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 Le point de vue de Léonce Lebrun   

1945, rappelez vous, le Monde aura payé un lourd tribut, avec des millions de « croix de bois », consécutives à l’hyper arrogance des politiciens de tous bords comme en 1914…voire même leur incompéence qui aura été marquée par la gigantesque gifle diplomatique de Munich -1938-

Et ce refrain hypocrite fusant de partout… « Plus jamais ça »

Oui mais on observe depuis 1945, que notre Planète n’a pas connu un seul  jour de paix, avec un Occident lancé pour certains, dans des sordides guerres de décolnisation, grand donneur  de leçons  de «  valeur et de civisation »… « en même temps » en pôle position pour la fabrication d’armes de guerre qu'il faut vendre ,aux fins d' améliorer un commerce extérieur vacillant, fervent  soutien d’un PIB -produit intérieur brute- en difficulté…

Alors la Paix n’est pas pour demain, cet Occident continuera sa politique impérialiste  et expantionniste, par l’occupation insidieuse ici et là, de territoires pouvant assurer sa domination et son économie…

... avec cette nouvelle application stratégique nébuleuse politico-militaire…le Terrorisme qui plonge les masses  indo-européennes dans la peur, et bien entendu les frappes aériennes, avec ces inévitables dégâts collatéraux, frappant les populations civiles du Sud... sans protection nucléaire

Mais voilà, qu’en toute chose il faut considérer la fin, et  donc  demain, les damnés de la terre auront du grain à moudre pour triompher sans scrupule

Le domaine économique

 

L'économie de nos pays nécessitait des modifications radicales bien avant 1946, dans des secteurs aussi divers que sontl'agriculture, la petite et moyenne industrie, la pêche, les transports.


L'agriculture qui conditionne nos échanges et les esprits, aurait dû très vite, donner lieu à des mesures d'autorité, mais légales, tendant

· à la redistribution des terres,
· à l'introduction de nouvelles cultures


Compte tenu du
rejet populaire que connaît toute l'activité liée à la terre, il est inimaginable que les gouvernements n'aient saisi cette opportunité historique pour donner à ce travail ses lettres de noblesse.

Tout est possible quand on a la volonté politique de bien faire

En fait de transformation dans ce domaine, les colons européens ont conservé leurs propriétés, concentrées au sein des immenses fortunes de quelques familles.

Bien entendu, non seulement nous n'avons pas connu l'introduction de nouvelles cultures accompagnées de techniques appropriées, maisle règne de la monoculture s'est aggravé.


Le bilan d'une telle politique qui n'a pas fini de nous enfoncer, sera mis en lumière plus loin.

L'industrie

Certes, nous ne disposons ni de matières premières, ni d'énergie et d'espace pour prétendre à l'installation sur nos sols de grandes usines de transformation.

Mais à défaut, nous pouvions envisager un autre système de distribution du travail, nous permettant de nous suffire à nous-mêmes par le résultat de notre propre capacité à produire.

Or, tel n'est pas le cas, et disons que dans la quasi- totalité des secteurs où la petite et moyenne industrie s'en trouverait impliquée, nous sommes dépendants du savoir-faire venu d'ailleurs.

La pêche

Voilà un secteur qui, pratiqué d'une façon rationnelle, aurait dû permettre aux vrais professionnels, de vivre décemment du produit de leur travail.

Personne ne peut ignorer l'importance du poisson dans la consommation desménages , il appartenait aux autorités administratives de prendre des mesures pour assurer un équilibre entre la production et la demande.

Pendant des années, nous avons assisté à un véritable pillage anarchique de nos mers qui ont été vidées de leur substance.

Les décisions actuelles ne peuvent plus inverser la tendance , les pêcheurs se retirent en mer de plus en plus loin, avec un matériel peu adapté à la recherche d'un produit de plus en plus rare, ce qui bien entendu fait les beaux jours de l'importation.

Les transports

Nous ne sommes point responsables de notre insularité , il appartenait donc à l'Etat d'assumer comme un devoir essentiel, la "continuité dite territoriale".

Les charges inhérentes à la circulation des personnes et des biens, auraient dû être pour une bonne part, budgétisées , donc prises en compte par la collectivité sous la forme d'une vraie solidarité, conduisant à une réduction substantielle des prix et des coûts.

Comme ce secteur et bien d'autres échappent à notre capacité de planification, gageons que nous constituons un bon gâteau pour les affairistes et vous entendez ce slogan mille fois répété par les touristes ,  "la Caraïbe c'est beau mais cher".

 

Le domaine social

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