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MOI2

Le point de vue de Léonce Lebrun 

 

 Le Communautarisme (suite et fin)

 

Antisémitisme, communautarisme, terrorisme

… mais pour qui sonne le glas , car avec un tel palmarès  d’ ennemis intérieurs…

…comment des politiciens soutenus par des médias affidés peuvent-il  appeler à vivre ensemble avec de telles contradictions…

…qui tout compte fait est un cri de désespoir, face à une catastrophe imminente qui conduit le pays au mur…

 

… car, las d’appeler au loup absent, le jour où il sera là, il n’y aura personne...

 

…et à bien observer on relève que parmi les 193 Nations membres de l’Organisation des Nations Unies la France  réunit pour son compte, le plus de désagréments…

 

Et avant de discourir les politiciens devraient se remémorer l’Histoire de ce pays qui réunit sur son nom de tant de « satisfécits »…

 

Patrie des droits de l’Homme, liberté égalité fraternité, hérité de la colère du peuple en 1789, autant de triomphes sociétales qui peuvent indisposer les autres Nations de la Planète sensées de ne pas avoir autant de Qualités…

 

… et nous voilà remontant cette Histoire  limitée à partir de 1870…

 

1870 en effet c’est la déroute face aux forces prussiennes qui s’en vont comme prise de guerre avec les régions de l’Alsace et la Lorraine, curieux, il n y a pas d’alliées de secours

 

1914 la jeunesse française est toute excitée, veut en découdre avec l’Allemagne, la chasse est menée contre les pacifistes, Jean Jaurès est assassiné, son assassin acquitté sa famille doit solder en totalitér lres frais de justice

 

… mais avec les Alliées, la France s’en sort en 1918, et torpille les résultats de la Conférence de  Versailles en 1919, avec ses excès en ouvrant les soupapes de revanche de la montée du National Socialisme en Allemagne…

 

…les cérémonies du centenaire  de 2019 étaient injustifiées, ne rendant compte de la réalité historique de 1914- 1918

 

…car en 1940 c’est la déferlante allemande avec les forces armées du 3è Reich qui occupent le pays jusqu’en Avril  1945

 

et c’est à nouveau les Alliées qui sauvent la France

 

…  ne retenant pas la leçon en se lançant dans des guerres de décolonisation contre des peuples indochinois et algériens qui revendiquent à juste titre leur LIBERTE

 

Et donc ce résumé de l’Histoire n’est pas brillante et devrait conduire les dirigeants vers plus d'humilité dans leurs rapports avec les autres peuples et Nations...

 

...or c'est l'arrogance, la prétention, et le donneur universel de leçons qui prévalent...

 

car la France a occupé des territoires, colonisé et assimilé des populations

 

… et sa croisade insensée  livrée contre la présence de ces personnes sur son territoire sous le couvert de communautarisme...

 

...relève de l’intolérance, d'incohérence politique dans la désignation des ennemis de cette République monarchique et de la discrimination raciale.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IMKe6QVjT84

 

l'Union des Comores

 

l'Union des Comores  anciennement République fédérale islamique des Comores, est un pays d'Afrique situé dans l'océan Indien et occupant une partie de l'archipel des Comores, dont les îles restantes forment la collectivité d'outre-mer  de Mayotte.

Ancienne colonie , les Comores obtiennent leur indépendance le 6 juillet 1975 mais réclament la souveraineté de Mayotte soit la totalité de l'archipel des Comores.

Histoire

Peuplées depuis la seconde moitié du premier millénaire, les différentes îles des Comores ont suivi une histoire très voisine sans être pour autant commune.

 C'est la France, puissance coloniale qui unit administrativement les îles. L'histoire des îles se sépare à nouveau après 1976, après la formation de la République fédérale islamique des Comores et le vote de Mayotte de rester sous administration française.

Le peuplement originel

Les premières traces de peuplement datent du VIe siècle et il s'agit probablement de Bantous provenant de la côte africaine. Ces premiers habitants mettent en place une organisation politique et sociale proprement africaine.

 Entre le VIIe siècle et le XIIe siècle on suppose que les Austronésiens qui contribuent au peuplement de l’île de Madagascar, sont passés par les Comores, mais ne s’y sont pas établis. Initialement, les villages sont régis par les doyens que sont les chefs des familles les plus influentes ou les chefs de villages.

 Ils portent le titre de mafé, mfaume ou mafani à Anjouan ou Mohéli , Mfalume en kiunguja. Les mafés laissent la place assez rapidement à des Mabedja qui forment une chefferie dirigeante dans chaque village.

L’islamisation

L'islam y apparaît dès le IXe siècle comme en témoignent les sépultures de rite musulman découvertes à Mayotte dans la nécropole de Bagamoyo. Il s'agit vraisemblablement de marchands de passage originaires du Moyen Orient ,  arabo-persane de Chiraz constituant les premières communautés musulmanes de l'archipel.

 Ces lignées princières Chirazi, originaires de la côte swahili fondent en effet les premiers sultanats, unifiant sous leur autorité les communautés villageoises alors commandées par des Mafani , Anjouan, Mohéli et Mayotte,  et Bedja , Grande Comores . C'est à leur contact que les élites comoriennes vont progressivement s'islamiser.

 On considère le XIIe siècle comme l'époque pendant laquelle l'aristocratie comorienne est totalement islamisée car à cette date, le géographe arabe Al Idrissi nous renseigne, que dans les îles d'Al Komor, la population est un mélange de races et que l'élément dominant est musulman

La plus ancienne mosquée de l'archipel se situe à Anjouan, sur le site du vieux Sima et daterait du XIIie siècle.

 L'islam pratiqué à cette date est fort influencé par le Chiisme dont on retrouve notamment l'écho dans la présence de sépultures dans l'axe du mihrab de nombreuses mosquées anciennes , culte du saint fondateur.

 L'islam sunnite et chafiite ne s'impose dans le sud-ouest de l'Océan Indien qu'à partir du XIVe siècle d'après le témoignage d’ibn Battuta de 1331

Sima devient la première capitale du sultanat Shirazi d'Anjouan. C'est de cette époque que date la mosquée Shirazi, ses ruines sont encore visibles aujourd'hui. Domoni abrite une autre mosquée Chirazi de la fin du XVe siècle.

 Une inscription présente dans la mosquée du Vendredi de Moroni date sa construction de 1427, tandis qu'à Mbeni, une inscription date la mosquée du Vendredi de 1470.

Installation du Chaféisme

 En 1506, une flotte d'arabo-Shirazi commandée par Mohamed ben Haïssa aborde l’archipel et en bouleverse la vie économique et sociale. Dès lors, des manuscrits en caractères arabes, notent l'arabe, le comorien ou le swahili, et permettent de reconstituer les généalogies des clans et des sultanats, au demeurant particulièrement complexes.

 Par la subjugation et par le jeu d'alliances, ils contribuent ainsi à l'établissement de nouveaux lignages matrimoniaux, surtout à la Grande Comore et à l’île d’Anjouan.

L'installation des sultanats shirazi contribue à l'adoption puis à la généralisation de la doctrine chafiite aux Comores comme le témoigne la description de l'archipel par l'amiral turc Piri Reis en 1521

La mosquée shirazi de Tsingoni, longtemps interprétée comme la plus ancienne, date en réalité de 1538 comme en témoigne l'inscription conservée dans son mihrab.

Cependant, le caractère élitiste de l'islam aux Comores et l'existence d'une écrasante majorité d'esclaves dans la population expliquent la faible diffusion de l'islam dans les sociétés comoriennes jusqu'au XIXe siècle.

 On comprendra pourquoi les mosquées, notamment les mosquées royales shirazi, sont faites pour abriter un petit nombre de fidèles. L'abolition de l'esclavage et le succès des confréries à partir de la fin du XIXe siècle expliquent la large conversion des comoriens à l'islam à cette date.

Durant cette époque, le pouvoir est aux mains des nombreux sultans locaux dit batailleurs. Finalement Anjouan, qu'on dit la plus arabe des îles, finit par prendre contrôle, peu ou prou, de Mohéli.

Structure sociale

Les systèmes issus de cette union superposent des coutumes africaines et arabo-musulmanes mais ne sont pas à même de fournir au détenteur du pouvoir les moyens de contrôler de grandes surfaces.

 Ainsi à la Grande Comore, cohabitent plusieurs sultanats dirigés par différents chefs ,  sultans,  qui décident d'accorder une importance honorifique à l’un d’entre eux, le sultan Tibé. À Anjouan, trois lignages royaux implantés dans les trois principales villes , Mutsamudu, Ouani et Domoni,  se partagent le pouvoir.

Un tel système doit tenir compte des avis d’un Grand Conseil , Mandjelissa, qui réunit les principaux grands notables.

 Le sultan est aussi secondé par des vizirs qui sont des relais du pouvoir dans certaines régions. On trouve aussi sur le plan local d’autres agents administratifs,  naïbs , assimilables à des chefs de canton,  chefs de la police, collecteurs d’impôts, chefs de village , nommés par le sultan,  et chefs religieux.

 C’est de cette époque que datent les documents écrits et les manuscrits en langue arabe, en swahili ou en comorien, le tout présenté en alphabet arabe.

Les invasions Malgaches

À partir du XVIe siècle, les Malgaches Sakalavas effectuent des raids dans les îles et raflent des esclaves. Les Comoriens, à cette époque, sont eux-mêmes déjà esclavagistes, trafiquant pour le monde arabe et européen.

 Les Malgaches finissent par s'installer dans les îles et plus fermement à Mayotte. On parle encore malgache à Mayotte pour cette raison.

Durant cette période, au cours de l'exploration systématique de toute cette région, les Portugais abordent les îles de la Lune en 1505. En 1529, les Français, par l'intermédiaire d'un frère de Parmentier, visitent ces îles ainsi que la côte nord de Madagascar.

 L'archipel constitue pendant plusieurs siècles, pour les européens et les pirates ,une escale sur la côte est de l'Afrique. Les relations entre ces Européens et les souverains locaux reposent pour l'essentiel, sur le rapport des forces.

 Une tradition rapporte ainsi qu'un chef de la Grande Comore a dû se soustraire, par la fuite, à la tyrannie des Portugais en se réfugiant avec une partie des siens à Mayotte. Anjouan est soumise, elle, à un seul pouvoir durant ce siècle.

Au XVIIe siècle, l’archipel devient un point de relâche pour les navires européens, hollandais, anglais ou français, en route pour le Golfe Persique, les Indes ou l’Extrême-Orient. Anjouan devient également populaire pour les pirates et corsaires qui pillent les navires occidentaux qui doivent passer le Cap de Bonne-Espérance. Le Combat d'Anjouan fait référence à ces événements.

À partir d'une date inconnue, Mohéli se trouve soumise au sultanat d'Anjouan jusqu'en 1830. En 1830, des migrants de Madagascar conduits par Ramanetaka, qui plus tard prend le nom de Abderemane, envahissent l'île et établissent le sultanat de Mohéli.

Ces raids, restés dans les récits populaires, sont courants jusqu'au XVIIIe siècle. Des sources estiment le nombre des envahisseurs à plusieurs dizaines de milliers d'hommes. Ces raids sont facilités par l'absence de pouvoir central fort sur ces îles ,  sauf pour Anjouan. Domoni sur Anjouan est détruite en 1780.

La mainmise coloniale

Le sultan d'Anjouan Abdallah Ier se rend, en 1816, sur l’île Bourbon pour solliciter la protection de Louis XVIII.

 Les divisions internes et la menace malgache permettent aux puissances coloniales , France, Portugal, Angleterre, l'Allemagne qui rivalisent pour imposer leur hégémonie dans cette zone stratégique contrôlant le commerce vers l'Orient d'intervenir dans les affaires politiques des souverains locaux.

 Le 25 avril 1841, suite à la signature d'un traité, Mayotte devient protectorat français et le sultan Adrian Tsouli, qui avait conquis l'île 9 ans plut tôt, reçoit, alors qu'il était en train de perdre le pouvoir réel, en compensation une somme d'argent et les paiements des frais de scolarité de ses enfants à la Réunion.

 La France, trouve avec cet accord, qui constitue une véritable vente forcée pourtant présentée comme un accord commercial, un port stratégiquement important. Le roi Louis-Philippe entérine cette acquisition en 1843. L’esclavage y est aboli dès 1846.

 En 1866, la France établit un protectorat sur Anjouan, et utilise même la marine pour s'imposer face au sultan Saidi Abdallah bin Salim réticent. Le 24 juin 1886, le Sultan de Grande Comore qui a réussi à unifier l'île, grâce aux Français, accepte, sous la pression, de passer sous protectorat français.

 Il est ensuite exilé pour ne plus revenir. Mohéli est également placée sous protectorat cette même année. Même si les îles gardent une certaine indépendance du fait de la rivalité des grandes puissances, elles sont bien soumises et les sultans locaux n'ont pas les moyens de s'y opposer.

À partir de 1892, le pouvoir sur les îles des Comores est exercé par les Résidents subordonnés aux gouverneurs de Mayotte, qui peu à peu ont pris le pouvoir. Les exploitations coloniales constituent près de la moitié de la Grande Comore, 40% d'Anjouan, 20% de Mohéli. Les îles deviennent alors colonie de Mayotte et dépendances.

 Alors que la main-d'œuvre devient de plus en plus chère à la Réunion, les Comores, oubliées par l'administration centrale, offrent aux colons et aux sociétés coloniales , comme la Bambao,  des perspectives et une main-d'œuvre peu chère dans les plantations de plantes à parfums et de vanille.

 Durant cette période, les colons dépossèdent entièrement les paysans comoriens de leurs terres, et emploient ceux-ci dans les plantations coloniales à titre d'engagés. La langue officielle devenu le français, l'enseignement passe de l'arabe au français. L'usage du swahili se poursuit cependant dans le milieu du commerce.

En 1904 le rattachement juridique officiel se fait entre les îles. Il est suivi, le 9 avril 1908, d’un second décret rattachant officieusement Mayotte et ses dépendances à Madagascar.

Le rattachement à Madagascar

Après plusieurs exactions et abus, mais désirant néanmoins poursuivre la colonisation, la France se résout à faire surveiller les résidents par les Administrateurs de Mayotte. Pour ce faire la colonie de Mayotte et dépendances est rattachée par la loi du 25 juillet 1912 à la colonie de Madagascar.

 Peu à peu, les terres sont rétrocédées aux Comoriens. Une révolte importante a lieu en 1915 en Grande Comore. La France envoie des gardes malgaches, puis un détachement de tirailleurs sénégalais, et dans le même temps demande à son administration de s'appuyer sur les notables locaux pour ramener la paix. Peu à peu, le mouvement s'effrite, et l'administration exile certains meneurs.

 En 1940 à Anjouan, éclate une grève lorsque l'administration fait savoir qu'elle va réquisitionner la main d'œuvre pour les exploitations coloniales. Des violences éclatent lorsque la grève échoue, les notables finissent par appeler au calme.

 Du 6 juin 1940 à 1942, l'administration coloniale est exercée par le régime de Vichy. Après 1942 celui-ci échoit, comme celui de Madagascar, au Royaume Uni jusqu'au 13 octobre 1946.

De 1946 à l'indépendance

Les Comores obtiennent en 1946 une autonomie administrative vis-à-vis de Madagascar et Dzaoudzi est choisie comme capitale du nouveau territoire. À partir de 1946, les Comores sont représentés directement au Parlement français pour la première fois en tant que tel et acquièrent une certaine autonomie administrative grâce notamment à l'action du député Said Mohamed Cheikh.

 Les Comores obtiennent également un Conseiller de la République, Jacques Grimaldi, , et un Conseiller à l'Union française , Georges Boussenot, député de Madagascar en 1945-1946.

 Un Conseil général, assemblée locale, est mis en place dans l'archipel pour représenter la population et discuter des problèmes locaux, mais le véritable pouvoir est toujours détenu par l'administrateur supérieure de la République Française.

 Le 15 juin 1953, plusieurs politiques comoriens osent sans y croire faire une déclaration commune demandant l’indépendance. En 1958, l’Assemblée territoriale des Comores choisit le statut de Territoires d'outre-mer, et en application de la loi-cadre, on crée le Conseil de gouvernement, organe exécutif toujours présidé par l'administrateur supérieur, entouré par des ministres désignés par le Conseil régional.

 Le poste de vice-président du Conseil de gouvernement, confié à Mohamed Ahmed est symbolique. Certains politiciens reprochent à la France de ne pas traiter les Comores comme les autres TOM.

En 1961, les îles obtiennent une autonomie interne très importante. Saïd Mohammed Cheikh devient Président du Conseil de Gouvernement, premier personnage du Territoire, avant le haut-commissaire de la République. C'est un autochtone, premier élu sur une liste présentée à l'assemblée.

 L'éducation est très largement négligée depuis le début de la colonisation, on ouvre cependant le premier lycée en 1963 à Moroni un second suit à Mutsamudu en 1970. Saïd Mohammed Cheikh s'efforce de faire élargir les compétences territoriales, surtout à partir de 1968.

 Cette période d'autonomie est marquée par un certain développement économique et social. Le réseau routier commence à être bitumé et les politiciens les plus autonomistes, après les événements de 1968 réclament l'indépendance ce qui aboutit aux Accords de juin 1973.

 En 1966, Saïd Mohamed Cheick fait transférer la capitale des Comores de Dzaoudzi à Moroni, ce qui provoque la méfiance des élus de Mayotte envers les indépendantistes.

La déclaration d'indépendance

Après les indépendances prises par les pays africains des années 1960, un certain nombre d'intellectuels, grands Comoriens, pour la plupart, largement influencés par les idées zanzibarites, commencent à réclamer l'indépendance.

 D'un commun accord, dans un objectif d'indépendance concerté, la France propose un référendum en 1973. En décembre 1974, Mayotte ne s'exprime pas comme les trois autres îles , 65% pour le maintien, 35% contre le maintien. Plusieurs explications sont données pour expliquer ce choix /

  • La craintes des mahorais de se sentir marginalisés dans un système politique dominé par la Grande Comore,

  • La crainte de voir le droit matriarcal diminué, épisode des mamies chatouilleuses

  • Une partie de la population est d'origine malgache, utilisant le malgache comme langue première, et est relativement moins islamisée, pratique animiste sakalave.

  • Un certain nombre d'élus locaux d'origine comorienne, Anjouan, Mayotte,  et les descendants des familles créoles, peu nombreux, mais marqués par une éducation républicaine, militent en faveur du statu quo.

La France quant à elle, estime stratégiquement important de garder pied sur une de ces îles pour contrôler le canal du Mozambique. Une unité de la légion étrangère continue à y être stationnée.

Devant la volonté de la France de traiter Mayotte d'une façon particulière, l'indépendance est déclarée unilatéralement par la République Fédérale Islamique des Comores, le 6 juillet 1975, par la voix de l'anjouanais Ahmed Abdallah.

 En 1976 un autre référendum confirme le vote de Mayotte. Les périodes historiques suivantes qui divergent d'une façon importante, sont relatées dans les article concernant l'histoire de l'état comorien et l'histoire de Mayotte

Géographie

L’Union des Comores est un État africain souverain sur les trois quarts ouest de l'archipel des Comores, situé dans l'océan Indien au nord de Madagascar, et qui exerce une revendication territoriale sur le quart restant.

 Cependant, l'administration effective de ce dernier lui échappe au profit de la République française, qui considère Mahoré, Pamanzi et les îlots environnants comme étant la collectivité d'outre-mer de Mayotte. À ce titre, on distingue généralement la géographie de l'Union des Comores de la géographie de Mayotte.

Îles principales

  • Grande Comore

  • Anjouan

  • Mohéli

Cet archipel est situé à l'extrémité nord du canal de Mozambique, entre le Mozambique et l'île de Madagascar. Les îles sont connus par leurs noms français, mais elles sont nommées par le gouvernement comorien avec leur noms swahili ,  Ngazidja , Grande Comore, Mwali , Mohéli, Nzwani , Anjouan.

Les trois îles comoriennes ont une superficie de 2 170 km². Ngazidja est l'île située la plus au nord-ouest de l'archipel, elle est distante de 40 kilomètres de Mwali, 80 kilomètres de Nzwani et 200 de Mayotte.

 Le manque de bonnes installations portuaires rend le transport et les communications difficiles. Le Karthala, sur la Grande Comore, est le point culminant de l'archipel avec 2 316 m. Du 17 au 19 avril 2005, le volcan a rejeté des cendres et du gaz forçant plus de 10 000 personnes à s'enfuir.

Ngazidja

Ngazidja ou Grande Comore est la plus grande île, elle mesure 77 km de long et 27 km de large pour une superficie de 1 146 km². Il s'agit de l'île la plus jeune de l'archipel, elle est d'origine volcanique.

 Deux volcans forment la topographie de l'île. La Grille au nord avec une altitude 1 087 m est en grande partie disparu et l'érosion, le Karthala au sud , 2 361 m dont la dernière éruption remonte à 1977. Un plateau, d'une altitude moyenne de 600 à 700 mètres, relient les deux montagnes.

 Du fait que N'jazidja soit géologiquement relativement jeune, son sol est mince et rocailleux et ne peut retenir l'eau. Ainsi les ressources hydriques de l'île sont constituées par le stockage de l'eau dans des réservoirs au cours des épisodes de fortes pluies.

 Sur les pentes du Karthala se trouve de vastes forêts pluviales. L'île ne présente pas de récifs coralliens, et est dépourvu de bon port pour les navires. Moroni, la capitale des Comores depuis 1962, est située sur N'jazidja.

Nzwani

Ndzuwani ou Anjouan a une superficie de 424 km², elle est de forme triangulaire, mesurant 40 km du sommet à la base. Trois ensembles montagneux se dégagent du relief. Le Mtingui, à 1 575 m, est le plus haut sommet de l'île.

 Ndzuwani est plus âgée que Ngazidja, la couverture du sol est plus profonde, cependant la surexploitation a causé une érosion prononcée. Un récif de corail se trouve à proximité de la rive, la capitale de l'île est Mutsamudu, son principal port.

Mwali

Mwali ou Mohéli a une superficie de 290 km², elle est mesure 30 kilomètres de long et 12 kilomètres de large. Elle est la plus petite des quatre îles et dispose d'une chaîne de montagnes centrale atteignant 860 mètres de haut. Comme Ngazidja, Mwali a gardé une forêt pluviale. La capitale est Fomboni.

Faune et flore

Les eaux comoriennes sont l'habitat du cœlacanthe, un poisson rare avec nageoires ressemblant à des pattes et squelette cartilagineux. Des fossiles de ce poisson ont été datés jusqu'à 400 millions d'années.

 Un spécimen vivant a été capturé en 1938 au large de l'Afrique australe, d'autres cœlacanthes ont depuis été retrouvés dans les environs des Comores.

Plusieurs mammifères sont endémiques îles elles-mêmes. Le macao, un lémurien que l'on retrouve uniquement sur Mayotte, est protégé par la loi française et par la tradition locale. Une espèce de chauve-souris découverte par David Livingstone en 1863, autrefois abondante, a été ramenée à une population d'environ 120 spécimens, entièrement sur Nzwani.

 Un groupe britannique de préservation a envoyé une expédition pour les Comores en 1992, avec pour objectif d'apporter des spécimens en Grande-Bretagne pour établir une population reproductrice.

22 espèces d'oiseaux sont propres à l'archipel, et 17 d'entre elles sont limitées à l'Union des Comores. Il s'agit notamment du Karthala Scops-hibou, Anjouan Scops-hibou et le Moucherolle Humblot.

En partie en réponse à des pressions internationales dans les années 1990, les Comoriens sont devenus plus préoccupés par l'environnement. Des mesures ont été prises non seulement pour préserver la faune rare, mais aussi pour enrayer la dégradation de l'environnement, notamment sur Nzwani densément peuplée.

 Plus précisément, afin de minimiser l'abattage des arbres pour le carburant, le kérosène est subventionné, et des efforts sont en cours pour remplacer la perte de la couverture forestière causée par la distillation de l'Ylang-ylang pour le parfum.

Le Fonds de soutien au développement communautaire, parrainé par l'Association internationale de développement , IDA, une filiale de la Banque mondiale et le gouvernement comorien, s'emploie également à améliorer l'approvisionnement en eau dans les îles.

Climat

Le climat est un climat tropical océanique, avec deux saisons ; un climat chaud et humide de novembre à avril résultant de la mousson du nord et une saison plus froide et sèche le reste de l'année. La moyenne des températures est située entre 23 °C et 28 °C, le long des côtes.

 Bien que la moyenne des précipitations annuelles soit de 2 000 millimètres, l'eau est une denrée rare dans de nombreuses régions des Comores. Mohéli possède des ruisseaux d'autres sources naturelles d'eau, mais N'gazidja et Nzwani, dont les paysages montagneux retiennent mal l'eau, sont presque naturellement dépourvus d'eau courante.

 Les cyclones, qui se produisent pendant la saison chaude et humide, peuvent causer des dommages importants, en particulier dans les zones côtières. En moyenne, au moins deux fois chaque décennie, les maisons, les fermes et les installations portuaires sont dévastés par ces grandes tempêtes.

Subdivisions

  • Grande Comore , ou N'gazidja , chef-lieu ,  Moroni.

  • Anjouan ou Ndzouani, chef-lieu ,  Mutsamudu.

  • Mohéli , ou Moali, chef-lieu ,  Fomboni.

Mayotte , ou Mahore,  qui est revendiquée par l'Union des Comores, est toujours rattachée à la France.

 En effet, cette île ayant refusé son indépendance par trois référendums, la France a conservé ce territoire qui est aujourd'hui en voie de départementalisation , DOM,  bien que l'assemblée générale de l'ONU et l'OUA se sont prononcées pour le rattachement de Mayotte à l'Union des Comores.

Par ailleurs, en 1980, outre Mayotte, le président de la République islamique des Comores revendiquait les îles Glorieuses ainsi que le Banc du Geyser.

Politique

L'Union des Comores est une république à régime monocaméral. Plusieurs régimes se sont succédé, dont certains sont considérés comme des dictatures violentes. Le régime actuel a été adopté par un référendum en décembre 2001.

Les institutions actuelles sont marquées par la crise de 1997. L'Union, ainsi que chacune des trois îles, a un président qui est également chef du gouvernement. Les prérogatives du président de l'Union sont la politique extérieure et la défense.

 Les îles disposent d'une large autonomie portant sur l'économie, les impôts, la santé, la justice. Le franc comorien dépendant de l'euro n'est pas une monnaie indépendante.

Le régime politique est un régime multipartiste. Un président, chef de l'exécutif, est à sa tête, il y a une présidence tournante. Chaque île bénéficie d'une très large autonomie et possède son président et son conseil.

 La chambre législative est appelée assemblée et possède 33 membres dont dix-huit élus et quinze représentants élus au suffrage indirect. Les membres sont élus pour cinq ans.

  • L'assemblée de Grande Comore possède 20 membres.

  • L'assemblée d'Anjouan possède 25 membres.

  • l'assemblée de Mohéli possède 10 membres

Des élections législatives ont lieu aux Comores le 6 décembre 2009.

Système juridique

Le système juridique est un héritage du droit musulman, du droit coutumier et du droit français. Les anciens du village règlent la plupart des litiges. Le judiciaire est indépendant du législatif et de l'exécutif.

 La cour suprême est la haute juridiction. La cour constitutionnelle en place depuis septembre 2006 est chargée de veiller au bon déroulement des élections et d'arbitrer en cas d'accusation de malversation du gouvernement.

 Elle est constituée de deux membres choisis par le président de l'Union, de deux personnalités élues par l'assemblée fédérale, et un par l'assemblée de chaque île.

Système éducatif

Le système éducatif est hérité du système coutumier , école coranique privée,  et du système éducatif français basé sur la gratuité. Pratiquement tous les enfants suivent d'abord l'enseignement dans les medersas où ils apprennent à lire l'arabe , avec le coran, et suivent ensuite, pour la plupart, un enseignement à l'occidentale .

 L'enseignement à l'occidentale se fait en français au moins jusqu'au baccalauréat, reconnu par la France. Les enfants des classes sociales les plus aisées et les plus occidentalisées suivent, à Moroni surtout, un schéma d'éducation à l'occidentale et un enseignement musulman à part.

Les difficultés de trésorerie des différents gouvernements, qui n'ont pas pu payer les salaires des fonctionnaires, ont touché aussi le système éducatif. Aussi, entre 1997 et 2001, les professeurs de l'enseignement public, non payés, se sont mis en grève. Seul le privé fonctionnait.

Entre 1978 et 2000, les étudiants désirant acquérir une formation complémentaire , post bac, devaient s'expatrier. Une université a été re-crée depuis 2000 dans quelques domaines.

Économie

La plus grande partie de la population est rurale et vit de culture vivrière ou de la pêche. Les îles exportent néanmoins de la vanille, de l'ylang-ylang et des giroflier. Le pays n'est pas autosuffisant alimentairement.

 La situation économique est donc très difficile, la diaspora comorienne, très solidaire, subvient d'une façon importante à la survie de la population en envoyant de l'argent au pays.

Les pénuries sont chroniques, eau, électricité, essence, quelquefois même des produits alimentaires de base viennent à manquer.

Un rapport de la Banque mondiale suggère que les campagnes organisent également la pénurie alimentaire des produits locaux afin de soutenir les prix.

Le tourisme et les infrastructures adéquates y sont peu développés.

Démographie

L'islam sunnite est la religion dominante. Sur ces îles vivent également de façon permanente de très petites communautés endogamiques d'indiens chiites qui ont une très grande influence en détenant une bonne part du commerce. Des catholiques romains sont également présents

Le pays ne disposant plus d'état civil , il se trouvait en 2002 dans une pièce de la préfecture de Moroni qui n'a plus de plafond, donc,  en outre les femmes préfèrent accoucher chez elles plutôt qu'à l'hôpital , il est très difficile dans ces conditions de donner des chiffres exacts sur la population comorienne.

 Selon le dernier recensement , 2004,  la population est estimée à 646 400 personnes sur les trois îles , 31 200 à Mohéli, 363 200 à Grande Comore, 252 000 à Anjouan.

Culture

La culture des trois îles, bien que semblable, reste cependant différente. Si déjà aux Comores, les Comoriens ont une tendance forte à se regrouper par communauté d'origine et même de village, ce comportement est encore plus marquant à l'étranger où elles n'ont pratiquement aucun contact entre elles.

Traditions et coutumes

On retrouve dans les traditions et les coutumes comoriennes des influences arabes, africaines et indiennes dans le vêtement traditionnel ,  kichali, chiromanie , châle, kändou, kofia , bonnet pour les hommes.

 Mais aussi dans la gastronomie traditionnelle , samoussa, embrevade, carry, mardouf  ainsi que dans quelques rites de la vie quotidienne , la prière, les repas.La société est matriarcale. En Grande Comore, le grand mariage est une tradition incontournable.

 Il représente les économies de toute une vie et permet d'accéder au rang de grand notable. Cet évènement social est à l'origine de la grande précarité sociale de l'île, et de la corruption généralisée. On peut retrouver dans les vêtements de la fille à marier un sahar et un soubaya ,vêtements officiels du mariage.

Sport

  • Championnat des Comores de football

  • Coupe des Comores de football

  • Fédération comorienne de football

  • fédération comorienne de basket-ball

Faune et flore

22 espèces d'oiseaux sont propres à l'archipel, et 17 d'entre elles sont limitées à l'Union des Comores. Il s'agit notamment de /

  • Otus pauliani en Grande Comore

  • Otus capnodes à Anjouan

  • Humblotia flavirostris

En partie en réponse à des pressions internationales dans les années 1990, les gouvernements sont devenus plus préoccupés par l'environnement.

 Des mesures ont été prises non seulement pour préserver la faune rare, mais aussi pour enrayer la dégradation de l'environnement, notamment sur Anjouan densément peuplée.

 Plus précisément, afin de minimiser l'abattage des arbres pour le carburant, le kérosène est subventionné, et des efforts sont en cours pour remplacer la perte de la couverture forestière causée par la distillation de l'ylang-ylang pour le parfum.

 Le Fonds de soutien au développement communautaire, parrainé par l'Association internationale de développement , IDA, une filiale de la Banque mondiale  et le gouvernement comorien, s'emploie à améliorer l'approvisionnement en eau dans les îles aussi.

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