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 Le blog de Léonce Lebrun

En pleine campagne électorale  des minorités ethniques sont visées directement par certains qui opèrent un rapide raccourci entre immigration et insécurité...

Mais en quoi ces minorités constituent une menace pour les institutions républicaines, et on finit par penser que leur regroupement tant redouté, peut constituer une force  politique non négligeable pour la défense des droits des personnes concernées, d’où la manouvre de les repousser dans la mouvance du  Communautarisme, synonyme de dévaluation sociétale…

Tribune libre

 

Bien évidemment, je n’ai pas l’intention de prendre le train de la déception, de me rallier à tous ces candidats qui même de nos rangs, rêvaient de miracle, en ignorant radicalement les institutions américaines, leur mode de fonctionnement, l’une des plus équilibrées sur cette planète…

Il y aura quatre ans, ce Mercredi 5  Novembre 2008 au petit matin je déambulais dans les rues de la ville en hurlant à qui veut m’entendre l’hymne de l’Oncle SAM...

https://www.youtube.com/watch?v=qFhB8IGHbVw

...entrecoupé de l’International…

L’international ce chant qui me donne des frissons à son écoute….

L’international un chant qui n’appartient à aucune nation, aucune  race, aucun parti politique…

https://www.youtube.com/watch?v=FGqMMpMkKXs

Un chant qui est redouté par toute la Bourgeoisie, et les classes dirigeantes de tous pays, ce qui lui donne sa force et son caractère éternel, malgré la baisse de régime de Karl Max, dont j’invite le Capitalisme à de la modestie, vis-à-vis de son triomphe aléatoire.

 Tout à coup je suis arraisonné par une patrouille, appelée sans doute par un noctambule mécontent des échos venant de l’autre côté de L’atlantique.

L’Officier, commandant cette patrouille, a tout de suite compris que je faisais partie de ces millions de Nègres, qui n’ont pas assez de voix pour célébrer la victoire de l’ex- Sénateur de l’Illinois, et m’invita à prendre place dans la voiture banalisée, au grand étonnement de ses collaborateurs…

Alors là les amis mon how man show a été sublime, me faisant parcourir l’Histoire du Monde Nègre sur plusieurs siècles avant d’arriver à ce matin du 5 Novembre.

 A cette heure avancée de la nuit, un des brigadiers donna des signes d’inquiétude…

«  Chef, dit-il, comment on va expliquer ce long silence au commissariat central, qu’est ce que je vais raconter à mon épouse et mes amis, ils vont me prendre pour un fou furieux qui veut se donner de l’importance, je n’ai jamais vécu une aventure pareille  dans le boulot… »

« J’assume, répondit avec autorité ce jeune lieutenant de police qui me dit…C’est extraordinaire, avec vous j’ai appris plus de choses que durant toute ma scolarité…

…Tout compte fait  je suis très satisfait de cette « mission imprévue », parce que n’importe quel individu aurait pu vous inquiéter physiquement par une nuit pareille.."

Dans cette aventure il n’a jamais été question de contrôler mon identité, on se promit de se rencontrer en d’autres circonstances après m’avoir déposé à mon domicile.

Mais revenons à l’actualité, car après les flonflons du 20 Janvier 2009, je savais que Obama rentrerait dans une zone de forte turbulence, je fus même contrarié par cette subite et hypocrite obamania.

Car il ne faut pas perdre de vue que le Chef de l’Exécutif américain est un Nègre, et à ce titre on lui demandera d’être excellent…

N’est ce pas; que les Nègres ne travaillent pas, ils n’ont du reste jamais travaillé, alors on va leur rajouter une petite louche de traite négrière et d’esclavage, comme ça ils seront qui sont les maîtres du Monde… amis afro caribéens vous avez parfaitement compris cette parenthèse qui colle avec  l’actualité....

Mais que n’avait pas fait Obama…

-         massacrer toute la population afghane

-         raser l’Iran et la Corée du Nord en contaminant toute cette partie de L’Asie

-         exécuter tous les détenus de Guantanamo   

Et surtout il n'a pas marché sur l’eau... il n’a pas réédité le miracle de la distribution des poissons et du pain rapporté par le nouveau testament..

En somme on lui reproche de ne pas être le sauveur attendu comme il y a plus de deux mille ans en Palestine…

Alors on va s’expliquer/

 Barack Obama est l’un des meilleurs présidents que les Etats-Unis aient connu depuis Roosevelt en quatre ans de mandats.

Il a, en un temps record imposé une couverture d’assurance maladie obligatoire, dont nous bénéficions ici depuis un décret-loi du 4 Octobre 1945, alors que tous ses prédécesseurs avaient échoué et renoncé

L’homme a imposé une régulation au marché financier et boursier à Walltrett

Mais il débuté son mandat avec deux conflits armés, une crise économique presque aussi dévastatrice que celle de 1929

Enfin outre que les Etats-Unis est un pays capitaliste, c’est une vraie démocratie avec un Congrès très sourcilleux de ses prérogatives.

 Bien évidemment, je n’ai pas l’intention de prendre le train de la déception, de me rallier à tous ces candidats qui même de nos rangs, rêvaient de miracle, en ignorant radicalement les institutions américaines, leur mode de fonctionnement, l’une des plus équilibrées sur cette planète

Concrètement Obama ne pouvait pas réaliser de miracle économique dans un pays ou ne se pratique pas la dictature de clan.

Pour la petite histoire, il est utile de rappeler que JF Kennedy est tombé à Dallas en ce jour du 22 Novembre 1963 sous les balles de plusieurs tireurs, probablement en partie à cause des lobbies militaro-industriels qui lui reprochaient de vouloir mettre fin au conflit vietnamien, une hypothèse qui peut renforcer le camp des partisans du complot meurtrier..

Son successeur Lindon Johnson  a poursuivi cette politique guerrière qui n’a pris fin qu’en Avril 1975 avec la débâcle américaine, pour le mandat de Richard Nixon, il a dû démissionner pour éviter la procédure humiliante du leepichman suite au désastre du Watergate.

Obama ne s’est trouvé pas dans ces cas de figure, alors on comprend difficilement  que les médias de ce côté de l’Atlantique prédisaient que le scrutin du 6 Novembre 2012 serait considéré comme un référendum pour ou contre le Président sortant.

Bien mesquine une telle prévision, en vérité, on lui reproche d'être un Nègre, Président de la plus puissante nation de la planète, une situation qui est inimaginable -au pays des droits de l'Homme-.

De l'élite ghanéenne, à laquelle il a réservé ses interventions, à l'homme de la rue, tout un peuple s'est reconnu dans les critiques et les encouragements du premier président  afro-américain.
Barbe blanche, carrure imposante et voix de stentor, Jerry Rawlins ne cache pas son enthousiasme. «Barack Obama a prononcé un discours très fort, il est allé droit au but.»

En ce samedi, les formules du président américain, sur la corruption en Afrique, les guerres tribales et les régimes autoritaires qui, s'abritant derrière les legs du colonialisme, bafouent les libertés, résonnent encore dans l'enceinte du palais des congrès d'Accra.

Jerry Rawlins, l'ancien président qui, après un coup d'État au début des années 1980, a remis à compter de 1992, date de la nouvelle Constitution, le Ghana sur une voie démocratique dont il n'a plus dévié depuis, est toujours sous le charme. «Je suis très heureux qu'un homme comme Obama ait été élu, il va apporter un peu de moralité dans la politique internationale.»

«À nous de prendre en main notre destin»

Plus que d'autres, Samia Nkrumah, vêtue d'un boubou traditionnel aux couleurs chatoyantes, a quelques raisons de laisser libre cours à son émotion. Samia, aujourd'hui députée du parti du président John Atta Mills, n'est autre que la fille du «père de la nation» ghanéenne, Kwame Nkrumah.

La mémoire du grand homme, qui a fait du Ghana la première nation indépendante d'Afrique noire en 1957, avant de lancer les fondations du panafricanisme, vient d'être chaleureusement saluée par le président des États-Unis.

Dans son premier grand discours aux peuples d'Afrique, Barack Obama a établi un parallèle historique entre l'époque des indépendances africaines et celle qui s'ouvre aujourd'hui.

À nouveau, a-t-il promis, «c'est un moment porteur de grandes promesses» pour le continent noir. Samia Nkrumah a été personnellement touchée. «C'est vrai, l'indépendance n'était pas une fin en soi. C'est à nous maintenant de prendre en main notre destin, le changement ne peut venir que de nous.»

Barack Obama, en reprenant le slogan de sa campagne victorieuse - «Yes, you can»  était venu adresser ce message de volonté et d'espoir au continent noir dont il est, par son père, issu.

Mêlant, comme souvent à l'étranger, sa propre histoire à celle du pays hôte, le premier président afro- américain  a multiplié les références à sa famille paternelle, puis à celle de son épouse, lors de leur visite privée au fort de Cape Coast, d'où partirent tant d'esclaves vers les États-Unis.

Si tant d'Afro-Américains et de nombreux immigrés venus plus récemment d'Afrique ont prospéré en Amérique, pourquoi, a-t-il demandé, les enfants de ce continent n'y parviendraient-ils pas chez eux ?

«L'avenir de l'Afrique appartient aux Africains eux-mêmes», mais il ne sera prometteur que si ceux-ci réalisent que «le développement dépend de la bonne gouvernance». «L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais d'institutions fortes», des élections véritablement démocratiques, une justice indépendante, une police intègre.

Voilà ce qu'a martelé le président américain. Cette conviction, qu'il avait déjà eu l'occasion d'exprimer, ne diffère guère de celle, similaire, énoncée par de nombreux chefs d'États occidentaux depuis des dizaines d'années.

Barack Obama a inscrit son action dans la continuité de la politique définie en Afrique par George W. Bush, auquel il a rendu hommage. Mais, évidemment, le fils de Kenyan a bénéficié de la reconnaissance que lui procurent sa  peau et son propre vécu.

Le citoyen pris à témoin

Ses interlocuteurs, fiers de le considérer comme un enfant du pays, étaient par avance conquis. «Yes, together we can», proclamait la banderole déployée dans le palais des congrès, où se côtoyaient les adversaires politiques ghanéens, signe, relevé par le président américain, d'une démocratie adulte et apaisée.

Plus qu'une communion physique avec la foule ghanéenne, qui n'eut jamais lieu - les impératifs sécuritaires imposés au président américain ne sont pas compatibles avec l'exubérance africaine -, c'est au travers de ce discours que Barack Obama entendait prendre à témoin l'homme africain, et fixer le cadre des relations que sa présidence veut instituer avec les États subsahariens.

La brièveté de cette visite d'un jour n'aura malheureusement pas laissé le temps à Barack Obama de dialoguer avec la jeunesse du pays, exercice dont pourtant il raffole. Sans doute une erreur de communication.

Car dans ce palais des congrès d'Accra, devant une assistance où la moyenne d'âge devait tourner autour de la cinquantaine, c'est la jeunesse africaine que le président américain a exhortée à entreprendre et à se dépasser.

«S'il vient au Ghana, c'est pour saluer notre démocratie qui est meilleure que dans les pays voisins, commentait Patrick, qui venait de suivre le discours à la télévision.

Mais nous, nous voulons une vraie démocratie, comme aux États-Unis.» Au moins, se satisfaisait son ami Jeffrey, également étudiant, «en venant au Ghana, il a prouvé aux compagnies étrangères que le pays est sûr et qu'elles peuvent investir».

Barack Obama et sa famille ont visité dimanche le fort de Cape Coast, d'où les esclaves étaient embarqués vers l'Amérique.

EXTRAITS - Obama aux jeunes Africains : «Le monde sera ce que vous en ferez. Yes you can !»

Voici les principaux extraits du discours du président américain samedi à Accra :

«Je suis venu ici au Ghana pour une simple raison : le XXI e siècle ne sera pas seulement déterminé par ce qui se passe à Rome ou Moscou ou Washington, mais aussi par ce qui se passe à Accra.»

«Je ne vois pas les pays et les peuples d'Afrique comme un monde à part. Je vois l'Afrique comme une part essentielle de notre monde interconnecté.»

«Nous devons partir du principe que l'avenir de l'Afrique dépend des Africains. Je le dis en étant parfaitement conscient qu'un passé tragique a parfois hanté cette partie du monde.»

«Il est aisé de montrer du doigt et de blâmer les autres. Mais l'Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie zimbabwéenne au cours des vingt dernières années, ou des guerres dans lesquelles des enfants sont enrôlés comme combattants.»

«Le développement dépend de la bonne gouvernance. C'est l'ingrédient qui a fait trop souvent défaut dans trop de pays. C'est le changement qui peut débloquer le potentiel de l'Afrique. Et c'est une responsabilité qui ne peut être assumée que par les Africains.»

«Voici ce que vous devez savoir : le monde sera ce que vous en ferez. Vous avez le pouvoir de demander des comptes à vos dirigeants et de bâtir des institutions au service du peuple. Vous pouvez vaincre la maladie et mettre fin aux conflits et tout changer de bas en haut. Vous pouvez le faire. Yes an !»

Léonce Lebrun

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