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 Le blog de Léonce Lebrun

Drôle de monde dans lequel nous vivons, un monde  où la Démocratie, ne fait pas bon ménage avec l’éthique et la déontologie, il suffit pour une chapelle de ramasser la mise, que dis-je le pactole du Palais Bourbon ave à peine 20% du corps électoral...

Car Il a fallu la maladresse d’un courant, et une chance extraordinaire, pour  rétablir la Bourgeoisie dans toute sa splendeur, sous couvert d’une habile monarchie républicaine.

Oui mais dans tout ce climat idyllique, il y a une masse qui attend son heure pour renverser la table, par tous les moyens, y compris un remake à la mode de la Commune de Paris (1871) alors là, il n’y aura pas de Versaillais pour sauver la mise, car l’Histoire m’a appris qu’on avait toujours tort d’abuser du peuple,...dure sera la chute... 

 

Un empire colonial français

 

 

L’empire colonial français était l'ensemble des territoires d'outre-mer colonisés par la France. Commencé au XVIe siècle, il a connu une évolution très contrastée selon les époques, aussi bien par son étendue que par sa population ou sa richesse.

 

 Les possessions coloniales ont connu différents statuts et modes d'exploitation, des colonies caribéennes esclavagistes du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle à l'Algérie partie intégrante de la France à certaines périodes, en passant par les protectorats de Tunisie et du Maroc et les territoires sous mandat de Syrie et du Liban.

 

On distingue généralement deux périodes concernant les empires coloniaux français, le pivot étant la Révolution et l'époque napoléonienne au cours desquelles la France perdit les derniers restes de sa première aventure coloniale. Le premier espace colonial, constitué à partir du XVIe siècle comprend des territoires nord-américains, quelques îles de la Caraïbe, les Mascareignes et des établissements en Inde et en Afrique.

 Le Ier empire colonial s'étendait sur 8 013 624 km². La Guerre de Sept Ans, qui met un frein aux ambitions coloniales de la France, se solde par la perte du Canada et de l'Inde à l'exception de quelques établissements mineurs.

 

 Il survit malgré tout et connaît une certaine prospérité grâce aux exportations caribéennes, Saint-Domingue, Martinique, Guadeloupe, de café et surtout de sucre entre 1763 et la fin des années 1780. Il s'effondre brutalement dans la décennie suivante avant de disparaître presque entièrement durant l'époque napoléonienne.

 

Le second espace colonial, constitué à partir des années 1830, se compose principalement de régions d'Afrique acquises à partir des anciens comptoirs, mais aussi d’Asie, Indochine, et d’Océanie, Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Nouvelles-Hébrides. Ce second empire colonial était au cours de la seconde moitié du XIXe et au XXe siècle le deuxième plus vaste du monde, loin toutefois derrière l'empire colonial britannique.

 

 Il fut présent sur tous les continents, à son apogée de 1919 à 1939, il s'étendait sur 12 898 000 km². Incluant la métropole, les terres sous souveraineté française atteignaient de 1920 à 1939 plus de 13 000 000 de km².

 

Aujourd'hui, les restes de ce large empire colonial se retrouvent dans la France d'outre-mer, soit une douzaine de possessions insulaires dans l'Atlantique, la Caraïbe, l'océan Indien, le Pacifique Sud, au large de l'Antarctique, ainsi que la Guyane sur la côte nord de l'Amérique du Sud, ce qui fait désormais 120 656 km², soit près d'1 % de sa superficie d'apogée de 1939.

 

Grâce aux zones extérieures, la France possède 11 000 000 de km² de territoires. Cinq d'entre eux sont des départements-régions. Il vit en 2011 dans ces territoires environ 2 685 705 personnes qui jouissent d'une représentation politique au niveau national, ainsi que de divers degrés d'autonomie.

 

Évolution de l'empire colonial français 

Il est composé principalement par des possessions de la Nouvelle-France, dans la Caraïbe, aux Indes, ainsi que des comptoirs et d'îles parsemées.

 

Le premier espace colonial français est l'espace colonial issu des conquêtes monarchiques. Les désignations suivantes lui correspondent, premier empire colonial, empire royal, empire monarchique  car il a été créé majoritairement par des régimes monarchiques Royaume de France, Premier Empire, empire colonial français moderne  ,datant de l'époque moderne. Les justifications de la colonisation française ont évolué avec le temps.

 

 À l'origine, la rivalité de puissance avec l'empire austro-espagnol de Charles Quint, François Ier exigeait de voir la clause du testament d'Adam  qui avait laissé le monopole de l'Amérique aux Espagnols et aux Portugais lors de la signature de traité de Tordesillas.

 

Deuxième justification, la propagation de la foi chrétienne. Au XVIIe siècle, les établissements des les îles de la Caraïbe vivent de contrebande et de piraterie aux dépens des colonies espagnoles et hollandaises plus prospères.

 

Puis vient la justification physiocratique, les colonies doivent fournir les cultures exotiques que la France n'assure pas, sucre, café, indigo. Comme les colons français sont peu nombreux, on fait venir en masse des esclaves africains.

 

À la Révolution, s'opposent les partisans du réalisme économique, pas de colonies sans esclaves, et ceux des principes égalitaires, périssent les colonies plutôt qu'un principe.

En Inde, les Français commencèrent à vouloir s'implanter de façon significative grâce à la politique de Joseph François Dupleix entre 1719 et 1763. Les efforts de ce dernier furent néanmoins ruinés après la conclusion du traité de Paris en 1763.

 

Les îles de la Caraïbe 

En Amérique, la Nouvelle-France s’accroît de façon spectaculaire et comprend presque la moitié de l'Amérique du Nord. Elle forme quatre colonies dont l'Acadie, le Canada, Terre-Neuve, et la Louisiane.

 Après le traités d'Utrecht en 1713, elle perd l’Acadie, partie sud, la Baie-d'Hudson, et Terre-Neuve. Cependant, elle forme deux nouvelles colonies, l'isle Royale et isle Saint-Jean.

 

Tout s'écroule au traité de Paris en 1763, après la Guerre de Sept Ans, où elle perd le Canada, l'Acadie, isle Royale, isle Saint-Jean, et la partie est du Mississippi, qui faisait partie de la Louisiane, et la partie ouest qui revient à l'Espagne, pour sa perte de la Floride aux dépens des Anglais.

 

 La France reprit la Louisiane occidentale à condition de ne pas la vendre ni à l'Angleterre et ni aux Américains, ce que Napoléon fit trois ans plus tard, sans l'appui ou l'approbation de l'Assemblée Nationale en 1803. L'Amérique du Nord devient alors en majorité anglophone.

 

En 1804, les Français perdent le dernier fleuron de leur premier empire colonial : la colonie de Saint-Domingue proclame son indépendance et devient la République d'Haïti.

 

Après la chute du Premier Empire, la France ne conserve que quelques possessions  les cinq comptoirs des établissements de l'Inde, l'île de Gorée au Sénégal, quelques îles de la Caraïbe, Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, ainsi que la Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon.

 

Empire colonial français en 1920. 

La politique coloniale du Second Empire porte l'empreinte de Napoléon III et de son ministre de la Marine et des Colonies Chasseloup-Laubat. Ce dernier entreprend une modernisation de la marine de guerre, cuirassés à hélices, qui doit permettre d'améliorer la capacité d'intervention des troupes coloniales.

 

 La superficie du domaine colonial triple sous le Second Empire jusqu'à atteindre un million de km² pour cinq millions d'habitants.

 

Chronologiquement, l'annexion définitive de la Nouvelle-Calédonie en 1853 constitue la première action coloniale de l'Empereur. En Afrique, il nomme Faidherbe au poste de gouverneur du Sénégal.

 

 S'ensuivront la fondation du port de Dakar et la création du corps des tirailleurs sénégalais. L'implantation du comptoir des Rivières du Sud en 1859, puis l'acquisition de la côte du Gabon en 1862 sont les principales étapes de la pénétration française en Afrique de l'Ouest.

 

Colonies françaises en 1891. 


En Afrique de l'Est, Napoléon III signe en 1862 un traité de commerce avec Madagascar où s'installe un consulat de France. La politique impériale vise principalement de ce côté de l'Afrique à contrer l'influence britannique.

 

 La même année, la France obtient d'un chef local la cession du petit territoire d'Obock sur la côte nord du golfe de Tadjourah, mais elle n'y procède à aucune occupation effective pendant vingt ans, se contentant de réaffirmer sa souveraineté de loin en loin en faisant hisser les couleurs nationales par l'équipage d'un bâtiment naval de passage.

 

 Au Maghreb, il renforce la présence des conseillers militaires français dans l'armée du bey de Tunis.

 

Le Second Empire étend le domaine français en Algérie et entreprend la conquête de la Cochinchine et du Cambodge, de la Nouvelle-Calédonie, de nombreuses îles dans le Pacifique aujourd'hui en Polynésie  et du Sénégal. Un décret impérial du 2 juin 1848 crée les départements  d'Algérie.

En Europe, Napoléon III exerce sa politique expansionniste par l'annexion de la Savoie et du Comté de Nice en 1860 par le traité de Turin. Le Sénatus-consulte du 12 juin 1860 a enregistré les dispositions de ces annexions.

 

Plus limitée, et surveillée en Europe après la défaite napoléonienne, la France se lance dans la conquête de l'Afrique avec la campagne d'Algérie ,1830-1847. Puis elle colonise la majeure partie de l’Afrique occidentale et équatoriale, l'Indochine, ainsi que de nombreuses îles d'Océanie.

 

 Ce second espace atteint son apogée après la Première Guerre mondiale, lorsque la France reçoit de la Société des Nations un mandat sur la Syrie et le Liban.

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les territoires français d'Outre-mer sont un enjeu central , entre l'été 1940 et la mi-1943, la quasi-totalité bascule dans le camp des forces de résistance.

 

Malgré des tentatives d'intégration plus grande des colonies dans la République, Union française en 1946, celles-ci restent dans un état de sujétion, et leurs élites et populations ne se satisfont plus de cet état de fait. La décolonisation de l'Afrique occidentale et de l'Asie diminue drastiquement l'étendue de l'outre-mer français entre 1954, accords de Genève, et 1962, accords d'Évian.

 

 Celui-ci se limite alors aux départements d'outre-mer, déjà intégrés à la République, aux colonies du Pacifique, et à quelques possessions résiduelles. Entre 1975 et 1980, trois colonies obtiennent l'indépendance, achevant la décolonisation de l'Afrique , les Comores sauf Mayotte, les Afars et Issas et les Nouvelles-Hébrides.

 

Après cette date, la France oscille entre intégration croissante des territoires à la République, les DOM deviennent des régions d'outre-mer, Mayotte accède à ce statut en 2011, et reconnaissance de leurs spécificités, avec le statut de collectivité d'outre-mer.

 

 La seule ancienne colonie dont le statut pose problème depuis le milieu des années 1980 est la Nouvelle-Calédonie, dont l'indépendance sera soumise à référendum entre 2014 et 2020.

 

Bilan de la colonisation française en Afrique 

Les historiens, après les militants colonialistes en leur temps, soulignent classiquement l'incohérence existant entre l'affirmation des principes républicains par la France, Liberté, Égalité, Fraternité, et la pratique autoritaire de la colonisation, notamment par l'intermédiaire du Code de l'Indigénat et du travail forcé.

 

La colonisation en Afrique a bâti des États dont les frontières ne correspondent pas au découpage ethnique, séparant certaines ethnies entre plusieurs États, ou rassemblant au contraire des ethnies rivales dans le même État.

 

La France est également accusée d'avoir implanté sur le territoire africain certains de ses travers supposés , des structures administratives lourdes, la pompe pouvoir, le goût du débat théorique au détriment de l'efficacité économique.

 

Éducation

En 1960, on comptait seulement deux millions d'enfants scolarisés en Afrique noire et à Madagascar. Dans la seule Afrique noire, 16 000 écoles primaires et 350 établissements secondaires, collèges et lycées, fonctionnaient.

 

La France a porté ses efforts vers la formation, 96 % des instituteurs étaient africains au moment de l'indépendance. Les 4 % restant sont représentés par 28 000 enseignants français exerçant dans la seule Afrique, Afrique du Nord comprise, soit un huitième du corps professoral national.

 

Santé 

En matière de santé, des maladies ont été éradiquées. Le docteur Jean-Marie Robic, pour lutter contre la peste à Madagascar à la fin du XIXe siècle, et faute de temps, s'est lui-même transformé en cobaye afin de tester le vaccin pour gagner la course contre la mort. Dans le même temps, la mortalité infantile a diminué dans l'Afrique sub saharienne colonisée

 

À la date de 1960, la France avait fait bâtir en Afrique seulement 2 000 dispensaires en état de fonctionnement, 600 maternités, 40 hôpitaux en Afrique noire et à Madagascar.

 

Infrastructures 

À la décolonisation, les territoires colonisés par la France en Afrique comptaient 2 000 dispensaires, 600 maternités, 40 hôpitaux, 18 000 km de voies ferrées, 215 000 km de pistes principales, 50 000 km de routes bitumées, 63 ports, 196 aérodromes, 16 000 écoles primaires, 350 collèges et lycées.

 

Bilan économique global 

La colonisation a apporté les ressources, en personnel, minerais, hydrocarbures, nécessaires au développement de l'économie française, ainsi qu'une influence politique qui aujourd'hui encore favorise l'exploitation de ressources par les entreprises françaises, exploitation de l'uranium au Niger par Areva, du pétrole et du gaz algérien par Total.

 

Les Africains en  France. 

 On peut s'appuyer sur les recensements qui font passer la population d'Afrique subsaharienne résidant en France de 13 517 personnes en 1946 à 17 797 personnes en 1962. 

 

Anciennes colonies françaises d'Afrique du Nord 

Pour ce qui concerne les anciennes colonies maghrébines musulmanes d'Afrique du Nord, les choses se sont passées différemment et pour plusieurs raisons. De 1940 à 1945, 500 000 Maghrébins prirent part au conflit dans les forces françaises.

 

 De 1947 à 1954, le nombre d'immigrés en provenance du Maghreb dépassera le million. Pour ces travailleurs, la venue en France apparaît comme le seul moyen d'échapper à la misère et à l'oppression coloniale.

 

Toutefois des auteurs dressent la description de leurs conditions d’hébergement, des lieux parfaitement impropres à l'habitation humaine sont découverts à Paris, notent les services sociaux de la préfecture de la Seine, des caves, des greniers, d'anciens abris bétonnés, des tours d'usine servant de refuge à une population misérable.  Apparaissent les bidonvilles comme à Nanterre où vivent près de huit mille Maghrébins.

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