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 Le blog de Léonce Lebrun  

Au pays du "vivre ensemble", et d’absence de race, on supporte difficilement la présence ou la supériorité d’un Nègre en pôle position.  C'est ainsi que  Barack Obamafut l’objet de tous les quolibets des médias français durant sa présidence aux USA  de 2008 à  2017, et voilà q'à l'occasion du Grand Prix de formule 1 (sport automobile) du Mexique, le dimanche 29/10)

Lewis Hamilton, Britannique, ayant été déclaré champion du Monde pour la 4è fois de sa carrière,  ce fut un  déchaînement de haine sur les forums de la presse sportive de ce côté de l’Atlantque..

E vérité , Barck Obama et Lewis Hamiton, même combat pour le prestige de la Race NEGRE

Le mouvement nationaliste et indépendantiste de la Guadeloupe

Colonialisme et Néo Colonialisme à la Guadeloupe

L' immigration indienne


Après l'abolition, l'un des principaux problèmes qui se posaient était celui de la pénurie de main d'oeuvre.

La solution proposée fut l' immigration. Ainsi arrivèrent en Guadeloupe, ceux qu'on appelait les engagés.

C'était des volontaires à qui on avait fait des promesses, à qui on a fait miroiter une meilleure vie. Mais la réalité sur place était toute autre. Ils venaient d'Afrique (Congo), de Chine mais surtout d'Inde (coolies).

C'est pourquoi, il y a en Guadeloupe aujourd'hui une forte communauté indienne.

Bien qu'ils soient bien intégrés et dispersés partout en Guadeloupe, on trouve de fortes concentrations d'indiens dans les communes de Capesterre-Belle-Eau, du Moule, de St-François.

Ils ont apporté leur coutume (ex. le Mayenmen) qui se pratique encore aujourd'hui.

L'un des plats indiens, le colombo, fait partie intégrante de la cuisine guadeloupéenne. 
Le temple indien de Changy, à Capesterre belle-eau

 

Hegesippe LEGITIMUS 

 

Né en 1868, H. Légitimus est l’un des 1ers noirs à accéder à l’enseignement secondaire (au lycée de Carnot de Pointe-à-Pitre).

Il est l’un des fondateurs du parti socialiste guadeloupéen et de son journal "le peuple". 1er parti à défendre les ouvriers et les noirs, il devient très vite populaire.

Ainsi à partir de 1894 le parti socialiste remporte élections sur élections : cantonales 1894, municipales de 1896 (Gosier, Lamentin, Ste-Rose...), législatives de 1898, jusqu'à devenir le 1er parti de la Guadeloupe.

Figure emblématique de la vie politique guadeloupéenne, H. LEGITIMUS deviendra président du conseil général en 1898, député de la Gpe, maire de Pointe-à-Pitre en 1904.

Pour des raisons économiques, Légitimus passa un accord avec les usiniers, l'alliance capital-travail. Il fut très critiqué pour cela, certains l'accusant même d'avoir trahi la classe ouvrière.

Quels que soient les reproches qu'on peut faire à Hégésippe LEGITIMUS, on retiendra qu'il a été le 1er défenseur des Nègres et des ouvriers. Il décèdera en 1944.

Une plaque commémorative rappelle qu'Hégésippe Légitimus vécut pendant plusieurs années au 121 rue Frébault à Pointe-à-Pitre

 

AN TAN SORIN

 

Les personnes qui parlent de la période 1940-1943 disent "an tan Sorin ", du nom du gouverneur (Constant SORIN) de la Guadeloupe de l'époque.

C'était une période assez particulière de l'histoire de la Guadeloupe où se mêlent la dissidence, le travail, la créativité, la débrouillardise, l'autosuffisance mais aussi, le rationnement, la pénurie. "Pitit a manman, an tan sorin sété mizè" disait une grand-mère.

Né en 1901, Constant SORIN a une formation militaire (Saint-cyr 1923). Après une courte carrière militaire, il choisit l'administration civile (concours de l'inspection des colonies).

Il arrive en Gpe en avril 1940. Sorin a été diversement apprécié selon le côté où l'on se place. Pour la population, il symbolise la misère, le rationnement, bref la source de leurs problèmes quotidiens.

D'autres (dont les dissidents ) lui reprocheront son ralliement à Vichy (en juillet 1940) et surtout la façon dont il appliquait, parfois avec rigueur et aveuglement, les directives de Vichy.

Cependant beaucoup reconnaissent que sous Sorin les gpéens s'étaient, nécessité oblige, remis au travail, développant comme jamais au- paravant leur créativité, leur courage et par conséquent leur production.

Sorin avait encouragé cette évolution comme le montre un discours publié au journal officiel du 14 mars 1942 intitulé , " Appel aux agriculteurs et aux industriels guadeloupéens.

L'évolution de la situation internationale me conduit aujourd'hui à vous mettre à nouveau en garde contre les dangers de la monoculture... Avant de compter sur les autres, comptez sur vous-mêmes.

L'heure est venue de vous mettre courageusement au travail, et avec acharnement. Il faut produire.

Hier vous avez fait un effort pour vos cultures vivrières et pour la culture du manioc...maintenez de toutes vos forces les cultures d'exportation à leur potentiel actuel, mais ne les développez pas.

La prudence l'exige, car nul ne sait de quoi demain sera fait. Intensifiez au contraire les cultures de consommation.

Que ce pays devienne, grâce à vous, un pays d'arachide et vous aurez votre huile, denrée de première nécessité. Plantez du ricin, plantez des cocotiers, et vous aurez votre savon.

Plantez du sisal et vous aurez de la corde et de la ficelle...il s'agit aujourd'hui de la vie de votre pays et de son avenir".

Pour soutenir ce programme, Sorin prit plusieurs arrêtés comme par ex. celui interdisant l'abattage des arbres fruitiers (arbres à pain, manguiers etc).

 

La départementalisation


Jusque là colonie française, La Guadeloupe devient un Département d'Outre-Mer (DOM) par la loi du 19 mars 1946.

 

MAI 1967

 

Un rapide sondage au sein de la population révélerait que peu de personnes savent que se sont déroulés des évènements graves en mai 67.

En 1967, le pays se relève à peine du passage du cyclone Inès en septembre 1966 (aujourd'hui encore présent dans les mémoires des plus anciens).

Au niveau social, les ouvriers du bâtiment se mettent en grève pour demander une augmentation. Les négociations qui se tiennent depuis le début mai n'aboutissent pas.

Une rencontre est programmée pour le vendredi 26 mai à la chambre de commerce entre le syndicat CGTG et le patronat emmené par Brizard. Les ouvriers demandaient 2 % d'augmentation.

Les négociations échouèrent. La situation dégénéra. La foule, massée devant la CCI se révolta. Des CRS arrivèrent.

Une émeute éclata. Coups de crosse de fusil, pierres, gaz lacrymogène, bouteilles, conques de lambi sont échangés.

Les CRS tirent. L'une des 1eres victimes fut Jacques NESTOR, militant du GONG (voir plus bas), très populaire à Pointe-à-Pitre. D'autres tombèrent parmi lesquels Pince-maille, Taret.

Rapidement, les affrontements s'étendent à toute la ville. Jusqu'à récemment, les services officiels faisaient état de huit morts. Le nombre exact de morts resta longtemps secret.

Ce n'est qu'en 1985 qu'on su que le nombre était d'au moins 87 morts. Les jours qui suivirent donnèrent lieu à une vague d'arrestations, notamment parmi les militants du GONG, qui furent emprisonnés, inculpés et envoyés en France pour atteinte à l'intégrité du territoire national.


Le mouvement indépendantiste

 

Le mouvement indépendantiste trouve son origine dans les années 60 au sein de la communauté estudiantine guadeloupéenne en France.

C ‘était une époque riche en évènements internationaux , guerre d'Algérie, mouvements de décolonisation, réveil du tiers monde, révolution cubaine...

L'AGEG (Association Générale des Etudiants Guadeloupéens), basée en France, rejette l'idée d'autonomie en vigueur jusque là et lance le mot d'ordre d'indépendance nationale.

En Guadeloupe, les idées d'indépendance sont propagées par le GONG (Groupe d'Organisation Nationale de la Guadeloupe).

Tout comme l'AGEG (d'ailleurs d'anciens de l'AGEG se retrouvent au sein du GONG), le GONG rejette l'autonomie prônée par d'autres, les stratégies électoralistes, milite pour l'indépendance nationale et dénonce les liens colonialistes et de domination qui caractérisent les rapports entre la France et la Guadeloupe.

Au début de 1967, les militants du GONG ne sont pas nombreux (quelques dizaines de personnes) mais ont une intense activité.

Ce travail au sein de la population entraîna de la sympathie à l'égard du GONG. Les évènements qui se déroulèrent à Pointe-à-Pitre le 26 mai 1967 (voir plus haut) furent l'occasion pour le pouvoir d'en finir avec ce groupe d'indépendantistes.

Des dizaines de membres du GONG furent arrêtés, inculpés pour atteinte à l'intégrité du territoire national et emprisonnés à la Santé et à Fresnes.

Le GONG ne se remettra jamais de cette décapitation et disparaîtra au début des années 70, victime de divisions internes.

Mais les membres de l'ex. GONG tirèrent de leurs expériences la nécessité d'être au contact du peuple.

C'est ainsi qu'ils participèrent activement à la création d'une nouvelle catégorie de syndicats , UTA (Union des Travailleurs Agricole), 1970 UPG (Union des Paysans pauvres de la Guadeloupe), 1972 UGTG (Union Générale des Travailleurs de la Guadeloupe), 1973, qui va chapeauter l'UTA et l'UPG.

En 1977, quelques anciens de l'ex. GONG et d'autres, créent l'UPLG (Union Populaire pour la Libération de la Guadeloupe), organisation politique dont certains membres et dirigeants restèrent longtemps dans le secret.

SGEG (Syndicat Général de l'Enseignement en Guadeloupe) SIPAG (Syndicat des Instituteurs, Professeurs et Agents de la Gpe).

UNEEG (Union Nationale des Elèves et Etudiants Guadeloupéens) BIJENGWA (BIk a JENnès GWAdloup, organisation de jeunes) Toutes ces organisations, avec le KPLG (Krétyen pou Libérasyion a Pèp Gwadloup) vont former le MOUVEMENT PATRIOTIQUE.

Le mouvement patriotique va se donner les moyens de sa lutte nationale par ex. en créant un hebdomadaire LENDEPENDANS et une radio (très écoutée à l'époque) là aussi d'un nouveau genre , Radyo Tanbou.

A noter l'existence parallèlement au mouvement patriotique d'une autre organisation , le MPGI , (Mouvement Pour une Guadeloupe Indépendante).

C'était une organisation plus radicale qui prônait la rupture immédiate avec la France (KASKÒD).

Le mouvement patriotique va monter en puissance, gagner la sympathie de la population jusqu'à son apogée au début des années 80 avec l'organisation à Bonne-veine (Anse-Bertrand) de la fameuse Conférence des dernières colonies.

A cette conférence, il y avait entre autres :le FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak Socialiste) avec à sa tête Yéwéné Yéwéné.

Le MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais) était également présent, emmené par son dirigeant Alfred Marie-Jeanne.

La délégation guadeloupéenne était emmenée par le secrétaire général de l'UPLG Claude Makouke (ancien de l'AGEG et du GONG).

Le mouvement indépendantiste n'a jamais gagné à sa cause plus de 5-7% de la population.

Cependant, il a eu une influence déterminante dans la prise de conscience de l'identité guadeloupéenne, de l'importance de sa culture, de son histoire, du créole, du gwo ka…

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