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 Le blog de Léonce Lebrun

Que des médias  et des journalistes affidés, cessent d’enfumer les masses déjà déboussolées par ces actes de guerre mystérieux, sous le vocable « d’attentats »...

Et voilà qu’il est déclaré péremptoirement, que si la ligne rouge est atteinte dans le bourbier syrien, on interviendra…Oui, mais comment !!!par des frappes aériennes, pas très courageux, en laissant un pays dévasté comme la Libye, ou au sol, alors on pourrait observer la valeur et le courage des hommes  au combat...ce qui n'est pas évident...

En vérité le problème vient de l’Occidnt qui a cette facheuse manie de vouloir  conduire le monde , suivant ses propres conceptions qui ont démontré qu’elles étaient nuisibles pour la Paix

La résistance guadeloupéenne

 

Africains, Maghrébins, Musulmans, habitants des cités, la résistance des Guadeloupéens est la nôtre!

 
Nos frères et sœurs guadeloupéens sont mobilisés depuis un mois. La vague de protestation qui a commencé en Guyane, touche la Martinique et s’étend à la Réunion.
 
 
Quelle que soit l’évolution dans les jours et les semaines à venir, la force de la mobilisation actuelle en Guadeloupe aura des conséquences en profondeur.
Elle inaugure un nouveau cycle de luttes et de politisation dans l’ensemble de ces colonies appelées Dom Tom qui fait écho au renouveau des résistances de l’immigration et des quartiers populaires, marqué notamment par les puissantes révoltes dans les banlieues, les mobilisations de sans-papiers.
 
 
La lutte pour la mémoire historique de la déportation des africains en Amérique, le combat contre l’islamophobie, ou, plus récemment, l’immense mobilisation de solidarité avec Gaza qui a vu des centaines de milliers des nôtres descendre dans les rues de Paris, de Lyon, de Marseille mais aussi de Pointe à Pitre, de Fort de France ou de Saint-Denis de la Réunion.

 

Qu’on ne s’y trompe pas. Contrairement à ce qu’on peut entendre dans de nombreux partis et organisation de la gauche française, la grève en Guadeloupe n’est pas un simple prolongement des luttes syndicales au sein de l’Hexagone, suscité par l’aggravation des inégalités économiques.

 

Elle est également une protestation contre la permanence des inégalités raciales, produites par la colonisation. Comme les Nègres, les Arabes et les Musulmans qui vivent en  France , les populations opprimées dans ces colonies dites d’outre-mer se mobilisent contre un Pouvoir blanc toujours aussi arrogant.

 

Les originaires de cet outre-mer sont dits « français depuis 4 siècles » et, pourtant, dans leur écrasante majorité, ils continuent d’être traités comme des indigènes.

 

Et s’ils sont touchés de plein fouet par le libéralisme économique débridé, c’est parce qu’ils font également l’objet d’une politique coloniale au bénéfice conjoint de multinationales françaises et de la caste des européens et autres békés.

 

Non, le colonialisme n’appartient pas au passé ! L’entreprise coloniale se poursuit aujourd’hui, comme le montre l’exemple flagrant de l’occupation illégale de Mayotte, poursuivie depuis 1975 à l’encontre des résolutions de l’ONU, et que la France s’apprête à départementaliser.

 

Au sein même de l’Hexagone, la grande masse des populations originaires d’outre-mer est victime de discriminations raciales, reléguée dans les banlieues, cantonnée au bas de l’échelle de la fonction publique, dépourvue de représentation politique réelle, niée dans sa mémoire historique et ses identités culturelles.

 

Sur l’essentiel, leur statut est le même que celui de toute population issue de l’immigration d’origine coloniale. Parce que nous sommes noirs, arabes ou musulmans, nos droits sont bafoués, notre dignité est écrasée, nos cultures sont méprisées, notre citoyenneté est de pure forme.

 

En France comme dans les départements et territoires d’outre-mer, nous menons tous un même combat contre le colonialisme, contre l’enfermement dans des races sociales et son cortège d’inégalités et de discriminations.

 

Les autorités françaises saisissent le prétexte des violences de la nuit passée pour réprimer le mouvement de mobilisation en Guadeloupe. Déjà, un militant de la CGTG, membre du collectif LKP, a été tué par une balle. Déjà quatre escadrons supplémentaires de gendarmes mobiles débarquent.

 

Il est donc plus urgent que jamais que l’ensemble des mouvements, organisations et associations de l’immigration et des quartiers populaires se rassemblent pour manifester massivement leur solidarité avec les luttes de nos frères et sœurs de Guadeloupe et du LKP.

Honneur et respect, force et courage

Kembé rèd, pa moli

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