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Le point de vue de Léonce Lebrun 

  

La Race

 

En pleine déferlante mondiale sur la problématique raciale,  le contexte ne pouvait pas être meilleur pour évoquer le concept de Race  que la France seul pays des 193 membres  de l’Organisation des Nations Unies (L’ONU) veut voir disparaitre dans les échanges au quotidien, mais le remplacer par quel  stratagème….

 

Car c’est une prétention outrancière, un acte politique, qui veut avoir des conséquences sur le mode de pensée des Africains et autres  Afro descendants, des populations naïves et fragiles écrasées par leur passé d’esclave et de colonisé.

 

Et pour bien cerner la mentalité des Français de l’Europe du 21è siècle il faut avoir en mémoire quelques figures de l’Histoire qui valent mieux qu’un long discours…

 

… nous sommes en 1814 avec le retour de la  Monarchie sensée avoir disparu depuis Janvier 1793 et Louis XVIII est acclamé par un vibrant…Vive le Roi…

 

…mais un an après, 1815 avec le come-back de Napoléon pour  son retour des 100 jours c’est ce même peuple qui le reçoit au cri délirant de  … Vive l’Empereur…

 

Dès cette époque, on relève donc    une population incohérente dans ses choix, versatile, imprévisible et donc faible.

 

Plus de deux siècles  se sont écoulés, on peut multiplier les contorsions les explications saugrenues venant de tout l’échiquier politique pour obsever que ce mode de pensée relevé en 1815 n’a pas changé d’un yotta…

 

Car comment expliquer qu’en, pleine déferlante raciale au 21è siècle on relève des propos hors sol que sont…

 

Racisme, Noir, Blanc, racisme anti blanc, privilège blanc.

Pour mémoire, le vocabulaire « racisme » scandé de nos jours dans toutes les suces est inapproprié, car aucune communauté humaine dans ce pays n’est menacée de destruction en raison de ses caractéristiques physiques ou religieuses.

 

Par contre ce slogan cache une réalité plus méprisable qui est la discrimination raciale, propre à toutes les couches de la société française (les souchistes) dont sont victimes principalement les Africains les Afro descendants et les populations du Maghreb résidant en France…

 

Et donc revisitons l’Histoire du Monde Nègre et sa descente dans l’enfer de l’humiliation.

 

Nous sommes à la fin du XVe siècle, c’est le début de la découverte de nouveaux territoires, Espagnols , Portugais,  Français,  Britanniques s’installent en pays conquis après avoir massacré les premiers occupants, les Indiens, peuples  indociles et rebelles  au travail de terre.

 

 

Et voilà ces Européens partis à la recherche de remplaçants trouvés dans les populations de la côte occidentale africaine, fragiles naïves inaptes à toute résistance armée, qui feront la traversée de l’Atlantique pour être vendus dans les marchés d’esclaves des Amériques et la Caraïbe.

 

Mais l’apparition du concept de Race verra le jour au XVIII è siècle par les écrits et la pensée de certains écrivains et philosophes français qui établiront un dispositif  tendant  à démontrer    la supériorité du monde occidental et la justification de la traite négrière concernant les Africaines de race Nègre et l’établissement de L’Esclave.

 

Espagnols, Portugais , Britanniques pratiquant une stricte surexploitation des territoires colonisés, les Français iront plus loin en se plaçant dans une domestication ( Code Noir )des esclaves afro descendants, par une politique d’assimilation, au résultat catastrophique pour les personnes tombées dans ce piège infernal du big bang cérébral dont les effets désastreux perdurent de nos jours…

 

… dont les  premiers résultats se présenteront en Mai 1802 avec le rétablissement de L’esclavage à la Guadeloupe, une absente totale de résistance de la population du territoire de 90000 âmes à l’époque, malgré les efforts désespérés d’un  certain Colonel Louis Delgres, d’origine martiniquaise pour s’opposer  au Corps. Expéditionnaire de Napoléon Bonaparte…

 

…Alors  qu’à Saint Domingue (devenu Haïti) les troupes armées sous la conduite d’un Toussaint Louverture et de Jean Jacques Dessalines, arrachaient la victoire et la création de l’Etat haïtien, permière Nation  Nègre à conquérir son indépendance les armes à la main, à compter du Premier Janvier 1804;

 

La suite prochainement.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IMKe6QVjT84

La République de Gambie

 

La République de Gambie  est un pays anglophone d'Afrique de l'Ouest.

 

Histoire

 

À son apogée, au XIVe siècle, l'empire du Mali s'étendait jusqu'en Gambie.

 

En 1455, les Portugais installent des comptoirs le long du fleuve Gambie à partir duquel ils organisent la traite des Noirs. En 1723, la Compagnie britannique d'Afrique achète de la terre en Gambie.

 

Dès 1816, les Britanniques occupent ce petit territoire enclavé dans le Sénégal, et les Français n'arriveront pas à les en déloger. Après 1889 et un accord avec la France, le pays devient en 1894 un protectorat britannique.

 

La Gambie acquiert son indépendance en 1965 et Dawda Jawara en devient le premier président. La Gambie est unie au Sénégal de 1982 à 1989 dans une confédération , la Confédération de Sénégambie.

 

Le 22 juillet 1994 un groupe d’officiers, menés par le Capitaine Yahya Jammeh, renverse le gouvernement.

 

 En 1996, pressé par la communauté internationale, les bailleurs de fonds ayant suspendu toute aide depuis le coup d'État de 1994, le président Jammeh accepte d'engager un processus de démocratisation qui le reportera d'ailleurs au pouvoir lors des élections de 1996, du 18 octobre 2001 et du 22 septembre 2006.

 

Les premiers temps

La période précoloniale

Les explorateurs portugais

 

Au début du XVe siècle, les premiers explorateurs européens s'aventurent vers l'extrémité occidentale du continent africain.

 

 

Intrigué par les récits des géographes et cartographes arabes sur l'immense richesse des royaumes d'Afrique de l'Ouest et sur le légendaire royaume du prêtre Jean, le prince portugais Henri le Navigateur lance plusieurs expéditions à partir de 1418. En 1434, Gil Eanes double le cap Bojador.

 

 Nuno Tristão et Antão Gonçalves atteignent le cap Blanc en 1441 et Dinis Dias accoste à la Presqu'île du Cap-Vert, extrêmité occidentale de l'Afrique, en 1444. En 1446, António Fernandes navigue le long des côtes de l'actuelle Sierra Leone.

 

C'est Nuno Tristão qui fut le premier européen à atteindre l'embouchure du fleuve Gambie en 1446. Lui et son équipage furent très mal accueillis par les autochtones qui les prirent pour des cannibales et il mourut lui-même de ses blessures pendant le voyage de retour.

 

Henri le Navigateur était cependant trop obstiné par les rumeurs selon lesquelles le fleuve Gambie regorgeait d'or pour abandonner. En 1455, il y envoya le Vénitien Alvise Cadamosto, accompagné du Génois Antoniotto Usodimare.

 

 Il se heurtèrent également à la résistance des indigènes. L'année suivante, Cadamosto fut chargé d'une deuxième expédition. Il découvrit en chemin les îles du Cap-Vert et s'y arrêta brièvement avant de repartir en direction de la Gambie. Il parvint à remonter le fleuve sur 100 km et à lier des contacts avec ses habitants.

 

 Il se lia d'amitié avec plusieurs rois locaux, dont Batti Mansa, roi de Baddibu, qui était séduit par le christianisme et demanda par écrit au souverain portugais de lui envoyer un prêtre. Cadamosto fut contraint d'écourter son voyage, un tiers de son équipage ayant succombé à diverses maladies tropicales et il retourna au Portugal en 1456.

 

Deux ans plus tard, Diego Gómez remonta le fleuve sur 450 km jusqu’à l’actuelle Upper River Division. Il y entendit parler de l’or du plateau du Fouta Djallon et de l’empire du Mali. Il échangea des marchandises contre quelques esclaves qu’il ramena en Europe.

 

Par la suite, des prêtres portugais s’installèrent sur le bord du fleuve, à Nuimi, et commencèrent à y prêcher le christianisme. Ils construisirent une chapelle près d'Albreda et baptisèrent l’endroit San Domingo.

 

 L'islam était déjà bien ancré, Mansa s'était désintéressé d'eux et les missionnaires n'eurent que peu de succès. Les portugais fondèrent d'autres bases d'exploration à Bintang, Tankular, Niani Maru et Kassan sur la rive sud, Fattatenda et Kuntaur sur la rive nord.

 

D'autres expéditions suivirent et renforcèrent les liens d'amitié. Le Portugal soutint le Mali lorsque ce dernier fut attaqué par l'empire songhaï. Un ambassadeur de l'empire Wolof visita quant à lui le Portugal en 1488.

 

 Le commerce se développa et quelques Portugais s'installèrent en Gambie où ils importèrent de nombreuses espèces végétales toujours cultivées aujourd'hui comme les oranges, les bananes, la papayes, le manioc, la goyave, le maïs et l'arachide.

 

 Ils apportèrent également des techniques de construction, de navigation et de pêche et de nombreux emprunts au portugais subsistent dans la langue mandingue.

 

La bulle pontificale Aeterni regis, fulminée le 21 juin 1481, attribua la côte africaine au Portugal au détriment de l'Espagne.

 

Les marchands anglais

 

En 1588, le Portugal perd ses droits commerciaux dans la vallée du fleuve Gambie et sur la Côte de l'Or , actuel Ghana,  au profit de l’Angleterre. Le Portugal était alors uni sous la couronne espagnole et la débâcle de l’armada espagnole contre la marine anglaise permit à Élisabeth I de mettre la main sur les privilèges commerciaux d’Antoine Ier de Portugal.

 

 Elle les revendit à la Company of Devon et à London Merchants. La présence anglaise en Gambie remontait cependant à 1562, lorsque Sir John Hawkins vola 300 esclaves au Portugais pour les revendre à Santo Domingo, en actuelle République dominicaine, fondant par là même le commerce triangulaire.

 

En 1618, le roi Jacques Ier laissa l’entier des droits commerciaux sur la Gambie et la Côte de l’Or à la Company of Adventures of London. La Guinea Company vit le jour afin de protéger la côte de Guinée contre les visées françaises et néerlandaises. La même année, les premiers esclaves débarquèrent dans la nouvelle colonie de Virginie.

 

 Les expéditions visant à découvrir de l’or à l’intérieur des terres s’intensifièrent. Une première échoua, la deuxième fut attaquée en mer par les Portugais et essuya de lourdes pertes. Deux ans plus tard, Richard Jobson atteignit les chutes de Barrakunda.

 

Les Anglais exportèrent de plus en plus d’esclaves à partir de 1652. La demande de main d’oeuvre bon marché augmentait rapidement dans la Caraïbe où la culture de la canne à sucre était en pleine croissance.

 

La période germano-baltique

 

Au XVIIe siècle, le duc de Courlande Jacob Kettler cherchait à développer le commerce des pays de la Baltique. Il tenta plusieurs fois de stimuler la colonisation courlandaise dans le sud de la  Caraïbe en y développant la culture du tabac et il avait besoin d’une base commerciale supplémentaire pour importer la main d’oeuvre nécessaire.

 

 Il envoya Heinrich Fock en Gambie avec deux bateaux. Le 26 octobre 1651, le roi de Nuimi lui accorda l’île James, alors nommée Isla de Andrea, idéalement située à 30 km de l’embouchure du fleuve. Il obtint également une terre sur la rive nord du fleuve, près de Juffureh. Il loua l’île Banjol, actuellement St. Mary’s Island au roi du Kombo, au sud de l’embouchure.

 

La cohabitation entre les Allemands et les locaux fut pacifique. Kettler considérait les rois avec qui commerçait comme des partenaires souverains. Ces derniers lui apportèrent un soutien militaire contre les incartades néerlandaises

 

. Cela ne suffit cependant pas toujours, et les comptoirs allemands furent occupés par deux fois par les Pays-Bas, du 4 février 1659 au 10 juin 1660 et du 3 juillet au 2 août 1660.

 

La présence courlandaise prit fin à l’issue de la Première guerre du Nord, qui fit s’affronter la Suède et la Pologne de 1655 à 1660, pendant laquelle Kettler fut fait prisonnier. James Island changea plusieurs fois de mains et fut occupée par différents États d’Europe, des commerçants privés et des pirates.

 

La rivalité franco-britannique

 

L’année 1660 vit également la naissance d’une nouvelle compagnie commerciale anglaise, la Company of Royal Adventurers Trading to Africa. Charles II lui délivra une patente portant sur tous les droits commerciaux et territoriaux de la couronne anglaise, indépendamment du souverain local ou des droits d’autres nations.

 

 L’amiral Robert Holmes fut envoyé, à la tête d’une flotte de cinq bateaux, surveiller la côte occidentale de l’Afrique pour y protéger les intérêts de la compagnie et de l’Angleterre. Il fit ériger un fort sur Dog Island, qu’il nomma alors Charles Island.

 

 Il occupa James Island, toujours officiellement courlande mais sous occupation néerlandaise, le 19 mars 1661, et lui donna son nom actuel en hommage au directeur de la compagnie, comte d’York et futur roi d’Angleterre Jacques II. Il y construisit de nouvelles fortifications, Fort James, et y stationna une garnison.

 

À la fin de la deuxième guerre anglo-néerlandaise , 1665 - 1667, la Company of Royal Adventurers périclita mais la Compagnie royale d'Afrique fut fondée en lieu et place de la première.

 

 Le 17 novembre 1664, les postes courlandes furent officiellement cédés à l’Angleterre. Robert Holmes prit de nombreux comptoirs appartenant à la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales pour le compte de la RAC.

 

Entre temps, à partir de 1626, la France s’était installée sur le territoire de l’actuel Sénégal, sur le cours inférieur du fleuve homonyme. La Compagnie du Sénégal, fondée en 1673 conclut des traités avec les Nuimi lui permettant d’ouvrir un comptoir à Albreda, près de Juffureh et de l’île James, en 1681.

 

 Trois ans plus tard, la Compagnie royale d'Afrique racheta la Gambia Adventurers et tout le Sénégal fut occupé par l’Angleterre entre janvier et juillet 1693. Tout au long du siècle qui suivit, les différentes nations présentes dans la région se disputèrent l’île James, et par là la domination économique et politique sur le fleuve.

 

 Le 27 juillet 1695, elle fut prise par la France, sans toutefois être occupée, à l’issue d’une bataille navale pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Elle fut rétrocédée à l’Angleterre en septembre 1697 dans le cadre de la paix de Rijswijk.

 

 La Compagnie royale d'Afrique s’employa à reconstruire le fort à partir d’avril 1699 mais suite à la perte de son monopole commercial sur la Gambie l’année précédente, elle fut contrainte de compter avec des concurrents.

 

Pendant la guerre de succession espagnole, la France prit et pilla l’île plusieurs fois. Les administrateur de la Compagnie royale d'Afrique parvinrent à la racheter et les compagnies des deux nations convinrent de faire de la Gambie une zone neutre, mais la régence refusa. Fort James fut désaffecté et inoccupé du 20 mai 1709 au 13 novembre 1713.

 

Les Traités d'Utrecht rétablirent la situation antérieure et la Compagnie royale d'Afrique racheta Fort James en 1717. La France et la Grande-Bretagne se la disputèrent plusieurs fois entre 1720 et 1729. Fort Albreda fut détruit en 1746, pendant la guerre de succession d'Autriche, et ne fut reconstruit qu’à la faveur du Traité d'Aix-la-Chapelle en 1748

 

 La Royal Adventurers Company commença à décliner en 1750 et fut dissoute deux ans plus tard, après que la Company of Merchant Adventurers eurent repris la gestion des comptoirs britanniques.

 

La colonie britannique

La colonie royale de Sénégambie

 

La Gambie est une république multipartite à régime présidentiel, où le Président exerce à la fois les charges de chef de l'État et de chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement.

 

 La Constitution de 1970, qui divisait le gouvernement en branches indépendantes exerçant respectivement le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, fut suspendue en 1994 après le coup d'État militaire qui a renversé le Président Dawda Jawara, au pouvoir depuis 1970. Un décret de mars 1995 chargea une commission de réviser la Constitution.

 

 Le texte élaboré par la commission fut adopté par référendum en août 1996. Il est censé accompagner la transition vers un gouvernement démocratiquement élu et prévoit un pouvoir présidentiel fort, une assemblée monocamérale, une justice indépendante et la garantie des droits humains

 

Politique

 

 

La Gambie est une république multipartite à régime présidentiel, où le Président exerce à la fois les charges de chef de l'État et de chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement.

 

La Constitution de 1970, qui divisait le gouvernement en branches indépendantes exerçant respectivement le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, fut suspendue en 1994 après le coup d'État militaire qui a renversé le Président Dawda Jawara, au pouvoir depuis 1970. Un décret de mars 1995 chargea une commission de réviser la Constitution.

 

 Le texte élaboré par la commission fut adopté par référendum en août 1996. Il est censé accompagner la transition vers un gouvernement démocratiquement élu et prévoit un pouvoir présidentiel fort, une assemblée monocamérale, une justice indépendante et la garantie des droits humains.

 

Contexte politique

 

Le Parti progressiste du peuple a dominé le paysage politique de la Gambie de l'indépendance en 1965 au coup d'État de juillet 1994. La Gambie était alors l'une des plus anciennes démocraties multipartites en Afrique avec des élections libres organisées tous les cinq ans , les dernière en 1992.

 

 Après la prise de pouvoir par l'armée, les membres de l'ancien parti présidentiel ainsi que les autres anciens officiels, furent tenus à l'écart de la vie politique jusqu'en juillet 2001.

 

Une élection présidentielle eut lieu en 1996, que le colonel à la retraite Yahya Jammeh remporta avec 56 % des voix. Les élections législatives de janvier 1997 furent dominées par l'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction , APRC,  qui obtint 33 des 45 sièges à pourvoir.

 

 La mise au ban des partis issus de l'époque de Jawara fut levée en 2001 et quatre partis d'opposition officiellement enregistrés participèrent à l'élection présidentielle du 18 octobre 2001 que le Président sortant remporta avec près de 53 % des suffrages.

 

 L'APRC conserva sa large majorité à l'Assemblée nationale lors des élections législatives organisées en janvier 2002, qui furent marquées par le boycott du Parti démocratique uni.

 

En 2005, cinq partis d'opposition s'allièrent sous la bannière de l'Alliance nationale pour la démocratie et le développement, qui rassemblait ainsi la quasi totalité des forces d'opposition du pays. Le 29 septembre, des élections partielles permirent à l'ANDD de remporter 3 des quatre sièges en jeu.

 

 Le 15 novembre, trois chefs de l'ANDD furent arrêtés, dont Halifa Sallah, chef de l'opposition à l'Assemblée nationale. Les 21 et 22 mars 2006, dans un climat de tension précédant l'élection présidentielle, un coup d'État aurait été déjoué.

 

 Le Président revint prématurément d'un voyage en Mauritanie, de nombreux officiels de l'armée furent arrêtés tandis que d'autres fuyaient le pays. Les circonstances de cette tentative n'ont pas été élucidées , il a été suggéré que c'était le Président lui-même qui avait orchestré une mise en scène.

 

Pouvoir législatif

 

L'Assemblée nationale compte 53 membres dont 48 élus pour un mandat de cinq ans et cinq membres nommés. Les députés sont élus par un scrutin nominal dans leur circonscription.

 

La Gambie est un pays avec un parti unique dominant , l'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction. Les partis d'oppositions , United Democratic Party, National Reconstruction Party, ont une existence légale mais il est généralement admis qu'ils n'ont que peu de chances d'accéder au pouvoir.

 

Vie politique

Élections législatives du 17 janvier 2002

 

Les législatives du 17 janvier 2002 ont été boycottées par le Parti démocratique uni UDP, oppositiond'Ousainou Darboe arguant de fraudes L'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction , APRC, au pouvoir,  a largement dominé le scrutin, obtenant 45 des 48 sièges à pourvoir.

 

 Le Party Democratic Organization for Independence and Socialism , PDOIS, opposition, remportant deux sièges , dont un siège dans la circonscription du Serrekunda central pour Halifa Sallah,  et le National Reconciliation Party , NRP, Parti de la réconciliation nationale, un siège.

 

 Cinq députés sont nommés par le président, quatre appartenaient à l'APRC et le dernier était un ancien candidat à la présidentielle.

 

 

Élection présidentielle de septembre 2006

 

Les résultats de l'élection présidentielle du 22 septembre 2006 présentés par la commission électorale indépendante donnent la victoire au président sortant Yahya Jammeh avec 67 % des voix contre 26,69 % pour Ousainou Darboe , UDP allié au NRP et 5,98 % pour Halifa Sallah de l'ANDD. La participation était de 58,58 %, soit plus de 390000 personnes.

 

Ousainou Darboe a refusé de reconnaître la validité des résultats, dénonçant des fraudes de l'APRC de Jammeh.

 

 

Élections législatives du 25 janvier 2007

 

Des élections législatives ont eu lieu le 25 janvier 2007 pour pourvoir les 48 sièges élus au parlement gambien. Le taux de participation a été de 38 % et l'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction a obtenu 42 représentants.

 

 Le candidat de l'APRC était même sans opposant dans 5 circonscriptions. L’United Democratic Party UDP, Parti démocratique uni obtient 4 sièges et le National Reconciliation Party , NRP, Parti de la réconciliation nationale un siège. Un candidat indépendant a aussi été élu.

 

 

Subdivisions

 

La Gambie est subdivisée en six régions /

  • Greater Banjul Division, autour de la capitale Banjul ,

  • Lower River ,

  • Central River ,

  • North Bank ,

  • Upper River ,

  • Western.

Géographie

 

La Gambie est une quasi enclave du Sénégal, elle s’étend de part et d’autre du fleuve Gambie, sur une largeur de 20 à 50 km de chaque côté, jusqu’à 320 km en amont de l’embouchure. Le relief du pays est plat et ne s’élève jamais au-delà de 55 mètres au-dessus du niveau de la mer.

 

La saison des pluies va de juin à septembre, avec des précipitations de 900 à 1 400 mm , croissantes d’est en ouest.

 

Environnement

 

  • zone riparienne

  • Savane ouest soudanienne

Économie

 

 

La Gambie ne recèle pas de minéraux importants ou d'autres ressources naturelles et sa base agricole est limitée.

 

 La pêche est une des activités importante pour la Gambie

 

Environ 75% de la population dépend des récoltes et du bétail pour vivre. L'activité de production à petite échelle comprend le traitement des arachides, des poissons et des peaux.

 

La réexportation de produits alimentaires et manufacturés vers les pays voisins, principalement le Sénégal, constitue une part importante de l'activité économique, mais la dévaluation de 50% du franc CFA en janvier 1994 a rendu les produits sénégalais plus compétitifs.

 

 La Gambie a bénéficié d'une reprise du tourisme après son déclin en réponse à la prise de pouvoir des militaires le 22 juillet 1994.

 

Vue d'ensemble

 

Le PIB actuel per capita de la Gambie a enregistré une croissance maximale de 233% dans les années 70. Mais cela s'avéra intenable, et par conséquent il diminua de 8,3% dans les années 80 et encore de 5,2% dans les années 90.

 

 Le tourisme s'y divise en trois catégories. Il y a les vacances traditionnelles sea, sex and sun profitant du climat très chaud et des plages merveilleuses. La Gambie est aussi la première destination africaine pour beaucoup d'Européens amateurs d'oiseaux, étant donné sa faune aviaire spectaculaire et facile d'accès.

 

Il y a également un nombre significatif d'Afro-Américains sur la trace de leurs racines dans ce pays, où tant d'Africains ont été capturés à l'époque du commerce des esclaves.

 

La saison touristique est la saison sèche, qui correspond aux mois d'hiver de l'hémisphère nord.

 

Le progrès économique à court terme reste très dépendant de la pérennité des aides bilatérales et multilatérales, ainsi que du respect des directives de gestion financière et de gouvernance économique prodiguées par les conseillers techniques du FMI. On s'attend à ce que la croissance annuelle du PIB tombe à moins de 4% au cours de 2000-2001.

 

La Gambie a une économie libérale et de marché, caractérisée par l'agriculture traditionnelle de subsistance, une dépendance historique vis-à-vis des arachides à cause des bénéfices d'exportation.

 

 

Un commerce de réexportation concentré autour de son port océanique, des taxes à l'importation très faibles, des procédures administratives réduites, un taux de change fluctuant sans contrôles, et une industrie du tourisme significative.

 

L'agriculture représente 23% du PIB et emploie 75% de la main-d'œuvre. Dans l'agriculture, la production d'arachides occupe 5,3% du PIB, les autres cultures 8,3%, l'élevage 4,4%, la pêche 1,8%, et la sylviculture 0,5%.

 

 L'industrie représente 12% du PIB ,  le secteur de la fabrication 6%, un chiffre faible qui s'explique par la dépendance exclusive du secteur aux activités agricoles par exemple, le traitement des arachides, les boulangeries, les brasseries, les tanneries.

 

 Les autres activités de fabrication incluent le savon, les boissons non alcoolisées et l'habillement. Le secteur tertiaire représente 19% du PIB.

 

En 1999 le Royaume-Uni et d'autres pays européens étaient les marchés d'exportation principaux de la Gambie, représentant 86% du total ,  suivis par l'Asie avec 14% , puis par des sous-régions africaines, incluant le Sénégal, la Guinée-Bissau et le Ghana, avec 8%

 

 Le Royaume-Uni et les autres pays d'Europe , à savoir l'Allemagne, la France, les Pays-Bas et la Belgique - étaient les sources principales d'imports, représentant 60% du total des importations, suivis par l'Asie avec 23%, la Côte d'Ivoire et d'autres pays africains avec 17%. La Gambie signale que 11% de ses exportations vont aux É.-U. et que 14% en proviennent.

 

Agriculture

 

Cultures vivrières, riz, mil, sorgho, maïs, manioc, fruits et légumes

 

Cultures d'exportation, arachide , 50% des terres cultivées , sésame

 

L'autosuffisance alimentaire de la Gambie n'est pas assurée et fluctue grandement d'une année à l'autre, en raison de l'irrégularité des précipitations. Le pays recourt fréquemment aux importation et à l’aide alimentaire.

 

 Démographie

 

La Gambie est densément peuplée , 124 habitants / km² en moyenne en 2001, pour un total de 1 411 205. Plus de 63 % de la population est rurale.

 La croissance démographique et l’urbanisation sont élevées , respectivement 3,77 % et 8 % pour la capitale, Banjul.

Informations supplémentaires

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