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Le point de vue de Léonce Lebrun 

  

La Race

 

En pleine déferlante mondiale sur la problématique raciale,  le contexte ne pouvait pas être meilleur pour évoquer le concept de Race  que la France seu lpays des 193 membres  de l’Organisation des Nations Unies (L’ONU) veut voir disparaitre dans les échanges au quotidien, mais le remplacer par quel  stratagème….

 

Car c’est une prétention outrancière, un acte politique, qui veut avoir des conséquences sur le mode de pensée des Africains et autres  Afro descendants, des populations naïves et fragiles écrasées par leur passé d’esclave et de colonisé.

 

Et pour bien cerner la mentalité des Français de l’Europe du 21è siècle il faut avoir en mémoire quelques figures de l’Histoire qui valent mieux qu’un long discours…

 

… nos sommes en 1814 avec le retour de la  Monarchie sensée avoir disparu depuis Janvier 1793 et Louis XVIII est acclamé par un vibrant…Vive le Roi…

 

…mai un an après, 1815 avec le come-back de Napoléon pour  son retour des 100 jours c’est ce même peuple qui le reçoit au cri délirant de  … Vive l’Empereur…

 

Dès cette époque, on relève donc    une population incohérente dans ses choix, versatile, imprévisible et donc faible.

 

Plus de deux siècles  se sont écoulés, on peut multiplier les contorsions les explications saugrenues venant de tout l’échiquier politique pour obsever que ce mode de pensée relevé en 1815 n’a pas changé d’un yotta…

 

Car comment expliquer qu’en, pleine déferlant raciale au 21è siècle on relève des propos hors sol que sont…

 

Racisme, Noir, Blanc, racisme anti blanc, privilège blanc.

Pour mémoire, le vocabulaire « racisme » scandé de nos jours dans toutes les suces est inapproprié, car aucune communauté humaine dans ce pays n’est menacée de destruction en raison de ses caractéristiques physiques ou religieuses.

 

Par contre ce slogan cache une réalité plus méprisable qui est la discrimination raciale, propre à toutes les couches de la société française (les souchistes) dont sont victimes principalement les Africains les Afro descendants et les populations du Maghreb résidant en France…

 

Et donc revisitons l’Histoire du Monde Nègre et sa descente dans l’enfer de l’humiliation.

 

Nous sommes à la fin du XVe siècle, c’est le début de la découverte de nouveaux territoires, Espagnols , Portugais,  Français,  Britanniques s’installent en pays conquis après avoir massacré les premiers occupants, les Indiens, peuples  indociles et rebelles  au travail de terre.

 

 

Et voilà ces Européens partis à la recherche de remplaçants trouvés dans les populations de la côte occidentale africaine, fragiles naïves inaptes à toute résistance armée, qui feront la traversée de l’Atlantique pour être vendus dans les marchés d’esclaves des Amériques et la Caraïbe.

 

Mais l’apparition du concept de Race verra le jour au XVIII è siècle par les écrits et la pensée de certains écrivains et philosophes français qui établiront un dispositif  tendant  à démontrer    la supériorité du monde occidental et la justification de la traite négrière concernant les Africaines de race Nègre et l’établissement de L’Esclave.

 

Espagnols, Portugais , Britanniques pratiquant une stricte surexploitation des territoires colonisés, les Français iront plus loin en se plaçant dans une domestication ( Code Noir )des esclaves afro descendants, par une politique d’assimilation, au résultat catastrophique pour les personnes tombées dans ce piège infernal du big bang cérébral dont les effets désastreux perdurent de nos jours…

 

… dont les  premiers résultats se présenteront en Mai 1802 avec le rétablissement de L’esclavage à la Guadeloupe, une absente totale de résistance de la population du territoire de 90000 âmes à l’époque, malgré les efforts désespérés d’un  certain Colonel Louis Delgres, d’origine martiniquaise pour s’opposer  au Corps. Expéditionnaire de Napoléon Bonaparte…

 

…Alors  qu’à Saint Domingue (devenu Haïti) les troupes armées sous la conduite d’un Toussaint Louverture et de Jean Jacques Dessalines, arrachaient la victoire et la création de l’Etat haïtien, permière Nation  Nègre à conquérir son indépendance les armes à la main, à compter du Premier Janvier 1804;

 

La suite prochainement.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IMKe6QVjT84

La République du Niger

 

La République du Niger est un pays d'Afrique de l'Ouest steppique, situé entre l'Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Tchad, la Libye, le Mali et le Nigeria. La capitale est Niamey.

 Les habitants sont des Nigériens , ceux du Nigeria sont des Nigérians. Le pays est multiethnique et constitue une terre de contact entre l'Afrique noire et l'Afrique du Nord.

Les plus importantes ressources naturelles du Niger sont l'or, le fer, le charbon, l'uranium et le pétrole.

Certains animaux, comme les éléphants, les lions et les girafes, sont en danger de disparition en raison de la destruction de la forêt et du braconnage. Le dernier troupeau de girafes en liberté de toute l'Afrique de l'Ouest évolue dans les environs du village de Kouré, à 60 km de la capitale Niamey.

D'autre part, une réserve portant le nom de Parc du W , à cause des sinuosités du fleuve Niger à cet endroitn, se trouve sur le territoire de trois pays ,le Niger, le Bénin et le Burkina Faso.

 Dans le fleuve Niger, les hippopotames sont protégés et se multiplient au point de devenir menaçants pour les populations locales. À la tombée de la nuit, il n'est pas rare qu'ils viennent saccager les cultures du bord du fleuve.

Histoire

Par son histoire, le Niger a participé au destin de plusieurs grands empires ou royaumes africains, qui débordaient d'ailleurs tous très largement ses frontières actuelles.

Préhistoire

De nombreux fossiles de dinosaures , iguanodons,  du Crétacé inférieur ont été trouvés à Tazolé, au sud-est de l'Aïr. On a mis au jour dans le massif de l'Aïr des vestiges de céramiques du VIIIe millénaire avant notre ère, contemporains de l'invention de la poterie dans d'autres régions du monde.

Entre 2000 et 3000 avant J.-C., la désertification du Sahara, commencée à cette époque, repousse ensuite vers le sud les populations d'agriculteurs et les céramistes, laissant la place à des communautés d'éleveurs de bovins qui gravent sur les rochers de nombreuses représentations de leurs troupeaux.

 Des gravures de cette époque témoignent également de la présence à cette latitude d'éléphants, d'hippopotames et d'une faune de savane abondante et variée.

Le désert du Ténéré est riche en témoignages de la présence humaine au néolithique par un abondant matériel de pierre , pointes de flèches, meules , jusqu'à la désertification de la région au Ier millénaire avant notre ère.

Les Empires

Ce fut d'abord l'empire songhaï, qui naquit et s'étendit dans la région du fleuve, vers l'actuelle frontière nigéro-malienne. La ville de Gao est décrite depuis le VIIIe siècle par les chroniques arabes comme un centre d'échanges entre l'Empire du Ghana et l'Égypte.

 Il connut son apogée entre le XVe siècle et le XVIe siècle, sous Sonni Ali Ber qui étendit ses frontières jusqu'à Oualata. Il succomba en 1591, sous les coups d'une expédition marocaine.

Une querelle avait opposé au XVIe siècle les habitants de Gao et ceux de Kano pour savoir desquelles des deux villes était la plus peuplée. On apprend ainsi qu'elles atteignaient toutes deux les 100 000 habitants , Ki-Zerbo, 1965

Ce fut le royaume du Kanem-Bornou, un des plus vastes d'Afrique qui, sous le règne d'Iriss Alaoma à la fin du XVIe siècle, englobait tout le Kanem, montait jusqu'au Kaouar et à l'Aïr et s'étendait à l'est jusqu'au Ouaddai Tchad.

 Après avoir contenu les ambitions Songhaï au XIVe siècle, puis résisté au XIXe siècle aux attaques des Peuls établis dans le nord de l'actuel Nigéria, il tomba en 1893, après près de dix siècles d'existence, sous les coups de Rabah qui rêvait alors de se tailler un domaine entre le Soudan et le Tchad.

Les territoires constituant le Niger actuel établissent des relations transsahariennes vers le Maroc, par la vallée du Niger et Tombouctou , empires du Mali et du Songhaï, vers la Tunisie , Ifriqiya, à travers le Sahara central, et vers la Libye et l'Égypte par le Fezzan et le Tchad , États haoussas.

 Cette diversité explique la permanence des deux grands pôles de développement culturel et économique du pays ,  la vallée du Niger , Niamey, et le bassin du Tchad ,Zinder.

 Chacun de ces royaumes constituait un centre commercial et intellectuel très prospère et était ouvert, dès le XIIIe siècle, à l'Islam et à l'écriture arabe.

 Les Songhaïs exercent une forte influence sur la vallée du fleuve durant la dernière partie du Moyen Âge, tandis que l'empire de Kanem-Bornou domine la frontière orientale.

Le commerce régional porte sur l'échange sel-mil entre le Sahara central riche en gisements de sel et la savane productrice de mil, et sur la noix de cola produite dans les zones forestières.

Ses voies de communication sont très tôt pénétrées par les missionnaires musulmans, puis contrôlées par les nomades islamisés , Touareg, Toubou.

À partir du XIe siècle, les Touaregs arrivent par vagues dans l'Aïr, se répandent dans l'Azawak et commencent à lancer des raids sur les sédentaires du sud.

Au début duXIX e siècle, les États haoussas islamisés, grands centres commerçants, dominent le Niger central méridional alors que les descendants des songhaï réfugiés après l'effondrement de l'empire.

 Avec leurs alliés les zarma ou djerma, installés entre le fleuve Niger et les dallols bosso et maouri se déchirent entre de nombreuses petites principautés et chefferies, dont la principale est dosso , le chef de cette principauté se nomme le zarmakoye ou chef des zarmas.

 Toutes sont sous la domination ou la terreur de pouvoirs peuls ou touaregs qui y multiplient les rançons et razzias en particulier en enlevant les femmes et les enfants.

 Du côté Haoussa, les régions du Niger correspondantes sont les frontières méridionales des grandes cités etats que sont par exemple Kano, Zaria ou Katsina.

Ces dernière villes sont progressivement conquises par Usman dan Fodio lors de guerre sainte, majoritairement appuyé par les Peul.

Toutes les cités etats tombent les unes après les autres et seules resistent le Damagaram ou sultanat de Zinder perdu dans le nord sec et limitrophe du Kanem Bornu alors au faîte de sa puissance.

 Avec l'appui de nombreux réfugiés issus des familles royales des cités conquises, ce sultanat va se maintenir.

 Plus à l'ouest, ce qui n'était qu'un camp de réfugiés dans les bosquets du Goulbi'n'Maradi ,vallée sèche du Maradi va recevoir une partie de la famille royale du sultanat de Katsina et va tenir malgré quelques occupations du Sokoto contre le nouvel empire théocratique.

 Encore plus à l'ouest le royaume Maouri du Kebbi sera aussi maintenu, tout en reconnaissant la suzeraineté de l'empire, pourtant à La frontière du Sokoto et très proche de sa nouvelle capitale. La frontière entre Niger et Nigeria est celle qui séparait ces divers royaumes et l'empire du Sokoto.

La colonisation

Les premiers Européens à entrer dans cette région sont le chirurgien et explorateur écossais Mungo Park, les explorateurs allemands Heinrich Barth, en route pour Tombouctou, et Eduard Vogel.

  • Vers 1890 , les Français entrent dans la région, atteignent le lac Tchad et luttent contre Rabah dont l'influence s'étend sur le Bornou , ils mettent longtemps à réduire la résistance des Touaregs de l'Aïr.

  • 1900 , les Français font du Niger un territoire militaire administré à partir de l'ancien sultanat de Zinder. Il devient une colonie française en 1922.

  • 1927 , le Niger devient une colonie administrée à partir de Niamey pour rééquilibrer les pouvoirs économiques et politiques locaux, diminuer le poids de la communauté haoussa de Zinder ainsi que l'influence du nord du Nigéria, une région riche et peuplée.

  • 1946 , il devient territoire d'outre-mer.

  • 1958 , le 18 décembre, le Niger devient une république autonome au sein de la Communauté, malgré une campagne pour le , non , au référendum par le leader sawaba Djibo Bakary, opposé au chef du gouvernement Hamani Diori.

L'indépendance

  • 3 août 1960 , le Niger accède à l'indépendance et Hamani Diori ,1916-1989, est élu président par l'Assemblée nationale. L'opposition avec Djibo Bakary devient de plus en plus forte.

  • Ce dernier, contraint à l'exil à la veille de l'indépendance et qui bénéficiait du soutien du camp progressiste ,Kwame Nkrumah, Ahmed Sékou Touré, tenta sans succès de prendre le pouvoir par la force.

  • avril 1965 , le Président Hamani Diori échappe à une tentative d'assassinat , il est réélu la même année, soutenu par le Parti progressiste nigérien PPN qu'il a fondé à partir de la section nigérienne du Rassemblement démocratique africain ,RDA.

  • 15 avril 1974 , accusé de corruption et d'incapacité, le président Diori est renversé par un coup d'État militaire et exilé dans l'est du pays. Le Niger est ensuite gouverné par un Conseil militaire suprême, dirigé par le lieutenant- colonel Seyni Kountché.

  •  Son programme porte sur le redressement économique consécutif à la sécheresse et la poursuite de la coopération avec la France notamment en matière d'exploitation de l'uranium ,signature d'un nouvel accord économique en 1977.

  • En 1984, une grave famine touche le Nord du pays, en particulier les zones occupées par les pasteurs nomades et de nombreux Touaregs nigériens se réfugient en Algérie et en Libye.

Période de transition

  • 11 Novembre 1987 , Seyni Kountché meurt d'une tumeur au cerveau et est remplacé à la présidence par Ali Saïbou, son chef d'état-major qui libère Hamani Diori

  • 1989 Ali Saïbou est élu président en 1989 après le vote d'une nouvelle constitution qui ramène les civils au pouvoir, mais dans le cadre d'un parti unique , le Mouvement national pour la société de développement ,MNSD.

  • 9 Février 1990 , Des manifestations estudiantines sont violemment réprimées à Niamey

  • Mai 1990 , des affrontements entre des réfugiés touaregs rapatriés de Libye et l'armée éclatent. La répression fait de nombreux morts ,massacre de Tchin-Tabaraden.

  • Juin 1991 , des groupes armés touaregs issus des communautés réfugiées en Libye engagent une offensive contre les forces gouvernementales dans le nord du pays.

  • 29 Juillet 1991 , une conférence nationale met en place un gouvernement de transition dirigé par Cheffou Amadou, et prépare ainsi le passage à un État democratique du Niger.

  • 1992 , une nouvelle constitution est approuvée par référendum.

  • Février 1993 , des élections générales voient la victoire de l’Alliance des forces du changement , AFC.

  • Mars 1993 , lors de l'élection présidentielle, Mahamane Ousmane, leader du CDS la Convention Démocratique et Sociale,, parti membre de l'AFC, est élu président.

  • Février 1995 , le Premier ministre, issu de l'AFC et imposé par le Président malgré l'opposition de la majorité, est renversé. L'Assemblée est dissoute par le président mais les nouvelles élections confirment la victoire de l'opposition.

  •  Le Mouvement national pour une société de développement , MNS, ex-parti unique arrive en tête et s'allie avec plusieurs partis d'opposition pour former un gouvernement dirigé par un nouveau Premier ministre, Hama Amadou.

  • 27 Janvier 1996 , l'armée reprend de nouveau le pouvoir , l'auteur du putsch, le colonel Ibrahim Baré Maïnassara, organise le vote d'une nouvelle constitution de type présidentiel, adoptée par 90 % des votants ,35 % du corps électoral. Il se presente candidat indépendant aux élections présidentielles qu'il va organiser et remporter.

  • Depuis la fin des années 1980, les Touaregs réclament un partage des richesses plus équitable et une guérilla sporadique ensanglante l’Aïr, malgré des accords de paix toujours remis en question.

  • En 1997-1998, la crise économique causée par la chute des cours de l’uranium entraîne un profond malaise politique , dissolution du gouvernement, des grèves de fonctionnaires et d’étudiants et des mutineries dans l’armée, vont plus tard vers avril 1999 déboucher à la chute du président Baré, assassiné par ses propres gardes, sur l'aérodrome de Niamey.

  • Son successeur, le commandant Daouda Malam Wanké, chef de la garde présidentielle est nommé chef de l'État par un Conseil de réconciliation nationale composé uniquement de militaires. Il conduira les rènes du pays pendant une période dite de transition qui durera 9 mois.

  •  L'armée, qui a promis de rendre le pouvoir aux civils, interdit les partis politiques et confirme la tenue d'un référendum constitutionnel en juin et une élection présidentielle au suffrage universel à la fin de l'année.

Ve République

En novembre 1999, Mamadou Tandja, ex-militaire et leader du MNSD-Nassara, l'ex-parti unique, est élu à la tête du pays pour un mandat de 5 ans avec 60 % des suffrages exprimés, contre le leader du PNDS-Tarraya Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme Mahamadou Issoufou.

Sa politique sera basée sur le , programme spécial du président de la République,  un programme qui repose essentiellement sur une politique d'autosuffisance alimentaire et vivement contesté par l'opposition menée par le leader du PNDS.

 Depuis l´an 2002 le Franc C.F.A. est fixé non plus au Franc francais disparu mais à l´euro et sa valeur est donc fixée non plus par la Banque de France mais la Banque centrale européenne.

Politique

Devenu un État indépendant, le Niger a tout d'abord été gouverné pendant quatorze ans selon un régime civil à parti unique, sous la présidence de Hamani Diori.

 En 1974, la combinaison d'une sécheresse dévastatrice et d'accusations de corruption aboutirent à un coup d'État mené par le lieutenant-colonel Seyni Kountché.

 Ce dernier dirigea le pays avec un petit groupe de militaires jusqu'à sa mort en 1987. Son chef d'état-major, le colonel Ali Saibou lui succéda, qui relâcha certains prisonniers politiques, libéralisa la législation et la politique nigérienne et promulgua une nouvelle constitution.

 Toutefois, les efforts du Président Saibou en faveur de ces réformes échouèrent face aux demandes de la société civile en faveur de l'institution d'un régime démocratique et multipartite, demandes que le régime finit par accepter à la fin 1990.

 De nouveaux partis et mouvements civiques firent leur apparition et une conférence nationale pour la paix civile fut réunie en juillet 1991 pour préparer la transition vers des élections libres et transparentes.

 Ce débat contradictoire permit l'émergence d'un consensus permettant la formation d'un gouvernement de transition en novembre 1991, gouvernement qui se maintint jusqu'à la fondation des institutions de la Troisième république, en avril 1993 où Mahamane Ousmane est investi président après son élection démocratique.

 Alors que durant cette période l'économie allait en se dégradant, certaines réalisations sont à souligner, comme l'organisation réussie d'un référendum constitutionnel, l'adoption d'un code électoral et celle du code rural et la tenue, enfin, d'une série d'élections libres, dans un climat pacifié, à l'échelle nationale.

La liberté de la presse a permis alors l'éclosion de nombreux journaux indépendants.

Les résultats des élections législatives de 1995 forçaient à la cohabitation entre le président et son rival, ancien premier ministre, cette paralysie gouvernementale mena le colonel Ibrahim Baré Maïnassara à l'abandon de la Troisième république en 1996.

 L'autorité militaire qu'il menait, le Conseil de Salut national, le temps d'une transition de 6 mois, rédigea une nouvelle constitution pour une Quatrième république, en 1996.

 Baré organisa l'élection présidentielle en juillet de la même année. Mais alors que le processus de vote était en cours, il remplaça les membres de la Commission électorale et la nouvelle Commission le déclara vainqueur

Les élections législatives truquées de novembre suivant lui donnèrent une majorité de 57 % des sièges. Ce déni de démocratie fit reculer les donateurs étrangers et limita les possibilités de restauration de l'aide internationale, poussant le Président Baré à rechercher l'aide de la Libye pour soutenir l'économie nigérienne.

 Parallèlement, on assista à des violations répétées des droits de l'homme les plus élémentaires, les dirigeants de l'opposition furent arrêtés pendant que les journalistes étaient souvent arrêtés et déportés par une milice officieuse composée de policiers et de militaires. Enfin, les bureaux des médias indépendants furent pillés et brûlés.

Cependant, il restait alors un point positif de ces journées de conférence nationale de 1991. L'initiative entamée alors pour rechercher la paix avec la première rébellion touarègue et touboue permit la signature d'un accord de paix en avril 1995.

 Les Touaregs revendiquent une plus grande autonomie sur leur territoire, ainsi que des retombées économiques des activités minières qui s'effectuent sur leur territoire. Ils réclament des emplois dans ces mines par exemple.

 Il s'agit également de revendications sociales et politiques. Les Touaregs dénoncent leur marginalisation et demandent une plus grande autonomie au pouvoir en place. Le gouvernement nigérien répondit par les armes, via l'armée nationale.

Mamadou Tandja, Président de la République du Niger

Le 9 avril 1999, Baré était tué dans un coup d'État mené par le major Daouda Malam Wanké, qui établit un régime de transition vers un retour à la démocratie selon le modèle français.

 Lors des élections législatives et présidentielles d'octobre et novembre 1999, la coalition du Mouvement national pour la société du développement , MNSD, et de la Convention démocratique et sociale , CDS, , Mamadou Tandja gagna les élections.

La nouvelle Constitution du Niger fut approuvée en juillet 1999. Elle restaure le régime semi-présidentiel de la Constitution de 1992 où le président est élu au suffrage universel pour 5 ans et nomme le premier ministre avec lequel il partage le pouvoir exécutif.

 L'Assemblée nationale, pour suivre l'évolution démographique du pays, voit ses effectifs monter à 113 députés, également élus pour 5 ans selon un scrutin majoritaire.

La législature élue en décembre 2004 accueille sept partis politiques différents. Le Président Mamadou Tandja a été réélu en décembre 2004 et a choisi à nouveau Hama Amadou comme premier ministre.

 Mahamane Ousmane, à la tête du CDS, a été réélu Président de l'Assemblée nationale par ses pairs. Ce nouveau pouvoir, en place à compter de décembre 2002, a dû rapidement affronter l'hostilité des militaires et, en août, n'a pu restaurer l'ordre qu'après plusieurs jours de confusion.

En juin 2007, Seyni Oumarou fut nommé premier ministre après la démission forcée de Hama Amadou sous la contrainte du pouvoir démocratique de l'Assemblée nationale.

Mais de 2007 à 2008, la seconde rébellion touarègue eut lieu au nord du Niger, aggravant les perspectives économiques du pays et refermant à nouveau la page des progrès politiques.

Le 4 août 2009, le président Mamadou Tandja réussi son coup de force lors du référendum constitutionnel décrété illégal par la Cour constitutionnelle et contesté dans tout le pays. Ce référendum vise à autoriser la modification de la constitution nigérienne.

 Les deux grands changements qu'il engendrera sont la non limitation du nombre de mandats présidentiels et le passage d'un régime semi-présidentiel à un régime présidentiel. Mamadou Tandja bénéficie d'une extension exceptionnelle de son mandat de 3 ans pour achever les chantiers entrepris.

 La tenue du référendum a été précédée et suivie de grandes manifestations et contestations. Le résultat de ce référendum risque de brider le processus démocratique entamé au Niger depuis une dizaine d'années.

Subdivisions

Le Niger est divisé en 8 régions qui ont comme nom celui de leur capitale , Niamey, Agadez, Dosso, Maradi, Tahoua, Tillaberi, Zinder, Diffa.

Les régions sont divisées en 35 départements qui étaient jusqu'en 2004 des arrondissements. Par exemple la région d'Agadez est constituée des départements d'Arlit, de Bilma, et de Tchirozerine. Les départements ont à leur tête des préfets en lieu et place des anciens sous-préfets.

La capitale, Niamey, est une communauté urbaine distincte.

Géographie

La situation géographique du Niger fait de lui un carrefour d'échanges entre l'Afrique du Nord et l'Afrique au Sud du Sahara. Situé en Afrique occidentale entre les parallèles 11°37 et 23°33 de latitude nord d'une part, et les méridiens 16° de longitude est et 0°10 de longitude ouest d'autre part, le Niger s'étend sur 1 267 000 km².

 Il est le plus vaste des pays de l'Afrique occidentale et se classe 6e à l'échelle continentale ,après le Soudan, l'Algérie, le Congo, la Libye et le Tchad.

Environnement

  • Le territoire du Niger est constitué à 80 % du Sahara et du Sahel. Seule une bande au sud du pays est verte. L'accès à l'eau est un problème pour une grande partie de la population, même si des châteaux d'eau arrivent petit à petit dans les villes.

Le désert progresse de 200 000 hectares chaque année. Les programmes gouvernementaux de reforestation se heurtent aux fréquentes sècheresses et à la demande croissante en bois et en terres agricoles. Depuis 1990, la forêt a perdu un tiers de sa surface et ne couvre plus qu'un pourcent du pays

Démographie

Deux pôles ethniques forment les trois quarts de la population nigérienne , les Haoussas et les Djermas-songhaïs. Les différentes ethnies sont /

  • les Haoussas, établis entre le Dallol Maouri et Zinder qui vivent dans le centre et l'est du pays avec une aire culturelle largement étendue au Nigéria 

  • les Djermas et Songhaïs qui occupent l'ouest du pays , ils incluent les Wogos et les Kourteïs 

  • les Touaregs, Toubous et Arabes au nord et nord-est 

  • les Kanuris et les Boudoumas dans l'extrême est 

  • les Peuls disséminés sur tout le territoire.

Économie

Le Niger est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine.

Dès décembre 2004, l'ONU avertit d'une probable famine pour 2005, provoquée par la sécheresse et les invasions de criquets. Environ 33% de la population nigérienne , 3,5 millions de personnes,  serait affectée par la pénurie alimentaire. Fin 2005 et sans l'aide financière demandée par l'ONU, 2,4 millions de Nigériens ont été touchés.

Les exportations vers la France de l'uranium des mines d'Arlit ont longtemps constitué une part importante du revenu extérieur du pays.

 En janvier 2009, le gouvernement du Niger et la présidente du directoire d'Areva signaient une convention minière stratégique accordant au groupe nucléaire français un permis d'exploitation sur le gisement d'Imouraren, présentée par Areva comme la mine d'uranium la plus importante de toute l'Afrique et la deuxième du monde derrière celle de McArthur River au Canada.

 Quand la mine tournera à plein régime, le Niger deviendra alors le deuxième producteur mondial d'uranium derrière le Canada.

Les mines de charbon de la région de Tchirozerine, les plus profondes du monde représentent 10% de la production mondiale. Elles constituent 7 % du PIB du Niger et emploient 4% de la population du pays.

Par manque d'infrastructures de qualité et de masse, le tourisme est peu développé. Certaines routes goudronnées ne sont pas entretenues , accidents fréquents.

 Il n'existe aucune voie ferrée et seulement deux aéroports internationaux à Niamey et à Agadez. Seule la partie nord est un peu ouverte aux touristes recherchant le désert. La rébellion en cours actuellement a entraîné la fermeture de l'aéroport d'Agadez.

Sans l'aide internationale, émanant de coopérations gouvernementales ou d'ONG, le pays ne pourrait pas subvenir aux besoins de sa population. Bien que le Niger soit l'un des plus importants producteurs d'uranium au monde, il figure dans les derniers de la planète en matière de développement humain , source ONU.

Culture

La force de la cohésion sociale au Niger, c'est sans doute le , cousinage à plaisanterie , qui permet aux différents groupes de se critiquer entre eux sans heurt. C'est un excellent moyen de résorber les problèmes interethniques et cela fait de la société nigérienne une société tolérante.

Langues

En raison de la colonisation, la langue officielle du Niger est le français. Les langues nationales sont au nombre d'une dizaine qui sont  /

  • le haoussa , 49,6%, langue afro-asiatique, parlée en Afrique de l'Ouest et du Centre 

  • le zarma et songhaï , 25,5%, langues nilo-saharienne

  • le tamajeq ou touareg , 8,4%, langue afro-asiatique

  • le peul ou fulfuldé , 8,3%, langue nigéro-congolaise

  • le kanouri , 4,8%, langue nilo-saharienne

  • l'arabe dialectal , 1,2%, , langue afro-asiatique.

Il convient d'ajouter aussi le gourmantché, le toubou et le boudouma qui sont des langues parlées également par une faible partie de la population.

Religions

La société nigérienne est composée de 80 à 90 % de musulmans, le reste est composé notamment de chrétiens ou d'animistes.

 Le christianisme a une faible implantation au Niger du fait de l'islamisation ancienne des différentes régions. Les populations chrétiennes du Niger se trouvent en grande partie dans la région de Doutchi qui concentre également une forte communauté animiste.

Arts

  • Toumast

  • Oyiwan

Archéologie

Des archéologues ont exhumé au Niger des sculptures en terre cuite.

Le massif de l'Aïr , nord du pays, et le désert du Ténéré abritent de nombreuses gravures rupestres. Plusieurs cimetières de dinosaures sont disséminés dans le désert, notamment un site près de la falaise de Tiguidit au sud d'Agadez.

 De nombreux squelettes et fossiles d'animaux ont été découverts. Le Musée national de Niamey comprend un pavillon reservé à ce thème. Il n'est pas rare, dans le désert, de traverser des sites recouverts de pointes de flèche en silex.

 Les populations nomades locales , essentiellement des touaregs,  peuvent essayer d'en vendre aux touristes. Les textes législatifs sont clairs. Pour tenter d'empêcher tout trafic, la sortie du pays de ces pièces est formellement interdite.

Médias

  • Télévision nigérienne / 

    • Télé Sahel , public

    • TAL TV , public

    • Dounia

    • CANAL3

    • Bonferey TV

    • Radio Télévision Ténéré ou RTT , privée,

  • Radios /

    • Radio Sahel ,public

    • R et M ,radio privée

    • Anfani , radio privée

    • Tambara , radio privée

                  L'office des radio-télévision du Niger gère les médias publics.

Sud FM , radio privée,

                  radio kakaki fm

Informations supplémentaires

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