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 Le blog de Léonce Lebrun

La grande proximité de la France avec  l’Etat hébreu, est une source permanente de disfonctionnement, oû disparaît la notion de « souveraineté », qu’à l’occasion d’évènements tragiques du 7 Janvier 2015, un dirigeant de Tel Aviv repart avec des dépouilles mortelles de nationalité francaise, suivant  l’accord du Parquet de Paris et donc du Gouverenement,( secret d'Etat ou de défense) sans doute, alors même que l’institut Médico légal ne s’est pas prononcé, après autopsie des corps, sur la nature des projectiles touchés par les vcitimes, ce qui est une anomalie flagrante, par rapport aux règles du Droit

Que suivant une incivilité ou autre, ayant touché un citoyen de confession judaîque, il lui suffit de faire état de cette appartenance pour bénéficier du label de « circonstances aggravantes » une dispossition contraire à l’Egalité des citoyens devant la loi, et va à l’encontre du concept de la laïcité.

En sommes une religion, le Judaïsme transformé en Race… Mais, où est la place du Racisme dans cette chienlit…

L'expédition de Saint-Domingue

 

L'expédition de Saint- Domingue a lieu de décembre 1801 à décembre 1803, quand Napoléon Bonaparte, alors Consul, charge Charles Victor Emmanuel Leclerc, son beau-frère, de se rendre à la colonie de Saint-Domingue pour y rétablir l'ordre et l'autorité de la France.

Contexte


La Révolution française entraîne de graves bouleversements sociaux, dont le plus important est la révolte des esclaves qui aboutit à l'abolition de l'Esclavage en 1793 par les commissaires civils Sonthonax et Polverel, décision avalisée et généralisée à l'ensemble des colonies françaises par la Convention six mois plus tard.

Toussaint Louverture, nommé Gouverneur par la France, après avoir rétabli la paix et chassé les Espagnols et les Anglais qui menacent la colonie, rétablit la prospérité par des mesures audacieuses.

Mais il va trop loin en chassant le gouverneur Don Joaquino Garcia , 27 janvier 1801 qui avait été maintenu dans l'ex-partie espagnole de l'île à la suite du traité de paix de Bâle, et en promulguant une constitution autonomiste , 12 juillet 1801.

Le 9 février 1801, les Autrichiens se séparent de la seconde coalition et signent avec la France le Traité de Lunéville

Naples signe ensuite la paix à Florence, et la Russie de Paul Ier prend ses distances jusqu'à ce que son successeur Alexandre Ier conclue une convention de paix secrète avec Bonaparte le 10 octobre 1801.

Au Royaume-Uni, William Pitt est renversé le 13 mars 1801. Les Britanniques isolés envisagent la paix.

Bonaparte peut alors se consacrer à ses problèmes de politique intérieure. Les troupes sont oisives, les officiers rêvent d'en découdre.

Sous l'influence des créoles et des négociants, le Premier Consul décide d'envoyer son beau-frère le général Leclerc, avec pour instructions de ménager Toussaint Louverture, de lui offrir le rôle de lieutenant de la France...

...La confirmation des grades et des biens acquis par ses officiers, la garantie de la liberté des Nègres, mais avec l'autorité positive de la France, représentée par le capitaine général.

Afin de prouver à Toussaint la bienveillance du gouvernement, on lui envoie ses deux fils élevés en France, accompagnés de leur précepteur.

Bonaparte prévoit quand même une probable résistance de la part de Toussaint, et toutes les mesures sont prises pour la vaincre.

Louverture ne dispose tout au plus que de 16 000 hommes, Leclerc recevra donc le commandement de 30 000 hommes, provenant d'à peu près toutes les armées françaises, ainsi que de corps disciplinaires

L'expédition


La paix n'étant pas encore définitivement signée avec l'Angleterre, que le 14 décembre 1801, une flotte, commandée par Villaret de Joyeuse, et composée de 21 frégates et de 35 navires de ligne, dont l'un est armé de 120 canons, quitte Brest, Lorient, Rochefort emportant 7 à 8 000 hommes.

Cette flotte est suivie de l'escadre du contre-amiral Ganteaume, qui quitte Toulon le 14 février, avec 4 200 hommes, puis par l'escadre du contre-amiral Linois, qui quitte Cadix le 17 février, avec 2 400 hommes.

Dans les mois qui suivirent, plusieurs navires quitteront la France, emportant des troupes fraîches, dont une division hollandaise et une légion polonaise. Il convient d'y ajouter encore les 4 000 hommes de l'artillerie de marine.

Au total, 31 131 hommes débarqueront à Saint-Domingue. Parmi eux se trouvent des Nègres, comme André Rigaud qui en 1779 s'est engagé dans une brigade de volontaires pour participer à la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique, et Alexandre Pétion qui dirige une révolte des Nègres libres, à Jacmel en 1799.

Les navires ont rendez-vous dans la baie de Samaná. L'amiral Villaret de Joyeuse y parvient le 29 janvier suivi de peu par Latouche-Tréville.

Sans attendre Ganteaume et Linois, les navires présents se répartissent dans différents ports, afin de surprendre Toussaint.

Le général Kerverseau doit se rendre à San- Dominguo dans la partie espagnole de l'île.

Le général Boudet, conduit par Latouche-Tréville, doit s'emparer de Port-au-Prince. Le chef de l'expédition, conduit par Villaret de Joyeuse fait voile vers le Cap.

Lorsque Toussaint découvre les navires dans la baie de Samaná, il donne l'ordre à Christophe, chef du département du nord, à Dessalines du département de l'ouest et à Laplume du sud, de répondre aux sommations de l'escadre.

Qu'ils n'ont pas ordre de la recevoir, puis si elle insiste et en cas de débarquement de menacer de détruire les villes avant de se retirer dans les montagnes.

La pacification


Villaret arrive le 3 février 1802 devant le Cap. L'attaque se fait par terre et par mer, le 5 février. Christophe exécute les ordres, la ville est en flammes.

Le 6 février, Rochambeau débarque dans la baie de Mancenille et s'empare de Fort-Dauphin.

Après avoir éteint les incendies et procédé à quelques travaux, Leclerc établit son quartier général au Cap, et envoie quelques navires faire du ravitaillement vers le continent américain.

Pendant ce temps Latouche-Tréville et Boudet s'emparent de Port-au-Prince et de Léogâne et obtiennent la reddition du général Laplume.

Débarqué à Santo Domingo avec 2 000 hommes, le général Kerverseau prend possession d'une bonne moitié de la partie espagnole, dirigée par Paul Louverture, frère de Toussaint.

Dans les dix premiers jours, le corps expéditionnaire occupe les ports, les villes et une grande partie des terres cultivées.

Réfugié dans le massif de l'Artibonite, Toussaint Louverture n'a plus que quelques brigades sous les ordres des généraux Maurepas, Christophe, Dessalines.

Mais il détient aussi une grande quantité d'européens qui ont été emmenés en otage.

Pour le déloger il faut franchir des gorges encaissées et rendues impénétrables par la végétation tropicale, où les Nègres tendent embuscades sur embuscades.

Mais les soldats reçoivent les renforts de Ganteaume et Linois qui viennent de débarquer. Leclerc a gardé son joker , les deux enfants de Toussaint qu'il a amenés de France.

Tous deux sont porteurs d'une lettre du Premier Consul promettant la seconde autorité de l'île au vieux gouverneur qui ne cède pourtant pas.

Le 17 février Leclerc lance l'attaque simultanée des divisions qu'il a constituées. Rochambeau à sa gauche part de Fort-Dauphin pour se rendre à Saint-Michel, Hardy marche sur Marmelade et Desfourneaux marche sur Plaisance.

Pendant que Humbert doit débarquer à Port-de-Paix et remonter la gorge de Trois-Rivières et que Boudet doit remonter du sud au nord.

Le but est de surprendre l'ennemi, de le forcer à se replier sur Les Gonaïves et de l'encercler.

Malgré les difficultés du terrain et la résistance de Maurepas qui finit par se rendre au général Humbert, le plan a dans l'ensemble bien fonctionné. Le 23 février, la division Desfourneaux entre aux Gonaïves qui est en flammes.

Le général Boudet occupe Saint-Marc également incendié, et inondé du sang des habitants égorgés par Dessalines qui parvient à s'échapper du piège. Maurepas résiste encore, mais finit par se rendre avec 2 000 valeureux guerriers.

Un siège en règle est nécessaire pour prendre le fort de la Crête-à-Pierrot. Les assiégeants sont attaqués à revers par des attaques successives de Dessalines et de Toussaint qui tentent de porter secours aux assiégés.

Mais le fort doit finalement se rendre. À l'intérieur on trouve des quantité d'armes et de munitions mais aussi beaucoup de d'indo-européens assassinés.

Aux Verrettes, l'armée découvre un horrible spectacle. A bout de force, ne parvenant plus à suivre la marche effrénée des révoltés, 800 hommes, femmes, enfants et vieillards ont été égorgés. Les assassins sont poursuivis à outrance, aucun quartier n'est fait à ceux qui sont rattrapés.

À bout de ressources, leur espace de liberté de plus en plus restreint, les rebelles sont de plus en plus découragés. Christophe songe à déposer les armes en échange du même traitement que celui qui a été réservé à Laplume et Maurepas.

La reddition de Christophe entraîne celle de Dessalines et finalement celle de Toussaint. Il obtient de Leclerc le droit de se retirer sur ses terres avec son grade.

Fin avril, début mai, l'ordre se rétablit peu à peu dans l'île. Le commerce reprend dans les ports. Les insurgés ont conservé leurs biens et leur grade et semblent s'accommoder de leur condition.

La défaite


Dans sa retraite d'Ennery, où il est assigné à résidence, Toussaint songe à sa revanche, et guette les progrès de sa meilleure alliée, la fièvre jaune, qui fait des ravages dans les rangs des Français et frappe particulièrement les derniers arrivés sur l'île.

15 000 hommes environ périssent ainsi en deux mois. Toussaint ne cesse de correspondre avec ses compagnons, les incitant à se tenir prêts.

Certains, cependant, n'ayant aucune envie de recommencer la guerre, avertissent le général en chef. En juin, sentant le danger, Leclerc convoque le rebelle à une entrevue et le fait arrêter.

Emmené à bord d'un bateau, il est envoyé en Europe et gardé prisonnier au Fort de Joux où il meurt rapidement.

La Martinique retourne à la France avec le traité d’Amiens et la Loi du 20 mai 1802 qui y consacre le maintien de l'Esclavage. La nouvelle du rétablissement de l'Esclavage en Guadeloupe, parvient à Saint-Domingue.

La révolte gronde. La maladie fait de nombreuses victimes dans le corps expéditionnaire. Leclerc qui avait commencé à désarmer les Nègres, tente d'accélérer le mouvement mais cela excite encore plus leur colère.

L'armée française, qui ne compte plus que 8 à 10 000 hommes, à peine en état de servir, est débordée. Réfugié sur l'île de la Tortue, pour tenter d'échapper à la maladie, Leclerc succombe à son tour, le 1er novembre 1802.

Étant l'officier le plus ancien, Rochambeau prend le commandement. Il déteste les mulâtres plus encore que les Nègres et il étend le désarmement des officiers à ceux qui s'étaient opposé à Toussaint et qui étaient revenus dans les bagages de l'expédition.

Rigaud, ancien ennemi et rival de Toussaint Louverture, est prié d'embarquer pour les États-Unis. Dans le sud où ils sont plus nombreux, les mulâtres, comprenant qu'ils n'ont plus rien à attendre de la France s'unissent aux Nègres.

Le vent de révolte, qui soufflait particulièrement dans le nord, se répand maintenant dans le sud.

Rochambeau tente de réprimer l'insurrection mais il ne peut faire face.

Le Cap-Français est le dernier bastion des Français. Quand il y parvient, Christophe a déjà enlevé l'un des forts. Rochambeau le reprend.

Le 18 novembre 1803, près du Cap-Français, les Français sont vaincus à la bataille de Vertières par le général insurgé Dessalines. L'acte de reddition est signé le lendemain au nom de Rochambeau.

Les vaincus ont dix jours pour quitter l'île et livrer la ville du Cap. A peine ont-ils quitté la rade qu'ils sont capturés par une escadre britannique qui les attendait. Rochambeau est envoyé au Royaume-Uni où il est interné pendant presque neuf années.

Le 4 décembre, les derniers soldats français stationnés au Môle Saint-Nicolas quittent le tiers occidental de l’île, berceau historique de la colonie.

Une faible présence française, sous les ordres des généraux Ferrand et Kerverseau, subsistera encore pendant quatre ans dans la partie de l'Est, aujourd'hui République Dominicaine.

Conséquences


Des quelque 31 000 soldats envoyés à Saint-Domingue, il n'en reste guère plus de 7 à 8 000. Plus de vingt généraux ont également péri.

Le 1er janvier 1804 Dessalines proclame l'indépendance d'Haïti. la colonie devient le deuxième état indépendant d'Amérique.

Dessalines se fait d'abord nommer gouverneur général à vie, puis le 6 octobre 1804, il se fait couronner empereur sous le nom de Jacques Ier.

Il fait massacrer les derniers colons français présents en Haïti et poursuit une politique de caporalisme agraire, sans esclavage proprement dit, destinée à maintenir les profits de l'industrie sucrière par la force. Il périt assassiné le 17 octobre 1806.

Le pays se partage alors entre un royaume au nord, dirigé par Henri Christophe et une république au sud, dirigée par Alexandre Pétion.

L'exil est imposée à la majorité des indo européens, les réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique, pour une bonne partie d'entre eux via un séjour à Cuba.

La communauté des planteurs indo européens, exilés par milliers aux États-Unis, principalement en Louisiane, en Alabama et dans la capitale Philadelphie, conserve des liens étroits avec des journaux comme L'Abeille Américaine de Jean-Simon Chaudron, et fait jouer ses réseaux pour obtenir une indemnité.

En mars 1817, quelques un d'entres eux créent la Vine and Olive Colony, vaste compagnie coloniale cultivant en fait du coton et s'étendant sur 370 kilomètres carrés de terres vierges aux confins des États-Unis, dans ce qui n'était pas encore l'état d'Alabama.

Mais le vaste territoire de Louisiane, racheté à la France napoléonienne en 1803, et qui devient un haut-lieu de l'histoire de la culture du coton jusqu'en 1930.

En 1826, Charles X réclame une indemnité de 150 millions de francs-or à la jeune république pour que la France reconnaisse l'indépendance d'Haïti.

Allégée en 1838 à 90 millions de francs-or, cette somme sera intégralement réglée à la France par le biais d'emprunts à des banques françaises et redistribuée aux ayants-droits des anciens colons. Il faudra plus de 80 ans à l'Etat haïtien pour s'affranchir de cette charge.

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