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MOI2

Le point de vue de Léonce Lebrun 

  

La Race

 

En pleine déferlante mondiale sur la problématique raciale,  le contexte ne pouvait pas être meilleur pour évoquer le concept de Race  que la France seu lpays des 193 membres  de l’Organisation des Nations Unies (L’ONU) veut voir disparaitre dans les échanges au quotidien, mais le remplacer par quel  stratagème….

 

Car c’est une prétention outrancière, un acte politique, qui veut avoir des conséquences sur le mode de pensée des Africains et autres  Afro descendants, des populations naïves et fragiles écrasées par leur passé d’esclave et de colonisé.

 

Et pour bien cerner la mentalité des Français de l’Europe du 21è siècle il faut avoir en mémoire quelques figures de l’Histoire qui valent mieux qu’un long discours…

 

… nos sommes en 1814 avec le retour de la  Monarchie sensée avoir disparu depuis Janvier 1793 et Louis XVIII est acclamé par un vibrant…Vive le Roi…

 

…mai un an après, 1815 avec le come-back de Napoléon pour  son retour des 100 jours c’est ce même peuple qui le reçoit au cri délirant de  … Vive l’Empereur…

 

Dès cette époque, on relève donc    une population incohérente dans ses choix, versatile, imprévisible et donc faible.

 

Plus de deux siècles  se sont écoulés, on peut multiplier les contorsions les explications saugrenues venant de tout l’échiquier politique pour obsever que ce mode de pensée relevé en 1815 n’a pas changé d’un yotta…

 

Car comment expliquer qu’en, pleine déferlant raciale au 21è siècle on relève des propos hors sol que sont…

 

Racisme, Noir, Blanc, racisme anti blanc, privilège blanc.

Pour mémoire, le vocabulaire « racisme » scandé de nos jours dans toutes les suces est inapproprié, car aucune communauté humaine dans ce pays n’est menacée de destruction en raison de ses caractéristiques physiques ou religieuses.

 

Par contre ce slogan cache une réalité plus méprisable qui est la discrimination raciale, propre à toutes les couches de la société française (les souchistes) dont sont victimes principalement les Africains les Afro descendants et les populations du Maghreb résidant en France…

 

Et donc revisitons l’Histoire du Monde Nègre et sa descente dans l’enfer de l’humiliation.

 

Nous sommes à la fin du XVe siècle, c’est le début de la découverte de nouveaux territoires, Espagnols , Portugais,  Français,  Britanniques s’installent en pays conquis après avoir massacré les premiers occupants, les Indiens, peuples  indociles et rebelles  au travail de terre.

 

 

Et voilà ces Européens partis à la recherche de remplaçants trouvés dans les populations de la côte occidentale africaine, fragiles naïves inaptes à toute résistance armée, qui feront la traversée de l’Atlantique pour être vendus dans les marchés d’esclaves des Amériques et la Caraïbe.

 

Mais l’apparition du concept de Race verra le jour au XVIII è siècle par les écrits et la pensée de certains écrivains et philosophes français qui établiront un dispositif  tendant  à démontrer    la supériorité du monde occidental et la justification de la traite négrière concernant les Africaines de race Nègre et l’établissement de L’Esclave.

 

Espagnols, Portugais , Britanniques pratiquant une stricte surexploitation des territoires colonisés, les Français iront plus loin en se plaçant dans une domestication ( Code Noir )des esclaves afro descendants, par une politique d’assimilation, au résultat catastrophique pour les personnes tombées dans ce piège infernal du big bang cérébral dont les effets désastreux perdurent de nos jours…

 

… dont les  premiers résultats se présenteront en Mai 1802 avec le rétablissement de L’esclavage à la Guadeloupe, une absente totale de résistance de la population du territoire de 90000 âmes à l’époque, malgré les efforts désespérés d’un  certain Colonel Louis Delgres, d’origine martiniquaise pour s’opposer  au Corps. Expéditionnaire de Napoléon Bonaparte…

 

…Alors  qu’à Saint Domingue (devenu Haïti) les troupes armées sous la conduite d’un Toussaint Louverture et de Jean Jacques Dessalines, arrachaient la victoire et la création de l’Etat haïtien, permière Nation  Nègre à conquérir son indépendance les armes à la main, à compter du Premier Janvier 1804;

 

La suite prochainement.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IMKe6QVjT84

Société d’exploitation des produits marins
Sarl LA BAILLARGENTAISE
Baille-Argent
97116 Pointe-Noire


CHAPITRE 1
1 – RENSEIGNEMENT GÉNÉRAUX DE L’ENTREPRISE
. Identité
– S.A.R.L. LA BAILLARGENTAISE.
– Capital Social de 58 000 F, réparti en 145 parts sociales.
– Déclaré au Tribunal Mixte de Commerce de Basse-Terre (Gpe).
– Matricule R.C.
– Siège Social : Baille Argent – 9716 POINTE-NOIRE.


Représentée par son Gérant :
Léonce LEBRUN
Domicilié à Lyon.


2 – HISTOIRE DE LA BAILLARGENTAISE
Il y a toujours quelque chose à faire…
Ainsi m’exprimai-je dans une interview accordée à une chaîne de radio, à l’occasion de la création de l’Association Pour le Développement Économique et Culturel de la Côte-Sous-le- Vent l'ADEC

La découverte
Chargé en 1976 pour le compte des Associations de notre diaspora caraïbéenne de l'agglomération de Lyon, d’une mission auprès des sinistrés de la Soufrière, je découvrais pour la première fois une région de la Guadeloupe dans la douleur.

Un vide économique
Pour l’observateur objectif, le contraste est toujours frappant, en Guadeloupe.
– D’un côté, un secteur, la Grande-Terre bénéficiant de toutes les facilités du système au tour d’un pool d’attraction Le Gosier connu de tous les touristes.

– De l’autre, la Basse-Terre, une belle région certes, mais dépourvue d’entreprises de production, créatrices d’emplois stables et permanents

Ils étaient tous conscients ces sinistrés, la nature leur donnerait-elle le coup de grâce que faire sans emploi

La Grande-Terre dit-on est riche, mais son économie ne pourrait certainement pas absorber unetelle masse de main d’oeuvre disponible

Certains se décidèrent de partir, mais d’autres tinrent bon en attendant des jours meilleurs.


Quant à moi, après avoir écouté les uns et les autres, tous solidaires dans la détresse, je revinsà Lyon, en ayant la conviction que malgré ce vide économique, il y avait certainement quelque chose à faire

Une absence de diversification
Un examen approfondi de la situation économique de la Guadeloupe fait ressortir sans équivoque une concentration des activités dans les villes de Ponte-à-Pitre et de Basse-Terre au détriment des autres communes et une absence totale de diversification des activités de production de l'Ile organisées autour de quelques grands grands secteurs comme:

– L’agriculture essentiellement tournée vers une orientation industrielle des  produits de la terrs. 
– Le négoce constitué par la reconversion de certains capitaux.
– Le tourisme dont les autochtones ne profitent pas des revenus.


Alors que d’autres activités comme la pêche et l’artisanat ne sont que peu ou pas mentionnées dans les annales de la Direction locale de l'INSEE

3 – LES ATOUTS DE LA BASSE-TERRE
Certes, la région de la Basse-Terre ne bénéficie pas de la même situation géographique que l'autre partie de l'Ile cactérisée par de longues pouvant favoriser
l’autre partie de l’Île, caractérisée par de longues plaines pouvant favoriser la production agricole et l'élevage.

Mais la Basse-Terre est dotée d’un bien meilleur climat, et son exposition sur l’Océan Atlantique offre un potentiel remarquable pour la pratique de la pêche maritime, à la condition que l'outil de travail soit apprpprié

La pêche maritime, un créneau d’avenir
La pêche maritime est l’une des composantes de l’économie de la Guadeloupe qui a bénéficié le moins de soutien financier indispensable

Jugée peu rentable par les investisseurs éventuels, elle a été laissée à l’initiative de quelques pratiquants qui sont arrivés à la limite de leurs possibilités. 

En effet le métier est dur du fait même de sa sous organisation, et la pêche côtière ne nourrit plus les professionnels qui s’y adonnent.

D’autre part, le Plan Pêche, de 1979, qui était indispensable pour la profession, est arrivé un peu tard, et ne donne pas sa pleine mesure, en raison même des contraintes qui pèsent sur son application.

Pourtant la pêche maritime constitue une chance pour la Guadeloupe, dès lors que les produits poissonniers représentent environ 90 % de la consommation des ménages, la demande est forte,alors que l’offre ne suit pas le mouvement, rendant par là-même, le produit rare et cher.

4 – UNE TRANSFORMATION RADICALE DE L’OUTIL DE
PRODUCTION
La pêche maritime est rentable à la Guadeloupe, à la condition que soit opérée une
transformation en profondeur de l’outil de travail du marin pêcheur.
Cet outil est composé de deux parties.


Une partie fixe
Elle concerne essentiellement les ouvrages portuaires et leurs accessoires.

Un rapport de 1982, des Affaires Maritimes du Quartier de Pointe-à-Pitre établit le bilan des besoins et le coût des investissements pour le 5e plan (1984–1989) mais ses conclusions seront elles suivies d’effet alors même que la Guadeloupe ne dispose d’aucun port, du moins sur la Basse- Terre doté:

– D’abris appropriés contre les tempêtes.
– De phare de sécurité pour les sorties nocturnes.
– D’installations frigorifiques pour la conservation des produits excédentaires.
– De postes de carburant.
– De fabrique de glace.


Si certains accessoires relèvent d’initiative privée, par contre les ouvrages portuaires sont du dommaine éssentiel de la Puissance publique.

La loi portant décentralisation donne compétence en la matière aux collectivités territoriales, mais s’agissant de la Guadeloupe la carence remonte bien avant 1982, et ne peut en aucun cas incomber aux élus actuels.

Par contre pour l’avenir, seule une volonté politique affirmée permettra à la Basse-Terre, et donc à La Côte-Sous-le-Vent d’amorcer son redressement.

Une partie mobile
Le canot mû à bras d’homme a vécu.

Pour une approche des difficultés matérielles du matériel du marin-pêcheur, se reporter à mon mémorandum au Conseil Général de la Guadeloupe du 27 avril 1983 – Annexe 1.

La pêche maritime doit être pratiquée avec des bateaux solides, bien armés, permettant auxmatelots d’accroître le rendement, tout en exerçant leurs activités dans des conditions desécurité de haut  niveau

À ce sujet, le même rapport de 1982 précité, a évalué les besoin à l’horizon de 1989 et chiffré le coût du matériel du matériel de de remplacement.

Mais une telle opération se heure, à deux barrières, la formation des marins-pêcheurs, et le financement de l'investissement.

5 – FORMATION, FINANCEMENT DE L’INVESTISSEMENT
a. La formation du matelot
Telle que la pêche maritime est connue, l’utilisation des bateaux type plan de relance, requiert des marins-pêcheurs:

– La possession du certificat de capacité attestant de leur connaissance du métier.
– Du permis de conduire de moteurs marins de plus de 150 CV.
– Du diplôme d’opérateur radio.


De surcroît, le propriétaire embarqué, ou pas, doit posséder un minimum de connaissance en gestion à défaut de quoi, il mène son affaire à la catastrophe.

Or, en l’état actuel de mes investigations, je n’ai pas encore la certitude de disposer d’un équipage dont les différents membres disposeraient des capacités requises. 

b. Le financement
L’acquisition d’un bateau nécessite, de la part du promoteur, un autofinancement plus ou moins élevé suivant l’organisme prêteur.

On constate par ailleurs que malgré les facilités qui leur sont accordées, subventions et durée de remboursement, les professionnels ne se montrent pas empressés par l’opération rajeunissement et modernisation de l’outil de production du marin.

On peut donc en conclure que le développement de la pêche maritime à la Guadeloupe passe nécessairement par la mise en place de structures de gestion société, coopérative de production, à la condition que le niveau d’autofinancement soit maintenu à un niveau raisonnable pour ne pas décourager les bonnes initiatives.
C’est à ce niveau qu’intervient la dimension de ma démarche.

6 – LA GRANDE DÉMARCHE
Fort de mes réflexions et de mes observations sur le sous-développement de la Basse-Terre, et le sous-équipement de la pêche maritime à la Guadeloupe, dans le cadre d’un contexte nouveau ,dès janvier 1982, un avant-projet pour la pêche sur la Côte-Sous-le-Vent, reçut un bon accueil des services du Secrétariat d’État aux D.O.M. T.O.M. – Annexe 2

À compter de cette époque ce fut le début d’une intense correspondance ouverte avec plus de cinquante organismes publics et privés, de fournisseurs en tous genres.

Certaines administrations m’ont permis par leurs informations d’avancer dans l’étude complexe de ce dossier, mais d’autres agents de l’État ou certaines collectivités ont fait preuve d'irresponsabilité soit en bloquant le processus normal des renseignements,  soit en ayant crû crédible de me vendre de l'espoir à bon compte

Ces attitudes mettent en relief certains moments difficiles dans la Caraïbe en général et de la Guadeloupe en particulier - Annexe 3 


Deux documents pilotes
Dans cette course acharnée pour la survie de la Basse-Terre, et plus particulièrement de la Côte-Sous-le-Vent, j’adressai à chaque membre du Conseil Général un mémorandum daté du27 avril 1983, mettant l’accent sur les difficultés de la pêche, mais aussi l’espoir d’une solutionpassant par une volonté politique et une solidarité réelle avec les problèmes de la région en cause (voir Annexe 1

J’en ignore l’impact.
En novembre 1983, les Secrétaires d’État aux D.O.M. T.O.M. et la Mer, et différents
destinataires reçurent un rapport conséquent sur la modernisation de l’outil de travail du marin pêcheur...
....et un regard sur la future gestion du port de Baille-Argent situé à Pointe-Noire, dont le site présente toutes les garanties d’environnement et de sécurité – Annexe 4.

7. LE CHOIX DE LA STRUCTURE DE GESTION
Ce fut une opération délicate dans la recherche de la bonne solution.

Les marins-pêcheurs de Baille-Argent furent consultés, et invités à pendre partie prenante d’une structure juridique qui organiserait la production, et la distribution des produits de la mer, maiscet appel ne connut pas le résultat escompté, en raison d’un individualisme bien connu. 

Je portai donc mon choix sur quelques personnes décidées comme moi à aller de l’avant.
Ainsi est née le 20 mai 1985, la S.E.P.M. LA BAILLARGENTAISE instrument unique de
gestion dans l’histoire de la pêche maritime à la Guadeloupe, et destinée à un avenir certain.

a. Le bilan
Des événements dramatiques de 1976, à la création de LA BAILLARGENTAISE, il s’est écoulé neuf ans.

Neuf ans de réflexion et de recherche au service d’une cause justifiée, une longue période aucours de laquelle, j’ai vu de grandes choses, mais où aussi, j’ai touché de près la bêtise humaine.

Des milliers de lettres ont été adressées partout où la moindre parcelle de renseignements pouvait être utile à la solution du problème en cause.

Plus de sept millions de centimes de fonds propres ont été engagés dans une opération, ou deux seulement seront récupérés lors du premier exercice effectif de la société 
Cela méritait d’être cité.

b. L’avenir
Si le profit immédiat et maximum était la motivation essentielle d’une telle aventure, alors je n’aurais pu avancer ; il faut donc chercher ailleurs les causes de cette extraordinaire persévérence

Je m’empresse de souligner qu’à elle seule, LA BAILLARGENTAISE ne prétend pas résoudre tous les problèmes économiques de la Basse-Terre. 

Néanmoins nous comptons fermement sur l’effet d’entraînement que ne manquera pas de provoquer le fonctionnement de l’entreprise. 

Inéluctablement l’élan sera donné.

Compte tenu de certains impératifs, notre objectif de production restera modeste à court terme, mais très rapidement dans le cadre d’une diversification de nos activités, nous espérons garderle devant de la scène, à la condition que l’entreprise ne soit pas l’objet de blocages imprévus. 

Nous espérons grandement que les Pouvoirs Publics régleront par voie diplomatique rapide, lesproblèmes soulevés par la fréquentation des zones de pêches des États riverains dans le cadred'une coopération fructueuse pour tous

CHAPITRE 2
1 – RENSEIGNEMENT GÉNÉRAUX DE L’ENTREPRISE (suite)
a. Activités
La S.E.P.M. a pour objet :
– La production.
– La conservation.
– La commercialisation.
– La distribution sous toutes formes des produits de la mer.

Dès la première année, la prévision porte sur une production de 130 tonnes de produits poissonniers qui seront commercialisés sur certains marchés de l’Île pour un coût global de 5 MF

L’entreprise commercialisera ses produits sous le label LA BAILLARGENTAISE, c’est incontestablement une révolution dans ce secteur d’activité.

Cette marque de fabrique signifie que la Société écoulera des produits frais, conservés en cas de besoins, dans des conditions d’hygiène et de fraîcheur optimum.

Le manque d’hygiène qui entoure la commercialisation des produits de la mer sur les marchésde la Guadeloupe est l’une des critiques formulées dans le rapport des Affaires Maritimes de 1982

Notre Société a été très sensibilisée par ce problème, et pour y apporter remède, il sera fait une utilisation massive de la glace, tant en mer, que sur les points de vente.

En outre, les poissons seront vendus dans un double emballage plastique :
– Un sac destiné à recevoir la marchandise.
– Un second sac plus résistant et réservé au transport par le client et portant le label
« LA BAILLARGENTAISE ».

D’autre part, le client sera exactement tenu informé du poids et du coût de sa commande grâceà l’utilisation de balance de précision avec affichage. 

En ce qui concerne le réseau commercial, la Société disposera de trois points de vente oùpourront s’approvisionner régulièrement les consommateurs/
 les vendredis, samedis et
dimanches, à savoir :
– Baille-Argent.

– Pointe-à-Pitre.
– Les Abymes.
Par ailleurs, une camionnette de tournée approvisionnera les communes intérieures, telle que
Le Lamentin.
Par la suite, dans le cadre de son programme de développement, la S.E.P.M. touchera par voie
de contrat de fournitures :
– Les restaurants.
– Les écoles.
– Les établissements hospitaliers.

2 – SITUATION FINANCIÈRE ET RENTABILITÉ

Le budget prévisionnel établi ci-après portera sur une année pleine, c’est-à-dire l’exercice 1987, néanmoins comme la S.E.P.M. a programmé le début de ses activités pour la fin du troisième 1986 en fonction de l’expérience et de la connaissance exacte de certaines dépenseset du volume de certaines fournitures, glace, carburant, nourriture des marins-pêcheurs, etc. ce
budget fera l’objet d’une révision appropriée


 en fonction de l’expérience et de la connaissance exacte de certaines dépenses
et du volume de certaines fournitures, glace, carburant, nourriture des marins-pêcheurs, etc. ce budget fera l’objet d’une révision appropriée. 
.
D’autre part, pour les produits, il n’a jamais été tenu compte des aides et primes pouvant éventuellement être accordées par l’État et la Région.

Cela étant, une première évaluation du budget de l’entreprise fait ressortir que les charges tteidront :
– 2 500 000 francs.
Ces dépenses seront couvertes par une production de :
– 63 tonnes de poissons.

Il convient d’observer que les frais de personnel représentent 23 % du budget.
D’autre part, il est prévu une somme de 50 000 francs dans la rubrique publicité destinée à lancer l’entreprise et faire connaître aux consommateurs, les immenses qualités nutritionnelles des poissons.

Pour l’acquisition de ses investissements à caractère essentiellement mobilier, la S.E.P.M. fera deux emprunts à hauteur de 40 % du coût global :

– Un emprunt auprès du Crédit Maritime Mutuel pour une durée de remboursement de dix ans

– L’autre auprès de la SODEGA qui sera amorti sur cinq annuités.

CHAPITRE 3

1 – DESCRIPTION DU PROGRAMME

LA BAILLARGENTAISE est la première entreprise de production marine créée en Société à la Guadeloupe.

Comme il a été largement rappelé par ailleurs, la S.E.P.M. de Baille-Argent prend sa place dans e cadre de la diversification de l’économie de la Guadeloupe pour un développement de la pêche maritime sur la Côte-Sous-le-Vent, susceptible de provoquer un effet d’entrainementéconomique, culturel et social au profit de cette région

Les objectifs de la société sont donc clairs, une participation accrue au développement économique de la Guadeloupe par le biais d’une activité peu soutenues jusqu’alors, mais qui constitue à l’évidence, un créneau d’avenir.

2 – EXPOSÉ DE L’OPÉRATION

LA BAILLARGENTAISE ne peut atteindre sa vraie dimension que dans la perspective d’une modification radicale de l’outil de travail du marin-pêcheur

Cet outil de travail comprend deux parties :
1. Un type d’investissement relevant de l’État, et maintenant du domaine du Conseil Général depuis la loi portant décentralisation.

Il porte sur la construction d’un port d’intérêt local à Baille-Argent (Pointe-Noire) doté des aménagements indispensables tels que :

– Un phare.
– Une aire de stationnement.
– L’éclairage.
– Des W.-C. publics.
– Des points d’eau.

À ce sujet, un chantier a été ouvert à Baille-Argent en juillet 1984, mais l’état d’avancementdes travaux ne semble pas donner satisfaction aux observateurs. 

La mise en place :
– D’une installation frigorifique (nécessitant une étude particulière) avec un groupe
électrogène,

– D’un poste de carburant,
– D’une machine à glace,
Relève de la puissance publique, dont l’utilisation et l’entretien seraient pris en charge par la S.E.P.M. sous forme de concession.

Mais ces accessoires pourront être pris en compte par LA BAILLARGENTAISE dans le cadre de son programme de développement au sixième exercice, moyennant un cahier decharges pour respecter le domaine côtier de Baille-Argent.

2. Des investissements relevant de l’initiative privée.
À ce titre, LA BAILLARGENTAISE sera dotée des acquisitions ci-après :
a. Sur le plan immobilier
Son siège social à Baille-Argent comprenant :
– Un bureau.
– Un dispositif de communication radiotéléphonique.
– Un entrepôt (emballage et autres fournitures).
b. Sur le plan mobilier
Les acquisitions porteront sur :
Deux bateaux pour la pratique de la pêche de 3ème catégorie d’une valeur totale de 2100 000 francs
Caractéristiques pour chaque navire – Voir Annexe 4.
C’est du matériel français livré par :
Les Établissements KIRIE – Route de la Rochelle 85100 Les Sables d’Olonne.
Fourgonnettes
Caractéristiques techniques. Annexe VI, à savoir :
– Une fourgonnette réfrigérée d’une valeur de 123 000 francs, destinée au transport des poissons du port de Baille-Argent aux centres de distribution de Pointe-à-Pitre et des Abymes.

– Une fourgonnette réservée pour les tournées à l’intérieur de l’Île, d’une valeur de
136 000 francs.
d. Remorques bâchées – Annexe 7
– D’une valeur de 231 000 francs, elles seront implantées sur les lieux de distribution.
– Ce matériel roulant, d’origine française, et fourni par :
Les Établissement VAX – Saint-Bonnet-de-Mure (Rhône).

e. Balances – Annexe 8
– D’un coût total de 138 000 francs, elles seront fournies par :
Les Établissement LUTRANA, 18 rue Professeur Calmette 69100 Villeurbanne,
d’origine française.

f. Un dispositif de communication radiotéléphonique – Annexe 9
– D’une valeur de 10 390 francs dont les éléments sont fournis par :
La Compagnie de Radio Maritime – 8 rue Lavoisier 75008 Paris
– Et mis en place par :
La Société L.G.E.M. – Site Ferret Morne Miquel 97110 Pointe-à-Pitre,
Matériel d’origine française.
g. Une voiture de service
– D’une valeur de 64 700 francs d’origine française.
Ces acquisitions doivent être livrée au troisième trimestre 1986, époque à laquelle la S.E.P.M.a programmé le début de ses activités sous trois conditions toutefois :

– Que le port de Baille-Argent soit terminé.
– Que le personnel technique soit disponible.
– Qu’un début de règlement soit apporté au litige opposant les États riverains aux marins pêcheurs de la Guadeloupe fréquentant leurs zones côtières 

CHAPITRE 4
1 – RÉSULTATS ATTENDUS DU PROGRAMME
a. Capacité de production, évolution
La S.E.P.M. a établi son programme de production sur une période de cinq ans.
1ère année Production 130 tonnes de poissons.

Moyens de production et de distribution mis en oeuvre :
– 2 bateaux.
– 2 fourgonnettes de transport.
– 3 remorques de vente.
2ème année Sans changement.
3ème année Objectif 250 tonnes.
Moyens mis en oeuvre :
– 3 bateaux + (1).
– 4 fourgonnettes +(2)
– 5 remorques +(2).
– Ouverture d’un point de vente à Basse-Terre.
4ème année Sans changement.
5ème année Objectif de production 500 tonnes.
Moyens mis en oeuvre :
– 4 bateaux (+1 par rapport à la 3ème année).
À la fin de la 5ème année d’exercice, LA BAILLARGENTAISE aura porté sa production à
environ 15 % du tonnage de 1982.
En effet, en 1982, les ménages de la Guadeloupe auraient consommé 13 000 tonnes de produits
poissonniers (source : Affaires Maritimes).
Mais 40 % de cette consommation provenait d’importation de produits divers :
– Poissons salés.
– Poissons congelés.
– Conserverie.

La production locale a donc atteint en moyenne 78 000 tonnes.
Ce tonnage peut être amélioré, à la condition que l’outil de travail soit transformé, et que la profesprofession repense la mentalité de ses membres vers plus de modernité et de performance. repense la mentalité de ses membres vers plus de modernité et de performance.

À ce titre, si l’on se base sur une demande qui reste très forte, on peut en tirer comme conséquence que la production maritime demeure une activité rentable à la condition de proposer de bons produits à la clientèle.

Mais plus qu’une simple amélioration de la production locale, l’objectif à atteindre est de diminuer les importations, pour des raisons de balance commerciale certes, et surtout pour d’impérieuses nécessités de bien-être de la population qui a tout intérêt à consommer des produits frais

2 – ÉVOLUTION DES EFFECTIFS
Compte tenu des moyens modestes mis en oeuvre pour la première et la deuxième annéed’exercice, la production étant limité à 130 tonnes, le personnel sera limité à seize membres,

dont quatre emplois féminins se décomposant ci-après :
– Emploi administratif ......... 1
– Emploi service .................. 8
– Emploi marins-pêcheurs ... 10

Pour la troisième année, la S.E.P.M. fonctionnera avec trois bateaux pour une production annuelle de 250 tonnes. L’effectif passera donc à vingt-trois membres dont cinq emplois féminins se décomposant çi après

– Emploi administratif ......... 1
– Emploi service .................. 8
– Emploi marins-pêcheurs ... 15

Pour la cinquième année, les emplois seront portés à trente dont sept emplois féminins.
À cette échéance, en effet, la S.E.P.M. sera doté de quatre bateaux et disposera de cinq pointsde vente, dont deux à Point-à-Pitre et un à Basse-Terre pour une production annuelle de 500 tonnes environ

La rémunération du personnel portera sur une base fixe réévaluée suivant l’évolution du coûtde la vie (indice Insee) assortie d’une prime au résultat payable par trimestre.
Tableau des effectifs (joint).


CHAPITRE 5
1 – FINANCEMENT
a. Tableau des besoins joint

b. Autofinancement
Si pour la mise en place de l’entreprise, la S.E.P.M. aura recours aux emprunts pour le financement de ses investissements, par contre pour les acquisitions postérieurs concernant :

– 2 bateaux supplémentaires,
– 2 nouvelles remorques,
– 2 fourgonnettes supplémentaires,

L’entreprise disposera de ses propres ressources dégagées par les bénéfices d’exploitation et les annuités d’amortissement.

Mais il est vraisemblable que pour la sixième année qui sera marquée par un développement de son équipement portant sur l’acquisition de :

– Une installation de congélation avec groupe électrogène,
– Une réserve propre de carburant,
– Une machine à glace,

La société fera appel au marché financier à hauteur de 50 % du coût total des nouveaux investissements.

c. Concours des Pouvoirs Publics
Pour l’acquisition des 2 bateaux de pêche, il sera sollicité de l’État une subvention de 25 %.
Il sera fait appel au Conseil Régional de la Guadeloupe pour une subvention d’équipement de20 % et le Conseil Général pour 10 %.

En cas de refus de l’État, le Conseil Général sera sollicité pour une subvention d’un même montant

Pour les autres acquisitions, Conseil Régional et le Conseil Général seront sollicités pour unesubvention d’un même montant.

d. Emprunts
L’acquisition des deux bateaux de pêche nécessitera le recours à un emprunt de 35 % du coût total auprès du Crédit Maritime Mutuel de la Guadeloupe, remboursable en dix ans avecpossibilité d’anticipation. 

Pour les autres investissements, la SODEGA sera sollicitée pour un emprunt de 40 % sur cinq annuités avec possibilité de remboursement anticipé

À ces deux organismes, il sera proposé comme garantie, le nantissement du matériel.

Léonce Jean LEBRUN,
Gérant de LA BAILLARGENTAISE

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