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 Le blog de Léonce Lebrun

Drôle de monde dans lequel nous vivons, un monde  où la Démocratie, ne fait pas bon ménage avec l’éthique et la déontologie, il suffit pour une chapelle de ramasser la mise, que dis-je le pactole du Palais Bourbon ave à peine 20% du corps électoral...

Car Il a fallu la maladresse d’un courant, et une chance extraordinaire, pour  rétablir la Bourgeoisie dans toute sa splendeur, sous couvert d’une habile monarchie républicaine.

Oui mais dans tout ce climat idyllique, il y a une masse qui attend son heure pour renverser la table, par tous les moyens, y compris un remake à la mode de la Commune de Paris (1871) alors là, il n’y aura pas de Versaillais pour sauver la mise, car l’Histoire m’a appris qu’on avait toujours tort d’abuser du peuple,...dure sera la chute... 

 L'Afrique aux Africains

 

L’hebdo privé l’Union à paraître jeudi estime dans un éditorial que « Désormais c’est en Afrique et entre Africains que se règlent les problèmes de l’Afrique . Il faut désormais compter avec cette nouvelle donne ». Et le journal d’illustrer ses propos par la récente rencontre à Kara entre le président du Togo, Faure Gnassingbé et son homologue burkinabé, Blaise Compaoré. Ce dernier souhaite épauler les Togolais dans la mise en œuvre d’un vrai dialogue national.

Voici l’article qui sera publié jeudi par l’Union


L’importante visite que vient d’effectuer le Président Blaise Comparé à l’invitation de son homologue togolais est le résultat de la politique d’ouverture et de main tendue en direction de ses frères africains que Faure Gnassingbé conduit depuis son élection.

Si les malentendus d’hier entre les dirigeants togolais et burkinabés se sont effacés, c’est avant tout parce que le Chef d’Etat togolais a su renouer des relations de confiance avec son grand frère du Nord.

Le Togo n’oublie pas qu’il est la porte vers la mer du Burkina et que les économies des deux pays sont de ce fait profondément imbriquées.i

Il n’oublie pas non plus l’appui décisif qui a été apporté par le Président burkinabé lors de la difficile période de succession après la mort du Président Eyadema.

Mais,  cette visite a une signification plus profonde.

Désormais c’est en Afrique et entre Africains que se règlent les problèmes de l’Afrique. Pendant trop longtemps, sans doute marqués par leur passé colonial, les Etats africains étaient tentés de remettre le règlement de leurs problèmes aux instances internationales ou européennes. Cette attitude n’est plus de mise.

Elle ne correspond d’ailleurs plus à la politique de l’ONU qui s’appuie de plus en plus sur les institutions régionales. Quant à l’Europe qui a du mal à trouver son nouvel équilibre, elle cherche, elle aussi, à rendre à l’Afrique ce qui lui appartient.

Il faut désormais compter avec cette nouvelle donne.

 C’est à l’intérieur de l’Afrique que se développeront les forces d’intervention en cas de conflit, les institutions de médiation et d’arbitrage, les instances d’observation des élections.

 C’est en Afrique que les dialogues politiques se noueront et que les crises se dénoueront. On notera d’ailleurs qu’en Cote d’Ivoire, Yamoussoukro a heureusement remplacé Marcoussis.

Voilà pourquoi les opposants togolais engourdis dans les salons parisiens qui rêvent d’un dialogue inter togolais à Paris ou à Bruxelles, qui s’appuient sur l’Europe contre l’Afrique rament à contre-courant.

C’est avec la sagesse africaine qu’il faut désormais compter.

Koffi SOUZA

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