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 Le blog de Léonce Lebrun

Dans aucun pays du Monde il n’y a un tel vocabulaire de marginalisation des minorités, qu’elles soient politiques ou sociétales, en vertu des diktats de la "Démocratie" qui impose la loi d'une majorité, certes légale, mais non légitime, d’un point de vue morale, car elle peut être idiote, obtenue sous le coût d’un enfumage  bien rodé, destiné aux naïfs d’un Système à bout de souffle…

... Et vous avez : communautarisme, diversité, populisme, islamisme radical,  radicalisation et le dernier né, terrorisme, dont le Pouvoir exploite politiquement les conséquences, avec le concours de médias affidés, tout  en  niant délibérément les causes, par exemple la destruction de l’Etat libyen….

La démocratie - suite et fin-

 

 

Vous faisant grâce des retombées de démocratie -première partie- je ne suis pas étonné que beaucoup de citoyens font une confusion entre république, et démocratie, une confusion savamment entretenue...

 

Qui permet à certains politiciens d’utiliser ce dernier concept à toutes les situations, qui rappelons le, est un mode de gouvernance qui permet de dégager une majorité pour éviter les tensions et autres controverses inévitables.

Je pourrais participer avec détermination dans un conflit armé pour la république, alors que je ne lèverais pas le petit doigt avec l’instauration  d’une démocratie.

 Et la démonstration vient de nous être donnée avec la fin du conflit libyen, une guerre civile à l’occasion de laquelle l’Occident  a pris toute sa part, partisane, avec son bras armé, l’OTAN...

 

...pour clame-t-elle partout,  instaurer la démocratie en terre libyenne et justifier les débordements inacceptables de cette force de coalition, étant contraires à la résolution 1973, de l’Organisation des   Nations Unies.

Nous savons que ces peuples ont une histoire, des traditions, une culture, et que nul ne peut leur imposer un mode de gouvernance, venu d’ailleurs notamment de l’Occident, j’y reviendrai...

 

Et d’ailleurs ce qui se passe sur le terrain est concrètement de nature à faire réfléchir sur ce besoin forcené  de mélanger l’eau et l’acide pour des motifs qui sont éloignés du bien être de la population libyenne, que l’Histoire nous révèlera demain, au même titre que la situation afghane, et l’intervention armée irakienne.

Mais revenons en terre actuelle, pour observer que bien des hommes politiques n’utilisent guère l’expression République, qui est une idée forte de la liberté, de toutes les libertés, l’on peut se demander s’ils ont assimilé toute sa dimension… Et pour cause..

En cette froide journée du 21 Janvier 1793, Louis le XVIème va payer sur l’échafaud, sa faiblesse, et ses erreurs, entraînant dans ce destin tragique, son épouse Marie-Antoinette (l’autrichienne par dérision).

A  sa décharge, le monarque avait hérité de la malédiction de son grand-père Louis XV , le bien aimé, enterré de nuit pour éviter la colère populaire, avec sa fameuse prédiction rapportée…Après moi le déluge…

 

En était-on arrivé à l’épilogue de cette tragédie commencée bien avant les chaudes journées de  1789, et bien non, car des têtes célèbres tomberont dans le panier macabre de  la Révolution jusqu’à ce 9 Thermidor 1794, avec la mort du député d’Arras, Maximilien Robespierre leader incontesté de la pensée révolutionnaire.

Mais revenons  à Paris, pour constater un peuple en colère, réclamé du pain à son souverain, alors qu’un petit groupe se  détache du Tiers Etat, pour s’organiser et récupérer opportunément tout ce tohubohu révolutionnaire.

Car certains ont compris tout l’intérêt qui se présentait le récupérer le Pouvoir avec la disparition de la monarchie.

Ce groupe deviendra la Bourgeoisie, uns classe politique redoutable, qui imposera sa vision du Monde dans ce pays, avec comme  leitmotiv, l’individu, sa réussite personnelle au mépris de toute solidarité collective.

Si ce peuple  a été abusé par la fête dite de la Réconciliation du 14 Juillet 1790, tout au long du 19è siècle, il aura manifesté par une volonté farouche, ce besoin de liberté et de respect...

 

...Face à une bourgeoisie qui n’aura pas hésité à écraser sans pitié l’éphémère Commune de Paris en Mars 1871, en présence des armées prussiennes comblées par ce spectacle hors du commun...

 

Mais cette bourgeoisie avait-elle vraiment changé et abandonné toutes prérogatives concédées à la Monarchie, non, car si ses chefs n’étaient plus couronnés à la Cathédrale de Reims, ils restaient profondément marqués par le prestige de l’aristocratie.

Si bien que la République fut sauvée de justesse en 1875, parce le prétendant à la couronne avait refusé l’emblème du régime, exigeant la couleur bleue frappée du lys de la monarchie

Mais cette bourgeoisie toujours régnante de nos jours, toutes catégories confondues, y compris les périodes d’alternance, a-t’-elle fondamentalement changé par rapport à celle  des 19è et 20è siècle...

 

J’en doute fort, car la conquête du pouvoir, est devenue pour les uns et les autres un objectif prioritaire, avec tous les avantages concédés aux vainqueurs.

Dans ces conditions permettez-moi de jeter un regard de méfiance sur les valeurs de la démocratie, qui utilise à bon escient le suffrage universel à défaut de conquérir le pouvoir par la force notamment.

Car cette bourgeoisie sait bien faire et a mis en place les outils pour assurer la pérennité de sa domination, toutes formations politiques confondues.

Les constitutionnalistes savent bien que le fameux discours de Bayeux prononcé en 1946, donnait le ton de ce que serait demain l’exercice du pouvoir...

 

Qui à la faveur des évènements de la guerre d’Algérie (1954- 1962) a vu l’adoption de la treizième constitution en cette journée de référendum du 27 Septembre 1957, donnant naissance à la 5è République.

Une constitution, votée par le bon peuple, lassé par les crises supposées de la 4è République, pour renforcer l’autorité de l’Etat, par un Exécutif  fort, et un législateur passé sous la table.

Bref, une constitution renforcée en Novembre 1962, par l’élection du Chef de l’Etat au suffrage universel, un Exécutif qui ne va pas se contenter des pouvoirs exorbitants concédés par le texte fondamental...

 

Pour garnir le panier de domaines réservés touchant la défense, et la diplomatie, éloignés de tous contrôles des élus du peuple...

Nous avons là, réunis tous les ingrédients d’un système monarchique, accepté par tous les compétiteurs louvoyant le pouvoir.

C’est donc une république monarchique bâtie pour un peuple dont on dit à juste titre, avoir les institutions qu’il mérite.

De là à reconnaître à ces institutions, une valeur universelle, il y a un Rubicon que le bon sens ne peut franchir.

Car  l’instauration de la démocratie comme mode de convenance, n’a donné que des déboires aux nations qui s’y sont prêtées, la Fédération de Russie est un exemple flagrant qui a vu naître dans ce pays une puissante société mafieuse...

 

Avec une corruption sans précédant, qui n’aurait pas eu droit de cité avec l’ex URSS communiste, sans parler des poches  de misère impensables avec l’ancien régime.

 Qu’on ne fasse surtout pas jouer le concept de liberté qui ne profite qu’aux nouveaux riches, gaspillant leur fortune sur les plages en vue, de certains pays de l’Occident.

Je laisse  au lecteur le soin d’imager la catastrophe qui s’abattrait sur la République populaire de Chine avec l’introduction  d une démocratie à la mode occidentale sur ce territoire.

Pour terminer j’en viens à l’Afrique pour rappeler que cet immense continent a été dépecé depuis 1885 pour les besoin de l’impérialisme de l’Occident, en particulier du colonialisme européen.

Depuis 1960 il a été reconnu une pseudo indépendance à certains territoires qui ont bien du mal à assumer ce statut, pour des motifs touchant à la politique, l’économie la défense le social.

Il est évident que tous les principaux acteurs mondiaux savent que cette situation ne peut pas rester en l’état, car cette division est nuisible au développement de ce Continent et au bien être de ses populations...

 

Mais nul n’a ébauché la perspective de la création d’une union qui donnerait naissance à la nation africaine.

Et pour cause parce que les uns et les autres tirent profit de cette division, n’a-t-on évoqué dans la récente actualité, le transfert de valise de fonds au profit de- nations amies- en campagne électorale.

En définitive l’Afrique n’a nul besoin d’une démocratie à la mode occidentale, le plus sûr moyen de l’écraser et la dominer.

Ce Continent requiert  du respect, il trouvera son destin et son mode de fonctionnement, en harmonie avec sa grande histoire, ses fortes traditions et une culture à dimension universelle et éternelle...

Toute personne est porteuse de valeur universelle, il n’appartient donc à aucune race, aucune nation, d’imposer par quel que moyen son mode de fonctionnement aux autres... 

Léonce Lebrun

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