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 Le blog de Léonce Lebrun  

 

Ce n’est pas parce qu’on est né en Afrique assorti d'une "peau foncée" que l’on peut se déclarer être un Africain voir même de Nègre

...Car Africain et Nègre sont des valeurs qui portent en elles, l’Honneur,la Dignité d’une Race, et comme dirait Fanon, un idéal  qu’on assume ou que l’on trahit.

Et le déplacement en terre africaine de ce Roi soleil sans couronne avec ces échanges plus que douteux au Burkina Faso  et en Côte d’ivoire, ont apporté la preuve que l’homme de ce Continent, et ses diasporas en Europe, ne sont pas rentrés dans le périmètre de la conquête, pour le plus grand bonheur des Occidentaux.

Le crépuscule des illusions

 

 

Que l’on soit un Nègre de l’Afrique, un afro descendant de la Caraïbe, un asiatique de la Chine, un européen de l’Occident, un indien de l’Amérique, avec une tête forte, nul besoin de strapontin politique de quel que niveau.

 

Car on possède cette capacité d’observation d’analyse de synthèse, appelée communément l’intelligence, pour agir, ce qui autorise entre autre comme dit Franz Fanon de découvrir son idéal dans ce Monde, le concrétiser ou trahir.

 

De fait, il y a presque 40 ans après le cycle universitaire et le service militaire obligatoire, dès mon entrée dans la vie active, je fus confronté avec mes amis de l’AGTAG (l’Association Générale de Travailleurs Antillais (Caribéens) et Guyane à ce premier baptême de feu historique consistant à mettre en place un solide comité de soutien avec des volontaires européens pour accompagner nos compatriotes guadeloupéens, embastillés à la Prison de la Santé,( Paris) en grève de la faim pour dénoncer un procès et une condamnation injuste, tous, membres du GONG , ce célèbre mouvement nationaliste, à la suite du massacre de Pointe à Pitre (Guadeloupe) les 26 et 27 Mai 1967.

 

Nous donnâmes le tournis aux fonctionnaires des RG (Renseignements Généraux )et la DST (Direction de la Sécurité du Territoire) deux services regroupés depuis dans la DCRI (Direction Centrale des Renseignements Intérieurs) fichés, suivis, comme individus dangereux, rien que ça, avec une carrière professionnelle en berne.

 

Peu importe, seules comptaient notre dignité et cette capacité à être solidaires dans la difficulté, loin de nos Iles, et nous gagnâmes au bout d’une semaine de scaramouches, et de combats sporadiques des rues à Paris et Lyon.  

 

Depuis je n’ai pas cessé d’être au cœur de nos confrontations pour marquer notre différence historique, la presse régionale étant témoin à travers interviews et reportages.

 

Et puis ce fut les mouvements de grève partis de la Guyane pour toucher la Caraïbe et la Réunion, de Janvier à Mars 2009 et à Lyon notre actif comité de soutien, et les discours de fin de manifestation, à l’occasion desquels, un fonctionnaire de police en charge de la sécurité sur la voie publique, considérant selon lui que je suis un tribun remarquable me proposa une protection rapprochée de la DCRI, estimant le caractère dangereux et imprévisible de l’environnement.

 

En guise de réponse, je lui avançai que " l’assassinat faisant partie de la médecine politique, qu’en tout état de cause en tombant dans l’arène je devais m’attendre à toutes les éventualités, y compris la fin brutale de mon existence terrestre".

 

Le Divisionnaire qui ne s’y attendait pas, admiratif et sans voie, me laissa sa carte professionnelle que j’ai toujours conservée précieusement jusqu’à ce jour…on ne sait jamais

 

Oui je pense n’avoir pas trahi mon idéal, et c’est à l’occasion de ces situations délicates que l’on mesure son utilité relative, sans mandat politique, qui du reste eut été de quelle que nécessité...

 

Et après le succès des Assises Nationales de Juin 1993, me voici à nouveau dans l’arène pour proposer à la Ville de Lyon, d’inscrire dans son patrimoine culturel, un festival international de la musique africaine et caribéenne, un projet à forte connotation politique, humaniste et culturel.

 

Suivant la demande d’internautes qui ont voulu s’enquérir de l’état d’un projet annoncé depuis 2009...

 

...Ce jour pour satisfaire à cette requête, vous recevez le texte non définitif du cahier des charges de l’opération qui a été remis officiellement à Monsieur le Sénateur, Maire de la Ville de Lyon.

 

A dessein j’ai avancé le concept d’arène, pour écarter les illusions, c’est un combat auquel il ne faut pas faire abstraction que je suis un NEGRE, et donc un citoyen toléré mais non accueilli, versé dans le communautarisme, dont on ne connaît pas le contenu, mais c’est l’expression à la mode pour marginaliser les minorités ethniques ou autres…

 

D’autre part il faut gérer le comportement de personnes qui prennent le bateau, et dès les premières vagues, vous font le coup de la tragédie du Titanic, en sombrant corps et âme dans l’océan de l’oubli.

 

Enfin, il convient de prendre en compte la réaction des politiciens toutes catégories confondues au regard de leur discours du "vivre ensemble".

 

Car le vivre ensemble consiste à reconnaître sans détour la valeur de l’autre, et précisément en ma qualité de NEGRE, j’éprouve une grande et légitime fierté de vouloir donner une dimension universelle à nos rythmes et musiques ancestraux mais bien vivants, faisant le bonheur des touristes étrangers de passage qui séjournent dans la Caraïbe ou en Afrique…

 

Et il y a encore beaucoup à dire à propos de ce FIMAC, et bien entendu vous serez tenus(es) informés (es) du suivi…

 

Léonce Lebrun

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