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Le point de vue de Léonce Lebrun  

 

Le populisme

 

L’étranger qui débarque  ne sait pas où se situer dans ce pays ,la France, avec une telle division  disparate de sa population, allant du communautariste au dihadiste, du républicain à l’islamiste radicalisé, du gauchiste à l'ultra-droite, de l'orléaniste au bonapartiste, du terroriste au populiste...  

…bref avec un tel attelage humain peut-on parler de « vivre ensemble », un discours   habillé  de manipulation idéologique

 

Précisément parlons du populisme, un concept qui a fait son apparition dans le domaine médiatique, mettant dangereusement en scène la qualité des personnes, avec d’un côté ceux qui gouvernent et dirigent 

 

… de l'autre, la masse des citoyens  se pliant aux injonctions d’un système suivant la couverture de la démocratie

 

Mais dès qu’un besoin  de changement se fait sentir  par des manifestations violentes, les médias affidés au Pouvoir politique, ont baptisé ce mouvement de populisme, un qualificatif  péjoratif ô combien insultant…

 

…  car il s'avère sous-entendu que le peuple n’ayant pas droit au bouleversement institutionnel, est considéré comme dépourvu d’intérêt…

 

… il lui est concédé  un droit de vote qui l’autorise à s’exprimer périodiquement en vertu des règles de la démocratie, un mode de fonctionnement que n’avait pas prévu l’auteur de l’esprit des lois…(Montesquieu)

 

… il en ressort que  comme le spécifiait en son temps un éminent homme politique disparu…

 

… le citoyen vote le Dimanche et vaquière à ses occupations le Lundi…

 

Mais ce modèle ne peut plus perdurer et exige le respect de chacune et chacun en conformité avec l'esprit républicain.

 

Car les élites aux affaires politiques depuis des lustres ont  montré leurs failles et faiblesses…

 

…En effet prenons le cas de l’Occident, avec le XXème siècle le Monde a connu  deux guerres sanglantes provoquées par les politiciens au Pouvoir...

 

...alors que ce sont les paysans et autres ouvriers au front, qui ont payé lourdement les conséquences de leurs ambitions irresponsables....

 

...que du reste en l'espèce il ne peut être exigé du citoyen un quelconque patriotisme, et l'on comprend mieux ces désertions massives des époques en cause dans les rangs de l'Armée, qu'à postériori j'approuve totalement.

 

Et depuis 1945 malgré le plus jamais ça, des peuples ont senti durement les comportements colonialistes et impérialistes des gouvernements successifs de certaines Nations de l'Occident...

 

...vis à vis des Etats de l'Ouest africain, de l'Algérie de Madagascar de l'Indochine et des territoires dits outre-mer.

 

Enfin j'observe en ce qui concerne la France, que le peuple a été volé  de sa colère de 1789… en faisant confiance à des clans antirévolutionnaires. 

 

…que depuis l’ avènement de la République  sous la domination d’une Bourgeoisie féroce et arrogante…

 

… tous les mouvements populaires ont été écrasés par la force ou la ruse.

 

Mais les soubresauts actuels entrevoient de nouvelles perspectives pour les populistes…

 

Alors, pour ces intouchables, dure sera la chute… allons nous vers le crépuscule des dieux...

 

...en tout cas ces personnages devraient retenir que les cimetières sont remplis de gans indispensables ( Clémenceau)

 

Le Mozambique

 

Le Mozambique est un État africain situé sur la côte orientale de l'Afrique. Il est entouré par l'Afrique du Sud, le Swaziland, le Zimbabwe, la Zambie, le Malawi et la Tanzanie.

 Il est une ancienne colonie portugaise, le deuxième pays lusophone par sa population et le troisième par sa superficie. Le pays est membre de la Communauté des pays de langue portugaise.

Histoire

L'histoire du Mozambique dans sa période préhistorique est mal connue mais les premiers habitants de la région étaient des ancêtres des Bochimans qui furent progressivement chassés du territoire du futur Mozambique, entre le Ier siècle et le IVe siècle, par des vagues de peuplements de langue bantou, arrivant par la vallée du Zambèze.

Les nouveaux arrivants, contrairement aux chasseur-cueilleurs originels, maîtrisaient l'agriculture et le travail du fer et avaient contrairement aux Bochimans une société hiérarchique.

 Le système de formation était tel que les parents apprenaient leurs métier aux enfants, de plus les habitants essayaient de mémoriser une tradition orale.

La présence de la route reliant le royaume du Zimbabwe à l'océan Indien favorise l'implantation de nombreux comptoirs commerciaux par les navigateurs indiens, arabes, indonésiens et chinois.

 Ainsi un capitaine persan, Ibn Shahriyar, dans son Livre des merveilles de l'Inde, rapporte le témoignage d'un marchand arabe du nom d'Ibn Lakis qui en 945, voit arriver sur la côte du Mozambique un millier d'embarcations.

Montées par des Waq-Waq qui viennent d'îles situées en face de la Chine  chercher des produits et des esclaves zeng, mot arabe qui désigne à l'époque la côte orientale de l'Afrique.

Ces échanges existaient donc depuis plusieurs siècles lorsque Vasco de Gama, lors de sa première expédition en 1498, reconnaissait la côte est de l’Afrique, établissant des contacts avec les africains après un débarquement dans la baie de Delagoa.

 Sur le site de la future Lourenço Marques, et avec le sultan Mussa Mbiki dirigeant une petite île au large de Madagascar dans la baie de Mossuril.

C'est le nom de ce sultan, Mussa Mbiki, qui donnera en portugais Moçambique, qui servira tout d’abord à désigner l’île, puis toute la côte africaine lui faisant face.

La colonisation portugaise

Par la signature du traité de Tordesillas en 1494, toute l’Afrique tomba dans la sphère d’influence du Portugal.

La colonisation commença dès le début du XVIe siècle, par la capture de la petite île de Moçambique en 1507, lors de la deuxième expédition de Vasco de Gama, et la construction en 1510 d’un fort carré et d’une ville, São Sebastião de Moçambique, qui furent placés sous l'autorité du vice-roi des Indes résidant à Goa.

Comme leur prédécesseurs, indiens, les Portugais se livrèrent à des trafics très juteux, d’ivoire et développèrent la traite des noirs pratiquées alors par les Arabes, avec le concours de chefs africains.

En 1544, Lourenço Marques explore les côtes continentales, et d'autres comptoirs sont créés.

 Mais à partir de la période, de 1580 à 1640, pendant laquelle les couronnes portugaise et espagnole sont réunies, ces établissements sont abandonnés plus ou moins à eux-mêmes, au profit de ceux d’Inde et d’Extrême-Orient, nettement plus rentables, et de la colonisation brésilienne.

 Malgré le déclin de l’intérêt de la métropole, l’activité se poursuit, en particulier la vente d’esclaves à destination de la péninsule arabique et de l’Empire ottoman.

En 1752, le territoire du Mozambique est dotée d'une administration coloniale autonome par rapport à l'Inde portugaise.

 Mais cette administration coloniale demeurait liée à une structure d'occupation militaire, dépourvue de systèmes de lois et abandonnée à l'arbitraire des représentants de la métropole.

Au XIXe siècle, commence à se mettre en place un système de grandes propriétés terriennes prazos, que les Européens font cultiver par des paysans locaux maintenus dans un état de servage.

Les Britanniques émettent à l'époque de sérieux doute sur la réalité de l'administration locale et dénoncent l'inconsistance de la colonisation portugaise. Ces critiques sont d'autant plus fortes qu'en dépit de l'abolition de la traite en 1836, celle-ci continue et est dénoncée par Livingstone.

Lisbonne ne tarda pas à répondre aux critiques britanniques et organisa des expéditions à partir de 1845 pour démontrer sa présence et affirmer son autorité.

En 1877, la ruée vers l’or au Transvaal encouragea les quelques colons à s’aventurer plus vers l’intérieur des terres. São Sebastião de Moçambique perd alors sa prédominance au profit de Lourenço Marques, reliée en 1890 au Transvaal par la première voie ferrée du territoire.

 Le port de Lourenço-Marquès était en effet devenu le débouché naturel pour l'exportation des minerais du Witwatersrand. Le Mozambique devint alors une dépendance occulte de l'Afrique anglophone.

En 1891, la frontière orientale du Mozambique avec la Zambézie du Sud était fixée par traité. Dans l'opération, les britanniques récupéraient le Manicaland.

Le gouvernement portugais décida alors de confier l'exploitation de la majeure partie du pays pour cinquante ans à trois compagnies privées qui se voyaient attribuer les pouvoirs d'un État sur un territoire et le monopole de son exploitation en échange d'une redevance versée au Portugal. Ces 3 compagnies étaient /

  • la Companhia de Moçambique, basée à Beira, qui contrôlait les districts de Manica et Sofala soit 135 000 km2. Ses capitaux étaient essentiellement français mais aussi portugais, britanniques et sud-africains.

  • la Compagnie de Zambézie, qui contrôlait les districts de Tete et Quelimane soit 155 000 km2. Ses capitaux étaient essentiellement portugais, allemands, français, sud-africains et britanniques.

  • la Compagnie de Niassa, enfin, qui était détenu par des capitaux britanniques et contrôlait tout le nord du territoire mozambicain.

Le bilan de ces compagnies fut néanmoins décevant. Les politiques définies visant à l’enrichissement de la métropole portugaise et des colons européens, ont eu tendance à négliger le développement des infrastructures sociales , spensaires, écoles et de l’équipement du pays.

 

 Un accord inter-étatique fut même conclu entre le Portugal et l'Union d'Afrique du Sud, afin de permettre le recrutement de travailleurs migrants mozambicains dans les mines du Transvaal.

En fait, seule la compagnie de Mozambique développa des infrastructures, notamment la ligne de chemin de fer reliant Beira à Salisbury achevé en 1900. Ce fut aussi cette compagnie qui développa la culture commerciale du sucre qui devint la principale exportation du Mozambique.

En 1929, à la fin du mandat de ces compagnies, le territoire du Mozambique était encore pauvre, non développé et mal contrôlé.

Le Mozambique sous le régime de Salazar

L'arrivée au pouvoir au Portugal d'António de Oliveira Salazar marqua le début d'une politique plus volontariste pour développer les colonies.

 Elle se manifesta en 3 phases différentes et par l'idée novatrice, par rapports aux époques précédentes, qu'il fallait assurer l'intégration du territoire mozambicain et de sa métropole.

 Ainsi, le cadre juridique et institutionnel du territoire fut enfin déterminé par la détermination du principe de l'indivisibilité de l'État et de la Nation, les gouvernements coloniaux étant une émanation du pouvoir centralisateur de la métropole.

Au Mozambique, les organes représentatifs ne concernent cependant que les colons.

La politique d'intégration territoriale des colonies à l'espace national portugais menée par le régime salazariste reposait également sur une politique favorable à l'émigration et à l'établissement des Portugais en Angola et au Mozambique.

 Elle devait être favorisée par le développement des activités productrices comme les mines et l'industrie. Cette politique d'intégration visait les Africains eux-mêmes, qui par une politique d'assimilation au mérite pouvaient intégrer la nation portugaise.

En 1930, le nombre de colons européens au Mozambique n'est que de 30 000 personnes. La politique d'intégration territoriale va contribuer à la faire rapidement augmenter pour atteindre 200 000 personnes au début des années 70 , 3% de la population.

 Néanmoins, l'importance de cette immigration portugaise au Mozambique resta relativement insuffisante et inférieure à ce qui était attendu, les candidats portugais à l'émigration préférant nettement, durant cette période, aller s'établir au Brésil.

Après la Seconde Guerre mondiale, en 1951, le Mozambique et les autres possessions africaines deviennent des provinces portugaises d'outre-mer.

 D'une manière générale, l'absence de moyens financiers suffisants pour la mise en valeur des ressources naturelles du territoire mozambicain est patent et marqué par un faible développement historique des infrastructures.

Néanmoins, des efforts sont accomplis au niveau des activités agricoles, développées autour de deux grands types d'agriculture, d'un côté les plantations de canne à sucre, de thé, de coprah et de sisal et de l'autre côté le coton.

La principale réalisation d'ampleur du régime fut le développement énergétique, marqué par l'exploitation de gisements charbonniers et par le début de la construction du barrage de Cabora Bassa.

La guerre d'indépendance

Le 25 juin 1962, au Tanganyika, plusieurs groupes anticoloniaux fondèrent le Front de libération du Mozambique , FRELIMO, un mouvement qui prône le rejet global du système colonial-capitaliste dans un contexte de lutte des classes et de lutte révolutionnaire.

 Le FRELIMO opta pour placer l'insurrection armée au centre de la lutte politique, afin de mobiliser les populations rurales, amenées à constituer la base sociale et politique du mouvement.

 Il engagea ses premières actions de guérilla à partir de septembre 1964 en dépit des dissensions internes qui affaiblissaient le mouvement.

 Le COREMO, soutenu par le président zambien Kenneth Kaunda mais aussi allié à l'UNITA angolais et au Congrès Pan Africain, n'arriva pas à s'imposer face au FRELIMO dans le domaine de la lutte armée contre l'administration portugaise.

En 1968, le premier gouverneur civil du Mozambique était nommé, l'armée ayant fourni jusque-là la majorité des gouverneurs coloniaux.

En dépit de l'assassinat en 1969 de son chef historique Eduardo Mondlane, le FRELIMO devint le seul mouvement nationaliste de guérilla à pouvoir lutter contre le pouvoir colonial.

Le FRELIMO est finalement reconnu internationalement comme mouvement de libération nationale. Sa direction tricéphale était alors composée d'un marxiste, Samora Machel, d'un intellectuel, Marcelino dos Santos, et d'un modéré, le révérend Uria Simango.

 Après que ce dernier eut rejoint le COREMO, Samora Machel prit vite l'ascendant sur le mouvement alors que Dos Santos , un métis, préférait s'effacer devant un nègre représentant la classe ouvrière. Dos Santos demeura néanmoins l'idéologue en chef du FRELIMO.

En 1972, un mouvement national de résistance était créé de toutes pièces par les services secrets de Rhodésie avec pour mission de s'attaquer aux bases arrières des mouvements nationalistes de Rhodésie.

En avril 1974, le FRELIMO contrôlait le nord du pays et la région de Tete, soit un tiers du territoire, quant au Portugal, la Révolution des œillets mettait fin à la dictature salazariste.

 Le FRELIMO devint l'interlocuteur privilégié des Portugais bien qu'en quelques semaines, une trentaine de partis politiques virent le jour au Mozambique.

 Le 7 septembre 1974, un accord était signé à Lusaka entre le Portugal et le FRELIMO fixant un calendrier pour un cessez-le-feu, l'établissement d'un gouvernement provisoire en vue de la proclamation de l'indépendance du Mozambique.

Une partie des colons portugais fut alors ulcéré de l'abandon annoncé de la colonie. Certains voulurent prendre modèle sur la Rhodésie et à l'instar de Ian Smith, faire déclarer unilatéralement l'indépendance. Une tentative de coup d'État mal préparé a alors lieu.

Des colons s'emparèrent des locaux de la radio nationale, occupèrent la centrale téléphonique et libérèrent les agents de la PIDE, la police secrète salazariste, arrêtés lors de la Révolution des œillets. Mais la majorité des colons se résigna en fait à l'arrivée du FRELIMO au pouvoir.

 Une plus grande majorité d'entre eux se résignait au départ et en quelques mois, la population portugaise tomba de 200 000 à 80 000 personnes, alors que l'indépendance n'avait toujours pas été proclamée.

 Les derniers soubresauts eurent lieu en octobre 1974. Certains des colons brûlèrent leurs propriétés en partant, la majorité vers l'Afrique du Sud et le Portugal.

L'indépendance du Mozambique

Le 25 juin 1975, l'indépendance du Mozambique était proclamée et Samora Machel en devenait le premier président de la république.

 

 Selon les accords passés avec le gouvernement portugais, des élections pluralistes devaient être organisées et un gouvernement d'union nationale devait assurer la stabilité du nouveau pays.

 

 En fait, le FRELIMO accapara immédiatement le pouvoir que les Portugais lui avaient donné, et s'aligna politiquement sur le bloc soviétique, en mettant en place un État socialiste. Les élections pluralistes n'eurent pas lieu.

 La nouvelle constitution proclamait l'établissement d'une démocratie populaire, fondée sur un système de parti unique et d'élections indirectes.

L'état économique et social paraissait alors déplorable mais le nouveau gouvernement comptait sur l’aide économique et politique de l’Union soviétique et de Cuba relayant alors celles qui étaient apportées jusque là par le Portugal et l'Afrique du Sud.

Cependant, le pays allait s'enfoncer dans une guerre civile attisée par des intérêts qui dépassaient ceux du Mozambique.

La démocratie

En 1994, les élections donnèrent vainqueur le Frelimo de Joaquim Chissano et malgré de nombreux témoignages de fraude, le ReNaMo respecta le résultat, se cantonnant à l’opposition politique.

Le retour à la paix provoqua le retour de 1,7 million d’expatriés, ainsi que le retour de quatre millions de déplacés à l’intérieur du pays.

 Économiquement, le pays doit alors procéder à de grandes réformes recommandées par les grandes institutions internationales.

 Certaines semblent contre-productives comme la dérégulation du secteur de la noix de cajou qui fait disparaître 90 % des emplois de cette industrie exportatrice.

En 1995, le Mozambique adhère au Commonwealth, devenant le premier membre de celui-ci à n’avoir jamais fait partie de l’empire britannique. En décembre 1999 se tiennent de nouvelles élections qui donnent encore la victoire au Frelimo.

 Des irrégularités poussent le Renamo à menacer un retour à la guerre civile, mais suite à sa défaite devant la cour suprême, il finit par y renoncer. A la fin des années 90, le Mozambique bénéficia du processus d’allégement de la dette des pays les plus pauvres.

A la fin des années 90 et au début des années 2000, le pays fait appel à des agriculteurs blancs d'Afrique du Sud et du Zimbabwe pour relancer des exploitations agricoles ou redévelopper les cultures de tabac, de maïs, de soja, de piment, de tournesol.

 Le gouvernement leur proposa concrètement des terres à la location pour des périodes de 50 à 100 ans, le but étant de favoriser l'emploi local.

En 2000, un cyclone et l’inondation qui le suit dévastent le pays, tuant plusieurs centaines de personnes.

En 2001, Joaquim Chissano indique qu'il ne se représenterait pas une troisième fois, et c’est Armando Guebuza qui lui succède à la tête du Frelimo, remportant encore les élections de décembre 2004.

En 2005, plusieurs exploitations agricoles louées aux agriculteurs blancs firent faillite. Ceux-ci mirent en cause la politique des gouvernements occidentaux orientés vers l'aide à la réduction de la pauvreté et non vers le développement des ressources locales et en aucun cas vers le développement à long terme de l'agriculture .

En 2006, le pays comptait 19 millions de Mozambicains dont ,1-3, vivant dans les villes, conséquence d'une urbanisation rapide intervenue au cours de l’interminable guerre civile.

S’il demeure l’un des pays les plus pauvres du monde, où l’espérance de vie est d’à peine 41 ans, le Mozambique connaît depuis 1995 une croissance annuelle exceptionnelle qui atteint 9% en 2005.

 La Banque mondiale a ainsi cité le Mozambique comme  un modèle de réussite. Une réussite en termes de croissance, et un modèle qui montre aux autres pays comment tirer le meilleur parti de l’aide internationale 

Politique

Le Mozambique est une république multipartite à régime présidentiel où le président occupe à la fois les fonctions de chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre l'Assemblée de la République et le gouvernement.

Histoire politique avant la démocratisation

En 1974, une décennie de guérilla emmenée à l'origine par Eduardo Mondlane , assassiné en 1969, mit fin la colonisation par le Portugal.

Lorsque l'indépendance fut proclamée en 1975, les leaders du Front de libération du Mozambique , FRELIMO,  établirent rapidement un État à parti unique allié au bloc soviétique et écartèrent le multipartisme, les institutions d'instruction religieuse ainsi que les autorités traditionnelles.

Le nouveau gouvernement exprima son soutien au Congrès national africain , ANC, et à l'Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique , ZANU-PF

 Tandis que les gouvernements d'apartheid au pouvoir en Afrique du Sud et en Rhodésie soutenaient et finançaient la Résistance nationale du Mozambique  RENAMO, mouvement rebelle armé du Mozambique central.

 La première décennie de l'indépendance du Mozambique est marquée par la guerre civile, l'ingérence des pays voisins et la crise économique. Pendant la plus grande partie de la guerre civile, le gouvernement fut incapable d'exercer un contrôle effectif en dehors des zones urbaines.

 Le nombre de victimes de la guerre civile est estimé à un million de morts, 1,7 million de réfugiés vers les pays voisins et plusieurs millions de déplacés à l'intérieur des frontières.

 Lors du troisième congrès du FRELIMO en 1983, le président Samora Machel admit l'échec du socialisme et la nécessité de réformes politiques et économiques majeures.

 Sa mort en 1986, avec plusieurs de ses conseillers, dans un accident d'avion dont les circonstances n'ont pas été élucidées, interrompra le processus.

Son successeur, Joaquim Chissano, poursuivit les réformes et entama des négociations de paix avec le RENAMO. La nouvelle constitution, entrée en vigueur en 1990, instaura un système multipartite, l'économie de marché et des élections libres.

 La guerre civile prit fin en octobre 1992 avec les Accords de Rome. La paix revint sous la surveillance de la force de maintien de paix des Nations Unies ONUMOZ et les premières élections démocratiques eurent lieu en 1994. Joaquim Chissano fut élu président avec 53% des voix.

 Les 250 sièges de l'Assemblée nationale furent attribués pour 129 au FRELIMO, 112 au RENAMO et 9 à des représentants des trois petites formations réunies sous le nom d'Union démocratique.

Au milieu de l'année 1995, la plupart des 1,7 million de Mozambicains qui avaient fui vers les pays limitrophes , Malawi, Zimbabwe, Swaziland, Zambie, Tanzanie et Afrique du Sud avaient regagné le pays et les 4 millions , chiffre estimé, de déplacés internes avaient retrouvé leur région d'origine.

Aux dernières élections générales du 1er et 2 décembre 2004 marquées par une très faible participation ,36%, le FreLiMo a remporté 160 des 250 sièges que compte l'assemblée, gagnant 27 sièges par rapport à l'assemblée sortante élue en 1999.

Néanmoins de nombreuses fraudes ont été constatées lors de ces élections, que ce soit pour la présidentielle qui a vu la victoire du candidat du FreLiMo Armando Guebuza ou pour les législatives.

 Les observateurs internationaux du Centre Carter et de l'Union européenne ont reconnu les fraudes , ils jugent que celles-ci ne sont pas de nature à modifier le résultat de l'élection présidentielle mais bien plus celui des législatives.

 La ReNaMo de son côté ne reconnait pas la validité du scrutin. La commission électorale la crédite de 90 sièges, soit une perte de 27 sièges. Aucun autre parti n'a réussi à entrer au parlement.

La ReNaMo a menacé de ne pas siéger au parlement si de nouvelles élections libres et impartiales n'étaient pas tenues.

 Néanmoins, la ReNaMo avait déjà utilisé cette menace après les élections truquées de 1999 mais le boycott du parlement par un député implique le non-versement de ses indemnités de parlementaire et la ReNaMo avait renoncé au boycott.

Pouvoir exécutif

Le Président est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans. Le Premier ministre est nommé par le Président.

Pouvoir législatif

L'Assemblée de la République est composée de 250 membres élus pour cinq ans à la proportionnelle.

Subdivisions

Le Mozambique est divisée en 11 provinces 

Géographie

Le pays est une immense façade maritime de l’Afrique australe.Domaine des savanes coupées par des fleuves venant des plateaux d’Afrique anglophone. Le relief est plus relevé à l’intérieur. Le Monte Binga est le point culminant avec 2 436 m.

Le Mozambique est limitrophe de la Tanzanie, du Malawi, de la Zambie, du Zimbabwe, de l'Afrique du Sud et du Swaziland. Il dispose d'un littoral de plus de 2 000 km sur l'Océan Indien. Le climat varie de tropical à subtropical.

Économie

En 2007, le Mozambique est un des pays les plus pauvres du monde. La moitié de sa population y vit sous le seuil de pauvreté.

L’économie repose essentiellement sur l´agriculture. Environ un actif sur cinq travaille dans le secteur primaire.

 Des années 70 à 90, l’agriculture était entièrement collectivisée. Depuis les années 2000, elle juxtapose des petites fermes familiales et de grandes exploitations appartenant à de grandes entreprises.

Les agriculteurs n’arrivent pas à satisfaire les besoins alimentaires mais le pays exporte néanmoins du coton, du sucre, du coprah, une forte production de noix de cajou et une forte production de crevettes.

Les principaux atouts de développement du pays sont dans les secteurs du tourisme et dans l’industrie minière. En 2007, de grands projets d'exploitation du sous-sol ont vu le jour pour exploiter les sables minéralisés, le charbon, l'or, la bauxite et le tantale.

L’économie et la politique sont aux mains d’une très petite élite descendant des assmilados, les africains assimilés par les Portuguais durant l’époque coloniale, et une autre plus importante venant de  L'Afrique  du Sud, voisine. La plupart de la main d’œuvre est mal formée.

 Le système de formation porte les stigmates du passé colonial avec un système secondaire et universitaire peu développé.

 L’ancien système de formation africain n’avait pas pu évoluer à cause de la traite négrière, la colonisation portugaise a ensuite occidentalisé les élites en leur imposant une scolarité portugaise, mais juste de niveau primaire.

Les élites qui ont conduit le pays à l ´indépendance n’ont pu que transmettre à la masse l’éducation qu'ils ont, eux, reçue. L’économie est frappée par la fuite des cerveaux, les rares universitaires formés préférant s'expatrier.

L'aide et les investissements internationaux ont permis au pays de faire quelques progrès spectaculaires. La croissance du BIP est à peu près de 7% chaque année.

 Cependant le manque d’infrastructure, la corruption et la forte prévalence du VIH , qui a dramatiquement réduit l’espérance de vie, sont des freins au développement.

Ainsi que la présence de conflits armés ou d'instabilités civiles à ses frontières, ou des troubles locaux subsistant encore de façon sporadique suite à la longue guerre civile, et des difficultés environnementales avec leurs lots de populations déplacées suite à de graves inondations et à des périodes d’intense sécheresse.

Repèes /

  • Démographie / 

    • Croissance démographique ,  2,1% par an

    • Prévalence du VIH/sida , 15-49 ans,  16,2%

    • Espérance de vie ,  46,3 ans

    • Population des moins de 15 ans ,  44,1%

  • Éducation  / 

    • Analphabétisme ,  hommes ,  62,3% ,  femmes , 31,44%

    • Taux de scolarisation primaire ,  65 %

    • Taux de scolarisation secondaire ,  8%

  • Économie /

    • Croissance du PIB,  environ 7% par an

    • Service de la dette , 2002,  6% des exportations

une bourse à ouvert ses portes à Maputo en 1999

Démographie

Le pays est fortement sous-peuplé à cause de la traite, du travail forcé pendant la colonisation et de la récente guerre civile, et la population jeune , la moitié ont moins de 20 ans, augmente rapidement.

Culture

Le Mozambique est un pays créé par les Portugais par regroupement de plusieurs peuples de langues bantoues, mais aussi quelques-uns de langues nilotiques.

 

 La plupart des habitants de maîtrisent pas le portugais et ne parlent que leur langue ou celle des ethnies voisines.

 

Les Portugais n'ont pas occidentalisé ces peuples. Cependant l´élite politique et économique est profondément imprégnée de la culture portugaise au détriment de sa culture d'origine

 

Langues

La langue la plus parlée au Mozambique est le Portugais , 40%,  alors que seulement 6,5% sont des locuteurs natifs.

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