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 Le blog de Léonce Lebrun

Drôle de monde dans lequel nous vivons, un monde  où la Démocratie, ne fait pas bon ménage avec l’éthique et la déontologie, il suffit pour une chapelle de ramasser la mise, que dis-je le pactole du Palais Bourbon ave à peine 20% du corps électoral...

Car Il a fallu la maladresse d’un courant, et une chance extraordinaire, pour  rétablir la Bourgeoisie dans toute sa splendeur, sous couvert d’une habile monarchie républicaine.

Oui mais dans tout ce climat idyllique, il y a une masse qui attend son heure pour renverser la table, par tous les moyens, y compris un remake à la mode de la Commune de Paris (1871) alors là, il n’y aura pas de Versaillais pour sauver la mise, car l’Histoire m’a appris qu’on avait toujours tort d’abuser du peuple,...dure sera la chute... 

 Les contradictions de la Guadeloupe contemporaine                

Africains afro descendants ou cari-guadeloupéens

Il se trouve que périodiquement, ce (faux) débat sur notre rapport à l’Afrique revient sur le devant de la scène. Il prend même parfois des proportions totalement inattendues et un ton si passionnel qu’on se pose des questions sur la lucidité ( a -lucidité ?) de ceux qui agitent ces questions.

On le sait, près de 90% de la population guadeloupéenne, est afro descendante, c’est une évidence, que personne ne peut nier; même si certains (ils sont de plus plus rares) la renie.

Quand se pose alors la problématique de « notre africanité, » se pose en corollaire presqu’aussitôt, avec une étonnante acuité, une autre qui concerne la Traite Négriére Transatlantique (TNT).

Question récurrente : Pendant la TNT les africains ont ils oui ou non participé à la vente des esclaves ?

Sur cette question, il me semblai qu'une réponse négative suffisait à clore une fois pour toute ce débat. Hélas, non. il se trouve que certains guadeloupéens, martiniquais,… éprouvent encore en 2014, le besoin d’affirmer avec force une sorte d’africanité matricielle.

On en revient alors à des thèses négristes, afro centristes, africanistes, qui sont à bien considérer comme une sorte de passeport pour tous ceux qui ont encore besoin de s’affirmer »authentiques » au regard de « l’autre »


On convoque alors les ancêtres, les égyptiens, mais de préférence les pharaons, on re découvre avec un enthousiasme béat , les empires de l’Afrique pré coloniale. : Royaume du Ghana, Royaume du Mali, Royaume du Kongo, du Benin, du Songhai pour ne citer que les plus illustres.

Et nous voila, partis en re -conquête dans la machine explorer le temps passé.

Mais s’il semble nécessaire qu’un afro descendants, de la Guadeloupe, de La Jamaïque, du Brésil, ou des Etas Unis, se doit de savoir ce que furent ces royaumes, et ces civilisations d ’avant l’arrivée des prédateurs européens ;mais il n’en faut pas non plus que la plongée dans nos racines devienne le seul but d’une vie.

Il est peut être même bon, de (re) lire « Nation Négrés et Cultures » de Cheik anta Diop, ou « Peaux noirs noires et masques blancs", de Fanon ; encore que dans la situation qui est la notre actuellement « Les Damnés de la terre » soient d’une plus grande « nécessité »

Mais devons nous dans cette quête identitariste en arriver à gommer comme; le font certains de ces africanistes, la situation actuelle de la Guadeloupe ?

Aucun culte néo africain, aucune quête néo africaniste, aucune bataille rangée sur l’histoire de la TNT ne fera de nous les africains d’outre mer, plus africains que les africain d'Afrique Il faut donc en finir avec ce mythe d'un éternel retour


Car la question centrale qui se pose aujourd’hui aux 90% de guadeloupéens afro descendants n’est pas que la quête d’un passé africain, fut il glorieux?

La Guadeloupe d’aujourd’hui avec ses contradictions, ses problèmes actuels, ses difficultés économiques, son mal développement, la pwoftasyon ne doit pas en aucun cas disparaitre sous une néo africanitude qui peut très vite devenir folklorisante, si on la pousse à l’extrême

De plus, les guadeloupéens ont aussi à s’inscrire dans leur environnement immédiat ;
Ce n’est pas l’Afrique, mais bien la Caraïbe.

Il me semble que cette néo africanophilie, rejoint sur bien des points la ré indianisation de guadeloupéens d’origine indienne.

A ce rythme là, demain les Saintois vont vouloir se normandiser, les quelques guadeloupéens d’ascendance kalina, vont vouloir eux aussi se ré -amérindianiser...

O nou kay avè sa ?

Depuis l’arrivée de 1ers nègres esclaves, des siècles sont passés nous avons du bien que colonisés,, construire avec les outils disponibles une culture guadeloupéenne.

Elle i a gardé les traces de nos origines, mais a du très vite apprendre à vivre avec -celles des autres composantes de notre peuple.

Si on ne s'arrêtait que sur le culinaire, on noterait que la traditionnelle Soup a Kongo que nous apprécions tant mais qui n’a rien de « Kongo est au même titre que le » konlonbo indien », ou le chodo d’origine anglaise, des marqueurs de nos identités multiples.

Demandez à un guadelouoéen, quel est son plat national ?


Notre musique nationale le ka est afro descendante, mais que dire du quadrille ? Notre créole a base lexicale française, charrie une foule de mots picards, normands, amérindiens, ou tamouls éléments constitutifs de notre langue créole.

Une "linguiste afro centriste a a m^me dans un incroyable délire faire du creole une langue africaine...

Et en dépit de tous ces races d’une lointaine et mythique Afrique, nous vivons dans la Caraïbe, qui n’est pas l’Afrique.

Il est très important que la quête cette d'une Afrique lointaine et perdue, ne nous égare loin de notre sol national qui est et demeure la Guadeloupe.

Et puis,on le sait, notre néo africanitude n'a jamais dérangé le colonialisme français, tant que notre combat principal ne se limite qu'a ces questions d'Afrique, le colon est tranquille.

D'autant certains de ces pays, sont encore sous la botte néo coloniale...

Loin de Gorée, cette terre st devenue notre il faudra tôt ou tard la libérer de l‘emprise du colon.Sans rien renier, assumons nous: Un jeune peuple né dans la colonisation et vivant dans la Caraïbe.

Danik I Zandwonis

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