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 Le blog de Léonce Lebrun

En pleine campagne électorale  des minorités ethniques sont visées directement par certains qui opèrent un rapide raccourci entre immigration et insécurité...

Mais en quoi ces minorités constituent une menace pour les institutions républicaines, et on finit par penser que leur regroupement tant redouté, peut constituer une force  politique non négligeable pour la défense des droits des personnes concernées, d’où la manouvre de les repousser dans la mouvance du  Communautarisme, synonyme de dévaluation sociétale…

 

La controverse raciale

 

Comme vous le savez, le site AFCAM a fait l’objet de violentes attaques, dont le principal serveur pirate, logé en Israël a tenté de nous imposer le silence, car un média qui disparaît est une partie de la Vérité qui s’efface, une insulte fait au PAL (paysage audio-visuel de la Liberté)

Mais la technologie a triomphé et www.afcam.org présente un nouveau visage, avec une présentation plus agréable pour les internautes, une traduction en temps réel de plus de dix langues, qui autorise les messages d’AFCAM d’être accessibles sur toutes la Planète, ce qui de nos jours est énorme …

Précisément depuis quelque temps circule dans ce pays l’idée saugrenue que les races n’existent pas, et comme la mienne est classée en queue de peloton j’aurais été d’une invraisemblable naïveté d’abonder en ce sens.

D’ailleurs dans nos propres mouvances afro caribéennes certains ont préconisé la suppression du mot Race dans la Constitution de 1958, le big bang cérébral tourne à plein régime.

Si cela est une question de vocabulaire, l'appellation pourrait être remplacée par l’expression Espèce on aurait alors l’espèce humaine, l’espèce animale, l’espèce végétale, qui ont comme point commun biologique, de respirer l’oxygène et rejeter le gaz carbonique, la comparaison s’arrêtant là.. et pour la race humaine, je reviendrai plus loin…

Car comme il est dit dans notre créole caribéen…sé pa a en sinj ou ka appren fe grimassetraduction… ce n’est pas à un singe qu’on apprend à faire la grimace....

Effectivement s’agissant de « gens de couleur », observons la situation physique sur notre Planète/

-          le jaune (asiatique) est une couleur…

-          le rouge ( les Amériques) est une couleur…

-          le blanc (indo européen) est une couleur..

-          le noir (Afrique et afro descendants) est une couleur…

Mais alors, pourquoi, ce milliard cinq millions d’êtres humains toutes catégories confondues, ont hérité du vocable peu flatteur de « gens de couleur »,  à mes frères de race, ne vous faites aucune illusion, quelle que soit votre rang dans cette Société, vous serez toujours insidieusement catalogués( es) de femme de couleur , d’homme de couleur, synonyme de misère, d’humiliation de pauvreté, par référence à notre Histoire, la grande détresse de l’Afrique, berceau de nos ancêtres et donc classés(es) dans la catégorie de « la Diversité », dans une République dite « une et indivisible », un concept de la Convention de 1793…

Et comment en est-on arrivé à ce stade d’une gigantesque dévaluation de notre Race…

Il faut remonter depuis la période postérieure au XV ème siècle avec la grande période des découvertes maritimes, les Indiens d’Amérique et de la Caraïbe ayant été massacrés par les Européens, ils sillonnent les côtes africaines, et nous voilà installés dans le cycle infernal de la traite négrière transatlantique, l’Esclavage, le colonialisme, le néo colonialisme, en somme une exploitation permanente de l homme africain, qui aura servi entre autre de chair à canon durant les deux conflits mondiaux du 20 ème siècle, dont dans la version caribéenne, mon grand-père ( 1914-1918) et plus tard son fils ( 1940-1945) savaient de quoi ils parlent, sans oublier ce pillage systématique des richesses (sol et sous sol ) du Continent en cause... 

Pour justifier cette dérive, le colonisateur vainqueur et souverain, va établir ses propres règles sa convention ,pour démontrer l’infériorité raciale du Nègre et dans ce schéma, le vocabulaire tient toute sa place, avec une évolution graduée suivant les circonstances, qui nous amène en ce 21è siècle à l’appellation de « gens de couleur « 

Bien entendu , l’européen a gardé le beau rôle, en sa qualité de « blanc » la pureté la noblesse,etc etc pour l’africain considéré abusivement et arbitrairement de « noir » l’homme de la rue, en panne de conaissance, a le choix des qualificatifs, étant persuadé de sa supériorité de race, quand bien même que son vis à vis aura fait des humanités brillantes et soutenu sa thèse de doctorat es /lettres à la Sorbonne de Paris(France) sous le titre, Une histoire de la Culture africaine de l'Antiquité à nos jours avec mention, et les félicitations du jury..

Le débat est loin d’être clos…

S’agissant de la problématique raciale…

Quand j’étais un jeune petit Nègre en terre martiniquaise, j’ai appris à grimper et redescendre les cocotiers à 3 ans, alors il ne faudrait pas me faire avaler des couleuvres, notamment la non existence des races, du reste le mot Nègre que j’utilise avec aisance, remonte dans la nuit des temps avec sa noblesse et l’esprit de conquête, alors que les européens ayant massacré et galvaudé cette expression, ont mille difficultés pour l’utiliser à bon escient…

Alors pour vérifier le bien fondé de cette assertion, je me suis enquis auprès de villes telles que Sidney(Australie) Dallas (Etats-Unis) Pékin (Chine) Alger (Algérie) Moscou (Fédération de Russie) Vienne (Autriche) Dakar (Sénégal), ils m’ont tous, ri au nez, me prenant pour un fou furieux, arrivé tout droit de Pluton (un milliard de kms de notre planète) relevant au passage qu’un tel délire faisait partie des exceptions…

Or nous observons que l’excès d’exceptions, tue l’exception...

En fait depuis Adam et Eve, nous savons que  l’espèce humaine dispose des mêmes caractériques biologiques, et donc nullement besoin d’être des chercheurs de haut niveua pour savoir que nous sommes tous égaux, sauf qu'il ne faut pas s'arrêter sur ces seules critères, pour divulguer une telle hypothèse

Car, rejeter tardivement le principe de l’existence des races  est un remake de la période esclavagiste qui promettait le paradis aux africains, à la condition qu’ils respectent les belles promesses des Béatitudes avec une obéissance absolue au maître européen...

Alors après avoir évoqué rapidement cet aspect des choses, je ne résiste pas à l'envie de présenter la réalité telle qu’elle se présente, d’autant plus que le colonisateur avait le temps nécessaire pour ne pas reprendre insidieusement à son compte, les théories de Joseph Gobineau ( 1816- 1882) écrivain français , auteur du fameux essai paru en 1853 sur « l’inégalité des races humaines »

Aussi, de tout cela il convient de tirer une conclusion en se plaçant sous la perspective politico-socio-économique, à savoir que /

-Le Continent africain avec son pléthore de territoires lilliputiens, hérités du partages de Berlin en 1885, a totalement raté son indépendance au grand bonheur des occidentaux , ce qui me conduit à le placer dans la catégorie du prolétariat diplomatique.

-Quand aux territoires caribéens de la Guadeloupe et la Martinique, incapable de rompre avec la tutelle et la politique assimilationniste découlant de la loi du 19 MARS 1946, faisant de nous des assistés, je les classe dans le secteur du sous- prolétariat politique.

Dans ses écrits, Frantz Fanon a fait état des damnés de la Terre que nous sommes les Nègres…

Mais  cependant, je n’accorde aucun crédit à la malédiction dite de Cham, par contre je crois, que comme  la fin de ROME, la grande, la puissante, en toute chose il faut considérer la fin, chaque cochon ayant son Samedi...

Alors que l’Occident prenne garde à ne pas trop tirer sur  son impérialisme, et cet appétit de domination car « die irae dies Ila », jour de colère que ce jour là, je serais déjà parti pour l'Eternité...  

LéonceLebrun

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