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 Le blog de Léonce Lebrun

La grande proximité de la France avec  l’Etat hébreu, est une source permanente de disfonctionnement, oû disparaît la notion de « souveraineté », qu’à l’occasion d’évènements tragiques du 7 Janvier 2015, un dirigeant de Tel Aviv repart avec des dépouilles mortelles de nationalité francaise, suivant  l’accord du Parquet de Paris et donc du Gouverenement,( secret d'Etat ou de défense) sans doute, alors même que l’institut Médico légal ne s’est pas prononcé, après autopsie des corps, sur la nature des projectiles touchés par les vcitimes, ce qui est une anomalie flagrante, par rapport aux règles du Droit

Que suivant une incivilité ou autre, ayant touché un citoyen de confession judaîque, il lui suffit de faire état de cette appartenance pour bénéficier du label de « circonstances aggravantes » une dispossition contraire à l’Egalité des citoyens devant la loi, et va à l’encontre du concept de la laïcité.

En sommes une religion, le Judaïsme transformé en Race… Mais, où est la place du Racisme dans cette chienlit…

Au service d'une puissance respectée

 

Les internautes ont été nombreux à réagir sur l'affirmation que la lutte des classes était un concept virtuel, alors que l'écrasement de la Race Nègre est une réalité vécue, tant sur le plan collectif qu'au niveau individuel.

 Quoiqu'il en soit, le débat est lancé, et il est à espérer que la conclusion sera à l'antipode des résultats de Cancun , Mexique, conférence de l'O.M.C. du 9 au 13 septembre 2003.

Dans ce contexte, vous êtes enthousiasmés par la perspective d'une éventuelle union de l'ensemble des Etats de l'Afrique d'une part, et de tous les territoires de la Caraïbe d'autre part.

Seule possibilité, selon vous, de régler les problèmes politiques et économiques de ces régions du Globe, ouvrant par la même, pour les populations concernées, une nouvelle ère de paix et de prospérité.

Cependant, en observateurs avisés, vous avancez des réserves appropriées sur les chances de succès d'une démarche audacieuse, tenant compte du passé colonial de ces pays, et la présence à l'exécutif de certains dirigeants politiques, pour lesquels vous ne faites aucune confiance.

Dans l'éventualité d'une modification profonde de l'ordre mondial établi. A ce sujet, en exposant des cas de figure précis, vous y associez des noms.

En tout état de cause, ne m'inscrivant pas dans cette logique d'affrontement, je laisse donc à l'Histoire le soin d'en juger, me contentant dans ce dossier complexe, déjà bien ouvert, de poser les bonnes questions et de tenter, à mon niveau de réflexion, d'apporter des réponses justes et donc …

… Une puissance respectée, mais pour quels motifs...

Au titre de la marche du temps, on peut considérer qu'une telle ambition aura des résultats perceptibles à moyen terme et à long terme.

Mais, tout au moins dans l'immédiat, une union de l'Afrique aurait pour conséquences, entre autres, de /

 - Briser à titre définitif les frontières héritées de l'ère coloniale européenne dont le maintien constitue de nos jours une source permanente de conflits armés, pour le plus grand bonheur des marchands de canons et de sombres diplomaties extérieures au Continent, entraînant le malheur des populations et le discrédit du Monde Nègre.

- Stopper le flux migratoire qui accentue le dépeuplement de l'Afrique, la privant de ses forces vives, et de cerveaux qui auraient été plus utiles au développement et à la recherche sur le Continent africain.

 - Eradiquer, le cycle de la misère et des maladies dont la traçabilité sanitaire permettra peut être un jour de mettre en lumière l'origine des mortelles épidémies qui ont frappé les populations africaines durant ces vingt dernières années.

Mais, me direz vous, quels sont les attributs d'une puissance respectée, et l'Afrique sera-t-elle en mesure de se les procurer. A ce sujet, j'ai identifié /

- des Institutions solides
- une économie forte
-
une défense crédible
avec le temps au temps.

Des Institutions solides

En la matière, il y a lieu de remonter notre Histoire et d'observer ce qui s'est passé chez les autres.

Nous sommes dans les années 1950, une période pendant laquelle les pays de l'Europe, parties prenantes au conflit de 1939-1945, s'activent à la reconstruction, en vue de faire disparaître les plaies consécutives à cette guerre dévastatrice.

Toutefois, des hommes, qui voudraient qu'une paix durable s'instaure sur ce Continent, cherchent les causes qui ont amené tant de pays au bord du gouffre par deux fois au cours d'un siècle, le 20ème en l'occurrence.

Leur analyse les a conduit à mettre en lumière, d'une façon forte, la rivalité franco allemande ou prusso-française , en effet, ces deux nations s'étaient affrontées en 70 ans, successivement :

· En 1870 avec la défaite de la France et l'annexion, au profit de l'Allemagne, des provinces de la Lorraine et le l'Alsace

· 1914  avec l'armistice et la victoire des alliés en 1918, suivit du traité de Versailles , 1919, aux conditions exorbitantes pour l'Allemagne qui devait conduire, certes à une modification des frontières en Europe, et la restitution à la France de l'Alsace et de la Lorraine.

 Mais contenir les germes du futur désastre 20 ans après, en raison même des exigences de la délégation française à la dite conférence de Versailles.

· 1940  qui a consacré une nouvelle fois la supériorité des troupes alliées contre l'Allemagne et les forces de l'axe (Allemagne, Italie, Japon), l'effondrement du 3ème Reich en 1945, et toutes les conséquences que l'on connaît….

Tous ces conflits meurtriers, ayant coûté très cher en vies humaines, une paix durable s'imposait donc à ces nations, passant d'une façon incontournable par une réconciliation irrévocable des " frères ennemis " d'hier, à savoir l'Allemagne et la France, dont l'acte fondateur fut signé à Paris en 1963, consolidé 40 ans après à Berlin en Janvier 2003.

Sur le fondement de ces analyses, avait donc été crée en 1950, la Commission Européenne du Charbon et de l'Acier la C.E.C.A réunissant dans cette instance, la Belgique, le Luxembourg, la France, la Hollande, la République Fédérale d'Allemagne (la RFA, à l'époque), ainsi donc était née l'Europe.

Par la suite l'Italie devait se joindre au mouvement pour la naissance à Rome, le 25 avril 1957, de la Communauté Economique Européenne C.E.E. jetant les bases du principe de la libre circulation des personnes et des biens à l'intérieur des frontières de ces nations.

Depuis, les partisans d'une Europe conférée , simple association d'Etats ou d'une Europe fédérale , intégration complète n'ont pas cessé de s'affronter à coup d'arguments fondés.

Mais l'essentiel est ailleurs dès lors que le mouvement lancé en 1950 n'a cessé de marquer des points sur le temps qui s'écoule pour nous, les contemporains de l'Histoire /

- Extension à de nouveaux pays du Continent.
- Harmonisation de certaines législations, sociales notamment.
- Mise en place de politiques communes , agriculture, pêche…)
- Une monnaie unique lancée le 1er janvier 2001.
- Et, demain, une même constitution applicable à tous les citoyens d'une Europe élargie à 25, 30 nations...

Bien entendu cette parenthèse n'a pas pour objet de se féliciter d'une Europe qui cherche son unité, car il ne faudrait pas oublier que bien des nations la composant ont bâti leur prospérité grâce à la Traite ,à l'Esclavage et le système colonial.

Alors même que d'autres n'ont pas perdu leur culture impérialiste, par la possession de territoires dits Outre-mer, ou de pré-carré entretenu jalousement en Afrique.

Mais, en ma qualité d'observateur de la géopolitique, je relève, à juste titre, sans porter de jugement sur le bien fondé de cette entreprise économico-politique, ni son aboutissement, que des hommes n'ayant pas la même Histoire.

 De langues différentes, de culture souvent opposée, et d'intérêts économiques divergents, ont décidé de mettre leur intelligence en symbiose, pour bâtir un destin commun, à égalité de droit et de devoir pour leurs populations respectives.

Alors, pour l'Afrique et le Monde Nègre, la réflexion ne devrait-t- elle pas se situer à ce niveau de l'intelligence, qui permet aux êtres humains et aux nations de se surpasser, en toute circonstance, et notamment à l'occasion de grandes difficultés.

En l'espèce, il ne s'agit pas de comparer la situation de l'Europe, dont les habitants disposent en moyenne de revenus convenables, et de l'Afrique, avec des ressortissants installés dans la misère économique, sociale et psychologique.

Mais, c'est précisément au regard de ce lourd déficit que, plus que tout autre, l'Afrique a besoin d'unité, pour solutionner ses problèmes, et.

Comme l'Europe se construit avec patience sur la base d'une paix durable retrouvée, le continent africain, qui a un besoin certain, de symbole fort, devra saisir en 2004 l'occasion de l'anniversaire de la création de la République de Haïti, un grand moment de l'Histoire du Monde Noir, pour avancer autrement

S'agissant des institutions de l'Afrique, il ne s'aurait être question dans cette rubrique d'établir un catalogue de mesures inappropriées, ce sera du ressort du Haut Comité du Monde Nègre avec ses commissions compétentes de faire des propositions concrètes aux responsables politiques africains qui se détermineront en toute connaissance de cause.

Il convient toutefois, dans ce contexte, d'avancer quelques idées pour alimenter la réflexion.

Tout d'abord, les institutions, que se donnent un pays, mettent en lumière sa capacité à être en phase avec son temps et sa détermination à maîtriser le progrès, pour le bien être de tous ses ressortissants.

En second lieu, si les institutions politiques qui règlent les relations entre les gouvernements et les gouvernés sont essentielles, pour garantir notamment les libertés publiques, d'autres dispositions revêtent un intérêt certain, telles que l'éducation, la formation, la santé et la couverture sociale.

Or, s'agissant de l'Afrique, peut-on faire état d'harmonisation des législations, alors que tout doit être repensé pour l'ensemble des Etats du Continent, et pour cause.

Dès lors, s'agissant de l'éducation, il conviendrait de développer très tôt chez le jeune , sénégalais, malien ivoirien  soudanais, ce sentiment très fort qu'il est un citoyen africain une fierté d'appartenir à une Nation…L'Afrique
 Je suis un africain, né au … Le ressortissant des Etats-Unis d'Amérique, décline d'abord sa nationalité américaine avant d'indiquer son lieu de naissance ou de résidence.

...Je suis un américain, né à Boston, domicilié à Berlin….

Ce réflexe comportemental doit être à la base du renouveau de l'Afrique, mettant un terme, à titre définitif, aux frontières artificielles, crées et abandonnées en héritage par les colonisateurs européens, pour le malheur des africains.

En ce qui concerne la formation, il y a lieu à tous les niveaux, primaire, secondaire, supérieur, de tenir compte des seules réalités africaines, en ce sens que les jeunes entrant dans la vie active, et disposant de spécialités appropriées, seront au service de l'Afrique.

 Au lieu d'immigrer vers l'Europe pour cause économique, destinés, hélas, à renforcer l'effectif des " sans papiers "

Ainsi donc, dès l'enseignement primaire, renforcé au stade du cycle secondaire, les jeunes africains seraient appelés à acquérir, à titre obligatoire, tous les modes d'expression en vigueur sur le Continent, à savoir, l'arabe classique, l'anglais, le français, le portugais.

 Un dispositif incontournable pour mieux comprendre et confondre tous les courants de domination colonialiste ayant sévi en Afrique durant des siècles, et développer un sentiment nationaliste fort.

Enfin, s'agissant de l'enseignement supérieur et de la recherche, il conviendrait de répartir d'une façon rationnelle, établissements et moyens, en vue de permettre aux étudiants et aux chercheurs de travailler et d'évoluer en Afrique, au lieu de céder leur force de travail et leur potentiel à la concurrence étrangère.

En ce qui concerne la santé, plus que toute autre région du globe, l'Afrique a un urgent besoin de protection sanitaire, caractérisée par un service de prévention, assuré dans des dispensaires équitablement répartis sur l'ensemble du Continent.

 Bien équipés en matériel et en personnel médical et paramédical d'une part, et d'établissements hospitaliers dotés, suivant leur taille et les besoins des populations, de plateaux techniques de haut niveau, pouvant assurer des soins de qualité, d'autre part.

Or, à ma connaissance, à part de situation isolée, les pays africains dans leur ensemble ne disposent pas de tels potentiels sanitaires, en raison même du coût élevé des investissements à entreprendre.

Seule donc une Afrique unie, à structure fédérale, serait à même de remplir cette mission d'importance primordiale dans le cadre d'un service national de santé publique, disposant de moyens adéquats.

De même que comme la santé, il est d'un devoir impérieux pour les pouvoirs publics de garantir à tous les citoyens un niveau de protection sociale au regard des familles et des personnes âgées d'une part, et contre les aléas de la vie , maladie, accident du travail, invalidité, chômage, décès dont peuvent être touchées les personnes actives et leurs ayants droit.

Mais l'expérience et l'observation nous révèlent que de telles protections, d'un coût très onéreux, requérant pour leur mise en application un personnel compétent, sur la base d'une législation complexe, ce qui, en tout état de cause, n'est pas à la portée des pays africains actuellement.

Il va s'en dire, que vis à vis d'un dossier aussi lourd, seul un état fédéral pourra agir pour assigner à tous, des impératifs de puissance publique qui imposent, dans le cadre d'un plein emploi...

...Un financement obligatoire par les parties, administrations, entreprises, salariés, commerçants, artisans, membres de profession libérale, afin de pérenniser un régime qui assure une protection sociale pour toutes les couches des populations africaines.

Une économie forte

Quel que soit le régime politique en vigueur dans un pays, son économie a pour ressort la production, le travail, les échanges.

Ces trois facteurs, liés au progrès technique, sont à l'origine de / 

 - l'allongement du processus de production.

Dans le passé, pour écrire, on se servait d'une plume d'oie retirée à l'arrière-train d'un volatile et épointée d'un coup de canif, une seule personne intervenait dans le processus de production.

De nos jours, pour écrire, les hommes se servent de stylos à plume ou à bille ou de machines à écrire, instruments qui requièrent une grande variété de matières premières qu'il faut extraire, transporter et transformer.

 A chacun de ces stades interviennent d'autres entreprises pour outiller celles d'extraction, de transport et de transformation.

Le processus de production s'est donc considérablement allongé.

Dans ce cas, des masses de plus en plus grandes d'hommes, réparties sur la totalité du globe, seront interdépendantes, d'une façon consciente ou non, elles prendront part pour collaborer à un même circuit de production.

- La division du travail.

C'est bien entendu, la conséquence logique de l'allongement du processus de production. Dans cette conception, chaque usine ne prend part qu'à une partie de la production.

- L'économie d'échange

Elle découle directement de la division du travail, où chaque personne spécialisée dans une production ou activité, a besoin des biens et des services produits par d'autres hommes, l'échange se trouve donc à la base de l'économie moderne.

Par ailleurs, le troc étant devenu impraticable dans une économie diversifiée, il a fallu trouver un étalon pour mesurer la valeur des biens et des services que l'on produit, où l'on achète, et donc créer la monnaie.

La monnaie est donc ce lubrifiant qui va permettre aux divers rouages de la vie économique de s'engrener les uns aux autres, sans se bloquer.

Quand on a saisi le mécanisme simple, qui est décrit ci-dessus, on comprend mieux la portée de l'hypocrisie du monde dans lequel nous existons.

Où tous les discours sur l'aide au développement, la coopération nord-sud,  s'avèrent être de la poudre aux yeux, destinés aux naïfs, une naïveté qui a causé notre perte historique, peuples du Monde Nègre.

Car, l'allongement du processus de production, au même titre que la division du travail n'ont pas un caractère strictement local ou national, mais revêtent bien une dimension internationale.

Conduisant nos sociétés, dites civilisées, à admettre le principe d'une authentique solidarité, conduisant à un partage équitable des fruits d'une croissance, dont tous les peuples contribuent à sa réalisation.

" Quel beau discours qui ne sera entendu que par les dauphins du Pacifique ou les habitants de l'Atlantide disparue ".

Soyons réalistes, il va s'en dire que, dans ce domaine là, c'est un combat sans merci ou le partage n'a pas sa place, la solidarité…un propos pour les pauvres, c'est du chacun pour soi, pas de quartier et malheur aux vaincus….

…Quel bel héritage pour nos descendants...

Mais quelle est la place de l'Afrique dans ce scénario politico-économique, insignifiante, pour être concret et direct.

C'est tout de même un paradoxe quand on relève que ce Continent dispose d'un extraordinaire potentiel, par exemple /

- d'une superficie de trois fois l'Europe
- une végétation riche et variée
- un sous-sol riche en minerais de toutes natures
- une faune incomparable, tant par la qualité que la quantité des espèces.

Et pourtant, les populations de cet immense territoire paradisiaque sont classées parmi les plus mal loties de la planète, en terme de vie quotidienne et d'état sanitaire.

Mais comment en est-on arrivé à un tel stade…

Des historiens, des chercheurs, des observateurs ont tenté d'établir suivant leur sensibilité, et donc avec plus ou moins d'objectivité, un lien de cause à effet ,entre la situation catastrophique actuelle, et le poids de plus de trois siècles d'histoire de l'Afrique, dominés par /

- La Traite négrière, pour alimenter l'Esclavage outre-atlantique
- Le colonialisme.

Le champ d'investigation, pour les causes et conséquences du drame, s'avère donc être large, mais pour ma part, je m'en contenterai de faits contemporains.

Nous sommes dans les années 1960, voici venu le temps des indépendances octroyées "sans armes à la main" à mes frères de race, un scénario négatif qui pèsera lourd par la suite, Fanon aurait raison.

La puissance coloniale, qui avait jadis, entre autre, employé la ruse pour faciliter sa pénétration sur le Continent, laissera l'Afrique par la petite porte, sans gloire de la décolonisation, sans pour autant abandonner sa culture impérialiste.

Elle reviendra pour s'y maintenir, par la voie des subtils accords bilatéraux, couvrant de sombres hypothèses avec l'assentiment de dirigeants politiques locaux, élevés à "l'occidental "

Alors même que les populations africaines n'auront tiré aucun profit de ces jeux diplomatiques, en terme d'allongement du processus de production, l'Afrique continuera à alimenter l'Occident en matières premières, dont le coût lui échappera, étant fixé notamment sur le marché londonien.

 Par contre il lui sera imposé en retour la vente, à des prix exorbitants, de produits finis assortis d'une haute valeur ajoutée ; dans ce cadre là, le Continent poursuivra sa destinée vers l'abîme.

A noter que la situation est comparable dans les territoires dits Outre-mer, en Caraïbe notamment, où l'économie coloniale n'autorise que l'exportation de matières premières, essentiellement agricoles.

 Mais l'importation en masse, de produits manufacturés, creusant ainsi un déficit qui conduit les populations concernées à être prises par le piège du" ventre."

S'agissant de la division du travail, on constate un fort mouvement de population fuyant la misère vers un eldorado qui n'existe pas, alors que dans le sens contraire, des coopérants s'installent avec des conditions de vie et de revenus inégalées.

En Europe, il semble même que l'on s'accommode de cette pauvreté et que l'on spécule sur sa pérennisation, dès lors que des collaborateurs d'organisations non gouvernementales O.N.G. se spécialisent dans " l'humanitaire ", auprès de certains établissements de formation, un comble...

Enfin, en ce qui concerne l'économie d'échange liée à la monnaie, qui donne un libre droit d'accès au marché, on comprend mal comment des Etats puissent vivre pleinement leur souveraineté, dès lors que leur politique monétaire est déterminée et conduite ailleurs.

 Je ne connais pas en la matière de meilleur " cheval de Troie " c'est notamment le cas des pays membres de " ODPOA " , Organisation de Développement des Pays de l'Ouest Africain qui ont adopté la monnaie dite franc C.F.A. Communauté Financière Africaine dont le peu de valeur n'échappe à aucun observateur.

Au titre de ces différents paramètres, l'Afrique devra se livrer à une véritable révolution culturelle, c'est une évidence, et elle n'a pas le choix.

 A moins qu'elle entende poursuivre dans la voie de la médiocrité, pour le discrédit du Monde Nègre, mais ce serait trop grave, et je ne retiens pas cette hypothèse comme base de réflexion pour l'avenir.

Dans ce domaine également, il ne sera pas avancé un catalogue de mesures inadaptables dans la pratique, mais une pensée forte et une proposition concrète pour faire progresser le débat.

Tout d'abord, devra s'installer dans les esprits un véritable rationalisme africain pour bénéficier pleinement des aspects positifs de l'allongement du processus de production et de la division du travail.

A ce titre, il devrait être admis clairement par tous que /

- le pétrole extrait au Gabon... appartient à l'Afrique,
- l'or extrait en Afrique du Sud...appartient à l'Afrique,
- le diamant extrait du Congo...appartient à l'Afrique,
- l'arachide produit au Sénégal... appartient à l'Afrique,
- le bois produit au Cameroun...appartient à l'Afrique.

Que seule une Afrique retrouvée, structurée et solidaire, pourra exploiter et réaliser les plus- values nécessaires, au profit du bien être de tous les africains.

En second lieu, en matière d'échange, je propose la création de " AFRICA " ,Association Financière pour la rentabilité de l'Industrie et du Commerce Africain qui donnerait naissance à une monnaie populaire,
l'africa, dont la valeur à déterminer, serait appelée à faire jeu égal avec ses concurrents sur le marché monétaire international.

Compte tenu de la grande disparité des monnaies ayant cours en Afrique, héritées de l'ère coloniale, une telle institution devrait réunir un large consensus à court terme, pour être appliquée.

Installée dans une grande ville, à vocation commerciale avérée, l'AFRICA serait pilotée par une autorité monétaire indépendante.

Une défense crédible.

Depuis 1945, le Monde a vécu sous le régime de la " guerre froide " dont certaines capitales prenaient du plaisir sadique à maintenir la pression.

Mais pourquoi ce tohu-bohu….

Dès la fin du conflit de 1939-1945, les deux principaux vainqueurs de la guerre s'empressèrent de rassembler leurs alliés, pour mettre en application les résolutions de la célèbre Conférence de Yalta , Février 1945, qui prévoyaient, semble-t-il, un partage du Monde, sous influence soviétique à l'Est, et américaine à l'ouest.

Ce fut la création de pactes de défenses, tels que l'OTAN ,Organisation de Défense Nord Atlantique, dominé par les américains, et le pacte de Varsovie dirigé par l'Union Soviétique.

Ils avaient tous de bonnes raisons de s'allier contre un ennemi présumé /

- à l'Ouest, contre le communisme… pour la démocratie et les libertés… pour l'économie libérale...

- à l'Est, pour la dictature du prolétariat…contre le fascisme rampant… et le capitalisme sauvage…

Les " deux grands " ne s'affrontèrent jamais, sauf l'épisode de Cuba en 1961 qui peut être considéré comme un épiphénomène, ou de la diplomatie de contorsion, mais par petits Etats interposés, ou le Continent africain et l'Amérique latine eurent une place prépondérante.

Durant plusieurs décennies, l'Humanité assista impuissante à une course sans précédant pour l'armement conventionnel et nucléaire et la recherche liée à cette dangereuse aventure.

Face à cette menace, qui en cas de réalisation aurait entraîné la disparition du globe, des hommes responsables de pays dits " non alignés " tels que Nasser ,Egypte, Nerhou , Inde, Tito , ex-Yougoslavie s'étaient élevés avec force pour réclamer un arrêt de cette folie des hommes.

Puis, est arrivé par surprise l'écroulement du mur de Berlin , 1989), un symbole fort de la " guerre froide ", séparant les deux Allemagne, ensuite ce fut la dissolution du pacte de Varsovie, la fin de l'Union soviétique en tant qu'empire et la liberté rendue à ses satellites… Pologne, Hongrie, Bulgarie...

La menace d'une confrontation générale avait disparu, à titre définitif peut-être, mais l'OTAN n'a pas disparu pour autant… alors…

Mais où était l'Afrique pendant ces temps difficiles…

Rappelons pour mémoire que l'Afrique n'existe pas à ce jour comme entité juridique reconnue par la communauté internationale, ce à quoi nous nous employons avec patience, prudence et persévérance, mais on peut néanmoins porter une appréciation globale sur les pays la composant depuis 1960.

C'est le début de l'époque où la France, qui avait occupé, puis colonisé des territoires entiers sur ce Continent, octroie des indépendances mal ou non préparées avec les conséquences que l'on sait.

Mais ces pays voulaient-ils vraiment leur liberté... et la puissance coloniale désirait-elle leur reconnaître une souveraineté bien lourde à assumer.

Après analyse, une réponse négative peut être donnée à cette double question.

En effet, les Etats du Maghreb , Algérie, Maroc, Tunisie, avaient clairement manifesté un désir d'indépendance alors que ce ne fut pas le cas des pays membres de l'ODEPOA , zone CFA, les plus mal classés de la planète et ce n'est pas un hasard après 40 ans.

Quant à la France, tenant compte du bourbier algérien, elle fit la part du feu, sachant qu'avec le temps, sa politique, et sa diplomatie, elle reprendrait le terrain perdu, face à des " partenaires " ne faisant pas le poids.

Grâce au jeu pervers des accords bilatéraux de défense notamment, un moyen sûr, sorti par la porte, de rentrer en utilisant la fenêtre pour occuper la maison malgré tout, en se servant à bon compte, de son contenu, le néo-colonialisme dit-on.

Alors les pays africains, dépourvus de crédit diplomatique, mais armés pourtant par quel canal logistique et financier, se sont contentés de voir passer le train de crises sur le continent...

... Depuis les malheurs du Congo  avec la cessation la province du Katanga et l'assassinat de Lumumba en 1961, jusqu'au massacre du Rwanda en 1994.

Mais demain, une Afrique unie, fière de son destin, devra se doter des moyens autonomes de sa défense, qui sera un élément déterminant de sa diplomatie et son crédit international…

"La mouche aura changé d'âme", armée conventionnelle, ou défense nucléaire… il appartiendra aux dirigeants du pays de trancher en toute connaissance de cause.

Mais en la matière, aucune option n'est à exclure, et retournons sur l'Histoire.

Dans les années 1960, l'Exécutif d'un pays membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU, décide de quitter le commandement intégré de l'OTAN, et de fabriquer sa propre bombe atomique, la dissuasion nucléaire était née, et devenait un instrument dans le jeu diplomatique.

Ce qui était vrai hier pour une Nation, fusse-t-elle de l'Occident, est toujours d'actualité, car comment faire confiance à des pays qui détiennent un stock suffisant d'ogines nucléaires et thermonucléaires pour détruire plusieurs fois la planète.

Et qui sont de surcroît tous membres permanents du Conseil de Sécurité, dont quatre de race indo européenne et un asiatique.

En l'espèce, toute injonction tendant à obtenir d'un pays, l'abandon unilatéral de toute prétention nucléaire, relève de l'escroquerie intellectuelle, en l'état actuel de la géopolitique.

Dans ces conditions, la diplomatie de l'Afrique devrait tendre vers deux réformes essentielles pour une paix durable et l'harmonie dans le Monde… à savoir /

- une modification radicale du Conseil de Sécurité avec l'abandon des membres permanents (5) et du droit de veto,

- une destruction totale des stocks d'armes nucléaires existants, et des laboratoires de recherches ayant une incidence militaire, sous la conduite d'une autorité internationale multiraciale et indépendante.

Si ces modifications n'étaient pas obtenues au terme d'une période raisonnable, l'Afrique aurait un intérêt légitime à ne plus siéger à l'Organisation des Nations Unies, et dans ses institutions annexes.

- des institutions solides,
- une économie forte,
- une défense crédible,

Telles sont les mamelles d'une Afrique retrouvée pour la fièrté du Monde Nègre.*


Léonce Lebrun

Au nom de tous les miens

 

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