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MOI2

Le point de vue de Léonce Lebrun 

  

La Race

 

En pleine déferlante mondiale sur la problématique raciale,  le contexte ne pouvait pas être meilleur pour évoquer le concept de Race  que la France seul pays des 193 membres  de l’Organisation des Nations Unies (L’ONU) veut voir disparaitre dans les échanges au quotidien, mais le remplacer par quel  stratagème….

 

Car c’est une prétention outrancière, un acte politique, qui veut avoir des conséquences sur le mode de pensée des Africains et autres  Afro descendants, des populations naïves et fragiles écrasées par leur passé d’esclave et de colonisé.

 

Et pour bien cerner la mentalité des Français de l’Europe du 21è siècle il faut avoir en mémoire quelques figures de l’Histoire qui valent mieux qu’un long discours…

 

… nous sommes en 1814 avec le retour de la  Monarchie sensée avoir disparu depuis Janvier 1793 et Louis XVIII est acclamé par un vibrant…Vive le Roi…

 

…mais un an après, 1815 avec le come-back de Napoléon pour  son retour des 100 jours c’est ce même peuple qui le reçoit au cri délirant de  … Vive l’Empereur…

 

Dès cette époque, on relève donc    une population incohérente dans ses choix, versatile, imprévisible et donc faible.

 

Plus de deux siècles  se sont écoulés, on peut multiplier les contorsions les explications saugrenues venant de tout l’échiquier politique pour obsever que ce mode de pensée relevé en 1815 n’a pas changé d’un yotta…

 

Car comment expliquer qu’en, pleine déferlante raciale au 21è siècle on relève des propos hors sol que sont…

 

Racisme, Noir, Blanc, racisme anti blanc, privilège blanc.

Pour mémoire, le vocabulaire « racisme » scandé de nos jours dans toutes les suces est inapproprié, car aucune communauté humaine dans ce pays n’est menacée de destruction en raison de ses caractéristiques physiques ou religieuses.

 

Par contre ce slogan cache une réalité plus méprisable qui est la discrimination raciale, propre à toutes les couches de la société française (les souchistes) dont sont victimes principalement les Africains les Afro descendants et les populations du Maghreb résidant en France…

 

Et donc revisitons l’Histoire du Monde Nègre et sa descente dans l’enfer de l’humiliation.

 

Nous sommes à la fin du XVe siècle, c’est le début de la découverte de nouveaux territoires, Espagnols , Portugais,  Français,  Britanniques s’installent en pays conquis après avoir massacré les premiers occupants, les Indiens, peuples  indociles et rebelles  au travail de terre.

 

 

Et voilà ces Européens partis à la recherche de remplaçants trouvés dans les populations de la côte occidentale africaine, fragiles naïves inaptes à toute résistance armée, qui feront la traversée de l’Atlantique pour être vendus dans les marchés d’esclaves des Amériques et la Caraïbe.

 

Mais l’apparition du concept de Race verra le jour au XVIII è siècle par les écrits et la pensée de certains écrivains et philosophes français qui établiront un dispositif  tendant  à démontrer  la supériorité du monde occidental et la justification de la traite négrière concernant les Africaines de race Nègre et l’établissement de L’Esclave.

 

Espagnols, Portugais , Britanniques pratiquant une stricte surexploitation des territoires colonisés, les Français iront plus loin en se plaçant dans une domestication ( Code Noir )des esclaves afro descendants...

 

...par une politique d’assimilation, au résultat catastrophique pour les personnes tombées dans ce piège infernal du big bang cérébral dont les effets désastreux perdurent de nos jours…

 

… dont les  premiers résultats se présenteront en Mai 1802 avec le rétablissement de L’Esclavage à la Guadeloupe...

 

...une absente totale de résistance de la population du territoire de 90000 âmes à l’époque...

 

...malgré les efforts désespérés d’un  certain Colonel Louis Delgres, d’origine martiniquaise pour s’opposer  au Corps. Expéditionnaire de Napoléon Bonaparte…

 

…Alors  qu’à Saint Domingue (devenu Haïti) les troupes armées sous la conduite d’un Toussaint Louverture et de Jean Jacques Dessalines,...

 

...arrachaient la victoire et la création de l’Etat haïtien, permière Nation  Nègre à conquérir son indépendance les armes à la main, à compter du Premier Janvier 1804.

 

La suite prochainement.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IMKe6QVjT84

Mexico

 

Mexico en espagnol ciudad de México -ville de México- est la capitale du Mexique C'est la ville la plus peuplée du Mexique. Elle est située dans le centre du pays, dans la vallée de Mexico, un plateau d’une altitude de 2 250 mètres entouré de sommets qui le surplombent à plus de 5 000 mètres au-dessus du niveau moyen de la mer.

Elle est souvent désignée par l'appellation officielle Distrito Federal -D.F., District Fédéral- pour éviter la confusion avec le pays ou l'État de México dont elle ne fait d'ailleurs pas partie.

Le mot Mexicain étant déjà utilisé pour désigner les habitants du pays, la langue française n'a pas de gentilé pour désigner les habitants de Mexico. En espagnol sont utilisés defeño ou capitalino -de la capitale- alors que mexicano -Mexicain- est réservé au pays et mexiquense à l'État de México.

La population du reste du pays surnomment les habitants de Mexico de manière péjorative chilangos , mais les habitants du District Fédéral utilisent ce mot sans aucune intention péjorative.

Fondée en 1325 par les Mexicas -Aztèques-, la ville précolombienne de Tenochtitlán a été entièrement détruite par les conquérants espagnols au début du XVIe siècle.

Cette agglomération est devenue, avec une population estimée à environ 20 millions d'habitants la troisième du monde derrière Tokyo et New York, et par ailleurs la seconde aire urbaine la plus peuplée du monde derrière Tokyo.

Centre politique, économique et culturel du Mexique, Mexico est l’une des métropoles les plus dynamiques d’Amérique latine avec São Paulo au Brésil. Elle doit néanmoins faire face à des problèmes caractéristiques des mégapoles des pays émergents, c’est-à-dire l’explosion démographique, la saturation des voies de communication, la délinquance et la corruption.

Géographie

Situation

La ville de Mexico se trouve au centre du Mexique. Elle s'étend sur le territoire du District Fédéral, divisé en 16 arrondissements et regroupant 8,3 millions d’habitants en 2000; le District Fédéral n'est pas totalement urbanisé.

Il est entouré par les états de Mexico et de Morelos. Les Mexicains distinguent en outre plusieurs entités géographiques qui débordent largement les limites de la ville de Mexico proprement dite /

la Zona Metropolitana de la Ciudad de México , 16 arrondissements -delegaciones- et 40 communes -municipios- sur 4 986 km²

la Zona Metropolitana del Valle de México , 58 communes sur 7 815 km²

la Megalópolis del Centro de México ,  249 communes associées à la Zonas Metropolitanas de Cuernavaca-Cuautla, Pachuca, Puebla-Tlaxcala et Toluca sur 9 763 km²

L’aire urbaine de Mexico, la troisième plus peuplée du monde, s’étale sur 60 km / 100 km environ.

Relief, géologie et hydrologie

La ville de Mexico se trouve dans un bassin endoréique de 9 500 km², plat sur près de 1 000 km², à 2 250 mètres d’altitude. La Vallée de Mexico -Valle de México- est entourée par plusieurs chaînes de montagnes , la Sierra de Las Cruces -sud-ouest- la Sierra de Ajusco -au sud, 3 930 mètres, le point le plus haut du District Fédéral-, la Sierra de Guadalupe -au nord-

Les deux principaux volcans se trouvent au sud-est de l'agglomération , l'Iztaccíhuatl -5 230 mètres- et le Popocatépetl -Etat de Puebla- -5 452 mètres- font partie de la Sierra Nevada -ou Cordillère néovolcanique qui parcourt le pays du Pacifique au Golfe du Mexique. Ils sont couverts de névés et de glaciers.

La vallée de Mexico est rendue perméable par un ensemble d'argile, de vase de l'ancien lac, de laves et de cendres déposés au quaternaire. Les fortes pentes et l’accélération de l’érosion favorisent les mouvements de masse et les glissements de terrain. Les tensions continuent de s’exercer et les chaînes volcaniques s’élèvent de 4,5 à 6 cm par an.

Du fait de l’ajustement dynamique aux tensions, la cuvette est une zone de subsidence qui s’enfonce de plusieurs centimètres par an. Tous les écoulements se déversent vers la lagune de Texcoco, dont le niveau monte lors des précipitations concentrées en été. L’endoréisme favorise les inondations chroniques.

Mexico s'étendait il y a 500 ans autour du lac Texcoco, et c'est sur une de ses îles que fut construite en 1325, Mexico-Tenochtitlán, capitale de l'empire aztèque et plus grande ville du continent américain, détruite et reconstruite par les Espagnols après la conquête de 1519-1521.

De ce lac progressivement asséché il ne reste pratiquement que les canaux de Xochimilco. La ville moderne, Mexico, prit naissance sur une de ses îles. Au milieu du XIXe siècle, elle connut une grande modernisation.

Climat

Mexico a un climat tempéré d'altitude -Cwb selon la classification de Köppen-. Bien qu'elle soit située dans la zone intertropicale, la température moyenne sur l'année est modérée par les effets de l'altitude.

L'hiver est plutôt sec, le printemps est la saison la plus chaude et l'été correspond à la saison des pluies -de juin à septembre-. Les vents dominants soufflent du Nord-Nord-Est.

Les secteurs les plus bas reçoivent moins de précipitations que la partie méridionale. Les régions sud de Tlalpán et de Milpa Alta, situés dans la chaîne de montagnes Ajusco possèdent une végétation de conifères et de chênes.

Risques naturels et problèmes environnementaux

Volcanisme et Séismes

Le volcan Popocatépetl se trouve à moins de 70 km du centre ville de Mexico ; il connaît une reprise d’activité depuis 1994. Sa dernière grande éruption date d’il y a 700 ans. Le quartier d'El Pedregal se trouve sur un champ de lave issu de l'éruption du volcan Xitle qui a recouvert la ville préhispanique de Cuicuilco il y a environ 2000 ans.

La ville de Mexico est située dans une zone sismique provoquée par la subduction de trois plaques tectoniques : plaque pacifique, plaque de Cocos et plaque nord-américaine. La vallée de Mexico est une zone de subsidence parcourue par des failles.

Le tremblement de terre du 19 septembre 1985 qui secoua la capitale mexicaine, d'une magnitude de 8,1 sur l'échelle de Richter, dura deux minutes. Avec sa réplique qui eut lieu le lendemain -7,5 sur l'échelle de Richter-, il fit entre 10 000 et 50 000 morts.

412 immeubles ont été entièrement détruits et 5 000 à 9 000 bâtiments ont été endommagés et il reste encore de nombreuses séquelles, comme les immeubles abandonnés autour du parc de l'Alameda.

Les dégâts se concentrent dans les quartiers centraux, sur une superficie de 40 km² -4 % de l’espace urbanisé en 1980. Le quartier des ministères, entre autres, a été sévèrement touché.

Une partie de l'immeuble des télécommunications s'est effondrée. Plus de 100 000 logements sont détruits, surtout dans les immeubles de plus de 6 étages Le séisme a été considéré par certains Mexicains comme une punition divine. Son épicentre se trouvait pourtant à 400 km de Mexico.

Pollution

La pollution atmosphérique est l'un des nombreux problèmes que les autorités de la capitale mexicaine doivent affronter. En 1986 a été mis en place un système de surveillance atmosphérique -Simat-, qui donne chaque jour avec la météo un Indice métropolitain de la qualité de l’air -Imeca-.

En 2008, 1,5 % des gaz à effet de serre du monde étaient produits par l'agglomération de Mexico. 4 000 décès par an sont imputés à la pollution par les associations de défense des droits de l'Homme. Ces chiffres cependant ne sont que des estimations.

Cette pollution est le résultat d'une circulation d'automobile - on compte 4 millions d'automobiles, 27 000 microbus, 92 000 taxis qui consomment environ 14 millions de litres d'essence chaque jour - et d'une activité industrielle qui a connu un essor extrêmement rapide -60 000 entreprises industrielles travaillent dans l'agglomération de Mexico, sans toujours respecter les normes environnementales.

L'étalement urbain et la construction de nouvelles autoroutes depuis une trentaine d'années renforcent l'usage de l'automobile à Mexico. D'après un rapport de la commission des droits de l'homme du District fédéral publié en décembre 2008, 80 % des émissions de GES sont produites par les transports.

La situation de cuvette aggrave l'effet de la pollution en favorisant l'inversion thermique. La longue saison sèche favorise la stagnation de l’air sur la ville pendant la moitié de l’année. Du fait de l’altitude, certains quartiers s’étendent à plus de 2 800 m, il gèle une dizaine de nuits entre décembre et février.

Le refroidissement du sol provoque une inversion thermique , une couche d’air froid stagnante de quelques centaines de mètres d’épaisseur accumule les gaz, les fumées, les poussières qui ne se dispersent partiellement que lors du réchauffement du milieu de la journée -pas tous les jours-.

Cette combinaison d’éléments favorables à la concentration de pollution atmosphérique se réduit pendant la saison des pluies ,  les températures sont plus élevées, les orages presque quotidiens renouvellent l’air, l’humidité des sols et la croissance de la végétation empêchent la formation de nuages de poussière.

La circulation alternée et le contrôle des véhicules ont été mis en place pour essayer de remédier à ce problème. C'est aussi pourquoi les gens qui en ont les moyens possèdent plusieurs véhicules avec des numéros d'immatriculation pairs et impairs ou des plaques de couleurs différentes pour pouvoir circuler toute l'année.

Autres problèmes

Les glissements de terrain et l'érosion sont provoqués par les défrichements sur les pentes et leur artificialisation. Le traitement des déchets représente également un grand défi pour Mexico , la mégapole produit des milliers de tonnes d'ordures chaque jour , une partie est incinérée, ce qui ne favorise pas la qualité de l'air , une autre partie est laissée dans des décharges à ciel ouvert.

Gestion de l'eau

À l'époque aztèque, l'empereur Moctezuma Ier avait délibérément fait construire un premier aqueduc de 5 km de long Un deuxième fut aménagé sous Auitzotl entre Coyoacan et le centre. En 1449, une digue de 16 km a été édifiée pour protéger la ville des inondations.

En 1555, la première inondation frappe la ville de Mexico Face aux inondations catastrophiques, les Espagnols utilisent d’abord les techniques indigènes puis décident de drainer. De nouveaux travaux sont réalisés en 1607 sous la direction de Juzan Sánchez Vaquero et Enrico Martínez. Le drainage de la ville par les Espagnols fut une catastrophe écologique.

Des milliers d'Amérindiens furent employés au creusement d’un tunnel Après l'inondation de 1629, les travaux reprirent en 1680 puis épisodiquement au XVIIIe siècle. À la fin du XIXe siècle, Porfirio Díaz construit un deuxième canal de drainage. Avec la disparition des lacs, le climat de la ville est devenu plus sec , en hiver le vent soulève des nuages de poussière appelés tolvaneras.

Le problème de l’eau à Mexico est double , il faut approvisionner la ville en eau potable, mais aussi évacuer les eaux usées et saumâtres en évitant les infiltrations entre les deux réseaux, même pendant la saison humide. Il s’agit d’un paradoxe hérité de l’histoire ,  il a fallu trois siècles de travaux pour expulser l’eau que l’on fait venir à grands frais des vallées environnantes.

De nos jours, le système de Cutzamala , se compose de sept barrages dont l'eau est transportée jusqu'à la ville par un aqueduc de 110 kilomètres de longueur.

En centre-ville, la surexploitation des nappes crée des contractions de terrain qui se traduisent par des effondrements locaux - 7 mètres. Le phénomène est connu depuis 1925, il s’est accéléré dans les années 1950, jusqu’à 50 cm/an en moyenne. En 1954, le Palacio de Bellas Artes s’est effondré et son escalier d’entrée a du être inversé.

Depuis les années 1980, les effondrements locaux sont mieux contrôlés, ils sont de l’ordre de 5 à 8 cm/an aujourd’hui. Mais ils ont progressivement déplacé le niveau de base vers le centre-ville, qui s’est enfoncé de plus de 3 mètres sous le niveau de l'ancien lac.

Aujourd'hui, la métropole mexicaine manque d'eau , il existe un déséquilibre entre les ressources et la consommation qui s'élève à 300 litres par jour et par habitant, soit deux fois celle des capitales européennes, d'après le directeur du réseau d'adduction d'eau de Mexico. En janvier 2009, la Commission nationale de l'eau -Conagua- a annoncé des restrictions pendant la saison sèche.

Urbanisme

Tenochtitlán

À l'époque aztèque -XIVe siècle-début du XVIe siècle-, Tenochtitlán était déjà une capitale et une ville très peuplée. Elle est née en 1325 sur une île du lac Texcoco et s'est agrandie progressivement au cours des siècle , Cortés l'a comparée à la ville de Venise parce qu'elle était parcourue par de multiples canaux

 Son plan était orthogonal et son centre se trouvait au Templo Mayor, qui correspond aujourd'hui au Zócalo. Deux grandes axes perpendiculaires partaient de ce quartier politico-religieux qui divisaient la cité en quatre sections. Chaque section était divisée en quartiers qui possédait son marché, son école et son temple.

Toutes les nouvelles constructions devaient être approuvées par le calmimilocatl, un fonctionnaire chargé de l'urbanisme de la ville. La ville possédait aussi des latrines publiques. Les excréments étaient recueillis pour être utilisés comme engrais. Environ 1 000 personnes travaillaient de plus au nettoyage de la ville.

Dans les régions marécageuses du Lac Xochimilco, les Aztèques ont créé de nouvelles terres cultivables appelées chinampas, sortes de jardins flottants.

Pour cela, ils prélevaient de la boue dans le fond du lac qu’ils déposaient sur de larges radeaux constitués de branches et de végétaux coupés. Ces îlots artificiels étaient séparés par des canaux étroits qui permettaient aux paysans de circuler en canots et en pirogues. Ces chinampas étaient très fertiles et pouvaient produire plusieurs récoltes par an.

Mexico

À partir du XVIe siècle, les conquérants espagnols ont en partie repris les structures précolombiennes en apportant des modifications , ils introduisirent la propriété foncière et de nouvelles structures urbaines.

Ils construisirent des églises de style baroque churrigueresque qui se caractérise par une surcharge décorative mâtinée d'influences amérindiennes. Ils aménagent des places -Plaza Mayor- qui réunit les bâtiments des pouvoirs administratif et religieux , palais du vice-roi et la cathédrale métropolitaine.

Les Jésuites en particulier érigent des missions dans la ville.
Aujourd'hui, véritable mégapole au plan en damier s'étirant sur 1 800 km², l'agglomération de Mexico est devenue, avec près de 20 millions d'habitants- en croissance périphérique rapide - l'une des villes les plus peuplées et les plus bruyantes du monde. La seule ville de Mexico -District Fédéral comptait 8,6 millions d'habitants en 2000-

Plus grande concentration humaine du monde, Mexico s'étend à perte de vue jusqu'aux premiers contreforts des montagnes qui la cernent. La cité a peu à peu absorbé les agglomérations limitrophes.

Très polluée, elle conserve cependant quelques carrés de verdure, comme le parc de l'Alameda que jouxte le Palacio de Bellas Artes, théâtre réputé, et le Bois de Chapultepec.

Insurgentes est la plus grande artère de la ville, elle s'allonge sur 40 kilomètres, mais également Paseo de la reforma, la plus belle avenue de Mexico on y trouve les gratte-ciels à l'architecture la plus novatrice du monde.

L'agglomération de Mexico a rapidement débordé du cadre du District Fédéral , jusque dans les années 1970, la concentration d'industries et de services attirait des ruraux qui s'installaient souvent dans des bidonvilles. Depuis, la ville s'étend en grignotant l'espace rural et devient une mégalopole

La ville s'étend au rythme du flux des nouveaux arrivants , 30 000 par mois. Les services de l'urbanisme, qui doivent bien fournir des plans de la ville, en sont réduits à affréter chaque année un avion pour photographier les nouveaux quartiers qui sortent de terre, parfois en quelques jours.

Paysages et quartiers de Mexico

La ville de Mexico possède des quartiers très variés. Au centre se trouve le quartier historique, lieu de fondation de Tenochtitlán par les Aztèques. Classé sur la liste de patrimoine mondial de l'UNESCO, il a fait l'objet de réhabilitations et de fouilles archéologiques. C'est également le centre du pouvoir politique -palais présidentiel- et religieux -cathédrale métropolitaine-.

Dans les années 1960, les quartiers sud se sont développés grâce au centre commercial Périsur, à l'Université et au site olympique. À partir des années 1990, le quartier des affaires de Santa Fe est sorti de terre dans les quartiers occidentaux de Cuajimalpa et Álvaro Obregón. Il comprend le plus grand centre commercial du pays , des immeubles résidentiels et trois campus universitaires.

Il existe des quartiers aisés et modernes comme ceux de Pedregal, de Coyoacan et de San Angel ; les ménages aisés habitent de préférence dans l’Ouest de la métropole où se concentrent les espaces verts.

D'autres quartiers sont plus populaires : certains quartiers à l'habitat plus précaire sont construits parfois dans l’illégalité ou sur des sites dangereux -oléoduc, gazoduc, pente, zone inondable-, insalubres -près d'une décharge, d'une usine-ou en bordure de voie de communication voie ferrée, périphérique, autoroute.

Ils sont progressivement légalisés par la municipalité qui les dote d’infrastructures et d’équipements collectifs. Ces quartiers pauvres accueillent souvent des gens venus de la campagne, qui les quittent lorsque leur situation s'est améliorée

Histoire

Période précolombienne

La région actuelle de Mexico fut occupée par des tribus chichimèques avant l'arrivée des Aztèques. Les historiens pensent que les Aztèques s'installèrent dans ce lieu peu propice parce que tous les autres endroits étaient occupés par des tribus plus puissantes. Mais, la situation ne les découragea pas. Ils pratiquèrent la culture sur chinampa.

Il s'agit de radeaux, couverts de limon, qu'ils posèrent sur le lac Texcoco. Cela leur permit d'accroître les surfaces de culture du maïs. Des historiens tentèrent de retrouver la date de fondation de la ville -Tenochtitlán-en se basant sur les légendes locales et le calendrier aztèque. On estime généralement que la ville fut fondée au XIVe siècle. 1325 est la date la plus fréquemment avancée.

Tenochtitlán comptait environ 250 000 habitants avant l'arrivée des Espagnols. La ville était divisée en quatre quartiers , Cuepopan, Atzacualco, Teopan et Moyotlan, le Templo Mayor étant au centre. Chacun de ces quartiers était divisé en 20 districts . Quatre grandes chaussées traversaient la ville. Juste au nord de Tenochtitlán se trouvait la ville de Tlatelolco, qui fut longtemps sa rivale.

Au centre de la ville, se tenaient les bâtiments publics, les temples et les écoles. À l'intérieur d'une zone délimitée par un mur de 300 mètres de côté appelé Coatepantli-mur des serpents-se trouvait le centre religieux.

Il comportait environ 45 bâtiments publics. Parmi ces bâtiments se trouvaient le Templo Mayor, consacré à Tlaloc et Huitzilopochtli, le temple de Quetzalcoatl, le terrain du jeu de balle, le temple du soleil, les plateformes utilisées pour les sacrifices .

Mexico avant l'indépendance

Le conquistador espagnol Hernán Cortés arriva dans la région en 1519, mais il ne put conquérir la ville avant le 13 août 1521, après de longs et féroces combats qui détruisirent presque toute la ville aztèque. Le siège de Mexico fit plusieurs dizaines de milliers de morts.

Le plan de la ville fut dessiné par le géomètre Alonso Garcia Bravo qui adopta un plan en damier. Tous les bâtiments aztèques furent détruits sauf les palais de l'empereur Moctezuma. Le centre de la ville fut réservé aux Espagnols, alors que les Indiens étaient relégués dans quatre quartiers périphériques.

La reconstruction de la ville fut rapide grâce à l'utilisation de la main d'oeuvre indienne, mais le chantier causa la mort de nombreux hommes. En 1524, Mexico comptait 30 000 pour 2 000 à 3 000 Espagnols.
La ville devint le centre colonial de l'empire espagnol qui comprenait aussi les Philippines et la ville la plus peuplée du continent américain.

L'indépendance du Mexique intervint en 1821. La ville fut prise deux fois par des troupes étrangères , par les troupes des États-Unis d'Amérique en 1847 et par les troupes de la France en 1863. Maximilien de Habsbourg, fait empereur du Mexique par Napoléon III, sera fusillé par ordre de Benito Juárez le 19 juin 1867.
En 1873 la ligne de chemin de fer relie Mexico à Veracruz est inaugurée.

Faits récents

Le 26 juillet 1968, les manifestations étudiantes violentes de Mexico sont réprimées par la police , dix morts. Le 27 août, quelques 300 000 personnes défilent dans la capitale mexicaine. Le 2 octobre 1968, en début de soirée, l'armée mexicaine ouvre le feu sur des manifestants rassemblés sur la place des Trois Cultures de Tlatelolco. Le second massacre de Tlatelolco fait au moins 300 morts.

Le 19 novembre 1984, la raffinerie de San Juan de Ixhuatepec explose ,  le bilan officiel de la catastrophe fait état de 500 décès, près de 2 000 blessés et 1 200 disparus La ville fut frappée par un violent séisme le 19 septembre 1985. Le tremblement de terre de 8,1 sur l'échelle ouverte de Richter provoqua la mort de 10 000 à 50 000 personnes. Entre 50 000 et 90 000 habitants se retrouvèrent sans abri.

Pendant les années 1990, la ville connut une importante croissance dont le symbole le plus visible est la construction de la Torre Mayor -230 mètres avec l'antenne-. La ville a accueilli plusieurs événements sportifs internationaux dans la seconde moitié du XXe siècle , les Jeux Olympiques d'été de 1968 et deux Coupes du monde de football en 1970 et en 1986.

En 2002, Rudolph Giuliani ancien maire de la ville de New York a été engagé par Andrés Manuel López Obrador, Chef de gouvernement du District fédéral, pour essayer de réduire la criminalité de la ville.

Giuliani est connu pour avoir réduit la criminalité lorsqu'il était maire et pour la politique de Tolérance Zéro qu'il avait instaurée à New York. Cependant, aucun résultat concret n'a été constaté à Mexico, les deux villes ne possédant pas les mêmes caractéristiques.

Décombres de l'Empire aztèque

Le 8 novembre 1519, lorsque Hernan Cortés, capitaine espagnol de 33 ans, entre dans Tenochtitlán, les Indigènes veulent voir en lui un envoyé des dieux. Mais le cruel messager mettra à sac la cité, cœur de l'Empire aztèque , sur les ruines, il fait bâtir Mexico où, aujourd'hui encore, plus d'un vestige rappelle que le présent reste la suite du passé.

Exhumées en 1978 près de la cathédrale, les ruines du Templo Mayor ressuscitent aujourd'hui la grandeur de Tenochtitlán. Pour les mettre au jour, il a fallu abattre plusieurs immeubles et couper une rue. D'après les archéologues, l'enceinte de Tenochtitlán recouvrait une superficie de 13 km².

Démographie et population

Au début du XVIe siècle, Tenochtitlán comptait déjà plusieurs centaines de milliers d'habitants.
La ville de Mexico a connu une forte croissance démographique entre 1940 et 1980. En 1986, la ville comptait 18 millions d'habitants. Cette augmentation s'explique par l'exode rural et l'accroissement naturel.

Cependant, les chiffres de la population publiés en 1980 qui prévoyaient une population de 30 millions d’habitants en 2000 ont été largement surestimés.

Politique

À l'instar de Washington, D.C. aux États-Unis, Mexico n'est pas un État de la fédération mais un territoire fédéral avec des institutions spécifiques. Historiquement, le chef du gouvernement du district était nommé par le président du Mexique.

Une réforme de ses statuts en 1993 lui a donné une autonomie vis-à-vis du pouvoir fédéral et donne la possibilité à ses habitants de désigner ses représentants. Contrairement à Washington aux USA, Mexico est représenté au Congrès de l'Union dans des conditions égales à celles des États de la fédération.

Le pouvoir législatif est entre les mains de l'Assemblée législative du district fédéral et du Sénat du district fédéral. L'exécutif est confié au Gouvernement du district fédéral dirigé par le Chef de gouvernement du District fédéral, élu au scrutin uninominal majoritaire à un tour.

Les pouvoirs sont plus limités que pour les États de la fédération ,  le président du Mexique ou le Congrès de l'Union peut, par exemple, exercer un droit de veto sur les décisions du chef de gouvernement.

Mexico est dirigé par le Partido de la Revolución Democrática membre de l'internationale socialiste, ce parti est né d'une scission du PRI , en 2006, le parti possède une majorité relative à l'Assemblée, deux des trois sièges au Sénat, ainsi que le poste de chef de gouvernement.

Après la démission d'Andrés Manuel López Obrador le 29 juillet 2005 afin de se lancer dans la course à la présidence, la ville est dirigée par un chef de gouvernement intérimaire Alejandro Encinas Rodríguez. Marcelo Ebrard Casaubón, élu chef de gouvernement en 2006, a pris ses fonctions en 2007.

Divisions administratives

Le territoire est divisée en 16 délégations -delegaciones- en espagnol, correspondant aux arrondissements de certaines métropoles- Ces délégations sont elles-mêmes divisées en quartiers au nombre de 400 au total. Les délégations sont :

Les sites remarquables

Le Zócalo, dont le nom officiel est Plaza de la Constitución , cette immense place très réussie est le centre historique de la ville de Mexico, elle porte ce nom à cause d'un socle destiné à porter la statue d'une personnalité historique.

De toute évidence, celle-ci ne put être terminée, et le socle est resté inoccupé. Cette place centrale fut donc appelée socle . Elle a toujours formé le cœur de la ville puisqu'elle constituait déjà celui de Tenochtitlan, portant alors en son centre le Teocalli, le temple principal des Aztèques.

La cathédrale métropolitaine dominant le Zócalo est la plus grande cathédrale d'Amérique en dimensions. Elle fut commencée en 1573 et achevée seulement 240 ans plus tard, en 1813. Elle est de fait de style composite, et combine les styles baroque et Renaissance.

Construite avec des matériaux provenant du grand temple mexica de Tlaloc-Huitzilopochtli, elle souffre aujourd'hui du mal affectant un grand nombre de bâtiments menacés par l'affaissement du sous-sol.

Le Palacio Nacional, -Palais National ou Palais du président-, lui aussi situé sur le Zócalo, fut construit sur l'emplacement du palais de Moctezuma II en 1523, sur ordre de Hernan Cortés.

Siège du Gouvernement, ce bâtiment imposant, avec ses 14 cours intérieures, abrite de nombreux trésors artistiques de l'époque coloniale mais surtout les fresques épiques du peintre mexicain Diego Rivera qui, sur commande du gouvernement, en seize années, peignit sur 450 m² l'histoire officielle du Mexique.

C'est depuis le balcon du palais national, que le président crie, un peu avant minuit chaque 15 septembre, veille de la fête nationale, presque les mêmes paroles que le Père Hidalgo en 1810 dans le village de Dolores , Mexicains, vive le Mexique . Vive la Vierge de Guadalupe ,  on ne crie plus Mueran los gachupines! -À mort les Espagnols- ni ¡Viva el Rey! -Vive le Roi!-, des propos que Miguel Hidalgo avait bien crié depuis son église de Dolores.

Le Museo Nacional de Antropología : situé dans le bois de Chapultepec et très réputé, il abrite une importante collection de trésors inestimables provenant de sites archéologiques répartis à travers tout le Mexique ainsi que quelques expositions.

On y trouve des objets marquants de la période préhispanique comme, par exemple, le calendrier aztèque en pierre et des peintures mayas du site de Bonampak. Ne pas oublier pour autant, le Museo de la iudad de México d'architecture ancienne, comme la Poste centrale avec un très bel escalier.

Le Parque de la Alameda, situé à proximité du Palacio de Bellas Artes est l'un des parcs les plus agréables du Mexique, aménagé selon un simple concept géométrique. Environ 2 km plus à l'ouest, passé le Paseo de la Reforma, un boulevard important et élégant, qui s'ouvre sur la zona Rosa, quartier chaud avec ses très nombreux hôtels, restaurants et boîtes de nuit.

Le Bosque de Chapultepec le bois de Chapultepec se trouve lui aussi le long du Paseo de la Reforma; c'est un immense parc parcouru de multiples canaux avec bosquets, étangs, jardins fleuris, jardin zoologique et plusieurs musées, notamment celui d'anthropologie.

Coyoacán et San Ángel, ces vieux quartiers résidentiels au sud de la ville offrent une ambiance particulière ,c'étaient autrefois des villes indépendantes, absorbées par la mégalopole, toujours avide d'espaces ,

Coyoacán -là ou il y a des coyotes- fut la capitale des Tépanèques, puis résidence d' Hernán Cortés, la Casa de Cortés , Là, deux jolies grandes places se font face, l'une à l'autre, véritables enclaves, très animées de jour comme de nuit.

L'une d'elles, la Plaza Hidalgo, encore ancrée dans le XVIe siècle, toute ceinturée d'un chapelet de restaurants, échoppes, bars et cafés littéraires, le tout dans une ambience assez artificielle d'un disneyland.

La Casa Museo de Léon Trotski . Condamné à mort par contumace en 1937, Trotski fut hébergé par Diego Rivera et Frida Kahlo. On a peine à imaginer qu'un homme d'une telle notoriété ait pu y vivre dans une maison si modeste.

Là, une kitchenette rudimentaire, une salle de bains sinistre, une chambre avec de sinistres impacts de balles staliniennes datés 1940, un bureau avec une machine à écrire et une multitude de livres semblent attendre le retour du révolutionnaire.

Toujours est-il que Trotsky tomba le 20 août 1940 sous le piolet du tueur à gages Ramón Mercader. Ses cendres reposent dans le jardin de son ancienne demeure.

Quelques rues plus loin, la Casa azul, la maison bleue de Frida Kahlo. Elle y est née ,  elle y est morte le 13 juillet 1954. Chargée d’histoire, la casa azul retrace de façon aussi intime qu'émouvante la vie de joies et de souffrances de ce grand peintre.

Là aussi, son lit à miroir, sa chaise roulante, son chevalet, ses collections, ses lettres, ses livres et même son journal intime ouvert à la dernière page semblent attendre son retour.

San Ángel et le Museo del Carmen, couvent orné de belles céramiques en contraste, on y voit les cellules rudimentaires des carmélites et les momies squelettiques des derniers moines inhumés dans les caves , alors que dans, l'Iglesia voisine de fraiches jeunes filles de quinze ans, habillées comme des princesses dans un décor bleu, rose et or sont bénies, comme l'exige la tradition, au milieu de blancs arums.

À côté, sur la Plaza San Jacinto, petite sœur de Montmartre, les peintres du dimanche ont envahi tous les jardins.

« Museo Estudio Diego Rivera », qui se profile au sommet des petites rues sinueuses, est constitué de deux cubes jumeaux reliés entre eux par une passerelle par laquelle Frida apportait ses repas à son époux. Cube rose pour Diego et Cube bleu pour Frida.

Réalisés, en 1932, par Juan O’Gorman, dans le style du Bauhaus, il les nommera les machines à habiter . Là aussi tout est resté tel quel , pinceaux, chevalet, chaise- roulante, livres et lettres, là Frida, parmi plus de 70 autoportraits réalisa le célèbre tableau Les deux Frida .

Plus au sud, la Ciudad Universitaria de l'Université nationale autonome du Mexique immensité accueillant un peu moins 250 000 étudiants.

Encore plus au sud, les jardins de fleurs de Xochimilco, magnifiques jardins flottants voir ci-dessous.

Non loin du centre-ville de Mexico se trouve une place musicale, renommée mondialement, la Plaza Garibaldi - située à 300 mètres au nord du Palacio de Bellas Artes - un des centres de la vie nocturne de la capitale mexicaine, sur laquelle se réunissent les mariachis pour vendre leur musique à qui veut l'écouter, et payer.

Le Palacio de Bellas Artes, majestueux édifice, réalisé presque totalement en marbre de Carrare, a été construit, au début du XXe siècle, sur le site occupé autrefois par le couvent Santa Isabel, dans le but d'offrir au pays un Théâtre national. On est surpris par la différence des styles utilisés, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur.

Cela est dû aux trente années que dura sa construction. L'extérieur, qui possède quelques aspects Art nouveau, a été construit selon le projet initial de l'architecte italien Adamo Boari -1904-. L'intérieur, réalisé en 1932 par Federico Mariscal, possède une spectaculaire décoration Art déco, réalisée à Paris par la célèbre maison Edgar Brandt.

Mais, ce qui attire l'attention est que les deux architectes utilisèrent des éléments ornementaux de la culture pré-hispanique pour la décoration de l'édifice -masques de guerriers, tigres, aigles, divinités mayas et serpents-.

Parmi toutes ces impressionnantes œuvres d'art, on doit encore mentionner les fameuses décorations murales réalisées par Diego Rivera, José Clemente Orozco, David Alfaro Siqueiros, Rufino Tamayo et Jorge González Camarena, conçues spécialement par les artistes pour le lieu où elles sont présentées.

Depuis son inauguration, se sont installés dans l'édifice, outre le Théâtre et ses dépendances, le Musée national d'arts plastiques et sa galerie d'expositions temporaires, le Musée du livre, une bibliothèque et un restaurant.

N.D. de Guadalupe est, après la Basilique Saint-Pierre de Rome, le deuxième monument catholique le plus visité au monde. Il reçoit environ 14 millions de visiteurs chaque année . Le 12 décembre 2005 a été célébré le 475e anniversaire de l'apparition de la Guadalupana , la  vierge brune de Guadeloupe, symbole du catholicisme mexicain.

Mais, chaque année, venant de tout le Mexique, à pied, en bicyclette, en voiture, des millions de pèlerins se retrouvent sur le parvis de la basilique pour chanter des cantiques à la vierge brune , se prosterner devant son image ou lui présenter des offrandes -médailles, affiches, ex-votos. pour obtenir quelque miracle en leur faveur.

Mexico connaît toute la semaine du 12 décembre, d'immenses embouteillages. Dans l'Avenue Reforma, peintures, sculptures, dessins . sont exposées en son honneur. Plus de 6 millions de pèlerins y convergent là où la Vierge Brune Nuestra Señora, Reina de Mexico y Emperatriz de América est apparue, en 1531 au berger Juan Diego Cuauhtlatoatzin -L'Aigle-qui-Aime- -1474-1548-

Tlatelolco, quartier de Mexico, dont le site le plus important est la place des Trois-Cultures. Premier marché de l'ancienne capitale aztèque Tenochtitlan, probablement l'un des plus vastes des Amériques et peut-être du monde.

Dernier lieu de la résistance Aztèque conduite par Cuauhtemoc, quarante mille personnes au total, y furent massacrés avec toute leur famille, le 13 août 1521.

 En 1967, le Traité de Tlatelolco instaurait une zone libre d'armes nucléaires en Amérique latine et dans la Caraïbe. Depuis tous les pays de la région ont signé et ratifié ce traité. Le 2 octobre 1968, la place fut le théâtre du second massacre de Tlatelolco

Xochimilco et ses jardins de fleurs, ou chinampas, qui sont célèbres dans le monde entier , c'est ici qu'à l'époque aztèque vivait toute une population de maraichers qui alimentaient la capitale en fruits, légumes et fleurs.

A cette époque ces canaux arrivaient jusqu'au cœur même de Mexico et furent le principal moyen d'acheminement de toutes sortes de marchandises. L'importance de ces canaux aussi bien pour le commerce que pour drainer les eaux de la ville, était donc capitale.

Les jardins flottants, que l'on peut voir de nos jours, sont pour partie les restes des aménagements des îles artificielles -chinampas-que les Aztèques avaient effectués sur la lagune du lac Texcoco. Après l'arrivée des espagnols on y à élevé le beau couvent de San Bernardino Sienne, patron de la ville.

Près de San Bernardino, la jolie Capilla del Rosario date de 1768, recouverte de stuc et de céramiques de Puebla. Tous les jours se déroule le traditionnel marché aux fleurs de la Madreselva. Lieu de villégiature, Xochimilco est devenu, petit à petit, pour les Mexicains le lieu d'une promenade dominicale très courue.

On y vient avec la famille se retrouver sur les quelques 150 barques multicolores à fond plat -trajinera- richement décorées, baptisées de doux prénoms féminins ,  Lupita, Carmen, Adelita etc. - qui, entre ces îlots enserrés dans un réseau de canaux, croisant des peupliers et des saules, tournoient au milieu des marchés flottants et des orchestres de mariachis. Architecture contemporaine

Les Aztèques continuent à inspirer l'architecture contemporaine. Témoin : une fontaine de Mexico en forme de pyramide aztèque. A son sommet, le symbole de la prophétie qui annonçait au peuple que ses malheurs finiraient le jour où il verrait un serpent dévoré par un aigle.

Les environs de Mexico

El Rosario, cette forêt située dans les montagnes de l'Ouest, abrite, chaque année, la migration d'environ 120 millions de papillons monarques venus du lointain Canada, sis à 5 000 km de là.

Ce site n'est identifié que depuis 1976 suite à la découverte de la première colonie d'hibernation des papillons monarques par Kenneth Brugger et son épouse mexicaine Cathy Aguadola. Cette découverte donna lieu à la parution d'un article dans la prestigieuse revue National Geographic.

Cette région est depuis lors protégée, mais la population des papillons est gravement mise en danger par le déboisement, les paysans vivant aux alentours étant menuisiers depuis des générations la reconversion sur des projets touristiques se heurte à la courte période pendant laquelle les papillons sont présents.

De plus, le réchauffement global de la planète semble perturber la migration, ainsi que la présence de grandes zones soumises aux pesticides ou de culture de maïs transgénique sur le parcours les plantes dont se nourrissent les papillons ne poussant plus dans ces régions.

Taxco, 200km au sud, c’est la cité de l’Argent -anciennes mines d’extraction- ; joyau colonial, admirablement préservé, construite à flanc de montagne avec ses rues pavées et ses maisons de style colonial qui lui donnent un charme incomparable.

Le travail de l'argent est omniprésent dans de nombreuses échoppes exposant de mirifiques objets et bijoux de ce métal. S'y déroule même une fois par an,  La grande foire de l'argent .

Teotihuacán -Là où les hommes deviennent des dieux-, à 50 kilomètres au nord de Mexico, fut érigée puis abandonnée par un peuple mal connu les Olmèques. Le site fut occupé dès 600 av. J.-C.. La ville monumentale, érigée vers 200 av. J.-C., atteignait la superficie de 20 km².

Ce qui en faisait la plus grande Cité- État méso-américaine tandis que sa population dépassait les 200 000 habitants, chiffre également énorme pour l'époque. Commencer par le musée , à l’entrée du site, puis parcourir l’Allée des Morts et admirer les deux pyramides de la Lune et du Soleil.

Tula à 70km est l'ancienne capitale des Toltèques. Un splendide calendrier aztèque et le palais de Chac Mool y ont été préservés.

Puebla -120km de Mexico-  cathédrale -Immaculée Conception-, église-Santo Domingo-, couvent-Santa Monica-, université. Dans ses environs ,  Cholula -15km- , ancienne cité précolombienne.

Transports

Mexico est desservie par un aéroport international -Aeropuerto Internacional Juárez-.

En juillet 2002, le projet de construire un deuxième aéroport à Texcoco a échoué devant l'opposition d'investisseurs dont les immenses intérêts -immobilier, hotels, etc- auraient été lésés et de ce fait ne voulaient pas d'un nouvel aéroport et qui financèrent discrètement les opposants ainsi que les autorités de la ville d'Atenco qui lui donnèrent l'aspect d'une révolte de paysans qui auraient perdu leur mode de vie traditionnel avec la construction d'un aéroport sur leurs terres.

La question d'un autre aéroport au centre du pays reste posée, malgré la modernisation récente de celui de Mexico.

Un métro efficace et subventionné dessert un immense réseau de 207 km de long. Ses trains, construits au Mexique sous licence d'entreprises françaises et canadiennes, sont modernes et rapides ,une vraie vie sociale s’y est développée, en profondeur, en marge de la vie aérienne.

Pourtant, à certaines heures et sur certaines lignes, la sécurité des voyageuses n'était pas assurée, ce qui a poussé les autorités du transport public à réserver le premier wagon aux femmes et aux enfants aux heures de pointe. Les 12 lignes actuellement en service seront complétées par une treizième en 2008.

Sur le modèle pratiqué dans plusieurs villes, un -metrobus- -autobus surélevé circulant en site propre- a été mis en fonction en 2005 sur l'avenue Insurgentes. Un peu plus cher que le metro, une seconde ligne est en cours de construction.

Tous les jours du lundi au vendredi et le week-end en cas de pollution extrême, la circulation est limitée. Suivant le dernier chiffre de la plaque d'immatriculation, il est interdit de circuler en voiture un jour par semaine, 1 et 2, le lundi; 3 et 4, le mardi.

Pour cette raison les familles qui en ont les moyens achètent plusieurs véhicules avec des numéros de plaques différents afin de pouvoir quand même circuler tous les jours.

Universités

Université nationale autonome du Mexique

Institut polytechnique national

Institut technologique autonome de Mexico

Institut technologique et d'études supérieures de Monterrey

Le Collège du Mexique

Université autonome métropolitaine

Informations supplémentaires

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