MOI2

 Le blog de Léonce Lebrun

Que des médias  et des journalistes affidés, cessent d’enfumer les masses déjà déboussolées par ces actes de guerre mystérieux, sous le vocable « d’attentats »...

Et voilà qu’il est déclaré péremptoirement, que si la ligne rouge est atteinte dans le bourbier syrien, on interviendra…Oui, mais comment !!!par des frappes aériennes, pas très courageux, en laissant un pays dévasté comme la Libye, ou au sol, alors on pourrait observer la valeur et le courage des hommes  au combat...ce qui n'est pas évident...

En vérité le problème vient de l’Occidnt qui a cette facheuse manie de vouloir  conduire le monde , suivant ses propres conceptions qui ont démontré qu’elles étaient nuisibles pour la Paix

Les damnés de la terre

 

Extrait de "Les damnés de la terre" de Frantz Fanon


Il ne faut pas seulement combattre pour la liberté de son peuple. Il faut aussi pendant tout le temps que dure le combat réapprendre à ce peuple et d'abord réapprendre à soi-même la dimension de l'homme.

 

Il faut remonter les chemins de l'histoire, de l'histoire de l'homme damné par les hommes et provoquer, rendre possible la rencontre de son peuple et des autres hommes.

 

En réalité le militant qui est engagé dans un combat armé, dans une lutte nationale, a l'intention de mesurer au jour le jour toutes les dégradations infligées à l'homme par l'oppression coloniale

.

Le militant a quelquefois l'impression harassante qu'il lui faut ramener tout son peuple, le remonter du puits, de la grotte.

 

Le militant s'aperçoit très souvent qu il lui faut non seulement faire la chasse aux forces ennemies mais aussi aux noyaux de désespoir cristallisés dans le corps du colonisé. La période d'oppression est douloureuse.

 

Mais le combat, en réhabilitant l'homme opprimé développe un processus de réintégration qui est extrêmement fécond et décisif. le combat victorieux d'un peuple ne consacre pas uniquement le triomphe de ses droits. Il procure à ce peuple densité, cohérence et homogénéité.

 

Car le colonialisme n'a pas fait que dépersonnaliser le colonisé. Cette dépersonnalisation est ressentie également sur le plan collectif au niveau des structures sociales.

 

Le peuple colonisé se trouve alors réduit à un ensemble d'individus qui ne tirent leur fondement que de la présence du colonisateur.

Informations supplémentaires