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 Le blog de Léonce Lebrun

Drôle de monde dans lequel nous vivons, un monde  où la Démocratie, ne fait pas bon ménage avec l’éthique et la déontologie, il suffit pour une chapelle de ramasser la mise, que dis-je le pactole du Palais Bourbon ave à peine 20% du corps électoral...

Car Il a fallu la maladresse d’un courant, et une chance extraordinaire, pour  rétablir la Bourgeoisie dans toute sa splendeur, sous couvert d’une habile monarchie républicaine.

Oui mais dans tout ce climat idyllique, il y a une masse qui attend son heure pour renverser la table, par tous les moyens, y compris un remake à la mode de la Commune de Paris (1871) alors là, il n’y aura pas de Versaillais pour sauver la mise, car l’Histoire m’a appris qu’on avait toujours tort d’abuser du peuple,...dure sera la chute... 

Les damnés de la terre

 

Extrait de "Les damnés de la terre" de Frantz Fanon


Il ne faut pas seulement combattre pour la liberté de son peuple. Il faut aussi pendant tout le temps que dure le combat réapprendre à ce peuple et d'abord réapprendre à soi-même la dimension de l'homme.

 

Il faut remonter les chemins de l'histoire, de l'histoire de l'homme damné par les hommes et provoquer, rendre possible la rencontre de son peuple et des autres hommes.

 

En réalité le militant qui est engagé dans un combat armé, dans une lutte nationale, a l'intention de mesurer au jour le jour toutes les dégradations infligées à l'homme par l'oppression coloniale

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Le militant a quelquefois l'impression harassante qu'il lui faut ramener tout son peuple, le remonter du puits, de la grotte.

 

Le militant s'aperçoit très souvent qu il lui faut non seulement faire la chasse aux forces ennemies mais aussi aux noyaux de désespoir cristallisés dans le corps du colonisé. La période d'oppression est douloureuse.

 

Mais le combat, en réhabilitant l'homme opprimé développe un processus de réintégration qui est extrêmement fécond et décisif. le combat victorieux d'un peuple ne consacre pas uniquement le triomphe de ses droits. Il procure à ce peuple densité, cohérence et homogénéité.

 

Car le colonialisme n'a pas fait que dépersonnaliser le colonisé. Cette dépersonnalisation est ressentie également sur le plan collectif au niveau des structures sociales.

 

Le peuple colonisé se trouve alors réduit à un ensemble d'individus qui ne tirent leur fondement que de la présence du colonisateur.

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