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 Le blog de Léonce Lebrun

Dans aucun pays du Monde il n’y a un tel vocabulaire de marginalisation des minorités, qu’elles soient politiques ou sociétales, en vertu des diktats de la "Démocratie" qui impose la loi d'une majorité, certes légale, mais non légitime, d’un point de vue morale, car elle peut être idiote, obtenue sous le coût d’un enfumage  bien rodé, destiné aux naïfs d’un Système à bout de souffle…

... Et vous avez : communautarisme, diversité, populisme, islamisme radical,  radicalisation et le dernier né, terrorisme, dont le Pouvoir exploite politiquement les conséquences, avec le concours de médias affidés, tout  en  niant délibérément les causes, par exemple la destruction de l’Etat libyen….

L'adieu aux armes

 

L’adieu aux armes, une sortie de légende que je pourrais remplacer par…Le dernier Nègre des Mohicans …La sortie du guerrier…La fin d’un Soldat … car a dit l’autre … « Un Officier ne meurt jamais dans son lit… »

Effectivement c’est un Soldat et donc il doit être toujours disponible pour conduire son bataillon au combat et si possible à la victoire, avec de forte probabilité de ne plus revoir, vivant , sa famille…

Et pourquoi pas, j’aurais voulu tomber à la tête de mes compagnons de combat, porté par ces hommes, triomphalement et avec fierté sur cette dernière portion de route terrestre qui conduit vers l’Eternité… beaucoup plus exaltant sans nul doute…

Mais le destin a décidé autrement de mon vivant, et comme a dit à juste titre Frantz Fanon…Il faut découvrir son idéal, le servir ou trahir, un scénario qui n’est pas concédé à tous les terriens …

Car en faisant état « d’armes » chacun aura compris qu’i s’agit de la tête, l’intelligence au service d’une cause, moi, ce Nègre, avec cet esprit conquérant qui n’a jamais cédé un pouce à l’adversité…

…A la prétendue supériorité des autres, qui ont voulu me faire croire ce que je ne suis pas, pour m’enfermer dans le magma du big bang cérébral…Un descendant de Gaulois…

Parlant d’armes, effectivement, mon service militaire légal c’est effectué dans la Cavalerie, une unité d’élite de l'Armée de terre pour laquelle j’avoue avoir eu la passion des instruments de guerre, allant du simple pistolet, la grenade offensive ,en passant par l’AML ( auto mitrailleuse légère) et le char d’assaut..

Du reste, certains dans le camp faisaient courir le bruit, qu’il ne fallait pas avoir un conflit avec « ce garçon », qui était capable de vous loger une balle en pleine tête à 500 mètres…

…Rien que ça, une bonne part d’exagération, pour signifier que j’étais l’un des meilleurs tireurs de la Compagnie, toutes catégorie d’armes confondues, mais de là à abattre un homme en temps de paix, il y a une barrière virtuelle infranchissable …

Et les années ont passé, il ne me semble pas avoir perdu la main, sauf pour le char avec une autre technologie avancée…

Mais cette stratégie n’était pas innocente…rien ne se perd rien ne se crée …Lavoisier -1743-1794-, car j’avais toujours une pensée pour ma grand-mère…

En terre colonisée, l’occupant de tous temps, a toujours voulu montrer sa force pour impressionner l’indigène désarmé, à l’époque, des gendarmes à cheval circulaient outrageusement dans les rues de l’Ile, dont pour ma part j’étais terrorisé à leur passage…

Mais grand-mère n’a jamais baissé la tête, les fixant fièrement avec cette rhétorique simple et constante…

… « « sa zot ka kowé, nou kail fouté zot dewo en jou en payi nou en…

Traduction… Pour qui vous prenez vous, ou, pour qui vous nous prenez, nous vous chasserons un jour de notre pays…

L’aïeul, n’avait pas fait « sciences po » mais elle était fantastique, et avec le temps qui passe j’observe que les politiciens de la Caraïbe, Martinique, Guadeloupe, qu’ils soient « indépendantistes » assimilées et autres, n’arrivent pas à sa cheville, occupés les uns et les autres à « passer à la Caisse » financée par des impôts venus d’ailleurs, rançon de la Colonisation…

Ils ne sont pas capables d’inverser le cours de l’Histoire pour amener nos peuples à plus de Liberté de responsabilité et de souveraineté…

Devenu adulte, avec cette pensée en souvenir, vous êtes habité par cet ardent désir de créer les conditions d’une insurrection armée pour sortir votre peuple de ce marasme politique…

Toutefois, une révolution se conduit avec des hommes en nombre, cultivés, courageux, décidés, motivés, ces conditions n’étant pas réunies, vous risqueriez en tant que Chef suprême de la rébellion, de faire passer beaucoup trop de vos compatriotes par les armes (fusillés) suivant les condamnations d'une Cour spéciale, pour haute trahison envers cette jeune Nation de la Martinique en construction...

Alors il vaut mieux laisser l’affaire en l’état, avec le temps au temps, le destin ayant pour vous, décidé autrement…

Et je n’ignore pas être né en zone occidentale, baigné par la culture de l’Occident, mais comme le faisait remarquer à juste titre un éminent auteur, cette culture s’en va pour donner place à l’essentiel, dont pour moi, je fais partie intégrante du Tiers Monde avec ses problématiques spécifiques…

…Que je ne me suis jamais laissé abuser par le mirage du niveau de vie artificiel dont jouissent nos populations de la Caraïbe, dans une économie en berne depuis plusieurs décennies…

Et il m’arrive de revisiter l’Histoire, pour mieux comprendre la mode de fonctionnement du Monde contemporain, relevant au passage sans entrer dans le détail, des similitudes étranges, comme par exemple la période napoléonienne, l’Allemagne des années 1930 et l’année 2015 …

Il est évident que je ne suis pas bonapartiste, mais j’ai suivi l’ascension de ce Corse depuis Brumaire, 1799 jusqu’à Waterloo, 1815 pour constater que de tel destin ne pouvait se réaliser qu’avec un peuple tourmenté et faible…

…Acceptant d’avaler toutes les couleuvres, comme par exemple l’utilisation depuis Janvier 2015 d’un soit disant « terrorisme » à des fins bassement politiciennes et électoralistes…

En parlant de Napoléon Bonaparte ,arrêtons nous à Austerlitz pour mesurer l’un des aspects du génie de cet homme qui a parfaitement compris le niveau de faiblesse du peuple dont il avait en charge le destin…

Nous sommes à la veille de ce grand combat (2 Décembre 1805) Napoléon a réuni son état major et échangé avec les généraux inquiets, (ils savent que l’effectif n’est pas en leur faveur) sans faire part de ses intentions…

Et au petit matin du 2 Décembre, devant les troupes alignées, l’empereur lançait d’une façon péremptoire…

« « Soldats, je veux terminer cette campagne, par un coup de tonnerre » » j’ai toujours été stupéfait par ce culot…

Car d’une façon intuitive Napoléon savait que le sort de cette guerre allait se jouer sur le plateau de Pratzen (République Tchèque), abritant un étang gelé …

… Nous sommes en Décembre, il fallait savoir manœuvrer pour amener l’adversaire supérieur en nombre à l’endroit qu’il avait choisi, et si ce n’est pas du génie, alors je ne connais rien de la vie…

Je vous fais grâce des détails, car commencé à 7h du matin, tout était réglé à 16H le même jour avec des armées ennemis en pleine débandade…

Que l’on soit pour ou contre, j’ai toujours admiré chez les hommes cette part d’audace et de courage, que chacun devrait porter en lui ,un esprit de Soldat.. .

Et pour paraphraser Napoléon, je veux finir cette campagne médiatique de 15 années, par deux messages forts qui feront date sur la toile ,concrétisant l’adieu aux armes…

Léonce Lebrun

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