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 Le blog de Léonce Lebrun

Ils sont restés, revenus, ou venus faire fortune dans une Afrique pauvre, dit-on « indépendante « Ces personnes mènent la grande vie en autarcie. Ce sont les expatriés, gardiens d’un néo colonialisme qui prolonge un francafrique voulant  perdurer avec la complicité des dirigeants  corrompus.

Alors qu’en terre caraïbéenne, le touriste indo européen se comporte en terrain conquis...

A l’inverse il y cette population africaine venue  en Europe pour grossir la masse des sans papier à l’existence plus que précaire…

Et donc pour sortir de l’impasse, je leur conseille avec toutes les minorités ethniques (afro descendants, maghrébins, asiatiques) de tenter une plate-forme commune pour donner une existence concrète à ce Communautarisme tant vilipendé par toutes les tendances de l’échiquier politique national …

A l’attention de la diaspora africaine en Europe

Tribune libre

A l’attention de la diaspora africaine en Europe,

Mes chers (es) amis(es)

Le temps au temps, avec le recul nécessaire pour comprendre et faire connaître ses appréciations, à défaut d’une action décisive sur le terrain..

Et comme pour base de réflexion, je m’appuie sur la dernière compétition à dimension mondiale dont l’Afrique du Sud, territoire africain, a eu l’honneur et surtout la lourde charge d’en organiser le déroulement.

Disons tout de suite que ce fut un formidable challenge réussi avec panache, un succès qui a fait honneur à l’Afrique, rendu ses lettres de noblesse au Monde Nègre dans toute sa globalité, je dis bien ,toute sa globalité.

Car en fait toutes les catastrophes étaient annoncées…

… Mais quelle idée d’avoir cédé, une telle organision à ces gens là… la FIFA ( Fédération Internationale de Foot Ball Amateur) s’est lourdement trompée… au pire, ils profiteront de la présence de tous ces étrangers, pour se livrer à des actes de barbarie…

Le café de commerce, au même titre qu’une certaine presse occidentale, ont été de bon cœur dans cette apocalypse sportive virtuelle.

Mais ce ne fut pas le cas tant mieux et nous connaissons la suite…

Cela étant, un bon observateur doit savoir capter tous les éléments qui lui permettront de mieux comprendre les situations.

J’ai donc rapproché et comparé le rendement sportif des équipes africaines engagées dans la compétition, et le bilan de 50 années d’indépendance octroyée.

Sans s’attarder sur les considérations techniques, en sus des sélectionneurs tous indo européens - faut croire que l’Afrique n’a pas de bons managers-chacun aura constaté un manque total d’esprit collectif et de solidarité sur le terrain, chaque joueur voulant réussir l’exploit personnel pour être bien vu dans son village...

Or, et jusqu’à preuve du contraire le football est un sport collectif qui justifie l’adage… tous pour un et un pour tous…

Et phénomène extraordinaire, quand la seule formation ghanéenne se trouva qualifiée pour la compétition au niveau du quart de finale, toute l’Afrique se sentit concernée, et poussa d’un même cri vers cette équipe pour la victoire et la suite des évènements.

Ce fut un grand moment pour l’Afrique, la fraternité et la solidarité africaine retrouvée, un de ces moment où l’on se sent bien dans sa peau  de Nègre, en se disant.. pourvu que ça dure..

Pourvu que ça dure, belle pensée, car il faut se rendre à l’évidence, et je reviens à la politique, après 50 ans de souveraineté plus ou moins désirée pour certains, l’Afrique est restée divisée, toujours sous l’empire du pacte scélérate de Berlin -1885- qui a vu ce Continent partagé entre les uns et les autres, des nations européennes bien entendu…

Et voilà que ces petits territoires jouent perso, avec les attributs de la souveraineté, alors que nous savons que la plupart n’ont pas les moyens d’en assumer les conséquences en raison d’une présence implacable de certaines nations de l’Occident...

Mais au demeurant, que fait la diaspora en Europe, pour contrecarrer le cours de l’Histoire contemporaine de l’Afrique, car en cette année anniversaire de 50 ans d’une autre forme de colonisation, le sentiment, la conscience panafricaniste ne se sont guère imposés  dans les débats...

Sur ce point je relate des souvenirs personnels…

Venu en Europe pour approfondir mes connaissances d’agronomie tropicale, le destin a voulu que mon voisin d’internat, soit un Africain, un garçon extraordinaire, originaire du territoire du Mali…

A l’époque, les étudiants de ma promo, l’avaient surnommé l’ETAMonsieur 20/20, c'est-à-dire, l’extra terrestre africain, dont le notes de physique, mathématiques, chimie ne descendaient jamais en dessous de 19/20…

Pour comble d’ironie, il avait toujours une solution de rechange simplifiée pour les problèmes des matières citées, face à des enseignants, tous agrégés, et docteurs dans leur discipline…

Noah…un vrai cauchemar pour ces professeurs..Qu’est-il devenu dans la vie...

Avec mes 14/20 de moyenne je ne faisais pas le poids, et la plupart d’entre nous d’ailleurs…

Mais là n’était pas le problème, car Noah et moi étions devenus des complices, ce garçon avait tout de suite compris que je n’étais le martinico- martiniquais, du genre bien assimilé, jouant la descendance gauloise, un comportement si bien décrit par notre illustre Frantz Fanon, dans son célèbre essai –peau noir et masque blanc-

A l’occasion de nos nombreux échanges, ce brillant étudiant ne me parlait jamais de son Mali natal, mais du Continent africain dont il connaissait parfaitement l’Histoire et les aléas.

Au contact de Noah, était né en moi ce sentiment panafricaniste, quand bien même par la suite j’en connu des grands, mais aussi des médiocres toute catégorie confondues, afro caribéens, qui ne font pas honneur au Monde Noir dans leur démarche au quotidien…

Plus tard dans la vie active, j’ai connu et soutenu malgré les risques à l’époque, des étudiants africains dont l’existence était mise gravement en danger par des agents très spéciaux, à la solde de dictateurs placés par qui vous savez…

En fuite vers l’Allemagne de l’Est, l’Union Soviétique, la Yougoslavie, ces femmes et ces hommes avaient tous un objectif unique, revenir au plus vite en Afrique pour bâtir leur Continent, une Afrique qui ne soit plus ni de près ni de loin,  le pré carré de l’Occident…

Alors ce temps est-il révolu. Les Africains venus en Europe pour quel motif se satisfont-ils de quelques agréments sans lendemain… ont-ils accepté le verdict de l’Histoire… n’ont-ils pas envie d’écrire leur propre Histoire, au lieu de s’en référer aux écrits des vainqueurs de la conquête coloniale...

Autant de questions qui ne devraient pas restées sans réponse, avant que ne s’abatte le rideau de ces cinquante années de désespérance.

Pour ma part, sans tomber dans le plat domaine de la civilité, j’invite mes amis(es) africains à se respecter d’abord entre eux.

Ne pas faire état à l’occasion de leurs échanges, de l’origine de leur territoire de naissance qui prévaudrait sur l’intérêt d’être Africain.

Etre un Africain, né ici où là, quelle que soit la nature des pigments, doit être considéré comme un élément de fierté…la fierté d’appartenir à une Histoire qui elle-même aura été profondément modifiée, grâce à l’effort de chacun au quotidien…

Dans ce combat difficile, il est tout à fait superflus de me présenter, chacun connaît mes écrits sur la toile, des prises de position sans concession sur l’essentiel, d’un homme politique, et non un politicien à la recherche de strapontin de misère…

A ce propos, de vous à moi, en vue de prochains scrutins locaux, les grandes manœuvres ont commencé, les petites combinaisons du style… qui n’est pas avec moi est contre moi… permettant à certains d’aller sans scrupule à Canossa…bien médiocre tout ça...

Et dire des autochtones, nos hôtes nous considèrent comme des demeurés, incapables de sens politique…fin de citation.

D’autres ont commencé, je continue avec humilité et peu de moyen de construire ce scénario, sachant que le casting est de bonne qualité, et que le film sera gigantesque, un spectacle que dommage je ne verrai pas…

Alors Noah... où que tu es, saches que nos échanges des jeunes années n'ont pas été sans lendemain, et comme je le dis souvent…

… Quand viendra pour moi l’heure de partir, privé d’oxygène, porté avec fierté par mes frères de race, sur cette dernière portion de route terrestre qui conduit vers l’Eternité… je voudrais qu’on dise et écrive comme seule épitaphe…Léonce… un NEGRE qui nous a laissés…

Léonce Lebrun

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