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 Le blog de Léonce Lebrun

Ils sont restés, revenus, ou venus faire fortune dans une Afrique pauvre, dit-on « indépendante « Ces personnes mènent la grande vie en autarcie. Ce sont les expatriés, gardiens d’un néo colonialisme qui prolonge un francafrique voulant  perdurer avec la complicité des dirigeants  corrompus.

Alors qu’en terre caraïbéenne, le touriste indo européen se comporte en terrain conquis...

A l’inverse il y cette population africaine venue  en Europe pour grossir la masse des sans papier à l’existence plus que précaire…

Et donc pour sortir de l’impasse, je leur conseille avec toutes les minorités ethniques (afro descendants, maghrébins, asiatiques) de tenter une plate-forme commune pour donner une existence concrète à ce Communautarisme tant vilipendé par toutes les tendances de l’échiquier politique national …

Gens de couleur et race

 

 

 

En toutes choses il faut considérer la fin d’un temps qui passe après une longue trêve estivale à l’occasion de laquelle des internautes toutes catégories confondues, que je remercie, m’ont communiqué des textes remarquables dont certains ont été repris dans la rubrique –Dossiers- d’AFCAM, en raison de leurs intérêt touchant les problématiques du Monde Nègre …

 

Et donc il y a plus de deux mille ans à l’occasion d’un procès célèbre en Palestine, une même question a fut posée, sans jamais de réponse…Qu’est ce que la Vérité…

 

Car précisément aucune race, aucun peuple, aucune Nation ne peut prétendre détenir la Vérité, pas plus de nos jours, l’OTAN avec ses dangereuses gesticulations, que le prétendu «  Etat Islamique » qui envahirait notre planète de sa doctrine, avec quelle arme de « destruction massive », une bonne partie de bluff dont certains politiciens occidentaux sont friands, pour amuser la galerie, et détourner l’attention de leurs opinions publiques vis-à-vis des vraies situations critiques concrètes de masse…

 

Par contre j’accorde du crédit à la pensée de Frantz Fanon selon laquelle toute personne est détentrice d’un idéal qu’elle découvre en assume l’exécution ou trahit par lâcheté , incompétence ou tout autre motif.

 

En disant cela je me remémore mon temps de service militaire obligatoire suivant un sursis, une période fantastique, disparue de nos jours à l’occasion de laquelle il fallait maîtriser le temps, l’autorité, le sens du commandement en aval et amont, et après mes classes j’avais un excellent contact avec un jeune et brillant Officier.

 

A 29 ans déjà Capitaine de cavalerie, d’un rang honorable à sa sortie de l’Ecole interarmes de Saint Cyr, des opérations de terrain par-ci par là , comme l’homme avait une bonne culture générale, l’Ecole de Guerre et l’Institut des Hautes Etudes Stratégiques étant à sa portée, je suppose, sauf  accident de parcours, qu’il a du quitter l’Armée à l’Etat Major Central avec au moins le grade de Général de brigade ( 2 étoiles)

 

Cet Officier me disait un jour,… "Dupont vous avez un bon rapport avec notre Chef de Corps (Lieutenant-colonel) pour preuve, grâce à votre intervention énergique, nos jeunes recrus venant Outre-mer ne sortent plus en manœuvre par temps de froid, de vous à moi c’était un acte de rébellion caractérisé  relevant du Tribunal Militaire, avec les conséquences que vous savez"…

   

… "Mais peu importe car beaucoup de mes collègues du Régiment apprécient chez vous ce comportement arnarco- révolutionnaire tout en respectant la discipline générale du Régiment que vous ne contestez jamais, ils vous respectent et louent votre courage, un paradoxe, des appelés comme vous ne traînent pas les rue..."

 

…Mais quand vous retrouverez dans quelque temps la vie civile, gardez ce même caractère fort avec mes compatriotes, que je pratique, orgueilleux, prétentieux hypocrites, pratiquant un paternalisme sournois, pensant toujours être supérieurs à vous autres, gens d’Outre Mer, quelle que soit leur niveau de culture … »

 

Venant d’un futur Général d’Armée (5 étoiles), peut être Chef d’Etat Major, ou Gouverneur d’une région militaire ces propos valaient leur peson d’or, sauf que l’honorable Officier enfonçait une porte ouverte, car depuis mon arrivée en Europe je mets en application ,la triple stratégie du caïman de l’écrevisse ou du   naja , tenant compte du contexte et de l’environnement, laissant l’ interlocuteur quelqu’il soit avec ses certitudes… 

 

Observez la vie de ces espèces animales fort différentes, et vous comprendrez aisément la métaphore, car il y fort longtemps que j’ai découvert cet idéal cher à FANON, qui consiste notamment à ne pas avaler les couleuvres de l’Histoire qu’on voudrait m’imposer, un exercice qui n’est pas à la portée de toutes et tous, j’en conviens….

 

Et ce matin j’en viens à ce concept de "gens de couleur"auquel l’illustre feu Léopold Cedar Senghor a donné un contenu littéral magistral ( lire sur AFCAM dans Dossier - Divers 5 mais pour moi insuffisant, car cette injure persiste et perdure, en contradiction avec ces bons esprits de tous bords qui voudraient voir supprimer le mot Race de la Constitution de 1958, quelle niaiserie…

 

A l’occasion de différentes manifestations sportives, et notamment la présence d 'un "étranger " dans le tour de France, cette année, on n’a connu ni le nom ni l’origine de cet athlète, mais pour tous les médias c’était…l’homme de couleur du peloton…Le Noir de l’équipe X , en vain j’ai cherché la couleur de cet homme…

 

C’est à ce niveau que nous sommes en plein désaccord avec nos hôtes européens.

Examinons un instant les effets et conséquences de ces concepts….

 

Imaginons que je converse avec un interlocuteur européen en lui lâchant…Vous les blancs…l’Homme blanc… il ne sera pas contrarié car maladroitement je le conforte dans sa certitude à priori de race supérieure..

 

Et bien ce ne sera jamais le cas, parce que d’une part ce n’est pa mon vocabulaire, c’est de l’incongruité, d’autre part un tel langage ne fait pas partie de mon engagement et du combat politique qui consiste à dénoncer toutes celles et ceux qui nourriraient une quelconque prétention de supériorité raciale, donc loin du big bang cérébral…

 

Mais alors pourquoi mon homologue n’est pas gêné par le recours de ces concepts de race…

Parce que dès son âge, dans sa famille, il a sans doute été élevé par ce sentiment impérialiste de supériorité notamment vis à vis de la race  Nègre

 

Or à l’évidence il n’est pas plus blanc, que moi je suis noir, et là pour bien comprendre le processus dans une seconde partie je revisiterai un certain  volet de l'Histoire à partir du XVe siècle.

 

Mais d’ores et déjà j’affirme que l’utilisation à titre individuel ou collectif des mots tels que…noir, homme de couleur, gens de couleur, doivent à notre égard être considérés comme de l'injure déguisée, relevant/

 

du nationalisme

 du colonialisme

de l’impérialisme

du racisme

 

Et n’avancez surtout pas dans certaines chaumières que je n’ai pas le sens de l’humour de la plaisanterie…etc etc, un peu mince comme argument de défense…

 

Léonce Lebrun

 

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