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 Le point de vue de Léonce Lebrun  

 

La Paix

 

Quand du haut de la tribune des Nations Unies, à l’occasion de son assemblée générale un membre  parle de Paix ,je ne crois pas que l’assistance y accorde un quelconque intérêt. 

 

Car il est difficile de parler de Paix, étant fabriquant d’armes de guerre, le pays en cause à tout intérêt que se multiplient les conflits ici et là, qui lui procurent un marché susceptible  de garantir au moins, les rémunérations des salariés de ses manufactures.

 

Mais comment peut-on parler de Paix quand disposant de l’arme nucléaire, on refuse tout compromis de désarmement, en faisant en même temps un forcing inconsidéré pour empêcher les autres Etats de la Planète de disposer de l’arme atomique.

 

Car les Occidentaux nous ont depuis habitués aux mensonges et à la  manipulation des masses 

 

Précisément comment faire une comparaison aussi  grotesque de la situation sécuritaire du Monde entre les années 1930 et le 21ème  siècle.

 

On relève tout d’abord que de nos jours il n’y aucun signe tangible qui suppose que nous sommes au bord  d’un conflit généralisé.

 

Certes nous avons après ce climat d’excès de confiance  avec la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’Union Soviétique ans les années 1990…

 

…retrouvé cette ambiance militaire de guerre froide avec notamment , ces camps qui procèdent à des manœuvres d’intimidation plus ou moins convaincantes, en particulier celles de l’OTAN , Novembre dernier en NORVEGE.

 

Alors peut-on comprendre que la situation interne de quelques pays désignés péjorativement sous le vocable de populistes...

...serait de nature à remettre en cause, ce climat de paix, que personne ne croit en réalité, car le conflit de l'ex-Yougoslavie est loin…

 

…et la construction de l’Union Européenne a eu pour fondement d’éviter que Français et Allemands ne s’égorgent  comme en 1870  1914 et 1940.

 

Par contre dans les années 1930, toutes les conditions étaient réunies pour que l’Allemagne du 3ème Reich, ruinée économiquement du fait du  contenu dangereux et exagéré du Traité de Versailles ( 1919)...

 

...cherchât  à régler cet affront par la force des armes …

 

nous connaissons la suite.

 

En résumé, ces propos alarmalistes étaient destinés à des fins de politique intérieure que j'ai qualifié de petit et médiocre.

 

Après les festivité et autres réjouissances consécutives à l’Armistice de Mai  1945 que n’a- t-on  pas entendu à qui veut l’entendre…

 

….plus jamais ça…

 

Mais   dès la  fin de cette guerre les Occidentaux repartaient au combat avec des visées de domination colonialiste et impérialiste (Indochine, Algérie)...

 

...de causes imaginaires( possession d’armes de destruction massive  jamais démontrée ( Irack )...

 

...de terrorisme non fondé ( Mali le Sahel)...

 

...  ou semant  dans certains pays,  misères destructions et calamités pour des motifs infondés ( Libye,  Syrie).

 

 

…bref, on peut considérer à juste titre ,que ces Occidentaux sont partisans d’une paix qui ne se partage pas

 

 …q'avec une OTAN qui est devenue une menace pour la Planète, obligeant Russes et Chinois à changer de stratégie, ne baissant plus leur garde.

 

… alors de grâce, ne tenez plus de discours sur la Paix, qui sonne faux…

Angela Yvonne Davis

 

Angela Yvonne Davis est née le 26 janvier 1944 au « Deep South », dans les bas-fonds de Birmingham, quartier surnommé « Dynamite Hill », état de l’Alabama. C’est l’époque des grands troubles et du racisme exacerbé dans une société ségrégationniste. Ses parents sont communistes activistes.

La petite Angela, élevée dans la contestation et la résistance, reçoit les influences de ses futures convictions politiques et conceptions philosophiques. A 12 ans, elle participe au boycott d’une compagnie de bus pratiquant la ségrégation.

En 1958, elle obtient une bourse pour étudier à l’ « Elisabeth Irwin High School » de New York où existe un programme d’aide aux élèves noirs du Sud pour continuer leur scolarité. Ce lycée privé est surnommé « Little Red Scholl House » à cause de sa sensibilité aux mouvements sociaux et politiques de gauche.

Angela y rencontre les enfants des leaders communistes, Bettina Aptheker qui, plus tard, en 1975 écrira un livre sur elle. Angela est recrutée par les Jeunesses Communistes, « Youth Communist Group ».

Angela obtient son baccalauréat. En 1961, elle rentre à l’Université de Brandeis dans le Massachusetts où elle rencontre le philosophe Herbert Marcuse, son guide. Puis elle étudie en France de 1963 à 1964. Elle rencontre le racisme, traîne de l’empire colonial français.

Elle se trouve à Biarritz quand elle apprend l’attaque à la bombe dans l’église de sa ville natale : quatre enfants qu’elle connaît personnellement sont tués. Fait divers routinier dans le Sud profond des Etats-Unis où la vie d’une personne noire ne vaut rien.

Après la Sorbonne, elle va en Allemagne à l’Université Goethe de Francfort et suit les cours de Théodore Adorno. Ces séjours à l’étranger enrichissent son expérience de vie, militantisme avec les Algériens en France et avec les jeunesses socialistes en Allemagne, et ses connaissances philosophiques marxistes.

Maintenant, Angela est forte. Elle décide de rentrer aux Etats-Unis pour mettre son savoir en pratique et mener le combat de son peuple, le peuple Nègre.


En 1968, doctorat en poche, Angela Davis devient enseignante à l’Université de San Diego. Elle milite à l’intérieur du parti communiste et des Black Panthers totalement immergée dans la communauté noire qui endure les rafles en permanence et l’oppression de la police raciste, lynchages, supplices et exécutions sommaires sont le quotidien.

Dans ce contexte, revendiquer des droits civiques c’est risquer sa vie à chaque instant et être à l’index. Témoin de l’assassinat de trois de ses amis sur le campus, puis dénoncée comme communiste par un de ses étudiants, Angela est renvoyée par la direction de l’université, incitée par le gouverneur d’alors, Ronald Reagan. Désormais, Angela est surveillée de près par le gouvernement.

C’est dans cet environnement que se produisent les circonstances qui vont façonner le destin d’Angela Davis. On est le 7 août 1970, une prise d’otages visant à libérer George Jackson, membre des Black Panthers condamné à la prison à vie à l’âge de dix-huit ans pour un vol de 70 $ (dans une station-service, je crois), tourne mal.

Quatre personnes sont abattues et trois autres sont grièvement blessées. Angela est membre du comité de soutien de George Jackson, elle est accusée par le FBI d’avoir procuré les armes qui ont permis ce coup de force.

Certes, elle est noire mais en plus elle est une femme. Angela est la troisième femme  de l’Histoire à être inscrite sur la liste des personnes les plus recherchée par le FBI, la célèbre « Most Wanted List ». Mais Angela est introuvable.

Durant deux mois, la panthère noire déjoue la poursuite du FBI. Pendant cette traque à travers les Etats-Unis, sa renommée se façonne, grandit, et de nombreuses pancartes fleurissent sur les murs et les portes : « Angela notre sœur, tu es la bienvenue dans cette maison ».

Angela Davis est arrêtée le 13 octobre 1970, dans un hôtel. Accusée de meurtres et de séquestrations... c’est la peine de mort.

Angela est placée en détention provisoire pendant seize mois au « Women’s Detension Center » de New York. L’opinion publique internationale se mobilise pour la supporter, John Lenon et Yoko Ono chantent la chanson « Angela », les Rolling Stones écrivent et composent pour elle « Sweet Black Angel ».

Prévert lui écrit un poème. Des manifestations monstres grondent dans les capitales. A Paris, 100 000 personnes demandent sa libération avec en tête de la foule, Aragon et Sartre.

Grâce à la pression internationale, elle est acquittée de toutes les charges qui pèsent contre elle par un jury composé uniquement de blancs, au cours d’un procès hyper médiatisé qui met à jour une machination du FBI. Angela est libérée sous caution.

Un monstre sacré est né, une grande figure pour la justice et l’égalité. Elle multiplie ses combats, pour la paix au Viêt Nam, pour l’égalité des femmes, contre le racisme et l’oppression.

Aujourd’hui, Angela a 62 ans, toujours rebelle. Elle lutte pour l’abolition de la peine de mort aux Etats-Unis et contre le système carcéro-industriel.

Cette industrie pénitentiaire devenue une manne inépuisable pour le gouvernement et les sociétés privées qui la contrôlent. Angela donne des cours sur l’éveil de la conscience à l’université de Santa Cruz en Californie, encourage l’esprit critique face au prêt à penser.

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