts avec certains officiers de l'ALN , Armée de libération nationale,  et avec la direction politique du FLN, Abane Ramdane et Benyoucef Benkhedda en particulier.

 

 Il donne sa démission de médecin-chef de l'hôpital de Blida-Joinville en novembre 1956 au gouverneur Robert Lacoste, puis est expulsé d'Algérie en janvier 1957.

 

Albert Camus, natif d'Algérie, fut un défenseur des droits algériens, dans les années 1940, avant de refuser de prendre position pour l'indépendance avec cette phrase célèbre prononcée à Stockholm en 1957 . Si j'avais à choisir entre la justice et ma mère, je choisirais encore ma mère .

 

 Dès 1956, Jean-Paul Sartre et la revue Les Temps modernes prennent parti contre l'idée d'une Algérie française et soutiennent le désir d'indépendance du peuple algérien.

 

Sartre s'élève contre la torture, revendique la liberté pour les peuples de décider de leur sort, analyse la violence comme une gangrène, produit du colonialisme.

 

  En 1960, lors du procès des réseaux de soutien au FLN, il se déclare porteur de valise  du FLN. Cette prise de position n'est pas sans danger, son appartement sera plastiqué deux fois par l'OAS et Les Temps modernes saisis cinq fois.

 

Après la condamnation de Larbi Ben M'Hidi et après le déroulement du Congrès de La Soummam, Le F.L.N intègre les dirigeants du mouvement national algérien .

 

Plusieurs partis algériens adhèrent à la cause du F.L.N. Le Front de libération nationale  et l'Armée française tiennent le même langage ,Ceux qui ne sont pas avec nous, sont contre nous  .

 

La guerre éclate entre les chefs kabyles , Krim Belkacem, Ouamrane,  et les chefs chaouis et aussi entre les chefs chaouis des Aurès et les chefs chaouis de Nemencha.

 

Abdelhai et Abbès Leghrour seront condamnés à mort par les partisans du Congrès de la Soummam et le Comité de coordination et d'exécution ,C.C.E. Il y a aura aussi un conflit entre les hommes du Sud algérien et les dirigeants kabyles.

 

 La Tunisie va être le théâtre d'affrontement entre les différents chefs. Le président Bourguiba devait intervenir pour pacifier les choses.

 

Les Aurès, le Constantinois, l'Ouest de l'Algérie, la Kabylie, etc., seront les zones les plus cruciales de la révolution, compte tenu du rôle stratégique et logistique de chaque région.

 

 Le Maroc aussi va jouer un rôle important dans l'histoire de la guerre d'Algérie, notamment pour le transfert des armes, les réunions du F.L.N et l'hébergement des troupes militaires algériennes.

 

 Les deux pays, le Maroc et la Tunisie sont sous protectorat français. Ces pays hébergeront les deux armées de l'ALN aux frontières. Plusieurs chefs du FLN comme Ferhat Abbas contesteront leurs rôles.

 

L'Armée française fait construire un barrage électrifié, 320 km de long, 7 000 volts, un poste de contrôle tous les 15 km, des milliers de mines terrestres,  pour empêcher le passage des armes dans les Aurès et dans tout l'est de l'Algérie. Mais les éléments de l'ALN , Armée de libération nationale,  vont déjouer toute la stratégie militaire française

 

 Dans les villes, la population algérienne sera sous le contrôle de l'Armée de libération algérienne. La bataille d'Alger fera la une de la presse internationale et interne.

 

 Le conflit est porté jusqu'à L'ONU. Aussi, il y aura plusieurs grèves et manifestations dans les villes. Les protestations ont été organisées par le FLN.

 

Le colonel Amirouche Aït Hamouda fera un massacre dans les Aurès en voulant intervenir pour l'unification des zones des Aurès. L'Aurès fut le lieu de passage des armes vers l'intérieur du pays.

 

Le colonel Amirouche Aït Hamouda réussira à faire passer les armes, qui provenaient d'Égypte en passant par la frontière de Tunisie et de l'Algérie.

 

 Il franchira les Aurès pour rejoindre la Kabylie. Une vingtaine de chaouis vont être du voyage, mais à la fin, ils abandonneront les troupes du colonel Amirouche pour revenir aux Aurès. Krim Belkacem voulait contrôler la région des Aurès pour établir l'union des forces.

 

 Les hommes de Ben Bella et d’Abdelhafid Boussouf désiraient aussi avoir un pied dans les Aurès. Au même moment, la France connaîtra une crise interne jusqu'à l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle à cause de la situation en Algérie. Les ultras européens veulent garder l'Algérie française

 

 L'Armée française décide de créer les zones interdites sous contrôle des S.A.S , sections administratives spécialisées,  et entame une lutte contre les Djounoudes , maquisards, et la population locale, dans les villes, dans les villages, dans les douars et sur tous les territoires sensibles au F.L.N. de l'Algérie.

 

 Les bombardements massifs, les tueries, les massacres, la torture, les viols, etc., tous les actes de crime , torture pendant la guerre d'Algérie, ont été employés dans cette guerre.

 

Plusieurs attentats seront organisés par l'ALN dans les villes et les villages, dans les zones interdites et dans les zones montagneuses des Aurès.

 

 Le CCE , Comité de coordination et d'exécution,  voit ses membres s'accroître et décide de garder le cap sur les objectifs militaires ainsi que privilégier l'intérieur par rapport à l'extérieur.

 

Une grande crise se développe entre les membres du Comité de coordination et d'exécution.

 

Selon Yves Courrière, Abane Ramdane s'opposera sévèrement contre les militaires. Il choisira de faire le maquis, il désignera un homme de l'Aurès Hadj Ali pour renverser le CCE à Tunis. Mais, Abane Ramdane sera condamné à la prison au Maroc par le CCE. Plus tard, il sera tué au Maroc, mais les sources de F.L.N diront qu'il aurait été tué lors d'un accrochage contre l'Armée française

 

Le général de Gaulle à la tête du pouvoir français engage une lutte contre les éléments de l'armée de libération nationale algérienne et il apporte les réformes tant attendues pour donner tous les droits aux Algériens.

 

 L'Armée française élimine presque tous les réseaux de l'Armée de libération nationale en Kabylie et dans quelques régions sensibles avec l'Opération Jumelles et l'Opération Etincelles.

 

Les colonels Amirouche Aït Hamouda et Si el haouès sont tués lors d'un accrochage avec les éléments de l'Armée française. Le FLN appelle les éléments de son armée à tenir jusqu'au bout.

 

La Délégation des principaux dirigeants du FLN , Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf et Ahmed Ben Bella est arrêtée suite au détournement, le 22 octobre 1956 par l'Armée française, de leur avion civil marocain, entre Rabat et Tunis, en direction du Caire , Égypte

 

En 1959, Messali Hadj sort de prison, il est assigné à résidence surveillée en France. Les Algériens en France organisent des attentats et des manifestations en France en faveur du F.L.N.

 

1960, la semaine des barricades à Alger fait 22 morts algériens et des centaines de prisonniers. Charles de Gaulle annonce la tenue du référendum pour l'indépendance de l'Algérie. Les Algériens sont tenus à se prononcer.

 

 Certains généraux français se rebellent contre l'autorité de de Gaulle ,  putsch des Généraux. Auparavant, il y eut déjà le Putsch d'Alger , 1958  -voir plus bas ,le Putsch d'Alger et le Comité de Salut Public- dont les conséquences amenèrent De Gaulle au pouvoir.

 

 De Gaulle reprend en main le destin de la France, annonce la tenue de référendum et invite le FLN à faire la paix des braves.

 

Au même moment, le Gouvernement provisoire de la République algérienne est proclamé. Ferhat Abbas décline l'invitation française. Le colonel Houari Boumédiène est à ce moment chef de Armée de libération nationale.

 

En 1960, l'ONU annonce le droit à l'autodétermination du peuple algérien. La partie française organise des pourparlers avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne.

 

Plusieurs réunions à l'extérieur du pays vont aboutir aux accords d'Évian. Le colonel Houari Boumédiène refuse que les pieds-noirs restent en Algérie.

 

Le 17 octobre 1961, lors de la nuit noire à Paris , appelée aussi la bataille de Paris . Massacre du 17 octobre 1961 , plusieurs Algériens sont tués en métropole lors d'une manifestation du FLN. Il y aura aussi des milliers d'arrestations au sein des Algériens pendant cette nuit.


Ce fait survient à la suite de l'instauration du couvre-feu à Paris pour les Algériens , suite à l'assassinat de 21 policiers français par le FLN. À Alger, le peuple algérien sort dans les rues pour manifester sa joie à l'indépendance. Il y aura plusieurs morts et blessés par la police française.

 

L'Organisation armée secrète , OAS, organise des attentats contre les Algériens malgré l'accord de cesser le feu, en représailles des résultats du référendum qui proclamera l'indépendance. La grande bibliothèque d'Alger fut complètement détruite par l'OAS .

 

Des éléments de l'Armée française restent en Algérie pour évacuer un million de Français , pieds-noirs, les Harkis, les Juifs. Un million de réfugiés algériens reviennent en Algérie.

Affaires tunisienne et égyptienne -fin 1956 - début 1957  

La France qui soupçonne le colonel Nasser de soutenir le FLN en moyens et en armes s'engage dans la campagne d'Egypte  ce qui gèle ses relations avec les pays arabes et l'URSS

Avec l'aide d'Israël et du Royaume-Uni, les parachutistes français battent les Égyptiens et reprennent le contrôle du canal de Suez mais les États-Unis et l'URSS forcent les troupes anglo-françaises au repli.


La même année, Guy Mollet décide de faire appel au contingent pour la pacification en Algérie. Désormais ce seront plus de 400 000 hommes qui seront déployés en permanence dans le pays.

 

 Le Général Salan prend le commandement de la région militaire que constitue l'Algérie. Les attentats se multiplient dans tout le territoire, les légionnaires doivent intervenir régulièrement dans les Aurès et ailleurs.

 

 L'Armée française est sur la défensive. Chaque mois, des milliers d'attentats ont lieu, augmentant la violence de la répression ,  ainsi, rien que durant le mois de janvier 1957, le FLN a conduit plus de 100 attentats à Alger et près de 4 000 dans le reste du pays.

 

Le FLN tente d'infiltrer Alger pour y mener une campagne terroriste, ce qui conduira à la bataille d'Alger.

Intensification des hostilités -1957-1958  

L'année 1957 voit le déroulement de la bataille d'Alger. Sous les ordres du Général Massu, la 10e division parachutiste fait du maintien de l'ordre dans la capitale.

 

Les parachutistes , 8 000 hommes, parviennent à anéantir les poseurs de bombes. Le FLN a perdu la bataille et sa structure dans la capitale est détruite.


Dans le même temps, le général Salan organise la contre-guerrilla grâce à des techniques de quadrillage.

 

Moins entrainés, les hommes du contingent ainsi que nombre de réservistes plus âgés sont le plus souvent cantonnés dans des casernes ou à établir des missions de surveillance tandis que les troupes mobiles organisent, sur le terrain, la suppression des maquis

De Gaulle et la conduite des affaires algériennes -1958-1962- 

Putsch d'Alger et Comité de Salut Public -mai 1958 

.Suite au départ de Félix Gaillard qui laisse vacant le poste de chef du gouvernement, une crise ministérielle s'installe le 15 avril. L'armée prend alors le pouvoir le 13 mai 1958, à Alger.

 

À 18 heures dans la capitale de l'Algérie française - deuxième ville de France - Pierre La gaillarde, leader étudiant et commandant de réserve, lance ses militants du Groupe des 7 à l'assaut du Gouvernement Général d'Alger, symbole de l'autorité nationale.

 

 À 18 h 30 le GG  présidé par le gouverneur Lacoste , SFIO,  tombe aux mains des insurgés. À Paris, en réaction au putsch d'Alger , le Gouvernement Pierre Pflimlin , MRP,  est créé, il durera jusqu'au 28 mai 1958.

 

Pendant ce temps à Alger, le général Massu, commandant la 10e division parachutiste victorieuse de la bataille d'Alger, prend la tête du comité de Salut Public et fait savoir au président René Coty de l'Union républicaine , UR, qu'il attend la formation d'un « gouvernement de Salut Public .

 

 Le 1er juin, suite à l'Opération Résurrection en Corse qui annonce l'imminence d'un putsch à Paris, le président annonce qu'il délègue ses pouvoirs au plus illustre des Français , le général de Gaulle. Celui-ci forme un gouvernement de salut public et dans la foulée annonce la création d'une nouvelle constitution.

Retour aux affaires et Ve République -Septembre 1958-1959- 

Semaine des barricades -janvier 1960- 

Putsch des généraux -avril 1961-  

Organisation armée secrète -1961-1962-  

Bataille de Bab El-Oued -mars 1962- 

Rejetant le cessez-le feu proclamé le 13 mars par de Gaulle, l'OAS se retranche dans son bastion de Bab El-Oued, quartier d'Alger. La bataille qui s'en suit donne lieu à une lutte entre commando Delta et gardes mobiles.

 

 Bientôt l'aviation de l'aéronavale pilonne les bâtiments occupés par l'OAS, tandis que les chars de l'Armée française prennent position dans le quartier en état de siège.

Fusillade de la rue d'Isly -mars 1962- 

.Cessez-le feu et référendum en métropole -mars 1962  

Au 18 mars 1962, suite aux accords d'Évian, Charles de Gaulle annonce unilatéralement à l'ORTF , alors l'autorité en matière de radio et télévision, le cessez-le-feu et la tenue prochaine d'un référendum en France concernant l'autodétermination de l'Algérie. Il sera suivi d'un second référendum portant sur le collège unique en Algérie.

Résolution de l'affaire algérienne -juillet 1962- 

Le 3 juillet 1962, trois mois après les accords d'Évian et deux jours après le référendum d'autodétermination du 1er juillet en Algérie, le président de Gaulle annonce officiellement la reconnaissance par la France de l'indépendance de l'Algérie, par la voie d'une lettre adressée au président de l'Exécutif Provisoire.

 

 L'Exécutif Provisoire était un organisme mis en place par les accords d'Evian et chargé d'assurer la direction du pays pendant la période de transition entre le cessez-le-feu et le transfert de souveraineté puis jusqu'à l'élection d'une assemblée constituante en Algérie

Massacre d'Oran

La communauté Juive d'Algérie pendant la guerre

Pendant la guerre d'Algérie, la communauté Juive s'est orientée d'une manière générale vers une attitude neutraliste. Les organisations communautaires font preuve d'une extrême modération et refusent de prendre politiquement position, car elles considèrent que ce n'est pas de leur ressort, pourtant -malgré les nombreux attentats- certains embrassent la cause du FLN d'autres, s'engagent dans l'OAS.

 

Certains intellectuels juifs, comme Henri Alleg, ont pris fait et cause pour les nationalistes algériens du FLN.

 

 A l'inverse, des Juifs sympathisent avec l'OAS, à Alger et à Oran essentiellement , ils sont particulièrement actifs à Oran. Regroupés au sein des Commandos Colline  Ces groupes sont liés aux réseaux 'France Insurrection' et conduits par Elie Azoulai et Ben Attar, tuent certains élus musulmans, essaient de mettre le feu à une prison où sont détenus des hommes du FLN et abattent des officiers français dont le Lieutenant-Colonel Rançon .

 

Les attentats du FLN touchent les synagogues et les rabbins , en janvier 1962, le FLN commet des attentats dans le quartier juif de Mostaganem, une grenade est lancée sur un marché du quartier juif de Constantine en mai.

 

 Auparavant, le chanteur Raymond Leyris était abattu au pistolet en Avril 1961, à Constantine. Des Juifs d'Algérie furent également victimes de l'OAS. En novembre 1961 à Alger, William Lévy, en décembre 1961,  Moïse Choukroun.

La diversité de la communauté se retrouve ainsi dans la diversité des engagements.

 

Le sort tragique des harkis

Entre 150,000 et 350,000 harkis seront tués  et 30 000 Harkis se réfugient en France.

Guerre vécue de la France -1954-1962

Affaire de la station de métro Charonne -février 1962-

Affaire Bastien-Thiry -août 1962-

Bilan

Pour empêcher les populations d'aider le FLN, l'armée concentre aussi, selon le rapport Rocard de 1959, un million de civils dont la moitié d'enfantsdes zones rurales dans des camps de regroupement. 

En février 1959, Michel Rocard,  adresse un rapport sur les camps de regroupement à un proche de Paul Delouvrier, délégué général en Algérie.

 

 Le 31 mars, ce dernier donne l'ordre aux autorités militaires de suspendre les regroupements, et de concentrer les moyens sur l'amélioration des camps existants. Cet ordre sera assez mollement suivi.

 

L'existence des camps de regroupement et leur état est en général ignoré de la population métropolitaine, jusqu'au 22 juillet 1959, où Le Figaro fait la une avec un reportage de Pierre Macaigne qui scandalise les lecteurs. Une campagne d'opinion se lance. La comparaison avec les camps de concentration est évoquée.

 

L'armée bombarde des villages dans les Aurès afin de mater la rébellion Chaouis. De son côté, le FLN a recours aux attentats ciblés, aux assassinats et aux massacres de rivaux notamment du MNA

Après l'indépendance, l'Armée française refuse d'intervenir pour assurer la sécurité de ses supplétifs musulmans, comme le 5 juillet 1962 à Oran pour protéger les Européens

 

Bilan humain

Le bilan humain a longtemps été difficile à établir étant données les divergences de l'histoire officielle reconnue par les deux pays

Les pertes françaises

Les chiffres concernant les Françaises et Français de France et d’Algérie, les « Français musulmans » et les légionnaires sont les mieux connus JO du 4 et 7 août 1986 ,  24 614 militaires décédés dont 371 marins, 1 047 de l'Armée de l'air et 487 gendarmes.

 

 Après le cessez le feu, 360 autres militaires sont morts, sans compter les disparus. En outre, on compte 65 000 blessés militaires.

 

Pour les civils français, le total est de 2 788 tués Il faut y ajouter, après le cessez le feu, 3 018 enlèvements dont 1 282 retrouvés , déclaration de Broglie du 24 novembre 1964, confirmée par lettre Santini du 9 novembre 1994,  chiffres proches de ceux de Pervillé qui évoque 2 000 tués sur 3 000 enlevés.

 

Après le 2 juillet 1962, il est à déplorer plus de 500 militaires Morts pour la France en Algérie, dont plus de la moitié ont été tués ou enlevés par l'ALN.


D'après le service du Service Historique du ministère de la Défense, il est constaté /

·         En 1962, 1 039 militaires morts , 540 appelés et 209 engagés.

·         En 1963 ,  122 militaires morts , 74 appelés et 18 engagés.

·         En 1964 , 46 militaires morts , 15 appelés et 17 engagés .

Les pertes de la population algérienne

Les pertes humaines algériennes sont très difficiles à évaluer, car les sources sont divergentes. Le général de Gaulle parlait de 78 000 victimes en octobre 1958, et de 145 000 en novembre 1959.

 

 Selon Djemila Amrane , archives algériennes,  total cumulé de 132 290 militaires de l'ALN et 204 458 civils du FLN, dont au total 152 863 ont été tués, valeur qui correspond sensiblement à l'évaluation du 2e Bureau.

 

Du côté algérien, le FLN compte en 1964 1 500 000 victimes de cette guerre. Des historiens se sont penchés sur la question , Guy Pervillé s'est appuyé sur des données démographiques , notamment les recensements de 1954 et 1966 , pour conclure à un minimum de 400 000 morts certaines.

 

 Xavier Yacono, dans un article paru en 1983, estime toujours à partir des recensements les pertes algériennes à 250 000 morts environ.

 

 Le FLN fait valoir de son côté que les données démographiques ne rendent pas compte des massacres dans les douars et que ces chiffres correspondent peut être davantage au nombre de morts dans les villes où les Algériens étaient en effet recensés et inscrits à l'état civil.

 

La guerre fratricide entre le FLN et le MNA, mouvement de Messali Hadj fait 4 300 tués et 9 000 blessés en France et environ 6 000 tués et 4 000 blessés en Algérie.

Le FLN a été responsable, entre 1954 et le 19 mars 1962, de la mort de 16 378 civils algériens et de 13 296 disparus, selon Guy Pervillé Quant au nombre de harkis massacrés après le cessez-le-feu, les estimations varient entre 15 000 et 100 000 personnes.

 

 Les chiffres des morts sont encore contestés car basés sur des témoignages locaux et supposés étendus à l’ensemble du pays. Les massacres de supplétifs ont commencé dès mars 1962 et ont culminé à l’automne.

 

 Ils sont dus à des règlements de compte, des vengeances mais aussi au zèle des  marsiens , ralliés FLN de la 25e heure, voulant montrer leur patriotisme.

 

Par ailleurs, la torture pendant la guerre d'Algérie a été pratiquée par l'Armée française mais le nombre de torturés n'est pas connu

Amnisties

Des lois d'amnisties ont été promulguées après la guerre , lois de 1962, 1966 de 1968, de 1974, de 1982 et de 1987 .Une loi spécifique est votée pour amnistier les responsables de l'affaire Audin.

Après les doubles lois de 1962, les seuls actes pouvant être poursuivis sont ceux de torture commis contre des membres de l'OAS.

 

Dans son arrêt du 17 juin 2003, la Cour de cassation considère qu'il n'y a pas eu de crime contre l'humanité pendant la guerre d'Algérie. Elle écarte ainsi la possibilité de poursuites contre le général Paul Aussaresses.

 

 Sans nier les faits de torture, ni leur qualification de crime contre l'humanité au sens du code pénal actuel ,entré en vigueur le 1er mars 1994 , la jurisprudence actuelle écarte la qualification de crime contre l'humanité au sens du code pénal de l'époque.

 

Dès lors que les événements sont antérieurs au 1er mars 1994, seuls les faits commis par les puissances de l'Axe sont susceptibles de revêtir la qualification de crime contre l'humanité.

Des associations de défense des droits de l'homme comme la FIDH demandent un revirement

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