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 Le blog de Léonce Lebrun  

 

Ce n’est pas parce qu’on est né en Afrique assorti d'une "peau foncée" que l’on peut se déclarer être un Africain voir même de Nègre

...Car Africain et Nègre sont des valeurs qui portent en elles, l’Honneur,la Dignité d’une Race, et comme dirait Fanon, un idéal  qu’on assume ou que l’on trahit.

Et le déplacement en terre africaine de ce Roi soleil sans couronne avec ces échanges plus que douteux au Burkina Faso  et en Côte d’ivoire, ont apporté la preuve que l’homme de ce Continent, et ses diasporas en Europe, ne sont pas rentrés dans le périmètre de la conquête, pour le plus grand bonheur des Occidentaux.

Tant qu'il y aura des hommes

 

Le hasard fait bien les choses. ...

En effet, ma chronique de ce jour tombe juste la veille du premier tour du scrutin électoral des présidentielles françaises, ce qui m’autorise un commentaire avisé avant l’événement.

Pour la 6ème fois, depuis le début de la 5ème République, le peuple français est appelé à éliminer, puis choisir dans 15 jours, celle ou celui qui sera chargé des destinés de cette nation pendant 7 ans.. au moins.

Tout d’abord, j’entends par peuple français, tous les européens nés en France, les non européens nés néanmoins dans ce pays qui peuvent revendiquer à juste titre la notion du droit du sol, et participeront au scrutin en fonction de l’intérêt qu’ils portent à leur Histoire, leur racine, aux concepts d’assimilation, d’intégration et d’insertion… autant de qualificatifs qu’en temps utile je me suis prononcé sur le fond dans nos émissions, et dont nos auditeurs ont certainement en mémoire, ma doctrine sur ces sujets.

En second lieu, depuis que j'observe la politique française de très près, c’est la plus mauvaise campagne électorale qu’il m’a été donné de constater

Pour la petite histoire, rappelons les faits :

  -   En 1965 : le Général de Gaulle – président sortant – est élu au 2ème tour avec 55 % de suffrages exprimés face à son adversaire de l’époque François Mitterrand, candidat unique de la Gauche qui obtient 45 %.

Feu Monsieur Lecanuet fait son apparition sur la scène politique avec le courant centriste pour un score honorable de 16 % au premier tour.

  -   En 1969 : après la démission du Général de Gaulle suite au référendum négatif du 27 avril de la même. Monsieur Georges Pompidou, ancien Premier Ministre est élu en juin 1969 avec 58 %, face à son adversaire, Monsieur Alain Poher, président du Sénat avec 42 %.

On assiste à l’effondrement de la F.G.D.S. et de la S.F.I.D. 5 %, avec feu Monsieur Gaston Deffere.

Tandis que le candidat communiste – feu Jacques Duclos – réalise 22 %, le meilleur score pour son parti, et lance pour le 2ème tour la boutade bien connue : bonnet blanc et blanc bonnet.

En 1974 : après la mort du Président Pompidou (2 avril), l’affrontement au 2ème tour oppose le 19 mai, Monsieur Valérie Giscard d’Estaing – ancien ministre des finances qui l’emporte de justesse 50,7 % face au candidat du programme commun 49,3 %, François Mitterrand, premier secrétaire du Parti Socialiste né à Epinay en 1971.

  -   En 1981 : C’est la revanche de l’Histoire, François Mitterrand est élu Président de la république avec 51,70 %, face au sortant V.G.E., crédité de 48,30 % - 10 mai – au premier tour, un certain Jacques Chirac avait atteint le score de 19 %.

-   En 1988 : le pays confirme et amplifie le résultat de 1981, en accordant un 2ème mandat à François Mitterrand, 54,6 %, face au premier ministre de la première cohabitation, Jacques Chirac, président du RPR.

  A l’occasion de tous ces scrutins, le pays avait été saisi par l’angoisse et la passion, l’enjeu était de taille, il s’agissait d’une véritable rupture avec la société antérieure proposée par certains candidats.

  -   En 1995 : Qu’en est-il exactement ?

  De rupture, je n’en ai point perçu le contour proposé par les candidats dits « présidentiables ».

  En fait, ce fut un silence radio, bien organisé, et surtout bien orchestré par les médias… un paradoxe.

  Et pourtant, il y avait de grandes questions qui nécessiteraient un débat de fond approfondi, tant sur le plan international, qu’au niveau du pays.

  Au hasard :

  Domaine international :

-   niveau de l’aide aux pays à la recherche de leur développement, qui est un droit acquis au regard de l’Histoire

  l’évolution de l’Europe… système fédéral… ou "train-train" confédéral… différence fondamentale.

  Au plan national :

-   mesures autoritaires pour garantir et sauvegarder l’emploi et les couvertures sociales.

-   les institutions.

-    la justice et son indépendance.

-   la refonte du système fiscal, et des prélèvements obligatoires.

-   le service militaire par rapport aux nouvelles données mondiales concernant la paix et le désarmement planifié.

-   liste non exhaustive. ..

  Pour ma part, j’aurais voulu que l’on ébauchât un début de réflexion sur l’évolution du statut des pays encore colonisés. J’entends par là, en particulier la Caraïbe, et on aura compris qu’il s’agit bien sûr de laGuadeloupe et la Martinique.

  A ce sujet, deux candidats en ont fait vaguement état dans leur programme....

  ...du droit des peuples de disposer d’eux-mêmes…

tant qu'il y aura des hommes… on en reparlera.

Léonce Lebrun

https://www.youtube.com/watch?v=vizCmXNkVhk&list=RDvizCmXNkVhk#t=57

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