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 Le blog de Léonce Lebrun

Drôle de monde dans lequel nous vivons, un monde  où la Démocratie, ne fait pas bon ménage avec l’éthique et la déontologie, il suffit pour une chapelle de ramasser la mise, que dis-je le pactole du Palais Bourbon ave à peine 20% du corps électoral...

Car Il a fallu la maladresse d’un courant, et une chance extraordinaire, pour  rétablir la Bourgeoisie dans toute sa splendeur, sous couvert d’une habile monarchie républicaine.

Oui mais dans tout ce climat idyllique, il y a une masse qui attend son heure pour renverser la table, par tous les moyens, y compris un remake à la mode de la Commune de Paris (1871) alors là, il n’y aura pas de Versaillais pour sauver la mise, car l’Histoire m’a appris qu’on avait toujours tort d’abuser du peuple,...dure sera la chute... 

La francophonie, le nouvel impérialisme

 

En ce mois de Mars 2006, ils étaient nombreux à se précipiter dans les salons officiels, pour fêter l’existence de cette étrange organisation politico post coloniale qu’est la francophonie

Car à bien vérifier nous n’avons pas identifié à travers la planète d’autres institutions ayant des objectifs dont le caractère culturel n’est pas l’élément moteur du moins au regard de certains participants

Du reste l’assistance composée pour l’essentiel de personnes originaires du continent africain, a fait ressortir avec clarté que les autochtones européens n’accordent aucun intérêt à cet organisme, dont ils subodorent la finalité;

Car il y a d’autres moyens de pérenniser un mode d’expression qui ne passe pas forcément par la recherche d’ un soutien calculé des anciennes colonies.

 Du moins celles qui n’ont pas relevé ce piège grossier du nouvel impérialisme, mettant en lumière cette naïveté faisant bon ménage avec la mémoire courte, propre aux afro caribéens, qui pendant de longues périodes, ont et demeurent les sources de notre malheur collectif, dont les occidentaux savent en tirer un profit sans égal.

Au demeurant, un rapide examen des parties prenantes de cette francophonie, et des intérêts qui en découlent pour les uns et les autres nous éclaire sur la motivation de ce dispositif, composé de l’ex puissance coloniale, de pays européens utilisant la même langue.

De territoires africains anciennement colonisés, dont certains dirigeants seraient à la base dit-on de ce montage, de l’Etat du Québec, province canadienne, et d’autre pays qui font l’objet d’attentions particulières pour arracher leur adhésion.

Il ressort vis-à-vis de cette composition que l’ex puissance coloniale en tire un profit maximum dans la lutte qui est menée contre la culture anglo-saxonne et le reproche adressé à l’expansion supposée de la langue anglaise, qui n’est pas justifiée au regard des faits.

 Car nulle part il n’est écrit que les britanniques ce seraient organisés pour imposer leur mode d’expression sur la planète, les choses à notre sens se faisant d’une façon naturelle sans qu’il soit besoin de recourir à une démarche politique psœudo culturelle.

Car cette démarche met en lumière le mode de domination pratiqué par les anciennes nations colonialistes, dont nous savons que les britanniques n’avaient pas de pratique d’assimilation et d’intégration vis-à-vis de leurs colonisés, qui consistait à enlever à la personne toute dignité au regard de sa race, ses racines, ses valeurs propres, son destin au milieu des siens.

Nous en percevons de nos jours les conséquences par cette -  affectivité inconsciente à une mère patrie lointaine - qui pousse des personnes vers cet hypothétique eldorado au péril de leur vie.

Il est donc avéré que la puissance coloniale qui nous intéresse ne s’est jamais inscrite dans un processus de décolonisation en vertu du concept hérité de sa période révolutionnaire de 1789, intitulé - la république une et indivisible -

C’est ainsi que suivant le dit concept, des guerres coloniales ont été livrées et perdues au mépris du principe -du droit des peuples de disposer d’eux-mêmes - contre le territoire caribéen de Saint Domingue devenu la République de Haïti depuis 1804.

Ce fut ensuite au siècle dernier, les durs combats imposés aux peuples indochinois et algériens, dont les nationalistes sortirent vainqueurs, sous la direction d’hommes hors du commun, doués de cette capacité de dire - non - à une Histoire et un système qui leur était imposés.

Quant à certains territoires de l’Afrique subsaharienne, ils furent l’objet d’un traitement particulier, sous forme des indépendances octroyées assorties d’accords bilatéraux aux profits de l’ex puissance coloniale..

C’était le plus sûr moyen d’éviter un conflit armé sur ce continent au risque d’indisposer la communauté internationale qui avait choisi son camp au regard de la guerre d’Algérie.

Par ce coup politico diplomatique, le loup était maintenu dans la bergerie, en ayant une parfaite connaissance des pays en présence, de leurs faiblesses de cette incapacité à ne pas assumer les conséquences de ces souverainetés accordées à bon compte, et surtout de l’in féodalité de leurs dirigeants du moins pour certains, par rapport à l’Occident.

Alors la question qui se pose tout naturellement à l’observateur est de savoir quel a été l’apport positif de la francophonie pour les pays africains qui y ont adhéré, et nous plaçons la dite question au cœur du débat qui doit mettre dans l’embarras bien de dirigeants politiques de tous bords.

Il est tout à fait vain de citer des chiffres que les observateurs ont en mémoire pour qualifier l’extraordinaire déficit du Continent en cause, qui ne correspond pas à ses vrais potentiels humains et économiques, compte tenu de ses richesses - sol et sous sol-tant convoitées.

Oui mais voilà, ces potentiels auraient pu êtres exploités si les frontières héritées de l’ère coloniale avaient entre autres été dénoncées avec vigueur, permettant à l’Afrique de s’ouvrir un nouveau destin.

En réalité sous couvert de culture commune, d’Histoire qui aurait forgé... quelle amitié…, et autre baliverne réservée aux - gogos - disposés à toutes les compromissions, la francophonie est le prolongement de cette domination implacable.

 Un nouvel impérialisme avec son rituel bien rodé, ses institutions placées dans de bonnes mains, pour éviter les justes critiques, et des pays adhérents dont leurs populations n’en tirent aucun avantage.

Mais qui fait le bonheur des apprentis dictateurs, et des despérados de fortunes faciles bâties sur fond de détournement des deniers publiques, en provenance pour partie, de l’Occident, en guise de - bons et loyaux services -.

L’Histoire nous apprend que de brillantes civilisations nous ont précédé, l’Humanité a connu de forts modes d’expression, dont nous gardons toujours un éternel souvenir, mais elles ont disparu en vertu des lois immuables de la nature.

Tirant les leçons de ce fait, aucune langue aucune culture ne peut se prévaloir d’une supériorité par rapport aux autres, et surtout il est tout à fait vain d’en organiser une quelconque prééminence, car l’Histoire rend des verdict qui n’appartiennent qu’à l’Histoire avec sa part de mystère.

Cette part de mystère, nous l’avons hérité après l’échec de la Tour de Babel, une histoire remontant dans la nuit des temps, qui a laissé aux hommes une diversité de langages, qui aurait pû être une source de désordre, et qui s’est révélé avec l’usage porteuse de richesse pour l’Humanité.

Partant de ce constat, aucune nation ne devrait imposer notamment sa langue aux autres, par la force naguère, et la ruse de nos jours.

C’est la raison essentielle aux regard de laquelle au même titre que la traite négrière et l’Esclavage transatlantique, la Colonisation est un crime contre l’Humanité.

Car au-delà du pillage des richesses, elle a brisé de millions d’êtres humains en leur enlevant pour longtemps leur libre arbitre par la disparition de leurs valeurs, au profit de culture ou autre civilisation supposées être supérieures, c’est qui est inacceptable.

Dans cette imbroglio, pour lequel la Race Nègre a payé un lourd tribu, il est tout à fait vain au regard des prétentions de l’Occident, et de leur politique impérialiste vis à vis de l’Afrique, de comparer le "Commonwealth britannique" à la francophonie dont le mode opératoire et la finalité sont la version moderne de - la république une et indivisible - virtuelle.

Au Monde Nègre d’en faire échec, ce n’est ni simple, ni gagné d’avance, mais jouable pour les futures générations, en vertu de l’adage bien caribéen que - chaque cochon a son samedi -

Rome fut grand, mais Rome sombra...

Léonce Lebrun

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